★ À maîtriser
Compléments
Lésion de l’ADN → prolifération → invasion → métastases
★ À maîtriser
🔄 L’initiation tumorale comprend:
La promotion tumorale fait émerger des clones transformés hétérogènes, avec perte de l’homéostasie tissulaire, instabilité génétique et progression tumorale variable.
Compléments
Initiation → promotion → progression-invasion
★ À maîtriser
📌 Les sarcomes proviennent des tissus mous et des os, les cancers neuroectodermiques du système nerveux central ou périphérique, et les cancers hématopoïétiques des cellules sanguines ou lymphatiques.
🔄 L’évolution du cancer du col suit:
La transformation cancéreuse associe: perte de dépendance à l’ancrage, perte d’inhibition de contact, insensibilité aux signaux de prolifération et aux signaux inhibiteurs, abolition de l’apoptose, immortalité, angiogenèse, pouvoir invasif
Compléments
★ À maîtriser
Les agents mutagènes extrinsèques comprennent des facteurs chimiques comme les agents alkylants, hydrocarbures polycycliques, amiante, arsenic, benzène, chrome, nickel et poussières de bois, des facteurs physiques comme les UV, les radiations ionisantes et le radon, ainsi que des facteurs biologiques comme les infections bactériennes, parasitaires et virales.
Les anomalies génétiques sont principalement somatiques dans 90 % des cas, tandis que 5 à 10 % des cas concernent les cellules germinales et correspondent à des cancers héréditaires.
📌 Les agents chimiques à action directe réagissent directement avec l’ADN, tandis que les agents à action indirecte sont transformés par le foie, notamment par les cytochromes P450, en carcinogènes directs.
📌 Les radiations ionisantes provoquent des effets directs sur l’ADN par transfert d’énergie et des effets indirects par radiolyse de l’eau produisant des radicaux libres.
Compléments
Extrinsèque : chimique, physique ou biologique ; intrinsèque : génétique ou épigénétique
📌 Un oncogène dérive d’un proto-oncogène activé par des anomalies qualitatives ou quantitatives de l’ADN, alors qu’un anti-oncogène ou gène suppresseur de tumeur favorise normalement l’arrêt du cycle et l’apoptose.
Les proto-oncogènes codent notamment: des facteurs de croissance comme EGF, FGF et PDGF, des récepteurs comme EGFR, des transducteurs comme les protéines G et les protéines kinases, des facteurs de transcription comme myc, jun, fos et erbA
L’altération d’un seul allèle suffit à activer anormalement un proto-oncogène, tandis que l’altération des gènes suppresseurs de tumeurs est génétiquement récessive.
La pRB active et non phosphorylée séquestre E2F et bloque la transition G1/S, tandis que la pRB phosphorylée est inactive, libère E2F et permet l’entrée en phase S.
Après une lésion de l’ADN, p53 augmente, bloque MDM2, arrête le cycle en G1 pour permettre la réparation et déclenche l’apoptose si les lésions sont irréparables.
Le gène TP53 est muté dans 50 % des cancers humains et constitue le gène le plus fréquemment muté dans ces cancers.
Oncogène activé versus suppresseur tumoral inactivé
📌 Le système MMR corrige les erreurs de réplication de l’ADN, tandis que le système NER répare les lésions provoquées notamment par les UV et les carcinogènes chimiques.
★ À maîtriser
📌 Les rétrovirus rapides contiennent un oncogène viral préactivé, entraînent une tumorigenèse aiguë et polyclonale, tandis que les rétrovirus lents s’intègrent près d’un proto-oncogène et entraînent une tumorigenèse lente et monoclonale.
Compléments
En 1911, le docteur Rous a découvert le sarcome du poulet appelé sarcome de Rous.
Les virus HIV et HTLV possèdent des gènes transactivateurs, et HTLV1 est associé à une leucémie aiguë de l’adulte à cellules T.
RV rapides armés et polyclonaux versus RV lents et monoclonaux
★ À maîtriser
📌 Les virus oncogènes à ADN ne portent pas d’oncogènes v-onc similaires aux gènes cellulaires, mais leurs protéines virales agissent en trans sur des protéines ou des gènes cellulaires.
Les oncoprotéines E6 et E7 des papillomavirus humains inactivent respectivement p53 et pRB.
Les HPV sont associés à 99,8 % des cancers du col utérin, à plus de 90 % des cancers du canal anal, à 70 % des cancers de la vulve et du vagin et à 40 % des cancers du pénis.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Les HPV à haut risque comprennent notamment les types 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 58 et 68, tandis que les HPV à bas risque comprennent notamment les types 6, 11 et 42.
En France, la prévalence des HPV oncogènes est de 8 à 15 % chez les femmes tous âges confondus, de 20 à 25 % avant 30 ans et d’environ 10 % après 30 ans.
Plus de 80 à 90 % des infections HPV sont transitoires, asymptomatiques et spontanément régressives grâce à l’immunité.
Compléments
Le virus HPV est naturellement éliminé dans au moins 80 à 90 % des cas en 1 à 3 ans grâce aux défenses immunitaires de l’hôte.
Les co-infections à HPV concernent 20 à 40 % des infections et la vaccination prophylactique anti-HPV joue un rôle capital dans leur prévention.
HPV à haut risque oncogène versus HPV à bas risque
★ À maîtriser
En France, les HPV 16 et 18 sont présents dans 80 % des cancers du col utérin, tandis que les HPV 6 et 11 sont présents dans 90 % des verrues ano-génitales.
La persistance d’une infection par un HPV à haut risque est le facteur de risque majeur du cancer du col, car une infection HPV ne provoque pas automatiquement une lésion ni un cancer.
L’infection à HPV débute préférentiellement dans la zone de transformation du col, située entre l’exocol et l’endocol, à la jonction de deux épithéliums différents.
Les oncogènes précoces E6 et E7 des HPV à haut risque sont synergiques et complémentaires et inactivent respectivement les suppresseurs de tumeurs p53 et pRB.
Les HPV 16 et 18 sont impliqués dans 80 % des cancers du col utérin, tandis que les HPV 6 et 11 sont présents dans 90 % des verrues ano-génitales bénignes.
📌 Une infection à HPV régresse le plus souvent et ne donne pas automatiquement une lésion ou un cancer, tandis que le cancer du col résulte principalement de la persistance prolongée d’une infection à HPV à haut risque.
Le cancer du col utérin est la seule tumeur solide humaine viro-induite à 100 % par des HPV à haut risque.
Dans la zone de transformation du col, située entre l’exocol et l’endocol, les oncogènes précoces E6 et E7 des HPV à haut risque inactivent les protéines suppresseurs de tumeurs p53 et pRB, ce qui favorise la carcinogenèse.
Compléments
📌 Le génome des HPV peut être présent sous une forme totalement intégrée dans l’ADN de l’hôte, totalement épisomale à côté de cet ADN, ou sous une forme mixte intégrée et épisomale.
Persistance d’HPV-hr → E6/E7 → inactivation de p53/pRB
★ À maîtriser
La couverture de la population féminine française réalisant un frottis cervico-utérin est d’environ 60 %.
🔄 La stratégie cytologique classique comprend:
En juillet 2019, la Haute Autorité de Santé a recommandé en France le dépistage primaire par test HPV, car la sensibilité du test HPV à haut risque est supérieure à celle de la cytologie. — HAS
Compléments
📌 Les tests HPV sont ajoutés en stratégie intermédiaire pour augmenter la sensibilité du dépistage et trier notamment les frottis atypiques ASC-US.
Prélèvement → test → cytologie → biopsie ou conisation
★ À maîtriser
📌 Les vaccins prophylactiques à particules VLP sont dépourvus de pouvoir infectieux et carcinogène, mais leur pouvoir immunogène est au moins 10 fois supérieur à celui de l’infection naturelle.
Depuis 2007, Gardasil protège contre les HPV 16, 18, 6 et 11, tandis que Cervarix protège contre les HPV oncogènes 16 et 18.
Depuis 2018 en France, Gardasil 9 protège contre les HPV 6 et 11 ainsi que contre les HPV oncogènes 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58.
📌 Gardasil 9 est administré en 2 injections chez les jeunes filles de 11 à 14 ans et en 3 injections chez celles de 15 à 19 ans en rattrapage.
📌 La vaccination anti-HPV doit être poursuivie par un suivi gynécologique et un dépistage adapté, car elle ne dispense pas du dépistage du cancer du col.
Compléments
Infection naturelle peu immunogène, VLP fortement immunogènes
| Étape | Caractéristique principale | Issue |
|---|---|---|
| Initiation | Accumulation d’incidents génétiques et phénotype malin | Clone initial |
| Promotion | Hétérogénéité, instabilité génétique et perte d’homéostasie | Clones transformés |
| Progression et invasion | Dépassement de cellules, invasion du stroma et dissémination | Métastases et pharmacorésistance |
| Vaccin | Types d’HPV ciblés | Schéma ou protection |
|---|---|---|
| Gardasil | 16, 18, 6 et 11 | Vaccin prophylactique depuis 2007 |
| Cervarix | 16 et 18 | Vaccin prophylactique depuis 2007 |
| Gardasil 9 | 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58 | 2 injections à 11-14 ans, 3 injections à 15-19 ans |
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