QCM : Communication intercellulaire — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle capacité définit la communication intercellulaire ?

Percevoir l’environnement et y répondre de façon coordonnée
Maintenir un équilibre interne stable malgré les variations externes
Produire des protéines membranaires destinées à l’adhérence cellulaire
Libérer des hormones dans le sang pour atteindre des organes éloignés

Percevoir l’environnement et y répondre de façon coordonnée

Explication

La communication intercellulaire permet à une cellule de détecter son environnement et d’adapter sa réponse de manière coordonnée. Le maintien d’un équilibre interne stable relève plutôt de l’homéostasie.

2. Une cellule ajuste son fonctionnement interne pour rester stable malgré des changements de température et de nutriments : quel processus cela illustre-t-il ?

La signalisation endocrine
La différenciation cellulaire
L’homéostasie
La communication juxtacrine

L’homéostasie

Explication

L’homéostasie regroupe les processus qui maintiennent un équilibre interne stable malgré les variations de l’environnement. La communication intercellulaire concerne plutôt la perception d’un signal et la réponse coordonnée à ce signal.

3. Quelle situation correspond à une communication juxtacrine plutôt qu’à une communication par ligand soluble ?

Une glande libère une hormone transportée par le sang
Deux cellules échangent un signal par contact direct de leurs membranes
Une cellule sécrète un facteur qui atteint des cellules voisines
Une cellule libère un messager qui diffuse dans le milieu extracellulaire

Deux cellules échangent un signal par contact direct de leurs membranes

Explication

La communication juxtacrine nécessite un contact direct de membrane à membrane entre les cellules concernées. Un ligand soluble est au contraire libéré dans le milieu extracellulaire et peut agir sans contact membranaire direct.

4. Pourquoi un même ligand peut-il produire des effets différents dans deux types cellulaires ?

La distance entre les cellules détermine directement la nature de la réponse
Les cellules voisines éliminent le ligand avant qu’il puisse se fixer à un récepteur
Le ligand change nécessairement de structure lorsqu’il atteint une autre cellule
Les cellules peuvent exprimer des récepteurs différents et engager des réponses distinctes

Les cellules peuvent exprimer des récepteurs différents et engager des réponses distinctes

Explication

La réponse dépend notamment du type de récepteur exprimé par la cellule et des mécanismes associés à ce récepteur. La structure du ligand ne change pas nécessairement selon la cellule ciblée.

5. Quelle caractéristique distingue la signalisation juxtacrine de la signalisation paracrine ?

Elle exige un contact direct entre les membranes des cellules concernées
Elle utilise des médiateurs diffusant vers des cellules voisines du même tissu
Elle transporte des hormones par le sang jusqu’à des organes éloignés
Elle fait agir un signal soluble sur la cellule qui l’a produit

Elle exige un contact direct entre les membranes des cellules concernées

Explication

La signalisation juxtacrine repose sur un contact direct de membrane à membrane et peut impliquer des molécules comme Notch. La signalisation paracrine agit localement sur des cellules voisines sans contact membranaire direct.

6. Une cellule sécrète un signal soluble qui se fixe sur ses propres récepteurs : comment nomme-t-on ce mode de signalisation ?

La signalisation endocrine
La signalisation juxtacrine
La signalisation paracrine
La signalisation autocrine

La signalisation autocrine

Explication

La signalisation autocrine se produit lorsque la cellule émettrice répond elle-même au signal soluble qu’elle a sécrété. La signalisation paracrine cible des cellules voisines, tandis que l’endocrinie agit à longue distance par le sang.

7. Quel mécanisme caractérise une signalisation endocrine ?

Un signal soluble se fixe sur les récepteurs de la cellule qui l’a produit
Un ligand est libéré dans le sang pour agir à longue distance
Deux cellules se transmettent un signal par contact direct de membrane à membrane
Un ligand agit sur des cellules voisines du même tissu après une sécrétion locale

Un ligand est libéré dans le sang pour agir à longue distance

Explication

La signalisation endocrine utilise la circulation sanguine pour transporter un ligand vers des cibles éloignées, comme dans le cas de l’insuline. Une action locale entre cellules voisines correspond plutôt à la paracrinie.

8. Quelle association entre la solubilité d’un ligand et son récepteur est correcte ?

Un ligand hydrosoluble traverse la bicouche et atteint un récepteur nucléaire
Un ligand liposoluble reste à l’extérieur et se lie à un récepteur membranaire
Un ligand liposoluble traverse la membrane et se lie à un récepteur intracellulaire
Un ligand hydrosoluble diffuse dans le cytosol sans interaction avec la membrane

Un ligand liposoluble traverse la membrane et se lie à un récepteur intracellulaire

Explication

Les ligands liposolubles peuvent traverser la membrane plasmique et se lier à des récepteurs cytosoliques ou nucléaires. Les ligands hydrosolubles ne traversent pas librement la membrane et nécessitent des récepteurs membranaires.

9. Quelle distinction est correcte entre les protéines solubles et les protéines membranaires impliquées dans la signalisation ?

Les protéines solubles traversent la membrane plasmique, tandis que les protéines membranaires atteignent le noyau
Les protéines solubles circulent dans le sang, tandis que les protéines membranaires deviennent des hormones stéroïdiennes
Les protéines solubles sont libérées dans le milieu, tandis que les protéines membranaires restent ancrées à la cellule émettrice
Les protéines solubles restent fixées à la cellule émettrice, tandis que les protéines membranaires diffusent dans le milieu

Les protéines solubles sont libérées dans le milieu, tandis que les protéines membranaires restent ancrées à la cellule émettrice

Explication

Les protéines solubles, comme certains facteurs de croissance et cytokines, sont sécrétées dans le milieu extracellulaire. Les protéines membranaires restent attachées à la membrane de la cellule qui les exprime et peuvent participer à une signalisation par contact.

10. Quelle organisation caractérise un récepteur membranaire qui transmet un signal depuis l’extérieur de la cellule ?

Un domaine intracellulaire de liaison, un domaine transmembranaire et un domaine extracellulaire de transduction
Un domaine extracellulaire de liaison, un domaine transmembranaire et un domaine intracellulaire de transduction
Un domaine extracellulaire enzymatique, un domaine transmembranaire et un domaine intracellulaire de stockage
Un domaine membranaire de liaison, un domaine extracellulaire de transduction et un domaine nucléaire

Un domaine extracellulaire de liaison, un domaine transmembranaire et un domaine intracellulaire de transduction

Explication

Le récepteur membranaire possède un domaine extracellulaire qui reconnaît le ligand, une région transmembranaire et un domaine intracellulaire qui relaie le signal. L’erreur fréquente consiste à attribuer la liaison du ligand au domaine intracellulaire, alors qu’elle se produit à l’extérieur de la cellule.

11. Laquelle de ces catégories appartient aux principales familles de récepteurs membranaires ?

Les récepteurs localisés dans la matrice mitochondriale
Les récepteurs couplés aux protéines G
Les récepteurs associés aux ribosomes cytoplasmiques
Les récepteurs constitués de lipides membranaires

Les récepteurs couplés aux protéines G

Explication

Les récepteurs couplés aux protéines G font partie des grandes familles de récepteurs membranaires, avec les récepteurs à activité enzymatique, les récepteurs canaux ioniques et les récepteurs dimères. Les autres propositions ne correspondent pas à des familles de récepteurs membranaires établies ici.

12. Que se produit-il lorsqu’un neurotransmetteur se fixe à un récepteur canal de la membrane postsynaptique ?

Le récepteur est clivé, puis son domaine intracellulaire gagne le noyau
Le récepteur active une kinase, puis une protéine intracellulaire est phosphorylée
Le canal s’ouvre, des ions traversent la membrane et le potentiel membranaire change
Le récepteur recrute une protéine G, puis une enzyme voisine produit un second messager

Le canal s’ouvre, des ions traversent la membrane et le potentiel membranaire change

Explication

La fixation du neurotransmetteur ouvre directement le pore du récepteur canal, ce qui permet le passage d’ions et modifie le potentiel postsynaptique. La phosphorylation et l’activation d’une protéine G décrivent d’autres types de récepteurs membranaires.

13. Lorsqu’un ligand active un récepteur à activité enzymatique, quelle séquence moléculaire peut suivre cette activation ?

La protéine G se fixe au récepteur et active une enzyme transmembranaire voisine
Le ligand provoque un clivage extracellulaire puis libère un domaine intracellulaire
Le domaine kinase s’active et phosphoryle le récepteur ou une protéine messagère en utilisant souvent de l’ATP
Le domaine extracellulaire s’ouvre et laisse passer des ions à travers un pore membranaire

Le domaine kinase s’active et phosphoryle le récepteur ou une protéine messagère en utilisant souvent de l’ATP

Explication

La liaison du ligand active le domaine kinase, qui peut autophosphoryler le récepteur ou phosphoryler une autre protéine messagère, généralement avec consommation d’ATP. L’ouverture d’un pore relève d’un récepteur canal, tandis que les autres séquences concernent les RCPG ou Notch.

14. Comment la dimérisation d’un récepteur dimère contribue-t-elle à la transmission du signal ?

Elle sépare les sous-unités, ferme un pore ionique et bloque la phosphorylation intracellulaire
Elle recrute une protéine G, qui ouvre un canal avant la modification du potentiel membranaire
Elle fait entrer le ligand dans le noyau et active directement les promoteurs des gènes cibles
Elle rapproche les sous-unités, déclenche leur changement de conformation et permet l’autophosphorylation intracellulaire

Elle rapproche les sous-unités, déclenche leur changement de conformation et permet l’autophosphorylation intracellulaire

Explication

La dimérisation rapproche les deux sous-unités, induit un changement de conformation et permet l’autophosphorylation des domaines intracellulaires, suivie du recrutement de protéines d’ancrage. L’activation d’une protéine G ou d’un canal ionique correspond à d’autres mécanismes de signalisation.

15. Quelle succession décrit correctement la transmission du signal par un RCPG ?

Le ligand active une kinase, autophosphoryle le récepteur et recrute des protéines d’ancrage
Le ligand ouvre directement un pore, fait passer des ions et modifie le potentiel postsynaptique
Le ligand clive le récepteur, libère son domaine intracellulaire et déclenche une différenciation
Le ligand modifie la conformation du récepteur, recrute une protéine G et active une enzyme transmembranaire voisine

Le ligand modifie la conformation du récepteur, recrute une protéine G et active une enzyme transmembranaire voisine

Explication

Dans un RCPG, la fixation du ligand provoque un changement de conformation, le recrutement d’une protéine G, puis l’activation d’une enzyme transmembranaire voisine et d’une cascade de signalisation. L’ouverture directe d’un pore, l’autophosphorylation et le clivage caractérisent respectivement d’autres familles de récepteurs.

16. Quelle étape de la voie JAK-STAT suit la phosphorylation de STAT par JAK ?

STAT phosphorylé ouvre un canal ionique et modifie le potentiel de la membrane cellulaire
STAT phosphorylé est clivé à l’extérieur de la cellule avant de rejoindre le cytosol
STAT phosphorylé est libéré, dimérise, entre dans le noyau et se fixe aux promoteurs des gènes cibles
STAT phosphorylé active une protéine G, qui recrute une enzyme transmembranaire voisine

STAT phosphorylé est libéré, dimérise, entre dans le noyau et se fixe aux promoteurs des gènes cibles

Explication

Après sa phosphorylation par JAK, STAT est libéré, forme un dimère, se transpose dans le noyau et se fixe aux promoteurs pour induire la transcription. L’ouverture d’un canal ou l’activation d’une protéine G ne fait pas partie de cette séquence.

17. Dans la signalisation Notch, comment le contact avec Delta conduit-il à une réponse de différenciation ?

Il fait entrer Delta dans le noyau de Notch, où Delta se fixe directement aux promoteurs
Il active une protéine G dans Delta, qui ouvre un canal ionique dans la cellule portant Notch
Il provoque deux clivages de Notch, libère son domaine intracellulaire et déclenche une cascade dans la cellule portant Notch
Il phosphoryle STAT dans la cellule portant Delta, puis induit la transcription par dimérisation

Il provoque deux clivages de Notch, libère son domaine intracellulaire et déclenche une cascade dans la cellule portant Notch

Explication

Le contact Notch-Delta entraîne un clivage extracellulaire puis un troisième clivage intracellulaire de Notch, libérant son domaine intracellulaire, qui déclenche une cascade de différenciation dans la cellule portant Notch. La confusion consiste à attribuer cette transmission à Delta dans l’autre cellule, alors que le signal décrit ici est relayé par le domaine intracellulaire de Notch.

18. Quel mécanisme décrit correctement l’action d’une hormone stéroïdienne dérivée du cholestérol ?

Elle traverse la membrane, rejoint un récepteur intracellulaire et le complexe agit sur l’ADN.
Elle reste dans le compartiment extracellulaire et active un canal membranaire par contact direct.
Elle se fixe à un récepteur membranaire et déclenche une hydrolyse immédiate du GMP cyclique.
Elle entre dans la cellule puis phosphoryle directement les protéines de la membrane plasmique.

Elle traverse la membrane, rejoint un récepteur intracellulaire et le complexe agit sur l’ADN.

Explication

Une hormone stéroïdienne traverse la membrane, se lie à un récepteur cytoplasmique ou nucléaire, puis le complexe influence l’ADN et la transcription génique. La fixation à un récepteur membranaire et l’hydrolyse du GMP cyclique correspondent à d’autres mécanismes de signalisation.

19. Lorsqu’un photorécepteur est éclairé, quelle suite d’événements moléculaires conduit à son hyperpolarisation ?

La rhodopsine inhibe la transducine, puis PDE6 augmente le GMP cyclique et les canaux cationiques s’ouvrent.
La rhodopsine active la transducine, puis PDE6 hydrolyse le GMP cyclique et les canaux Na⁺/Ca²⁺ se ferment.
La transducine bloque PDE6, le GMP cyclique s’accumule et les canaux cationiques restent ouverts.
La lumière active directement les canaux Na⁺/Ca²⁺, ce qui augmente le calcium et dépolarise la membrane.

La rhodopsine active la transducine, puis PDE6 hydrolyse le GMP cyclique et les canaux Na⁺/Ca²⁺ se ferment.

Explication

La lumière active successivement la rhodopsine, la transducine et PDE6 ; l’hydrolyse du GMP cyclique ferme les canaux Na⁺/Ca²⁺, diminue le calcium et hyperpolarise la membrane. Dans l’obscurité, le GMP cyclique maintient plutôt ces canaux ouverts, ce qui rend l’accumulation de GMP cyclique après illumination incorrecte.

20. Dans une cellule qui reçoit plusieurs signaux, que signifie le tri des signaux ?

Il active simultanément toutes les cascades associées aux récepteurs présents dans l’organisme.
Il transforme chaque signal reçu en une réponse identique dans les différents types cellulaires.
Il sélectionne les voies disponibles selon les récepteurs et les effecteurs exprimés par la cellule.
Il combine plusieurs voies distinctes afin de produire une réponse nécessitant leur action conjointe.

Il sélectionne les voies disponibles selon les récepteurs et les effecteurs exprimés par la cellule.

Explication

Le tri des signaux dépend de l’expression différentielle des récepteurs et des effecteurs, ce qui détermine les voies accessibles dans une cellule. La combinaison de plusieurs voies nécessaires à une même réponse décrit plutôt la convergence.

21. Quel exemple illustre une convergence de signaux intracellulaires ?

Un signal extracellulaire traverse la membrane et se fixe directement à une séquence d’ADN nucléaire.
Deux voies phosphorylent une même protéine, ou phosphorylent deux protéines qui s’associent pour produire une réponse.
Un seul récepteur active une cascade indépendante sans interaction avec une autre voie de signalisation.
Une cellule exprime un récepteur donné et empêche l’expression des effecteurs associés à d’autres récepteurs.

Deux voies phosphorylent une même protéine, ou phosphorylent deux protéines qui s’associent pour produire une réponse.

Explication

La convergence associe l’action de plusieurs voies sur une même protéine ou sur deux protéines phosphorylées qui coopèrent. La sélection des récepteurs et des effecteurs exprimés relève du tri des signaux, et non de la convergence.

22. Pourquoi le TNF-α peut-il provoquer des réponses différentes selon le type cellulaire ?

La réponse dépend principalement de la quantité de cholestérol disponible pour traverser la membrane plasmique.
Le TNF-α agit sur la transcription après avoir fermé les canaux Na⁺/Ca²⁺ des photorécepteurs.
La réponse dépend du récepteur membranaire et des effecteurs intracellulaires exprimés par la cellule.
Le TNF-α active une réponse fixe, car ses récepteurs déclenchent une cascade identique dans chaque cellule.

La réponse dépend du récepteur membranaire et des effecteurs intracellulaires exprimés par la cellule.

Explication

Le TNF-α peut influencer la prolifération, la survie, l’apoptose ou la transcription, mais les voies privilégiées varient selon le récepteur et les effecteurs présents dans la cellule. Il ne déclenche donc pas une cascade identique dans tous les types cellulaires.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Communication intercellulaire.

Qu'est-ce que la communication intercellulaire ?

La capacité d’une cellule à percevoir son environnement et à y répondre de façon coordonnée.

Qu'est-ce que l'homéostasie dans une cellule ?

L’ensemble des processus maintenant un équilibre interne stable malgré les variations externes.

Quelle différence principale existe entre communication juxtacrine et par ligand soluble ?

La juxtacrine nécessite un contact membrane à membrane, le ligand soluble utilise un messager extracellulaire.

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