Une osmolarité plasmatique inférieure à 300 mosm/L correspond à une hypotonie plasmatique, tandis qu’une osmolarité supérieure à 320 mosm/L correspond à une hypertonie plasmatique.
Les manifestations cliniques de l’hypotonie commencent lorsque l’osmolarité plasmatique descend au-dessous de 280 mosm/L et comprennent notamment des nausées et des céphalées.
Hypotonie sous 300 mosm/L, hypertonie au-dessus de 320 mosm/L
Les principales causes sont: l’impossibilité de boire lors d’un coma, une perte liquidienne excessive comme une transpiration profuse, le diabète provoquant une diurèse osmotique
Dans la déshydratation hypertonique, l’augmentation de l’osmolarité extracellulaire attire de l’eau depuis le compartiment intracellulaire, ce qui diminue le volume des compartiments extracellulaire et intracellulaire.
La déshydratation hypertonique peut provoquer une grande soif, des troubles psychiques lors d’une perte de 3 à 4 L et des hallucinations lors d’une perte de 5 à 10 L.
📌 La prise en charge de la déshydratation hypertonique consiste à faire boire le patient conscient sans lui donner de sel et à injecter un sérum glucosé isotonique au patient inconscient, sauf s’il est diabétique.
Perte d’eau > perte de sel → hyperosmolarité et déshydratation cellulaire
Les causes comprennent:
Dans la déshydratation hypotonique, la baisse de l’osmolarité extracellulaire entraîne un passage d’eau vers le compartiment intracellulaire, dont le volume augmente.
📌 La déshydratation hypotonique se traite par ingestion d’eau salée ou par administration d’un sérum salé isotonique à 0,9 %.
Perte de sel > perte d’eau : le secteur extracellulaire diminue, le secteur intracellulaire augmente
L’hyperhydratation hypotonique peut résulter d’une intoxication par l’eau, d’une erreur thérapeutique ou d’une correction excessive d’une perte d’eau.
L’hyperhydratation hypotonique provoque une augmentation des volumes extracellulaire et intracellulaire, des œdèmes périphériques, cérébral et pulmonaire, un engorgement veineux et une hypertension artérielle.
📌 L’hyperhydratation hypotonique se traite par réduction des boissons et création d’une hypertonie relative à l’aide d’un sérum très hypertonique à 30 %.
📌 L’hyperhydratation hypertonique peut être causée par une insuffisance rénale terminale ou une administration excessive de sérum salé et se traite par suppression du sel et diurétiques.
Hypotonique : l’eau entre dans les cellules ; hypertonique : l’eau en sort
★ À maîtriser
Le compartiment extracellulaire comprend:
Le secteur interstitiel contient très peu ou pas de protéines, le secteur plasmatique contient le sang dans les vaisseaux et le secteur lymphatique draine notamment les grosses protéines et les déchets métaboliques.
Une rétention hydrosodée inférieure à 5 % du poids corporel augmente le poids, une rétention de 5 à 10 % provoque des œdèmes déclives et une rétention supérieure à 10 à 15 % entraîne une infiltration massive avec ascite, hydrothorax ou hydropéricarde.
Compléments
★ À maîtriser
Le pôle artériel capillaire apporte les nutriments et l’oxygène, tandis que le pôle veineux élimine les déchets et le dioxyde de carbone.
La paroi capillaire est formée d’une fine couche de cellules plates reposant sur une membrane basale, laissant passer les substances dissoutes mais étant normalement imperméable aux grosses molécules comme les protéines.
Les protéines plasmatiques totalisent 75 g/L, dont 45 g/L d’albumine, 25 g/L de globulines et 5 g/L de fibrinogène, avec un rapport albumine/globulines compris entre 1,5 et 2,5.
Le catabolisme de 3 g de protides produit 1 g d’urée, et 1 g d’urée représente 16 mOsm.
Compléments
Les capillaires sont les plus petits vaisseaux de l’organisme, mesurent 5 à 30 µm de diamètre et offrent une surface d’échange d’environ une centaine de mètres carrés.
Un apport de 90 g de protides produit 30 g d’urée, soit un apport osmolaire de 480 mOsm.
★ À maîtriser
La pression oncotique liée à l’albumine est de 25 à 30 mmHg et reste stable le long du capillaire.
Les mécanismes principaux sont:
Les causes comprennent:
Compléments
Pression hydrostatique accrue ou pression oncotique diminuée → sortie nette d’eau → œdème
★ À maîtriser
Environ 90 % du liquide qui baigne les cellules est réabsorbé au pôle veineux des capillaires et 10 % est drainé par le réseau lymphatique.
Le réseau lymphatique aspire l’excès de liquide et les grosses protéines du secteur interstitiel, les conduit vers des vaisseaux de plus en plus gros puis les déverse dans le secteur veineux avant le retour au cœur droit.
Dans le syndrome néphrotique, l’augmentation de la perméabilité du capillaire glomérulaire entraîne une protéinurie, une hématurie, une hypoprotéinémie, une baisse de la pression oncotique et des œdèmes souvent généralisés.
🔄 Le mécanisme suit cette séquence: augmentation de la pression hydrostatique pulmonaire, congestion et accumulation d’eau dans l’interstitium et les alvéoles, diminution de la diffusion de l’oxygène, hypoxémie et cyanose
Une obstruction lymphatique, par exemple due à des parasites filaires ou à un curage ganglionnaire après cancer du sein, empêche le drainage des protéines et du liquide interstitiel et provoque un gonflement des membres ou un éléphantiasis.
Compléments
Capillaires → lymphatiques → gros vaisseaux → retour veineux
| Trouble | Mécanisme | Conséquences principales | Prise en charge |
|---|---|---|---|
| Déshydratation hypertonique | Perte d’eau > perte de sel | Soif, troubles psychiques, sécheresse, hypotension | Eau sans sel ; sérum glucosé si inconscient |
| Déshydratation hypotonique | Perte de sel > perte d’eau | Perte de poids, hypotension, choc | Eau salée ; sérum salé isotonique |
| Hyperhydratation hypotonique | Excès d’eau et déficit osmotique | Œdèmes, engorgement veineux, HTA | Réduction des boissons ; sérum hypertonique |
| Hyperhydratation hypertonique | Excès d’eau et de sel | Prise de poids, HTA, soif | Suppression du sel ; diurétiques |
| Mécanisme | Effet sur les échanges | Exemples |
|---|---|---|
| Perméabilité capillaire augmentée | Passage de grosses protéines et d’eau vers l’interstitium | Allergie, piqûre d’insecte |
| Pression oncotique diminuée | Moins de réabsorption veineuse | Syndrome néphrotique, cirrhose, malnutrition |
| Pression hydrostatique augmentée | Sortie accrue de liquide vers l’interstitium | Insuffisance cardiaque, maladie rénale, thrombophlébite |
| Drainage lymphatique obstrué | Accumulation de protéines et de liquide interstitiel | Parasites filaires, curage ganglionnaire |
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1. Quelle valeur d’osmolarité plasmatique correspond à une hypertonie plasmatique ?
2. À partir de quel niveau d’osmolarité plasmatique des manifestations cliniques de l’hypotonie peuvent-elles apparaître, notamment des nausées et des céphalées ?
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Que signifie une osmolarité plasmatique inférieure à 300 mosm/L ?
Une hypotonie plasmatique.
À partir de quelle osmolarité plasmatique les symptômes d'hypotonie apparaissent-ils ?
En dessous de 280 mosm/L.
Qu'est-ce que la déshydratation hypertonique ?
Un déficit hydrique avec augmentation de l’osmolarité par perte d’eau supérieure au sel.
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