QCM : Complications et traitement de la BPCO (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une spirométrie montre avant bronchodilatateur un rapport VEMS/CVF avec un z-score de −1,8 ; après bronchodilatateur, le VEMS augmente de 150 ml et de 10 %, et le rapport VEMS/CV reste à 65 %. Quelles interprétations sont exactes ?

Le critère pré-bronchodilatateur de DVO proximal est satisfait par le z-score inférieur à −1,64.
Le critère de DVO proximal exige un z-score supérieur à −1,64 avant bronchodilatateur.
L’obstruction est dite fixe lorsque le rapport VEMS/CV après bronchodilatateur dépasse 70 %.
Une hausse de 150 ml et de 10 % suffit à écarter la qualification d’obstruction fixe.
L’obstruction répond à la définition d’une obstruction fixe, avec une hausse inférieure à 200 ml et à 12 %.

Le critère pré-bronchodilatateur de DVO proximal est satisfait par le z-score inférieur à −1,64. · L’obstruction répond à la définition d’une obstruction fixe, avec une hausse inférieure à 200 ml et à 12 %.

Explication

Le z-score de −1,8 est inférieur à −1,64, ce qui satisfait le critère pré-bronchodilatateur. La hausse de 150 ml et de 10 % reste sous les seuils de 200 ml et de 12 %, tandis que le rapport demeure inférieur à 70 % : l’obstruction répond donc à la définition d’une obstruction fixe.

2. Une synthèse épidémiologique distingue les décès observés en 2019 des projections pour 2030. Quelles propositions sont exactes au sujet de la mortalité liée à la BPCO ?

En 2019, 20 % des décès liés à la BPCO survenaient dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
En 2019, la BPCO était la troisième cause mondiale de mortalité, avec 3,23 millions de décès.
Pour 2030, la projection annuelle des décès liés à la BPCO atteignait 4,5 milliards.
En 2019, 80 % des décès liés à la BPCO concernaient les pays à revenu élevé.
Pour 2030, le nombre annuel de décès liés à la BPCO était prévu à 3,23 millions.

En 2019, la BPCO était la troisième cause mondiale de mortalité, avec 3,23 millions de décès.

Explication

En 2019, la BPCO était la troisième cause de mortalité mondiale et avait causé 3,23 millions de décès ; 80 % de ces décès concernaient des pays à revenu faible ou intermédiaire, et non des pays à revenu élevé. La projection pour 2030 était de 4,5 millions de décès annuels, et non de 4,5 milliards ni de 3,23 millions. La part de 20 % ne correspond pas aux décès survenus dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

3. Un patient cumule une consommation importante de tabac et une susceptibilité individuelle. Concernant le rôle du tabagisme dans la BPCO :

La fumée du tabac constitue le principal facteur de risque de BPCO et intervient dans 90 % des cas.
Le risque lié au tabac augmente avec la dose et varie selon les susceptibilités individuelles.
Les formes impliquées comprennent la cigarette, le cigare et le tabac à mâcher, mais pas le tabagisme passif.
La cigarette, la pipe, le cigare, le narguilé et le tabagisme passif sont des expositions impliquées.
La fumée du tabac intervient dans 90 % des cas, mais le risque est indépendant de la dose consommée.

La fumée du tabac constitue le principal facteur de risque de BPCO et intervient dans 90 % des cas. · Le risque lié au tabac augmente avec la dose et varie selon les susceptibilités individuelles. · La cigarette, la pipe, le cigare, le narguilé et le tabagisme passif sont des expositions impliquées.

Explication

La fumée du tabac est le principal facteur de risque, impliqué dans 90 % des cas ; la relation est dose-effet et dépend aussi des susceptibilités individuelles. Les formes impliquées comprennent notamment la cigarette, la pipe, le cigare, le narguilé et le tabagisme passif.

4. Une personne rapporte une toux chronique et une dyspnée qui s’aggrave au fil des années. Concernant les symptômes et l’interrogatoire dans la BPCO, quelles propositions sont exactes ?

La dyspnée apparaît généralement avant la bronchite chronique et régresse progressivement avec le temps.
La toux bronchique est souvent matinale et productive, d’abord intermittente puis progressivement permanente.
L’interrogatoire précise les habitudes tabagiques, leur quantification en paquets-années et le sevrage éventuel.
L’abondance des expectorations diminue lors des épisodes de surinfection bronchique.
La dyspnée est le maître symptôme et peut progresser jusqu’à survenir au repos dans les formes sévères.

La toux bronchique est souvent matinale et productive, d’abord intermittente puis progressivement permanente. · L’interrogatoire précise les habitudes tabagiques, leur quantification en paquets-années et le sevrage éventuel. · La dyspnée est le maître symptôme et peut progresser jusqu’à survenir au repos dans les formes sévères.

Explication

La dyspnée est le symptôme majeur, apparaît généralement après la bronchite chronique et peut évoluer jusqu’au repos; l’interrogatoire documente notamment le tabagisme et son sevrage. La toux devient progressivement permanente, tandis que l’abondance des expectorations augmente lors des surinfections; la dyspnée ne précède pas habituellement la bronchite chronique et ne régresse pas progressivement.

5. Chez un patient présentant une BPCO, l’examen retrouve une expiration à lèvres pincées et une distension thoracique. Concernant l’examen clinique et la spirométrie :

Un thorax en tonneau correspond à une augmentation du diamètre antéropostérieur du thorax.
Une expiration à lèvres pincées dépassant quatre secondes vise à retarder le collapsus bronchique expiratoire.
La spirométrie avec test bronchodilatateur contribue au diagnostic, à l’évaluation de l’obstruction et au suivi.
La respiration à lèvres pincées vise à accélérer le collapsus expiratoire des bronches.
Le signe de Campbell correspond à une diminution paradoxale du diamètre thoracique inférieur à l’inspiration.

Un thorax en tonneau correspond à une augmentation du diamètre antéropostérieur du thorax. · Une expiration à lèvres pincées dépassant quatre secondes vise à retarder le collapsus bronchique expiratoire. · La spirométrie avec test bronchodilatateur contribue au diagnostic, à l’évaluation de l’obstruction et au suivi.

Explication

La spirométrie avec bronchodilatateur intervient dans le diagnostic, l’évaluation de la sévérité de l’obstruction et le suivi. Le thorax en tonneau traduit l’augmentation du diamètre antéropostérieur; le signe de Campbell est la descente inspiratoire de la trachée, tandis que les lèvres pincées et l’expiration prolongée retardent le collapsus expiratoire.

6. Un patient a un rapport VEMS/CVF post-bronchodilatateur de 68 % et un VEMS à 65 % de la valeur de référence. Concernant l’évaluation GOLD :

Le rapport inférieur à 70 % permet d’appliquer la classification spirométrique GOLD.
L’évaluation de la sévérité prend en compte le VEMS post-bronchodilatateur et les symptômes.
Le stade GOLD 2 correspond à un VEMS compris entre 30 % et moins de 50 %.
Avec un VEMS de 65 %, le patient relève du stade spirométrique GOLD 2.
L’évaluation de sévérité exclut les pathologies associées et le risque d’exacerbations.

Le rapport inférieur à 70 % permet d’appliquer la classification spirométrique GOLD. · L’évaluation de la sévérité prend en compte le VEMS post-bronchodilatateur et les symptômes. · Avec un VEMS de 65 %, le patient relève du stade spirométrique GOLD 2.

Explication

Le rapport VEMS/CVF inférieur à 70 % permet d’utiliser la classification GOLD; un VEMS de 65 % se situe dans l’intervalle du stade GOLD 2, soit de 50 % à moins de 80 %. L’évaluation multiparamétrique comprend aussi le risque d’exacerbations et les pathologies associées; l’intervalle de 30 % à moins de 50 % correspond au stade GOLD 3.

7. Chez un patient suivi pour BPCO, quel élément aide le mieux à prévoir ses exacerbations futures ?

Le niveau de dyspnée observé remplace le décompte des exacerbations antérieures.
Le nombre d’exacerbations survenues durant l’année suivante constitue le meilleur prédicteur.
Le VEMS est fortement corrélé aux symptômes et suffit à prévoir leur évolution.
Le nombre d’exacerbations survenues au cours de l’année précédente est le meilleur prédicteur.
L’évaluation symptomatique formelle est inutile lorsque le VEMS est mesuré.

Le nombre d’exacerbations survenues au cours de l’année précédente est le meilleur prédicteur.

Explication

Le nombre d’exacerbations de l’année précédente est le meilleur facteur prédictif des exacerbations futures. Le VEMS est faiblement corrélé aux symptômes et l’évaluation symptomatique reste nécessaire ; les autres propositions substituent au prédicteur retenu le VEMS, les événements futurs ou la dyspnée seule.

8. Une classification ABE distingue faible risque et niveau de symptômes chez deux patients, tandis qu’un troisième présente un risque d’exacerbation : quelles associations sont exactes ?

Un patient classé à risque d’exacerbation relève du groupe E.
La classification ABE guide l’escalade ou la désescalade des stratégies diagnostiques chez un patient donné.
Un patient à faible risque et peu symptomatique relève du groupe A.
Les anciens groupes C et D demeurent séparés dans la classification actuelle.
Un patient à faible risque mais plus symptomatique relève du groupe B.

Un patient classé à risque d’exacerbation relève du groupe E. · Un patient à faible risque et peu symptomatique relève du groupe A. · Un patient à faible risque mais plus symptomatique relève du groupe B.

Explication

Le groupe E correspond au risque d’exacerbation. Un faible risque associé à peu de symptômes caractérise le groupe A, tandis qu’un faible risque avec davantage de symptômes caractérise le groupe B. La classification ABE peut guider l’escalade ou la désescalade des stratégies thérapeutiques, et non des stratégies diagnostiques. Les groupes C et D ont été réunis dans le groupe E.

9. Lors du suivi d’une BPCO, quelles propositions décrivent correctement la prise en compte des comorbidités ?

Le reflux gastro-œsophagien est associé à une diminution du risque d’exacerbations.
Les comorbidités n’ont pas à être recherchées si la BPCO est déjà diagnostiquée.
La présence de comorbidités peut aggraver le pronostic de la BPCO.
L’ostéoporose et la dépression ou l’anxiété comptent parmi les comorbidités fréquentes.
L’insuffisance cardiaque figure parmi les comorbidités cardiovasculaires fréquentes.

La présence de comorbidités peut aggraver le pronostic de la BPCO. · L’ostéoporose et la dépression ou l’anxiété comptent parmi les comorbidités fréquentes. · L’insuffisance cardiaque figure parmi les comorbidités cardiovasculaires fréquentes.

Explication

Les comorbidités peuvent aggraver le pronostic et doivent être recherchées puis traitées adéquatement ; l’insuffisance cardiaque est une comorbidité cardiovasculaire fréquente. L’ostéoporose et les troubles dépressifs ou anxieux sont également fréquents, tandis que le reflux augmente le risque d’exacerbations.

10. Un patient BPCO en surpoids, cyanosé, avec toux productive puis dyspnée et hypoxémie précoce présente quel profil phénotypique ?

L’emphysème centrolobulaire est la forme la plus fréquente de BPCO.
Le Pink Puffer panlobulaire typique est souvent obèse et cyanosé avec hypoxémie précoce.
Un phénotype clinique regroupe des patients ayant des réponses thérapeutiques hétérogènes.
Ce tableau évoque un emphysème centrolobulaire de type Blue Bloater.
Le Blue Bloater est souvent associé au surpoids et à une hypoxémie précoce.

L’emphysème centrolobulaire est la forme la plus fréquente de BPCO. · Ce tableau évoque un emphysème centrolobulaire de type Blue Bloater. · Le Blue Bloater est souvent associé au surpoids et à une hypoxémie précoce.

Explication

Le profil décrit correspond au Blue Bloater centrolobulaire, souvent en surpoids ou obèse, cyanosé et précocement hypoxémique ; l’emphysème centrolobulaire est la forme la plus fréquente. Un phénotype clinique rassemble des patients aux caractéristiques communes, à réponse thérapeutique homogène et à évolution semblable ; le Pink Puffer panlobulaire est typiquement maigre.

11. Un patient présente un emphysème panlobulaire avancé. Concernant ses caractéristiques cliniques et radiologiques :

Le risque de cœur pulmonaire chronique est moins élevé que dans l’emphysème centrolobulaire.
Les zones emphysémateuses apparaissent hypodenses et avasculaires, sans paroi propre identifiable.
La radiographie peut montrer une distension thoracique majeure, des bulles et une raréfaction vasculaire basale.
L’aspect cardiaque radiographique peut associer l’absence de cardiomégalie à un cœur en goutte.
La TDM met en évidence une destruction homogène de l’ensemble des lobules pulmonaires secondaires.

Le risque de cœur pulmonaire chronique est moins élevé que dans l’emphysème centrolobulaire. · Les zones emphysémateuses apparaissent hypodenses et avasculaires, sans paroi propre identifiable. · La radiographie peut montrer une distension thoracique majeure, des bulles et une raréfaction vasculaire basale. · L’aspect cardiaque radiographique peut associer l’absence de cardiomégalie à un cœur en goutte. · La TDM met en évidence une destruction homogène de l’ensemble des lobules pulmonaires secondaires.

Explication

L’emphysème panlobulaire entraîne une distension importante, des bulles et une raréfaction vasculaire surtout basale, avec un cœur en goutte sans cardiomégalie. À la TDM, la destruction est homogène et les zones hypodenses sont avasculaires sans paroi propre ; le risque de cœur pulmonaire chronique est moindre que dans la forme centrolobulaire.

12. Un patient atteint de BPCO présente trois exacerbations en un an. Parmi les propositions suivantes concernant le phénotype exacerbateur fréquent, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les signes fréquents de cœur pulmonaire chronique caractérisent plutôt les formes intermédiaires mixtes.
Le seuil définissant ce phénotype est atteint à partir de deux exacerbations annuelles.
L’étude ECLIPSE a identifié ce phénotype à partir de 2016, avec un seuil de trois épisodes annuels.
Les formes intermédiaires associent les deux types d’emphysème et évoluent plus lentement vers les décompensations asphyxiques.
Ce phénotype s’accompagne habituellement d’une faible intoxication tabagique et de peu de comorbidités.

Le seuil définissant ce phénotype est atteint à partir de deux exacerbations annuelles.

Explication

Le phénotype exacerbateur fréquent correspond à au moins deux exacerbations par an ; trois épisodes satisfont donc le seuil. Les formes intermédiaires évoluent plus rapidement vers les décompensations asphyxiques, tandis que le phénotype fréquent est associé à une intoxication tabagique importante et à des comorbidités, et ECLIPSE l’a identifié en 2009.

13. Concernant le chevauchement asthme-BPCO et les critères proposés pour le caractériser :

Le seuil proposé pour l’obstruction persistante est un rapport VEMS/CVF supérieur à 70 % après bronchodilatateur.
Le consensus de 2016 requiert trois critères majeurs et un critère mineur pour retenir l’ACO.
Une histoire d’asthme documentée avant 40 ans constitue l’un des critères majeurs du consensus.
L’ACO correspond à une entité pathologique unique définie par un ensemble strict de critères diagnostiques.
L’ACO décrit des patients associant une limitation persistante du débit aérien à des caractéristiques d’asthme et de BPCO.

Le consensus de 2016 requiert trois critères majeurs et un critère mineur pour retenir l’ACO. · Une histoire d’asthme documentée avant 40 ans constitue l’un des critères majeurs du consensus. · L’ACO décrit des patients associant une limitation persistante du débit aérien à des caractéristiques d’asthme et de BPCO.

Explication

L’ACO est un terme descriptif couvrant plusieurs phénotypes chez des patients ayant une limitation persistante et des caractéristiques d’asthme et de BPCO ; ce n’est pas une entité unique. Le consensus exige trois critères majeurs et un mineur, et l’asthme documenté avant 40 ans est un critère majeur ; le seuil d’obstruction est un VEMS/CVF inférieur à 70 %.

14. Une personne atteinte de BPCO présente depuis 48 heures une aggravation de la dyspnée au-delà de ses variations habituelles, nécessitant une adaptation thérapeutique. Concernant cet épisode :

Une aggravation des expectorations durant moins de 48 heures suffit à définir une exacerbation nécessitant une consultation.
Les polluants atmosphériques ou domestiques sont plus souvent responsables que les infections bronchiques.
Une surinfection bronchique virale ou bactérienne constitue la cause la plus fréquente de ces épisodes.
La durée et l’aggravation décrites répondent à la définition d’une exacerbation de BPCO.
La recherche de signes de gravité clinique ne s’impose que si l’obstruction bronchique est sévère.

Une surinfection bronchique virale ou bactérienne constitue la cause la plus fréquente de ces épisodes. · La durée et l’aggravation décrites répondent à la définition d’une exacerbation de BPCO.

Explication

Une aggravation durant au moins 48 heures au-delà des variations habituelles et nécessitant une adaptation thérapeutique répond à la définition d’une exacerbation. Les surinfections virales ou bactériennes en sont les causes les plus fréquentes ; les signes de gravité doivent être recherchés devant toute exacerbation, et les polluants sont des causes plus rares.

15. Chez un patient atteint de BPCO, une complication aiguë est suspectée après l’apparition brutale d’une douleur thoracique. Au sujet des complications aiguës :

La rupture d’une bulle d’emphysème provoque principalement un épanchement pleural récidivant.
La BPCO est associée à un risque réduit d’accidents thromboemboliques.
L’angioscanner thoracique peut contribuer au diagnostic d’une embolie pulmonaire chez ce patient.
La rupture d’une bulle d’emphysème peut entraîner un pneumothorax parfois récidivant.
La scintigraphie de perfusion est généralement facile à interpréter en présence de BPCO.

L’angioscanner thoracique peut contribuer au diagnostic d’une embolie pulmonaire chez ce patient. · La rupture d’une bulle d’emphysème peut entraîner un pneumothorax parfois récidivant.

Explication

La rupture de bulles emphysémateuses peut provoquer un pneumothorax, parfois récidivant. La BPCO est un facteur de risque thromboembolique et l’angioscanner thoracique est souvent utilisé pour diagnostiquer l’embolie pulmonaire ; la scintigraphie de perfusion est souvent difficile à interpréter.

16. Une aggravation aiguë chez une personne atteinte de BPCO peut relever d’un diagnostic différentiel de l’exacerbation. Lesquels des éléments suivants en font partie ?

Une pneumopathie aiguë peut aggraver la BPCO et constituer un diagnostic différentiel de l’exacerbation.
Une surinfection bronchique virale est classée parmi les diagnostics différentiels plutôt que les causes d’exacerbation.
Une rupture de bulle emphysémateuse figure parmi les diagnostics différentiels cités de l’exacerbation.
Un trouble du rythme comme la fibrillation auriculaire peut simuler une aggravation de BPCO.
Un épanchement pleural constitue une cause fréquente d’exacerbation de BPCO.

Une pneumopathie aiguë peut aggraver la BPCO et constituer un diagnostic différentiel de l’exacerbation. · Un trouble du rythme comme la fibrillation auriculaire peut simuler une aggravation de BPCO.

Explication

La pneumopathie aiguë et les troubles du rythme, notamment la fibrillation auriculaire, peuvent aggraver une BPCO tout en constituant des diagnostics différentiels de l’exacerbation. La surinfection bronchique virale est plutôt une cause d’exacerbation, et la rupture de bulle une complication aiguë. Un épanchement pleural constitue un diagnostic différentiel, non une cause fréquente d’exacerbation ; l’exacerbation elle-même n’est pas présentée comme un diagnostic différentiel de la pneumopathie aiguë.

17. Une personne atteinte de BPCO présente une aggravation aiguë de ses symptômes respiratoires. Concernant la recherche de diagnostics différentiels :

Une pneumopathie aiguë peut provoquer un tableau ressemblant à une exacerbation de BPCO.
Une embolie pulmonaire peut être recherchée devant une aggravation aiguë de la BPCO.
Un trouble du rythme cardiaque ne peut pas simuler une aggravation aiguë de la BPCO.
Les diagnostics différentiels sont recherchés devant toute aggravation chronique de la BPCO.
Les diagnostics différentiels sont recherchés, car ils peuvent nécessiter une prise en charge thérapeutique spécifique.

Une pneumopathie aiguë peut provoquer un tableau ressemblant à une exacerbation de BPCO. · Une embolie pulmonaire peut être recherchée devant une aggravation aiguë de la BPCO. · Les diagnostics différentiels sont recherchés, car ils peuvent nécessiter une prise en charge thérapeutique spécifique.

Explication

Une pneumopathie aiguë peut provoquer un tableau ressemblant à une exacerbation de BPCO, et une embolie pulmonaire doit être recherchée devant une aggravation aiguë. Les troubles du rythme cardiaque peuvent également aggraver une BPCO et donner un tableau similaire. Les diagnostics différentiels sont recherchés devant une aggravation aiguë, et non une aggravation chronique, car ils peuvent nécessiter un traitement spécifique.

18. Deux gazométries au repos, espacées de trois semaines hors exacerbation, montrent une PaO2 inférieure à 70 mm Hg. Concernant les complications chroniques de la BPCO, quelles propositions sont exactes ?

Le handicap respiratoire peut limiter les activités professionnelles en lien avec une affection respiratoire.
L’insuffisance respiratoire chronique est définie par une PaO2 supérieure à 70 mm Hg.
L’évolution décrite conduit au cœur pulmonaire chronique avant l’hypertension pulmonaire.
La dyspnée altère la qualité de vie sans contribuer au handicap respiratoire lié à la BPCO.
Ces mesures répondent au critère gazométrique de l’insuffisance respiratoire chronique.

Le handicap respiratoire peut limiter les activités professionnelles en lien avec une affection respiratoire. · Ces mesures répondent au critère gazométrique de l’insuffisance respiratoire chronique.

Explication

Une PaO2 inférieure à 70 mm Hg sur deux gazométries au repos espacées de trois semaines, hors exacerbation, correspond au critère défini d’insuffisance respiratoire chronique. Le handicap respiratoire peut limiter l’activité professionnelle, tandis que la dyspnée contribue au handicap et que l’évolution va vers l’hypertension pulmonaire puis le cœur pulmonaire chronique.

19. Une exacerbation est traitée par bronchodilatateurs de courte durée d’action, antibiotiques et corticoïdes oraux, puis conduit à une hospitalisation. Concernant sa sévérité selon la charge thérapeutique :

Le recours à des antibiotiques et/ou corticoïdes oraux sans bronchodilatateurs définit une exacerbation sévère.
Une exacerbation conduisant à l’hospitalisation est classée comme légère selon la charge thérapeutique.
Une exacerbation sévère peut être associée à une insuffisance respiratoire aiguë.
Le traitement par bronchodilatateurs de courte durée d’action seuls correspond au niveau modéré.
Le recours aux antibiotiques et/ou aux corticoïdes oraux avec les bronchodilatateurs correspond au niveau modéré.

Une exacerbation sévère peut être associée à une insuffisance respiratoire aiguë. · Le recours aux antibiotiques et/ou aux corticoïdes oraux avec les bronchodilatateurs correspond au niveau modéré.

Explication

L’ajout d’antibiotiques et/ou de corticoïdes oraux aux bronchodilatateurs de courte durée d’action caractérise une exacerbation modérée ; le traitement par bronchodilatateurs seuls correspond au niveau léger. Une hospitalisation ou un passage aux urgences définit le niveau sévère, qui peut être associé à une insuffisance respiratoire aiguë.

20. Un patient en exacerbation présente une hypercapnie supérieure à 45 mmHg avec un pH inférieur à 7,35, ainsi qu’une confusion. Concernant la sévérité et les signes de gravité immédiate :

Une exacerbation sévère exige une PaCO2 inférieure à 45 mmHg avec un pH supérieur à 7,35.
La confusion constitue un signe neuropsychique de gravité immédiate.
Un pH inférieur à 7,35 fait partie des anomalies gazométriques de gravité immédiate.
Une PaO2 inférieure à 55 mmHg n’est pas retenue parmi les signes gazométriques de gravité immédiate.
L’apparition ou l’aggravation d’une hypercapnie avec acidose correspond au critère gazométrique d’exacerbation sévère.

La confusion constitue un signe neuropsychique de gravité immédiate. · Un pH inférieur à 7,35 fait partie des anomalies gazométriques de gravité immédiate. · L’apparition ou l’aggravation d’une hypercapnie avec acidose correspond au critère gazométrique d’exacerbation sévère.

Explication

Une hypercapnie supérieure à 45 mmHg associée à un pH inférieur à 7,35 répond au critère gazométrique de sévérité ; la confusion est un signe neuropsychique de gravité immédiate. Le pH inférieur à 7,35 est également un seuil de gravité, tout comme une PaO2 inférieure à 55 mmHg ou une PaCO2 supérieure à 45 mmHg.

21. Une patiente âgée présentant une exacerbation ne répond pas au traitement initial et vit sans soutien à domicile. Concernant l’hospitalisation :

L’âge avancé peut contribuer à indiquer une hospitalisation.
Une incertitude diagnostique ne justifie pas à elle seule une hospitalisation.
Une oxygénothérapie de longue durée ne constitue pas un critère d’hospitalisation.
L’absence de réponse au traitement initial constitue un critère d’hospitalisation.
L’absence de soutien à domicile figure parmi les critères d’hospitalisation.

L’âge avancé peut contribuer à indiquer une hospitalisation. · L’absence de réponse au traitement initial constitue un critère d’hospitalisation. · L’absence de soutien à domicile figure parmi les critères d’hospitalisation.

Explication

L’absence de réponse au traitement initial, l’âge avancé et l’absence de soutien à domicile sont des critères d’hospitalisation. L’incertitude diagnostique et l’oxygénothérapie de longue durée sont également des critères, contrairement aux deux propositions qui les excluent.

22. Parmi les propositions suivantes concernant les causes infectieuses des exacerbations, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une purulence majorée des expectorations oriente plutôt vers une origine virale.
La surinfection bronchique figure parmi les causes principales à rechercher.
L’exposition aux aéro-contaminants constitue un argument principal pour une origine bactérienne.
La surinfection bronchique est une cause d’exacerbation souvent d’origine virale.
Une purulence récente des expectorations oriente vers une infection bactérienne.

La surinfection bronchique figure parmi les causes principales à rechercher. · La surinfection bronchique est une cause d’exacerbation souvent d’origine virale. · Une purulence récente des expectorations oriente vers une infection bactérienne.

Explication

La surinfection bronchique, souvent virale, et l’exposition aux aéro-contaminants sont des causes à rechercher. La purulence récente ou majorée des expectorations est le principal argument en faveur d’une infection bactérienne, et non virale.

23. Un patient présente un VEMS à 28 % de la valeur théorique et des exacerbations fréquentes. Au sujet des bactéries en cause :

Moraxella catarrhalis figure parmi les bactéries souvent impliquées dans les exacerbations.
Haemophilus influenzae figure parmi les bactéries fréquemment impliquées dans les exacerbations.
Pseudomonas aeruginosa peut être en cause dans ce profil d’obstruction sévère et d’exacerbations fréquentes.
Les entérobactéries sont évoquées principalement lorsque le VEMS dépasse 30 % de la valeur théorique.
Streptococcus pneumoniae est associé surtout aux obstructions sévères avec exacerbations fréquentes.

Moraxella catarrhalis figure parmi les bactéries souvent impliquées dans les exacerbations. · Haemophilus influenzae figure parmi les bactéries fréquemment impliquées dans les exacerbations. · Pseudomonas aeruginosa peut être en cause dans ce profil d’obstruction sévère et d’exacerbations fréquentes.

Explication

Haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae et Moraxella catarrhalis font partie des bactéries fréquemment en cause. Pseudomonas aeruginosa et les entérobactéries peuvent être impliqués surtout en cas d’obstruction sévère, avec un VEMS inférieur à 30 %, et d’exacerbations fréquentes ; les seuils et associations inversés sont donc erronés.

24. Une exacerbation est prise en charge d’abord à domicile, puis le patient est hospitalisé. Concernant les traitements :

Chez un patient hospitalisé, la prednisone par voie intraveineuse est plus efficace que par voie orale.
Les doses de bronchodilatateurs inhalés de courte durée d’action peuvent être augmentées.
À domicile, des râles sibilants suffisent à rendre la corticothérapie systémique systématique.
À domicile, une corticothérapie systémique se justifie en première intention si un asthme est associé.
À l’hôpital, la prednisone peut être prescrite à 40 mg par jour pendant cinq jours.

Les doses de bronchodilatateurs inhalés de courte durée d’action peuvent être augmentées. · À domicile, une corticothérapie systémique se justifie en première intention si un asthme est associé. · À l’hôpital, la prednisone peut être prescrite à 40 mg par jour pendant cinq jours.

Explication

Les doses de bronchodilatateurs de courte durée d’action peuvent être augmentées ; à domicile, la corticothérapie est indiquée en première intention si un asthme est associé. Chez les patients hospitalisés, le schéma indiqué est la prednisone à 40 mg par jour pendant cinq jours, et la voie orale est aussi efficace que la voie intraveineuse. Les râles sibilants seuls ne rendent pas la corticothérapie systématique.

25. Un patient hospitalisé présente une décompensation aiguë avec acidose respiratoire et un pH de 7,32. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une ventilation non invasive par interface faciale est indiquée en présence d’une acidose respiratoire avec pH inférieur à 7,35.
L’oxygénothérapie à faible débit vise une saturation comprise entre 94 et 98 %.
La ventilation non invasive réduit le recours à la ventilation endotrachéale et la mortalité.
Une oxygénothérapie nasale à 1 à 2 l/min peut être ajustée pour viser une saturation de 88 à 92 %.
La ventilation non invasive est indiquée lorsque le pH dépasse 7,35 en contexte d’acidose respiratoire.

Une ventilation non invasive par interface faciale est indiquée en présence d’une acidose respiratoire avec pH inférieur à 7,35. · La ventilation non invasive réduit le recours à la ventilation endotrachéale et la mortalité. · Une oxygénothérapie nasale à 1 à 2 l/min peut être ajustée pour viser une saturation de 88 à 92 %.

Explication

L’oxygénothérapie nasale à faible débit est ajustée pour obtenir une saturation de 88 à 92 %, avec surveillance gazométrique. Une acidose respiratoire avec un pH inférieur à 7,35 indique la ventilation non invasive, qui réduit notamment le recours à la ventilation endotrachéale et la mortalité ; les plages de saturation et le seuil de pH proposés sont incorrects.

26. Un patient en exacerbation présente deux critères cardinaux, dont une purulence des expectorations. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) au sujet de sa prise en charge ?

Un arrêt respiratoire constitue une situation où la ventilation endotrachéale peut être envisagée.
La présence de deux critères cardinaux, dont la purulence, indique une antibiothérapie.
Deux critères cardinaux sans purulence des expectorations suffisent à indiquer une antibiothérapie.
La durée recommandée de l’antibiothérapie est de sept jours selon les recommandations de la SPLF.
La durée recommandée de l’antibiothérapie est de cinq jours selon les recommandations de la SPLF.

Un arrêt respiratoire constitue une situation où la ventilation endotrachéale peut être envisagée. · La présence de deux critères cardinaux, dont la purulence, indique une antibiothérapie. · La durée recommandée de l’antibiothérapie est de cinq jours selon les recommandations de la SPLF.

Explication

L’antibiothérapie est indiquée si deux critères cardinaux sont réunis lorsque l’un d’eux est la purulence ; elle l’est aussi en présence des trois critères ou d’une ventilation mécanique. L’arrêt respiratoire peut conduire à envisager la ventilation endotrachéale, et la durée antibiotique recommandée par la SPLF est de cinq jours. Sans purulence, deux critères ne répondent pas au critère indiqué ; la durée de sept jours est erronée.

27. Chez un patient atteint de BPCO, exacerbateur fréquent, avec obstruction sévère et ventilation mécanique lors de l’épisode, quelles propositions sont exactes ?

Une cardiopathie ischémique ne fait pas partie des facteurs de risque pris en compte pour l’antibiothérapie.
Un prélèvement respiratoire est recommandé pour rechercher notamment des germes résistants comme Pseudomonas aeruginosa.
L’antibiothérapie empirique peut inclure l’amoxicilline-acide clavulanique, selon les résistances locales.
Un VEMS stable inférieur à 50 % constitue un facteur de risque pris en compte pour l’antibiothérapie.
Le prélèvement bactériologique est recommandé principalement pour rechercher des virus respiratoires résistants.

Un prélèvement respiratoire est recommandé pour rechercher notamment des germes résistants comme Pseudomonas aeruginosa. · L’antibiothérapie empirique peut inclure l’amoxicilline-acide clavulanique, selon les résistances locales. · Un VEMS stable inférieur à 50 % constitue un facteur de risque pris en compte pour l’antibiothérapie.

Explication

Le profil d’exacerbateur fréquent avec obstruction sévère et ventilation mécanique justifie un prélèvement respiratoire à la recherche de Pseudomonas ou d’autres germes résistants. Un VEMS stable inférieur à 50 % et une cardiopathie ischémique sont des facteurs de risque, et l’amoxicilline-acide clavulanique fait partie des options empiriques tenant compte des résistances locales ; les prélèvements visent notamment des bactéries, non des virus.

28. Une personne atteinte de BPCO continue de fumer à un stade précoce. Quelles propositions décrivent correctement les priorités et objectifs de prise en charge ?

L’arrêt du tabac reste prioritaire, quel que soit le stade, pour influer sur l’évolution de la maladie.
L’évaluation du sevrage examine la dépendance physique, mais pas la motivation ni l’état psychologique.
Des moyens efficaces de sevrage permettent d’atteindre des taux d’arrêt durable proches de 50 %.
L’objectif principal du traitement est de supprimer les symptômes, sans viser la prévention des exacerbations.
L’arrêt du tabac retarde les symptômes, mais n’interrompt pas la progression de l’obstruction bronchique.

L’arrêt du tabac reste prioritaire, quel que soit le stade, pour influer sur l’évolution de la maladie.

Explication

L’arrêt du tabac est prioritaire à tous les stades et constitue la mesure principale susceptible d’interrompre la progression de l’obstruction et de retarder l’insuffisance respiratoire. La prise en charge vise aussi les exacerbations, les capacités d’exercice, la qualité de vie et la mortalité ; les taux d’arrêt durable peuvent atteindre 25 %, et l’évaluation inclut motivation et état psychologique.

29. Une personne atteinte de BPCO ne parvient pas à arrêter complètement le tabac et reste exposée à des polluants. Parmi les propositions suivantes concernant la prévention, lesquelles sont exactes ?

La diminution des expositions professionnelles concerne les poussières, mais exclut les fumées et les gaz.
La vaccination antigrippale réduit les infections graves, sans diminuer la mortalité chez les patients atteints de BPCO.
Les substituts nicotiniques sont recommandés en première intention parmi les aides médicamenteuses au sevrage.
Le bupropion est recommandé en deuxième intention, avant la varénicline dans l’ordre proposé.
Une réduction du tabagisme compensée en partie par des substituts peut viser une cessation définitive ultérieure.

Les substituts nicotiniques sont recommandés en première intention parmi les aides médicamenteuses au sevrage. · Une réduction du tabagisme compensée en partie par des substituts peut viser une cessation définitive ultérieure.

Explication

Les substituts nicotiniques constituent la première intention, et une réduction partiellement compensée peut être envisagée avec pour objectif l’arrêt définitif. La réduction des facteurs de risque concerne aussi les fumées, les gaz et les polluants intérieurs et extérieurs ; la vaccination antigrippale diminue également la mortalité, tandis que la varénicline précède le bupropion dans l’ordre indiqué.

30. Chez un patient dont la bronchoconstriction contribue à la dyspnée, quelles propositions décrivent correctement les bronchodilatateurs et l’action des bêta-2 agonistes ?

Les bronchodilatateurs sont le principal traitement pharmacologique symptomatique de la BPCO.
La voie inhalée offre le meilleur rapport bénéfice-risque pour l’administration des bronchodilatateurs.
Les familles utilisées comprennent les bêta-2 adrénergiques, les anticholinergiques et les corticostéroïdes.
Les bêta-2 agonistes favorisent la bronchoconstriction en diminuant la production d’AMP cyclique.
La stimulation des récepteurs bêta-2 augmente l’AMP cyclique et relâche les muscles lisses respiratoires.

Les bronchodilatateurs sont le principal traitement pharmacologique symptomatique de la BPCO. · La voie inhalée offre le meilleur rapport bénéfice-risque pour l’administration des bronchodilatateurs. · La stimulation des récepteurs bêta-2 augmente l’AMP cyclique et relâche les muscles lisses respiratoires.

Explication

Les bêta-2 agonistes stimulent leurs récepteurs, augmentent l’AMP cyclique et relâchent les fibres musculaires lisses, s’opposant fonctionnellement à la bronchoconstriction. Les bronchodilatateurs sont le principal traitement pharmacologique symptomatique et la voie inhalée a le meilleur rapport bénéfice-risque ; les trois familles citées sont les bêta-2 adrénergiques, les anticholinergiques et les méthylxanthines.

31. Un patient utilise un bronchodilatateur de courte durée d’action puis un anticholinergique inhalé. Quelles propositions caractérisent correctement ces médicaments ?

Le salbutamol peut produire une bronchodilatation en quelques minutes, avec un maximum en 15 à 30 minutes.
Les antimuscariniques bloquent l’effet bronchoconstricteur de l’acétylcholine sur les récepteurs M3.
L’ipratropium est de courte durée d’action, tandis que le tiotropium est de longue durée d’action.
Les anticholinergiques ont un délai d’action de 30 à 90 minutes et une durée de 4 à 6 heures.
Le fénotérol atteint son effet maximal en 30 à 60 minutes et agit jusqu’à 12 heures.

Le salbutamol peut produire une bronchodilatation en quelques minutes, avec un maximum en 15 à 30 minutes. · Les antimuscariniques bloquent l’effet bronchoconstricteur de l’acétylcholine sur les récepteurs M3. · L’ipratropium est de courte durée d’action, tandis que le tiotropium est de longue durée d’action. · Les anticholinergiques ont un délai d’action de 30 à 90 minutes et une durée de 4 à 6 heures.

Explication

Le salbutamol, la terbutaline et le fénotérol sont des bêta-2 agonistes de courte durée d’action : le maximum survient en 15 à 30 minutes et l’effet dure jusqu’à 5 à 6 heures. Les anticholinergiques agissent plus lentement pendant 4 à 6 heures, inhibent l’action de l’acétylcholine sur M3, et l’ipratropium et le tiotropium appartiennent respectivement aux formes courtes et longues.

32. Chez des patients atteints de BPCO sévère ou très sévère, quelles propositions décrivent correctement les options anti-inflammatoires et leur place ?

Avec un VEMS inférieur à 50 %, un corticostéroïde inhalé associé à un bêta-2 agoniste de longue durée peut réduire les exacerbations.
La corticothérapie orale prolongée n’est pas indiquée dans la BPCO en raison de son inefficacité et de ses effets indésirables.
Le tiotropium est un LAMA, et les essais cités lui attribuent une réduction des exacerbations supérieure à celle d’un LABA.
L’association d’un corticostéroïde inhalé et d’un bêta-2 agoniste de longue durée peut améliorer la qualité de vie.
La corticothérapie inhalée seule constitue une option indiquée pour traiter la BPCO sévère à très sévère.

Avec un VEMS inférieur à 50 %, un corticostéroïde inhalé associé à un bêta-2 agoniste de longue durée peut réduire les exacerbations. · La corticothérapie orale prolongée n’est pas indiquée dans la BPCO en raison de son inefficacité et de ses effets indésirables. · Le tiotropium est un LAMA, et les essais cités lui attribuent une réduction des exacerbations supérieure à celle d’un LABA. · L’association d’un corticostéroïde inhalé et d’un bêta-2 agoniste de longue durée peut améliorer la qualité de vie.

Explication

Chez les patients ayant une BPCO sévère à très sévère et un VEMS inférieur à 50 %, l’association d’un corticostéroïde inhalé et d’un bêta-2 agoniste de longue durée peut réduire les symptômes et les exacerbations et améliorer la qualité de vie, tout en augmentant le risque de pneumonie. La corticothérapie orale prolongée est déconseillée et l’inhalée seule n’a pas de place ; le tiotropium est un LAMA dont l’effet sur la fréquence des exacerbations dépasse celui du traitement par LABA dans les essais cités.

33. Chez un patient atteint de BPCO, la PaO2 est de 54 mmHg à l’air ambiant, hors exacerbation. Concernant l’oxygénothérapie de longue durée :

Une administration d’au moins 15 heures par jour, nuit comprise, améliore la survie dans cette situation.
Elle est indiquée si elle est administrée au moins 12 heures par jour, nuit comprise.
La réhabilitation est réservée aux patients présentant une BPCO à un stade avancé.
Un programme en centre spécialisé dure habituellement de deux à quatre semaines.
La réhabilitation respiratoire se limite au réentraînement à l’exercice et au drainage bronchique.

Une administration d’au moins 15 heures par jour, nuit comprise, améliore la survie dans cette situation.

Explication

Une PaO2 inférieure à 55 mmHg hors exacerbation justifie l’oxygénothérapie de longue durée si elle est administrée au moins 15 heures par jour, nuit comprise. La réhabilitation est multidisciplinaire, peut durer quatre à huit semaines et se propose quel que soit le stade lorsque persiste un handicap respiratoire.

34. Chez deux patients atteints de BPCO, l’un ne peut être sevré de ventilation après une décompensation aiguë et l’autre présente à l’état stable une PaCO2 de 54 mmHg avec des exacerbations fréquentes. Concernant la VNI au long cours :

Une PaCO2 stable supérieure à 52 mmHg écarte la VNI si les exacerbations sont fréquentes.
La réduction de volume vise notamment à diminuer la dyspnée et à améliorer la capacité d’exercice.
Les gaz du sang pour l’oxygénothérapie doivent être répétés au moins deux fois, à trois semaines d’intervalle au minimum.
La VNI peut être proposée après la décompensation lorsque le sevrage de ventilation mécanique est impossible.
La chirurgie de réduction de volume résèque en moyenne la moitié du volume pulmonaire.

La réduction de volume vise notamment à diminuer la dyspnée et à améliorer la capacité d’exercice. · Les gaz du sang pour l’oxygénothérapie doivent être répétés au moins deux fois, à trois semaines d’intervalle au minimum. · La VNI peut être proposée après la décompensation lorsque le sevrage de ventilation mécanique est impossible.

Explication

Les gaz motivant l’oxygénothérapie doivent être répétés au moins deux fois, à au moins trois semaines d’intervalle et à distance d’une exacerbation. La VNI est proposée dans les deux situations décrites; la chirurgie résèque environ un tiers du volume et vise des bénéfices symptomatiques, tandis qu’une PaCO2 supérieure à 52 mmHg avec exacerbations fréquentes soutient la VNI.

35. Un patient présente une exacerbation sous LABA-LAMA, avec 80 éosinophiles/mm3, un VEMS à 45 % et une bronchite chronique. Parmi les propositions suivantes concernant l’adaptation du traitement, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Avec moins de 100 éosinophiles/mm3 sous LABA-LAMA, le roflumilast peut être envisagé si VEMS inférieur à 50 % et bronchite chronique.
Une aggravation de la dyspnée sous LABA-LAMA conduit à ajouter un macrolide.
Le suivi comprend la réévaluation des symptômes et du risque d’exacerbation, puis l’ajustement thérapeutique.
Avec moins de 100 éosinophiles/mm3 sous LABA-LAMA, LABA-LAMA-ICS est l’adaptation recommandée.
Sous un seul bronchodilatateur, une exacerbation avec 320 éosinophiles/mm3 oriente vers LABA-LAMA-ICS.

Avec moins de 100 éosinophiles/mm3 sous LABA-LAMA, le roflumilast peut être envisagé si VEMS inférieur à 50 % et bronchite chronique. · Le suivi comprend la réévaluation des symptômes et du risque d’exacerbation, puis l’ajustement thérapeutique. · Sous un seul bronchodilatateur, une exacerbation avec 320 éosinophiles/mm3 oriente vers LABA-LAMA-ICS.

Explication

Le suivi réévalue les symptômes et le risque d’exacerbation, ajuste le traitement et vérifie notamment la technique d’inhalation. Une dyspnée aggravée sous LABA-LAMA appelle plutôt un changement de molécule ou de dispositif, des mesures non pharmacologiques et la recherche d’autres causes; avec 320 éosinophiles sous un seul bronchodilatateur, LABA-LAMA-ICS est indiqué, tandis que le cas décrit permet d’envisager le roflumilast si le VEMS est inférieur à 50 % avec bronchite chronique.

36. Concernant les mesures de lutte contre le tabagisme dans la prévention de la BPCO, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’application de la législation antitabac dans les lieux publics participe à cette prévention.
La prévention repose principalement sur la lutte contre le tabagisme.
Les messages de prévention sont prévus sous forme d’une intervention ponctuelle.
La législation antitabac concerne les espaces privés plutôt que les lieux publics.
La prévention comprend des programmes accompagnés de messages répétés.

L’application de la législation antitabac dans les lieux publics participe à cette prévention. · La prévention repose principalement sur la lutte contre le tabagisme. · La prévention comprend des programmes accompagnés de messages répétés.

Explication

La lutte contre le tabagisme est le principal axe préventif et s’appuie sur des programmes, des messages répétés et l’application de la législation antitabac dans les lieux publics. Les messages ne sont donc pas limités à une intervention ponctuelle, et la mesure législative citée concerne les lieux publics.

37. Dans une politique locale de prévention de la BPCO, quelles actions concernant les facteurs environnementaux et les infections respiratoires de l’enfance sont pertinentes ?

L’amélioration des conditions de travail est remplacée par l’augmentation de l’exposition aux aéro-contaminants.
La réduction de la pollution atmosphérique fait partie des actions préventives pertinentes.
La réduction des aéro-contaminants domestiques, notamment ceux du chauffage au bois, est pertinente.
Les aéro-contaminants liés à la cuisine au bois sont sans lien avec les mesures préventives.
Le traitement adéquat des infections respiratoires basses de l’enfance participe à la prévention.

La réduction de la pollution atmosphérique fait partie des actions préventives pertinentes. · La réduction des aéro-contaminants domestiques, notamment ceux du chauffage au bois, est pertinente. · Le traitement adéquat des infections respiratoires basses de l’enfance participe à la prévention.

Explication

La prévention comprend la lutte contre la pollution, l’amélioration des conditions de travail, la réduction des aéro-contaminants domestiques — notamment ceux du chauffage et de la cuisine au bois — et le traitement adéquat des infections respiratoires basses de l’enfance. Augmenter l’exposition ne constitue pas une mesure préventive, et les émissions liées au bois sont bien visées.

38. Une personne atteinte de BPCO obtient un score CAT de 12 sur le questionnaire. Concernant l’interprétation de cet outil :

Un score de 12 traduit un impact symptomatique faible de la BPCO.
Un score de 12 signale un impact symptomatique important de la BPCO.
Le questionnaire comporte huit questions consacrées au risque d’exacerbation.
Le CAT évalue l’état respiratoire et son retentissement sur la qualité de vie.
Le questionnaire comporte dix questions sur l’état respiratoire et la qualité de vie.

Un score de 12 signale un impact symptomatique important de la BPCO. · Le CAT évalue l’état respiratoire et son retentissement sur la qualité de vie.

Explication

Le score de 12 dépasse le seuil de 10 indiquant un impact symptomatique important, et le CAT évalue l’état respiratoire ainsi que ses effets sur la qualité de vie. Le questionnaire comporte huit questions, non dix, et le seuil de 12 ne correspond pas à un faible impact ; son objet n’est pas l’évaluation du risque d’exacerbation.

39. Pour adapter le traitement d’un patient atteint de BPCO, l’équipe utilise l’outil ABE de GOLD 2023. Quelles propositions le caractérisent ?

L’outil peut aider à personnaliser les traitements et à guider leur escalade ou désescalade.
L’outil écarte l’évaluation des symptômes au profit de la mesure du risque d’exacerbations.
L’outil associe l’impact symptomatique au risque d’exacerbations pour orienter la prise en charge.
L’outil subordonne l’évaluation du risque d’exacerbations à la classification spirométrique.
L’outil détermine les catégories ABE à partir de la classification spirométrique seule.

L’outil peut aider à personnaliser les traitements et à guider leur escalade ou désescalade. · L’outil associe l’impact symptomatique au risque d’exacerbations pour orienter la prise en charge.

Explication

ABE associe l’impact symptomatique et le risque d’exacerbations, indépendamment de la classification spirométrique. Cette approche aide à personnaliser les traitements et à guider leur escalade ou leur désescalade ; elle ne repose donc ni sur la spirométrie seule ni sur l’abandon des symptômes.

40. Chez un patient atteint de BPCO, comment évaluer les situations suivantes concernant la corticothérapie inhalée ?

Après une exacerbation modérée annuelle, une corticothérapie inhalée peut être discutée.
Des pneumonies aiguës répétées constituent un facteur défavorable à sa prescription.
Avec des PNE sanguins à 220/mm3, une corticothérapie inhalée peut être discutée.
Des antécédents d’infection pulmonaire à mycobactéries favorisent la prescription de corticothérapie inhalée.
Un taux de PNE sanguins à 80/mm3 constitue une contre-indication absolue à la corticothérapie inhalée.

Après une exacerbation modérée annuelle, une corticothérapie inhalée peut être discutée. · Des pneumonies aiguës répétées constituent un facteur défavorable à sa prescription. · Avec des PNE sanguins à 220/mm3, une corticothérapie inhalée peut être discutée.

Explication

Une exacerbation modérée annuelle ou un taux de PNE compris entre 100 et 300/mm3 permet de discuter la corticothérapie inhalée ; des pneumonies répétées sont un facteur défavorable. Un taux inférieur à 100/mm3 et des antécédents d’infection pulmonaire à mycobactéries sont également défavorables, mais ne constituent pas des contre-indications absolues et ne favorisent pas la prescription.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Complications et traitement de la BPCO.

Selon le rapport GOLD, à quoi la BPCO est-elle liée après une exposition nocive importante ?

À des anomalies des voies aériennes et/ou du parenchyme pulmonaire.

Qui définit la BPCO comme une maladie fréquente, évitable et traitable ?

La Global Initiative on Obstructive Lung Disease (GOLD).

Quels critères temporels définissent cliniquement la bronchite chronique ?

Une toux productive pendant au moins trois mois par an durant au moins deux années consécutives.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Complications et traitement de la BPCO.

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