QCM : Comprendre le SDRC et ses traitements — 10 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution est la plus fréquente pour un SDRC de l’épaule, du genou ou de la hanche ?

Une guérison immédiate dès la fin du traumatisme initial
Une absence totale de récupération fonctionnelle
Une régression complète en environ 6 à 24 mois
Une aggravation progressive pendant plusieurs années dans la majorité des cas

Une régression complète en environ 6 à 24 mois

Explication

Le cours indique qu’une guérison complète survient le plus souvent en 6 à 24 mois, soit environ un an. L’évolution n’est donc pas forcément chronique et irréversible.

2. Comment se distingue le SDRC de type I du SDRC de type II ?

Le type I se fait sans lésion nerveuse, le type II avec lésion nerveuse
Le type I touche uniquement le membre supérieur, le type II uniquement le membre inférieur
Le type I est toujours post-opératoire, le type II toujours post-traumatique
Le type I correspond à une douleur nociceptive, le type II à une douleur neuropathique

Le type I se fait sans lésion nerveuse, le type II avec lésion nerveuse

Explication

La distinction repose sur la présence ou non d’une lésion nerveuse : absence dans le type I, présence dans le type II. Ce n’est pas une distinction fondée sur la localisation ou l’origine seule.

3. Quel élément est indispensable pour poser le diagnostic clinique de SDRC ?

Un territoire douloureux limité à un trajet tronculaire précis
La présence obligatoire d’une lésion nerveuse périphérique
Une douleur continue disproportionnée associée à des critères de Budapest
Une confirmation systématique par radiographie anormale

Une douleur continue disproportionnée associée à des critères de Budapest

Explication

Le diagnostic du SDRC est clinique et repose sur les critères de Budapest, avec une douleur continue disproportionnée. L’imagerie peut être normale au début et ne suffit pas à elle seule.

4. Dans le programme d’imagerie motrice de Moseley, quel est l’ordre des étapes ?

Observation du miroir, puis reconnaissance de la latéralité, puis imagination du mouvement
Imitation active du mouvement, puis repos, puis reconnaissance de la latéralité
Reconnaissance de la latéralité, imagination du mouvement, puis utilisation du miroir
Contraction isométrique, puis visualisation, puis mobilisation passive

Reconnaissance de la latéralité, imagination du mouvement, puis utilisation du miroir

Explication

Le programme suit trois étapes successives : latéralité, imagination, puis miroir. Il s’agit d’un entraînement mental progressif, et non d’un protocole de mobilisation active.

5. Quel usage des bains de paraffine est décrit en ergothérapie ?

Chaleur antalgique et de détente, avec contre-indication en cas d’œdème ou de problème dermatologique
Stimulation électrique profonde pour réduire la douleur
Renforcement musculaire intense par résistance thermique
Immobilisation articulaire prolongée pour limiter l’inflammation

Chaleur antalgique et de détente, avec contre-indication en cas d’œdème ou de problème dermatologique

Explication

Les bains de paraffine sont utilisés comme chaleur antalgique et relaxante, avec plusieurs bains successifs. Ils sont contre-indiqués en cas d’œdème ou de problèmes dermatologiques.

6. Quel énoncé correspond à la douleur neuropathique ?

Une douleur régionale disproportionnée après un traumatisme, sans autre précision
Une douleur liée à une lésion ou à une maladie du système somato-sensoriel
Une douleur sans lésion identifiable mais liée à une sensibilisation diffuse
Une douleur due à l’activation des nocicepteurs par un stimulus nocif

Une douleur liée à une lésion ou à une maladie du système somato-sensoriel

Explication

La douleur neuropathique est définie par une atteinte du système somato-sensoriel. La deuxième proposition décrit plutôt une douleur nociceptive.

7. Quelle affirmation décrit le mieux la classification des mécanismes de douleur abordée dans ce cours ?

Elle distingue la douleur aiguë, la douleur chronique et la douleur projetée
Elle distingue la douleur nociceptive, la douleur neuropathique et la douleur nociplastique
Elle distingue la douleur centrale, la douleur périphérique et la douleur mixte
Elle distingue la douleur inflammatoire, la douleur mécanique et la douleur vasculaire

Elle distingue la douleur nociceptive, la douleur neuropathique et la douleur nociplastique

Explication

La classification présentée repose sur trois grands mécanismes : nociceptif, neuropathique et nociplastique. Les autres propositions mélangent des catégories cliniques ou non retenues ici.

8. Quel est le principe de la thérapie miroir dans le SDRC ?

Bloquer visuellement le membre sain pour concentrer l’attention sur le membre atteint
Utiliser le reflet du membre sain pour recréer une sensation et un mouvement du membre douloureux
Augmenter l’immobilisation pour réduire les commandes motrices
Imposer des mouvements passifs douloureux pour désensibiliser rapidement

Utiliser le reflet du membre sain pour recréer une sensation et un mouvement du membre douloureux

Explication

La thérapie miroir exploite le reflet du membre sain afin de donner une illusion de mobilité au membre douloureux et de rétablir l’équilibre sensorimoteur. Les autres propositions vont à l’encontre de cette logique.

9. Quel est l’objectif principal de l’exposition graduelle en ergothérapie ?

Faire travailler le membre atteint uniquement en intensité maximale
Éviter toute activité afin de prévenir la fatigue
Supprimer toute mise en mouvement jusqu’à disparition complète de la douleur
Confronter progressivement le patient à des activités redoutées sans majorer peur ni évitement

Confronter progressivement le patient à des activités redoutées sans majorer peur ni évitement

Explication

L’exposition graduelle vise une adaptation progressive grâce à une intensité suffisante pour être thérapeutique, mais sans augmenter la peur, la douleur ou l’évitement. C’est une logique de réentraînement et non d’immobilisation.

10. Quelle caractéristique décrit le mieux la topographie douloureuse du SDRC ?

Une douleur régionale diffuse qui ne suit pas un territoire nerveux précis
Une douleur strictement limitée à un dermatome radiculaire
Une douleur exclusivement profonde et isolée aux muscles
Une douleur toujours centrée sur une seule articulation sans irradiation

Une douleur régionale diffuse qui ne suit pas un territoire nerveux précis

Explication

La douleur du SDRC est régionale, floue et ne correspond pas à un territoire nerveux périphérique précis. C’est un élément important pour le différencier d’une douleur radiculaire ou tronculaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Comprendre le SDRC et ses traitements.

SDRC — définition ?

Syndrome douloureux régional complexe, douleur disproportionnée.

Classification des douleurs — types ?

Nociceptive, neuropathique, nociplastique.

Critères de Budapest — rôle ?

Diagnostic clinique du SDRC basé sur signes et symptômes.

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Consultez la fiche de révision complète sur Comprendre le SDRC et ses traitements.

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