Que désigne l’« addictus » en droit romain ?
Un débiteur condamné à devenir l’esclave de ses créanciers.
Qu’étudie l’addictologie ?
La science des addictions.
Qu’est-ce que l’addiction ?
L’impossibilité répétée de contrôler un comportement malgré ses conséquences négatives.
Quelles conséquences peuvent persister malgré un comportement addictif ?
Des conséquences physiques, psychiques, familiales, professionnelles ou sociales.
Quelles sont les deux catégories d’addictions ?
Les addictions comportementales et celles liées aux substances psychoactives.
À quels comportements une addiction comportementale peut-elle être liée ?
Au jeu, aux achats, à la nourriture, au sexe ou à Internet.
Quelles substances peuvent être concernées par une addiction ?
L’alcool, le tabac et les drogues.
Quelles dépendances font partie des dépendances naturelles humaines ?
La nourriture, la boisson, l’air, les parents et les autres personnes.
Qu’est-ce qui interfère avec les mécanismes naturels de dépendance ?
Certains comportements et certaines drogues.
Comment les drogues agissent-elles dans les addictions aux substances ?
Comme des leurres pharmacologiques qui prennent la place des neuromédiateurs naturels sur les voies du plaisir.
Quelle alternance caractérise les plaisirs naturels ?
Une alternance autorégulée de désir, plaisir, apaisement et manque.
Que font disparaître les comportements addictifs dans le cycle du plaisir ?
L’apaisement et la satiété.
Que maintiennent les comportements addictifs dans le cycle du plaisir ?
La tension du désir.
Quelle alternance les comportements addictifs installent-ils ?
Une alternance entre absence de manque et manque insupportable.
De l’aire tegmentale ventrale à quelle structure vont les neurones du système de récompense ?
Au nucleus accumbens.
Quel type de neurones constitue le système de récompense ?
Des neurones à dopamine.
Quelles substances endogènes régulent les neurones dopaminergiques ?
Les endorphines, les endocannabinoïdes et le GABA.
Quel effet les endorphines, les endocannabinoïdes et le GABA ont-ils sur la dopamine du nucleus accumbens ?
Ils en augmentent la concentration en stimulant leurs récepteurs.
Que devient en mémoire un objet ou une situation plus récompensant ?
Il est davantage mémorisé pour être recherché et répété.
Quel rôle le cortex joue-t-il dans l’autorégulation du système de récompense chez un sujet non addict ?
Il analyse la valeur de l’émotion mémorisée et contribue à l’autorégulation.
Quelle perte de contrôle accompagne l’addiction entre le cortex, la mémoire, la motivation et la récompense ?
Une perte de rétrocontrôle entre ces éléments.
Qu’entraîne l’action des drogues sur les voies dopaminergiques dans l’installation de la dépendance ?
Des concentrations de dopamine très élevées et durables.
Que provoquent des concentrations de dopamine très élevées et durables dans l’installation de la dépendance ?
Une récompense surpuissante et une perte de satiété.
Quels changements accompagnent l’appétence insatisfaite dans l’installation de la dépendance ?
Une diminution des récepteurs post-synaptiques et des signes de manque à l’arrêt.
Qu’est-ce que la tolérance ?
Le besoin d’augmenter les doses pour obtenir les mêmes effets.
Qu’est-ce que le craving ?
Un besoin irrépressible de consommer.
À quel type de dépendance le craving correspond-il ?
À une dépendance psychique.
Quels quatre niveaux l’OMS distingue-t-elle dans le continuum entre consommation et dépendance ?
L’usage, l’usage à risque, l’usage nocif et la dépendance.
Quelle attribution du continuum entre consommation et dépendance faut-il retenir ?
L’OMS.
Comment le cours définit-il l’usage d’une substance psychoactive ?
Une consommation sans risque ni conséquence.
Comment le cours définit-il l’usage à risque sur une période de douze mois ?
Une consommation accompagnée d’au moins une conséquence psychosociale.
Quels seuils d’usage à risque le cours indique-t-il pour l’alcool, le tabac et les drogues citées ?
Alcool : plus de 21 verres par semaine chez l’homme, 14 chez la femme ou 4 par occasion ; tabac, cocaïne et héroïne : toute consommation ; cannabis : consommation quotidienne ou ivresse cannabique.
Pourquoi la consommation de tabac est-elle considérée à risque à faible dose ?
Même une faible dose constitue un usage à risque.
Combien de morts le tabac cause-t-il par an dans le monde ?
6 millions de morts par an.
Quelle évolution de la consommation de cannabis le cours rapporte-t-il jusqu’en 2000 ?
Elle a fortement augmenté, puis s’est stabilisée.
Qu’est-ce que l’usage nocif ?
Une consommation répétée causant des dommages sans atteindre le seuil de dépendance physique ou psychique.
Qu’est-ce que la dépendance ?
L’impossibilité de s’abstenir de consommer.
Quels signes caractérisent la dépendance physique ?
La tolérance et le sevrage.
Quel phénomène caractérise la dépendance psychique ?
Le craving.
Comment le cours qualifie-t-il l’addiction, plutôt qu’un fléau social ou un problème moral ?
Une maladie du cerveau.
Quelle autre forme peut prendre l’addiction ?
Une habitude susceptible d’être remplacée par de nouvelles habitudes.
Selon Olievenstein d’après Engel, de quels facteurs résulte l’addiction dans le modèle biopsychosocial ?
De la rencontre d’un individu, d’un produit et d’un contexte socio-environnemental.
Quels facteurs individuels influencent la vulnérabilité ou la résilience ?
Les facteurs somatiques, psychiques, génétiques et la période de vie.
Que signifie l’expression latine « ad dicere » ?
« Dire à ».
À qui les esclaves romains étaient-ils dits selon l’expression « ad dicere » ?
À leur maître.
En Angleterre, que désignait l’addiction au XIVe siècle ?
La soumission contractuelle d’un apprenti à son maître.
Quels phénomènes les psychiatres et aliénistes désignaient-ils par « addiction » au XIXe siècle ?
La toxicomanie.
Quelle dépendance le terme « addiction » désignait-il au XIXe siècle ?
La dépendance.
Quel abus le terme « addiction » désignait-il au XIXe siècle ?
L’abus de substance.
Comment se traduit l’addiction aux substances psychoactives ?
Par un usage nocif ou une dépendance.
Que dérègle le comportement addictif dans les addictions comportementales ?
Le contrôle de la recherche du plaisir, de l’évitement de la souffrance et de la gestion des émotions.
Quel effet l’augmentation de dopamine dans le nucleus accumbens a-t-elle sur les motivations ?
Elle renforce les motivations à reproduire les sensations plaisantes et le bien-être.
Quand apparaissent les signes du syndrome de sevrage ?
Lorsque la consommation cesse.
Quels types de signes caractérisent le syndrome de sevrage ?
Des signes physiques et psychiques de manque.
Quel statut le cours attribue-t-il à l’ivresse aiguë ?
Elle constitue déjà un usage problématique.
Quelles trois dimensions examine l’évaluation de l’usage à risque ?
Les situations, les modalités et la quantité de consommation.
Quelles situations et modalités caractérisent les usages à risque cités ?
Les situations sont la conduite automobile, la grossesse et la prise de psychotropes ; les modalités incluent la précocité, l’automédication, le cumul, l’excès et la répétition des prises à risque.
Quelle proportion de fumeurs quotidiens le cours rapporte-t-il ?
30 % des personnes sont des fumeurs quotidiens.
Comment évolue la consommation de tabac avec l’âge ?
Elle diminue avec l’âge.
Qu’est-ce qu’un expérimentateur de cannabis ?
Une personne qui en a consommé au moins une fois dans sa vie.
Qu’est-ce qu’un consommateur actuel de cannabis ?
Une personne qui en a consommé au cours de l’année.
Comment le cours définit-il la consommation régulière de cannabis ?
Au moins 10 consommations dans le mois.
Quels éléments définissent le caractère pathologique de l’usage nocif ?
La répétition de la consommation et le constat des dommages induits.
Pourquoi l’usage nocif est-il difficile à limiter par la prévention ?
Il ne bénéficie pas d’une représentation sociale négative spécifique.
Quelles représentations négatives sont associées à la dépendance ?
L’alcoolisme ou la toxicomanie.
Quelle réduction d’alcool a un effet dix fois supérieur sur le risque de mortalité ?
Passer de 14 à 11 verres par jour plutôt que de 3 à 0 verres par jour.
Quel modèle remplace les conceptions du « fléau alcool » et de l’« alcoolique fléau » ?
Le modèle biopsychosocial.
À quelle substance est associée la conception du « fléau alcool » ?
À l’absinthe.
À quelle année est associée la conception de l’« alcoolique fléau » ?
À 1954.
À quoi certains profils génétiques peuvent-ils être liés ?
À des comportements addictifs plus sévères.
Quels traits sont associés à la sensibilité aux effets plaisants ?
La recherche de sensations, le faible évitement du danger et la recherche de nouveauté.
Quel taux de comorbidités psychiatriques et addictologiques le cours rapporte-t-il ?
50 %.
Quelle étude rapporte les proportions de dépendance selon le produit consommé plus de six fois ?
L’Étude du ministère de la Santé.
Quel effet la précocité de la consommation a-t-elle sur le risque de dépendance ?
Elle augmente le risque, surtout si l’usage se répète.
Quel effet le cumul des consommations a-t-il sur le risque d’intoxication ?
Il accroît le risque pour toutes les substances psychoactives.
À quels facteurs l’initiation et l’engagement dans la consommation sont-ils liés ?
L’initiation est liée aux pairs et l’engagement aux facteurs personnels.
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1. En droit romain, que désignait un « addictus » ?
2. Quel sens les psychiatres et aliénistes donnent-ils notamment au terme « addiction » au XIXe siècle ?
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