★ À maîtriser
Compléments
Le latin « ad dicere » signifie « dire à » et évoque la situation des esclaves romains dits à leur maître.
En Angleterre, au XIVe siècle, l’addiction désigne la relation contractuelle de soumission d’un apprenti à son maître.
Au XIXe siècle, les psychiatres et aliénistes emploient le terme pour désigner notamment la toxicomanie, la dépendance et l’abus de substance.
Esclavage, soumission, passion, dépendance
★ À maîtriser
📌 Les addictions peuvent être comportementales, par exemple au jeu, aux achats, à la nourriture, au sexe ou à Internet, ou liées à des substances psychoactives comme l’alcool, le tabac et les drogues.
Compléments
★ À maîtriser
La dépendance à la nourriture, à la boisson, à l’air, aux parents et aux autres personnes fait partie des dépendances naturelles humaines.
Certains comportements et certaines drogues interfèrent avec les mécanismes naturels de dépendance.
Dans les addictions aux substances, les drogues agissent comme des leurres pharmacologiques qui prennent la place des neuromédiateurs naturels sur les voies du plaisir.
Les plaisirs naturels suivent une alternance autorégulée de désir, plaisir, apaisement et manque.
Compléments
📌 Dans les addictions comportementales, le comportement addictif dérègle le contrôle de la recherche du plaisir, de l’évitement de la souffrance et de la gestion des émotions positives et négatives.
Dépendances naturelles : régulation ; addiction : perte de contrôle
★ À maîtriser
Les neurones du système de récompense sont des neurones à dopamine.
Les substances endogènes régulatrices comprennent :
Plus un objet ou une situation est récompensant, plus il est mis en mémoire pour être recherché et répété.
📌 Chez un sujet non addict, le cortex analyse la valeur de l’émotion mémorisée et contribue à l’autorégulation du système de récompense, tandis que l’addiction s’accompagne d’une perte de rétrocontrôle entre cortex, mémoire, motivation et récompense.
Compléments
Récompense → mémoire → motivation → action
Dopamine élevée et durable → tolérance → manque à l’arrêt
★ À maîtriser
L’OMS distingue quatre niveaux :
Les seuils d’usage à risque présentés dans le cours sont, pour l’alcool, plus de 21 verres par semaine chez l’homme ou 14 chez la femme, ainsi que plus de 4 verres par occasion ; pour le tabac, toute consommation ; pour le cannabis, une consommation quotidienne ou une ivresse cannabique ; pour la cocaïne et l’héroïne, toute consommation, avec un risque signalé pour toute consommation avant 15 ans.
Compléments
Le cours indique que l’ivresse aiguë constitue déjà un usage problématique et que les ivresses concernent davantage les jeunes, tandis que la consommation régulière d’alcool concerne davantage les personnes âgées.
L’évaluation de l’usage à risque pose trois questions :
Les situations et modalités à risque comprennent : la conduite automobile, la grossesse, la prise de psychotropes, la précocité de consommation, la consommation à visée autothérapeutique, le cumul des consommations, les conduites d’excès, dont l’ivresse et le binge drinking, la répétition des consommations à risque
Usage → risque → nocif → dépendance
★ À maîtriser
La consommation de tabac est considérée comme un usage à risque même à faible dose ; le cours rapporte 1 mort toutes les 6 secondes dans le monde, 6 millions de morts par an dans le monde et 73 000 morts par an en France.
Le cours indique que le cannabis a connu une forte augmentation jusqu’en 2000 puis une stabilisation, avec 42 % d’expérimentateurs, 11 % de consommateurs actuels et 6 % de consommateurs réguliers.
Compléments
Le cours rapporte 30 % de fumeurs quotidiens et indique que la consommation de tabac diminue avec l’âge.
Le cours définit la consommation régulière de cannabis par au moins 10 consommations dans le mois et rapporte que 50 à 60 % des 15-18 ans en ont fait l’expérience.
★ À maîtriser
Compléments
Le caractère pathologique de l’usage nocif est défini par la répétition de la consommation et le constat des dommages induits.
L’usage nocif est difficile à limiter par la prévention parce qu’il ne bénéficie pas d’une représentation sociale négative spécifique, contrairement à la dépendance associée à des représentations comme l’alcoolisme ou la toxicomanie.
Usage nocif : dommages sans dépendance ; dépendance : impossibilité de s’abstenir
★ À maîtriser
Le cours présente l’addiction comme une maladie du cerveau, et non comme un fléau social ou un problème moral, tout en soulignant qu’elle est aussi une habitude susceptible d’être remplacée par de nouvelles habitudes.
Le modèle biopsychosocial présente l’addiction comme le résultat multifactoriel de la rencontre d’un individu, d’un produit et d’un contexte socio-environnemental. - Olievenstein d’après Engel
Compléments
★ À maîtriser
Les facteurs individuels comprennent la vulnérabilité ou la résilience somatique, psychique et génétique, ainsi que la période de vie.
Les facteurs liés au produit et à sa consommation comprennent :
Les facteurs environnementaux cités sont : le fonctionnement familial et les consommations familiales, l’exposition sociale liée à la consommation nationale, à l’âge, au sexe et au groupe social, la banalisation ou la valorisation d’un produit, la marginalisation ou la précarité, le fonctionnement des pairs
Compléments
Certains profils génétiques peuvent être liés à des comportements addictifs plus sévères.
Les traits de personnalité cités se répartissent entre :
Le cours rapporte 50 % de comorbidités psychiatriques et addictologiques.
Les proportions d’usagers dépendants rapportées sont (Étude du ministère de la Santé) :
La précocité de la consommation augmente le risque de dépendance, surtout lorsque l’usage se répète.
Le cumul des consommations accroît le risque d’intoxication pour toutes les substances psychoactives.
L’initiation à la consommation est liée aux pairs, tandis que l’engagement dans la consommation est lié aux facteurs personnels.
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1. En droit romain, que désignait un « addictus » ?
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Que désigne l’« addictus » en droit romain ?
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Qu’étudie l’addictologie ?
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Qu’est-ce que l’addiction ?
L’impossibilité répétée de contrôler un comportement malgré ses conséquences négatives.
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