QCM : Contraction musculaire et réflexe — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conséquence entraîne l’absence ou le mauvais fonctionnement de la dystrophine dans les fibres musculaires ?

Les filaments d’actine ne sont plus correctement reliés à la matrice extracellulaire, puis les fibres dégénèrent
Les têtes de myosine cessent de fixer l’ATP, mais les fibres conservent leur structure et leur activité
La matrice extracellulaire produit davantage d’actine, ce qui renforce la striation et accélère la contraction
Les fibres nerveuses remplacent les filaments contractiles, ce qui restaure progressivement la force musculaire

Les filaments d’actine ne sont plus correctement reliés à la matrice extracellulaire, puis les fibres dégénèrent

Explication

La dystrophine relie normalement les filaments d’actine à la matrice extracellulaire ; son absence fragilise les fibres, qui perdent leur striation, deviennent inactives et dégénèrent. L’actine reste un élément du glissement contractile, tandis que la dystrophine joue un rôle de liaison structurale.

2. Quel rôle la moelle épinière joue-t-elle dans le réflexe myotatique ?

Elle reçoit les messages sensoriels sans établir de relais synaptiques.
Elle constitue le centre nerveux du réflexe et contient deux synapses relais.
Elle conduit les messages vers le muscle sans assurer leur traitement réflexe.
Elle déclenche la contraction en produisant directement l’acétylcholine musculaire.

Elle constitue le centre nerveux du réflexe et contient deux synapses relais.

Explication

La moelle épinière est le centre nerveux du réflexe myotatique et le trajet décrit y comprend deux synapses relais. Le nerf rachidien conduit les messages, mais il ne constitue pas le centre de traitement du réflexe.

3. Quelle succession d’événements survient à l’arrivée d’un potentiel d’action au bouton synaptique neuromusculaire ?

Exocytose d’acétylcholine, fixation aux récepteurs-canaux, entrée de sodium dans la cellule musculaire
Entrée de calcium dans la cellule musculaire, exocytose de sodium, fixation sur les récepteurs-canaux
Fixation de l’acétylcholine, fermeture des récepteurs-canaux, sortie de sodium de la cellule musculaire
Libération d’acétylcholine dans le muscle, ouverture des canaux calciques, sortie de potassium du réticulum

Exocytose d’acétylcholine, fixation aux récepteurs-canaux, entrée de sodium dans la cellule musculaire

Explication

L’arrivée du potentiel d’action provoque l’exocytose de vésicules d’acétylcholine, puis l’acétylcholine ouvre des récepteurs-canaux qui permettent l’entrée de sodium dans la cellule musculaire. Les autres séquences inversent l’ordre ou attribuent aux ions un rôle qui n’est pas décrit ici.

4. Quelle succession décrit correctement le cycle moléculaire d’une tête de myosine lors de la contraction musculaire ?

Hydrolyse de l’ATP, accrochage à l’actine, coup de force, puis détachement après fixation d’un nouvel ATP
Coup de force, accrochage à l’actine, fixation de l’ATP, puis hydrolyse qui bloque le mouvement
Fixation de l’ATP, coup de force, hydrolyse de l’ATP, puis accrochage définitif à l’actine
Accrochage à l’actine, fixation d’un nouvel ATP, hydrolyse, puis coup de force de détachement

Hydrolyse de l’ATP, accrochage à l’actine, coup de force, puis détachement après fixation d’un nouvel ATP

Explication

L’hydrolyse de l’ATP arme la tête de myosine, qui s’accroche ensuite à l’actine et produit un coup de force avant de se détacher grâce à un nouvel ATP. La fixation d’un nouvel ATP ne provoque donc pas l’accrochage, mais le détachement de l’actine.

5. Lors d’un réflexe myotatique, quel rôle le muscle étiré joue-t-il ?

Il transmet la commande motrice sans détecter l’étirement subi
Il produit la réponse hormonale après l’analyse du stimulus par le cerveau
Il détecte l’étirement et produit lui-même la réponse contractile
Il reçoit le stimulus cutané tandis qu’un autre muscle réalise la réponse

Il détecte l’étirement et produit lui-même la réponse contractile

Explication

Dans ce réflexe, le muscle étiré constitue à la fois le récepteur du stimulus et l’effecteur de la contraction. Cette organisation le distingue d’une réponse où la détection et l’exécution sont assurées par des structures séparées.

6. Que se passe-t-il lorsqu’une stimulation membranaire reste inférieure au seuil de déclenchement du potentiel d’action ?

Un potentiel d’action de faible amplitude apparaît.
Une libération immédiate de calcium survient dans le muscle.
Le potentiel de repos devient automatiquement positif.
Aucune réponse électrique n’est déclenchée.

Aucune réponse électrique n’est déclenchée.

Explication

Le potentiel d’action obéit à un seuil : une stimulation inférieure à ce seuil ne déclenche aucune réponse. Le potentiel de repos, lui, est d’environ −70 mV-70\ \text{mV} et ne correspond pas à une libération de calcium.

7. Quelle organisation décrit correctement la structure générale d’un muscle ?

Des tendons regroupés en fibres musculaires
Des sarcomères regroupés directement en articulations
Des myofilaments regroupés directement en os
Des fibres musculaires regroupées en faisceaux

Des fibres musculaires regroupées en faisceaux

Explication

Un muscle est formé de fibres musculaires organisées en faisceaux. Les sarcomères et les myofilaments appartiennent à des niveaux d’organisation plus fins, tandis que le tendon relie le muscle à l’os.

8. Lors d’une flexion de l’articulation, quel fonctionnement des muscles antagonistes est correct ?

Les deux muscles se contractent et se raccourcissent
Le fléchisseur se relâche et l’extenseur se contracte
Les deux muscles se relâchent et s’allongent
Le fléchisseur se contracte et l’extenseur se relâche

Le fléchisseur se contracte et l’extenseur se relâche

Explication

Pendant la flexion, le fléchisseur se contracte et se raccourcit, tandis que l’extenseur se relâche et s’allonge. L’extenseur intervient principalement lors du mouvement opposé, l’extension.

9. Quelle situation correspond à un réflexe myotatique ?

Un muscle produit une contraction irrégulière après la réception d’un signal hormonal
Un muscle opposé se contracte lentement après une stimulation douloureuse de la peau
Un muscle se contracte rapidement et involontairement après avoir été étiré
Un muscle se relâche volontairement après l’analyse consciente d’un stimulus visuel

Un muscle se contracte rapidement et involontairement après avoir été étiré

Explication

Le réflexe myotatique est une contraction involontaire, rapide et stéréotypée déclenchée par l’étirement du muscle lui-même. Une réponse volontaire ou une réaction à un stimulus cutané relève d’autres mécanismes sensorimoteurs.

10. Pourquoi les muscles restent-ils contractés pendant la rigidité cadavérique ?

La production de dystrophine se poursuit et rapproche les filaments contractiles dans les fibres
L’absence d’ATP empêche les têtes de myosine de se détacher de l’actine
L’excès d’ATP maintient les têtes de myosine fixées et augmente leur force d’accrochage
La disparition de l’actine bloque les fibres dans une position relâchée après le décès

L’absence d’ATP empêche les têtes de myosine de se détacher de l’actine

Explication

Après la mort, l’absence d’ATP empêche le détachement des têtes de myosine, ce qui maintient les muscles contractés. Un excès d’ATP aurait au contraire permis le détachement des têtes de myosine liées à l’actine.

11. Comment se distinguent le codage du message nerveux et celui du message dans la fente synaptique ?

Les deux messages sont électriques et codés par l’amplitude de chaque potentiel d’action.
Les deux messages sont chimiques et codés par la quantité de calcium libérée dans le muscle.
Le message nerveux est chimique et codé en concentration, tandis que le message synaptique est électrique et codé en fréquence.
Le message nerveux est électrique et codé en fréquence, tandis que le message synaptique est chimique et codé en concentration.

Le message nerveux est électrique et codé en fréquence, tandis que le message synaptique est chimique et codé en concentration.

Explication

Le message nerveux repose sur des potentiels d’action électriques dont l’information est codée en fréquence, alors que la fente synaptique transmet un signal chimique lié à la concentration d’acétylcholine. Les autres propositions confondent la nature ou le mode de codage des deux messages.

12. Que montre le raccourcissement d’une fibre musculaire après ajout d’ATP et de calcium ?

Le calcium remplace les myofilaments dans la fibre musculaire
Ces deux molécules participent au raccourcissement de la fibre
L’ATP empêche la contraction lorsque le calcium est présent
Ces molécules provoquent l’allongement des sarcomères de la fibre

Ces deux molécules participent au raccourcissement de la fibre

Explication

Le raccourcissement observé après l’ajout d’ATP et de calcium indique que ces deux molécules participent au raccourcissement de la fibre musculaire. Le calcium et l’ATP ne remplacent pas les myofilaments, qui constituent la structure contractile.

13. Comment la contraction du fléchisseur provoque-t-elle la flexion de l’articulation ?

Elle tire le ligament, tandis que l’extenseur raccourcit également
Elle pousse l’os par le ligament, tandis que l’extenseur se contracte
Elle tire l’os par le tendon, tandis que l’extenseur se relâche
Elle déplace l’articulation sans transmission de force à l’os

Elle tire l’os par le tendon, tandis que l’extenseur se relâche

Explication

Le fléchisseur exerce une traction transmise à l’os par le tendon, ce qui entraîne la flexion, pendant que l’extenseur se relâche. Le ligament stabilise l’articulation et ne transmet pas la traction musculaire comme le tendon.

14. Quelle définition caractérise le mieux la myopathie décrite ici ?

Une maladie génétique progressive liée à une mutation du gène codant la dystrophine
Une inflammation musculaire transitoire provoquée par une accumulation excessive d’acide lactique
Une fracture des fibres musculaires causée par une absence momentanée d’oxygène
Une atteinte nerveuse acquise qui interrompt la commande motrice destinée aux muscles

Une maladie génétique progressive liée à une mutation du gène codant la dystrophine

Explication

La myopathie est une maladie génétique qui affecte progressivement les muscles et résulte d’une mutation du gène codant la dystrophine. Une lésion nerveuse peut perturber la motricité, mais elle ne correspond pas à cette mutation génétique.

15. Quel est l’objectif de comparer la longueur de fibres musculaires placées dans différentes conditions ?

Vérifier si les fibres musculaires contiennent des faisceaux différents
Déterminer si le calcium et l’ATP sont nécessaires à la contraction
Comparer la longueur des fibres sans modifier leur environnement
Mesurer si les tendons et les ligaments produisent la contraction

Déterminer si le calcium et l’ATP sont nécessaires à la contraction

Explication

La comparaison de la longueur des fibres dans plusieurs conditions permet d’évaluer le rôle du calcium et de l’ATP dans la contraction. Les tendons, les ligaments et l’organisation en faisceaux ne constituent pas les variables étudiées dans cette expérience.

16. Quel trajet décrit correctement l’arc réflexe depuis la détection de l’étirement musculaire jusqu’à la contraction ?

Fuseau neuromusculaire, neurone sensitif, moelle épinière, neurone moteur, fibres musculaires
Fibres musculaires, neurone moteur, moelle épinière, neurone sensitif, fuseau neuromusculaire
Moelle épinière, fuseau neuromusculaire, neurone sensitif, neurone moteur, fibres musculaires
Fuseau neuromusculaire, neurone moteur, moelle épinière, neurone sensitif, fibres musculaires

Fuseau neuromusculaire, neurone sensitif, moelle épinière, neurone moteur, fibres musculaires

Explication

L’arc réflexe transmet l’information du fuseau neuromusculaire vers la moelle par un neurone sensitif, puis la réponse repart par un neurone moteur vers les fibres musculaires. Le message sensitif est donc afférent, tandis que le message moteur est efférent.

17. Quel ion libéré par le réticulum sarcoplasmique rend accessibles les sites de fixation de l’actine et déclenche la contraction ?

Le calcium, libéré après la propagation du potentiel d’action dans les tubules T
Le potassium, libéré avant la dépolarisation de la membrane musculaire
L’acétylcholine, libérée après l’ouverture des canaux du réticulum sarcoplasmique
Le sodium, libéré après la propagation du potentiel d’action dans les tubules T

Le calcium, libéré après la propagation du potentiel d’action dans les tubules T

Explication

La propagation du potentiel d’action dans les tubules T ouvre les canaux du réticulum sarcoplasmique, qui libère du calcium déclenchant la contraction. Le sodium intervient d’abord dans la dépolarisation membranaire et ne joue pas ce rôle contractile direct.

18. Que se passe-t-il au niveau des filaments lors du raccourcissement d’un sarcomère ?

L’actine et la myosine se raccourcissent en restant à distance constante
Les filaments se séparent et augmentent la longueur du sarcomère
La myosine glisse sur l’actine tandis que les filaments se raccourcissent
L’actine glisse sur la myosine sans que les filaments raccourcissent

L’actine glisse sur la myosine sans que les filaments raccourcissent

Explication

La contraction repose sur le glissement des filaments fins d’actine sur les filaments épais de myosine, ce qui réduit la longueur du sarcomère. Les filaments eux-mêmes ne raccourcissent pas au cours de ce mécanisme.

19. Quelle propriété enzymatique de la myosine permet de fournir l’énergie nécessaire au cycle contractile ?

Son activité actinase transforme l’actine en filaments capables de produire directement de l’énergie
Son activité oxydase convertit le phosphate inorganique en ATP au cours du glissement
Son activité ATPase catalyse l’hydrolyse de l’ATP en ADP et phosphate inorganique
Son activité kinase ajoute un phosphate à l’ADP afin de former de l’actine contractile

Son activité ATPase catalyse l’hydrolyse de l’ATP en ADP et phosphate inorganique

Explication

La myosine possède une activité ATPase qui catalyse la transformation de l’ATP en ADP et phosphate inorganique. L’actine participe au mouvement, mais elle n’est pas l’enzyme qui hydrolyse l’ATP dans ce mécanisme.

20. Qu’est-ce qu’un sarcomère dans la structure contractile du muscle ?

Une unité contractile contenant de l’actine et de la myosine
Une cellule musculaire composée de plusieurs faisceaux
Un tissu reliant directement le muscle à l’os
Une enveloppe entourant plusieurs fibres musculaires

Une unité contractile contenant de l’actine et de la myosine

Explication

Le sarcomère est l’unité contractile qui contient des myofilaments d’actine et de myosine. La fibre musculaire est une cellule organisée en myofibrilles et ne doit pas être confondue avec le sarcomère.

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Qu'est-ce qui caractérise les muscles fléchisseur et extenseur lors d'un mouvement ?

L'un se contracte et se raccourcit, l'autre se relâche et s'allonge.

Que provoque la contraction du muscle fléchisseur ?

La flexion de l'articulation par traction de l'os via le tendon.

Quel rôle joue le relâchement de l'extenseur lors de la flexion ?

Il accompagne le mouvement de flexion.

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