QCM : Contrôle central du mouvement — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel niveau de commande motrice dépend principalement du cortex cérébral ?

La motricité volontaire
La motricité réflexe
La motricité automatique
L’activité posturale

La motricité volontaire

Explication

La motricité volontaire dépend principalement du cortex cérébral, qui élabore la commande volontaire. La motricité réflexe relève principalement de la moelle épinière, et non du cortex.

2. Quels sont les trois niveaux de commande motrice ?

La moelle épinière, le cervelet et les ganglions de la base
Le tronc cérébral, le thalamus et les ganglions de la base
La moelle épinière, le tronc cérébral et le cortex
Le cervelet, le thalamus et le cortex

La moelle épinière, le tronc cérébral et le cortex

Explication

Les trois niveaux de commande motrice sont la moelle épinière, le tronc cérébral et le cortex. Le cervelet et les ganglions de la base participent à la régulation motrice, mais ne constituent pas ces trois niveaux.

3. Quelle structure constitue la voie finale commune des voies nerveuses motrices avant le muscle ?

Le motoneurone
Le cervelet
Le cortex moteur
Le tronc cérébral

Le motoneurone

Explication

Le motoneurone est le dernier élément nerveux avant le muscle et transmet donc la commande motrice finale. Le cortex, le cervelet et le tronc cérébral élaborent ou modulent la commande sans être l’élément final avant le muscle.

4. Comment le système nerveux central produit-il un comportement moteur adapté ?

Il reçoit des informations sur la situation, puis active des voies motrices adaptées.
Il transmet les informations sensitives aux muscles afin qu’ils choisissent la réponse.
Il active les muscles avant d’analyser les informations sur l’environnement.
Il transforme les informations sensorielles en activité cérébrale sans mobiliser de voies motrices.

Il reçoit des informations sur la situation, puis active des voies motrices adaptées.

Explication

Le système nerveux central analyse les informations sensitives et sensorielles concernant l’environnement et la situation, puis active des voies motrices. Les informations sensitives renseignent sur le contexte, tandis que les voies motrices produisent la réponse.

5. Par quelle voie la commande motrice agit-elle sur les muscles squelettiques pour produire un mouvement ?

Par les motoneurones de la moelle épinière
Par les récepteurs sensoriels des muscles
Par les noyaux gris centraux du thalamus
Par les neurones sensoriels du cortex cérébral

Par les motoneurones de la moelle épinière

Explication

La commande motrice agit sur les muscles squelettiques par l’intermédiaire des motoneurones de la moelle épinière. Les neurones sensoriels et les récepteurs recueillent des informations, mais ne constituent pas la voie motrice finale.

6. Quel rôle les ganglions de la base jouent-ils dans l’organisation du mouvement ?

Ils transmettent les informations sensorielles au cortex sans intervenir dans la sélection motrice.
Ils reçoivent les informations musculaires, les amplifient et déclenchent directement la contraction.
Ils reçoivent les informations corticales, les trient et participent à l’organisation d’un mouvement adapté.
Ils coordonnent les réflexes médullaires en remplaçant les motoneurones spinaux.

Ils reçoivent les informations corticales, les trient et participent à l’organisation d’un mouvement adapté.

Explication

Les ganglions de la base reçoivent des informations du cortex cérébral, les trient et contribuent à organiser un mouvement adapté. Le cervelet, plutôt que les ganglions de la base, communique avec le tronc cérébral pour participer à la coordination motrice.

7. Quelle association décrit correctement la contribution des ganglions de la base et du cervelet ?

Transmission sensorielle, production du réflexe et inhibition de la moelle épinière
Sélection d’un programme moteur, coordination du mouvement et régulation de la commande
Élaboration consciente, contraction musculaire et perception de l’environnement
Contrôle hormonal, maintien de la température et adaptation cardiovasculaire

Sélection d’un programme moteur, coordination du mouvement et régulation de la commande

Explication

Les ganglions de la base et le cervelet contribuent à sélectionner un programme moteur adapté, coordonner le mouvement et réguler la commande motrice. Les autres associations attribuent à ces structures des fonctions sensorielles, réflexes ou végétatives qui ne correspondent pas à leur rôle décrit.

8. Quelle caractéristique anatomique définit les ganglions de la base ?

Ce sont des faisceaux de substance blanche entourant les ventricules cérébraux.
Ce sont trois structures du tronc cérébral reliées directement à la moelle épinière.
Ce sont six structures sous-corticales connectées en circuit autour du thalamus.
Ce sont six régions corticales disposées à la surface des hémisphères cérébraux.

Ce sont six structures sous-corticales connectées en circuit autour du thalamus.

Explication

Les ganglions de la base regroupent six structures sous-corticales connectées entre elles dans un circuit fonctionnel situé autour du thalamus. Ils ne correspondent donc ni à des régions corticales de surface ni à des faisceaux de substance blanche.

9. Quelles structures forment le striatum ?

Le noyau caudé et le putamen
Le noyau caudé et le pallidum externe
Le putamen et le pallidum interne
Le pallidum externe et le pallidum interne

Le noyau caudé et le putamen

Explication

Le striatum est l’association du noyau caudé et du putamen, reliés par des ponts putamino-caudés. L’association du putamen avec les pallidums correspond au noyau lenticulaire, et non au striatum.

10. Quelle description correspond au noyau caudé ?

Il constitue une structure corticale plane située à la surface du thalamus.
Il forme un noyau arrondi composé d’un putamen et de deux pallidums.
Il est un amas de substance blanche dépourvu de subdivisions anatomiques.
Il a une forme de virgule et comprend une tête, un corps et une queue.

Il a une forme de virgule et comprend une tête, un corps et une queue.

Explication

Le noyau caudé a une forme de virgule, s’enroule autour du thalamus et se subdivise en tête, corps et queue. Le noyau lenticulaire associe le putamen aux pallidums, tandis que le noyau caudé est une structure de substance grise subdivisée.

11. Quel est l’effet comparé des voies directe et indirecte des ganglions de la base sur le mouvement ?

Les deux voies facilitent le mouvement en activant le thalamus moteur.
La voie directe facilite le mouvement, tandis que la voie indirecte le modère.
Les deux voies modèrent le mouvement en inhibant les structures de sortie.
La voie directe modère le mouvement, tandis que la voie indirecte le facilite.

La voie directe facilite le mouvement, tandis que la voie indirecte le modère.

Explication

La voie directe inhibe les structures de sortie, ce qui libère le thalamus moteur et facilite le mouvement ; la voie indirecte produit l’effet inverse. La confusion fréquente consiste à attribuer à la voie indirecte une facilitation comparable à celle de la voie directe.

12. Comment la substance noire pars compacta contribue-t-elle au déclenchement du mouvement ?

Elle inhibe simultanément les deux voies des ganglions de la base.
Elle inhibe la voie directe et active la voie indirecte.
Elle active la voie directe et inhibe la voie indirecte.
Elle active simultanément les structures de sortie et le thalamus moteur.

Elle active la voie directe et inhibe la voie indirecte.

Explication

La substance noire pars compacta favorise le mouvement en activant la voie directe et en inhibant la voie indirecte. Une inhibition de la voie directe réduirait au contraire la facilitation motrice.

13. Quel trajet décrit correctement le traitement des informations motrices par les ganglions de la base ?

Le putamen reçoit les informations du thalamus, puis commande directement le cortex sans passer par les voies des ganglions.
Le cortex atteint le cervelet, puis le thalamus active directement les structures de sortie des ganglions de la base.
Le cortex atteint le putamen, puis les voies directe et indirecte modulent les structures de sortie et le thalamus moteur.
Les structures de sortie reçoivent d’abord les informations corticales, puis transmettent leur réponse au putamen.

Le cortex atteint le putamen, puis les voies directe et indirecte modulent les structures de sortie et le thalamus moteur.

Explication

Les informations corticales convergent vers le putamen avant d’être traitées par les voies directe et indirecte, qui influencent ensuite les structures de sortie et le thalamus moteur. Le cervelet n’est pas l’étape initiale de ce circuit des ganglions de la base.

14. Quelle contribution comportementale est attribuée au circuit des ganglions de la base ?

Il participe aux composantes cognitive, émotionnelle et motrice du comportement ainsi qu’à son déclenchement.
Il contrôle la respiration et la régulation cardiovasculaire par des commandes autonomes.
Il coordonne les réflexes posturaux sans intervenir dans les dimensions cognitive ou émotionnelle.
Il assure principalement la perception sensorielle et la mémorisation des informations visuelles.

Il participe aux composantes cognitive, émotionnelle et motrice du comportement ainsi qu’à son déclenchement.

Explication

Le circuit des ganglions de la base intervient dans plusieurs dimensions du comportement, notamment les composantes cognitive, émotionnelle et motrice, ainsi que dans son déclenchement. Le limiter à la posture ou aux fonctions autonomes ne correspond pas à son rôle décrit.

15. Quel ensemble de signes caractérise la maladie de Parkinson ?

Hypokinésie, bradykinésie, relâchement musculaire et tremblement apparaissant pendant l’action.
Hypokinésie, bradykinésie, akinésie, rigidité et tremblement de repos.
Hyperkinésie, accélération gestuelle, hypotonie, rigidité et tremblement d’action.
Troubles sensitifs, paralysie flasque, spasticité et tremblement intentionnel.

Hypokinésie, bradykinésie, akinésie, rigidité et tremblement de repos.

Explication

La maladie de Parkinson associe une réduction et un ralentissement des mouvements, une rigidité et un tremblement de repos. Un tremblement survenant pendant l’action ne correspond pas au signe caractéristique ciblé ici.

16. Quelle lésion neuronale est directement associée à la maladie de Parkinson ?

La perte de neurones cholinergiques du cortex moteur primaire.
La perte de neurones dopaminergiques de la substance noire pars compacta.
La destruction de neurones noradrénergiques des noyaux vestibulaires.
La dégénérescence de neurones sensoriels du cervelet postérieur.

La perte de neurones dopaminergiques de la substance noire pars compacta.

Explication

La maladie de Parkinson est liée à la perte de neurones dopaminergiques situés dans la substance noire pars compacta. La substance noire fonctionnelle facilite normalement le mouvement, mais sa dégénérescence compromet cette modulation dopaminergique.

17. Quelle description anatomique du cervelet est correcte ?

Il se trouve au sein du tronc cérébral, sous le cortex moteur, auquel il est relié par les noyaux gris centraux.
Il se trouve au-dessus des hémisphères cérébraux, devant le tronc cérébral, auquel il est relié par le corps calleux.
Il se trouve sous les hémisphères cérébraux, derrière le tronc cérébral, auquel il est relié par des pédoncules.
Il se trouve dans la partie antérieure du cerveau, derrière les ventricules latéraux, auquel il est relié par le thalamus.

Il se trouve sous les hémisphères cérébraux, derrière le tronc cérébral, auquel il est relié par des pédoncules.

Explication

Le cervelet occupe une position postérieure et inférieure par rapport aux hémisphères cérébraux et se rattache au tronc cérébral par les pédoncules cérébelleux. Le corps calleux et le thalamus ne constituent pas ses principales attaches anatomiques.

18. Que désigne une afférence cérébelleuse ?

Un neurone qui transmet les commandes du tronc cérébral vers la moelle épinière.
Un neurone qui arrive vers le cervelet, notamment depuis le spino-cervelet ou le cérébro-cervelet.
Un neurone qui relie les deux hémisphères cérébraux à travers le corps calleux.
Un neurone qui quitte le cervelet pour atteindre les muscles, notamment depuis le cortex moteur.

Un neurone qui arrive vers le cervelet, notamment depuis le spino-cervelet ou le cérébro-cervelet.

Explication

Les afférences cérébelleuses sont les neurones qui arrivent au cervelet, parmi lesquels figurent celles du spino-cervelet et du cérébro-cervelet. Un neurone quittant le cervelet correspondrait plutôt à une voie efférente.

19. Quelle fonction caractérise principalement le spino-cervelet médian ?

Il analyse les informations visuelles nécessaires à l’orientation spatiale.
Il coordonne les corrections liées à l’équilibre et aux informations vestibulaires.
Il organise la précision des gestes volontaires et la programmation motrice.
Il traite la proprioception du mouvement en cours et régule le tonus musculaire.

Il traite la proprioception du mouvement en cours et régule le tonus musculaire.

Explication

Le spino-cervelet médian reçoit les informations proprioceptives relatives au mouvement en cours et participe au contrôle du tonus musculaire. Le vestibulo-cervelet est plutôt associé à l’équilibre, ce qui rend la deuxième proposition inadaptée ici.

20. Quelle conséquence clinique résulte d’une lésion du spino-cervelet ?

Une incoordination des mouvements volontaires sans modification notable du tonus musculaire.
Une hypertonie avec une exagération des réflexes contribuant au maintien de la posture.
Des troubles de l’équilibre liés à une perturbation des informations vestibulaires.
Une hypotonie accompagnée d’une passivité accrue et d’une abolition des réflexes posturaux.

Une hypotonie accompagnée d’une passivité accrue et d’une abolition des réflexes posturaux.

Explication

Une lésion du spino-cervelet provoque une hypotonie, une passivité généralisée accrue et une abolition des réflexes de posture. Les troubles de l’équilibre correspondent davantage à une atteinte du vestibulo-cervelet.

21. Quel trouble est le plus directement associé à une atteinte du néocervelet, aussi appelé cérébro-cervelet ?

Une hypotonie avec abolition des réflexes posturaux.
Une attitude assise en cyphose globale.
Une perturbation marquée de l’équilibre.
Une incoordination des mouvements.

Une incoordination des mouvements.

Explication

Le néocervelet, ou cérébro-cervelet, est associé à l’incoordination des mouvements. Les autres manifestations renvoient respectivement au vestibulo-cervelet ou aux conséquences cliniques d’une lésion du spino-cervelet.

22. Quel déficit est attendu après une atteinte du vestibulo-cervelet ?

Une abolition des réflexes de posture.
Une incoordination principalement liée au néocervelet.
Une hypotonie avec passivité généralisée accrue.
Des troubles de l’équilibre.

Des troubles de l’équilibre.

Explication

Une atteinte du vestibulo-cervelet provoque des troubles de l’équilibre, car cette région participe au contrôle de l’équilibre. L’hypotonie, la passivité accrue et l’abolition des réflexes posturaux caractérisent plutôt une lésion du spino-cervelet.

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De quoi dépend principalement la motricité réflexe ?

De la moelle épinière.

De quoi dépend la motricité automatique ?

De la moelle épinière et du tronc cérébral.

De quoi dépend l'activité posturale ?

Du tronc cérébral.

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