QCM : Crise de Rupture Prématurée des Membranes — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la rupture des membranes à terme avant travail ?

Une rupture survenant après 37 SA sans début de travail spontané dans les 12 heures
Une rupture survenant avant 34 SA sans contraction utérine
Une rupture survenant avant 37 SA avec début de travail spontané immédiat
Une rupture survenant après 37 SA avec travail spontané dans les 12 heures

Une rupture survenant après 37 SA sans début de travail spontané dans les 12 heures

Explication

La rupture des membranes à terme avant travail correspond à une rupture après 37 SA qui n’est pas suivie d’un travail spontané dans les 12 heures. Les autres propositions confondent ce terme avec la RPM avant terme ou avec une rupture à terme accompagnée de travail.

2. Une patiente présente une rupture prématurée des membranes à 19 SA, sans signe de travail ni infection évidente ; quelle conduite est la plus appropriée pour la prise en charge initiale ?

Hospitalisation 48 heures avec antibioprophylaxie, sans tocolyse, puis surveillance et suivi rapproché
Césarienne systématique dès le diagnostic pour prévenir les complications fœtales
Corticothérapie immédiate et sortie à domicile dès le diagnostic
Déclenchement immédiat du travail pour limiter le risque infectieux maternel

Hospitalisation 48 heures avec antibioprophylaxie, sans tocolyse, puis surveillance et suivi rapproché

Explication

Avant 24 SA, la prise en charge repose sur une hospitalisation initiale d’au moins 48 heures avec antibioprophylaxie, sans tocolyse, puis une surveillance étroite. Le déclenchement immédiat ou la césarienne systématique ne sont pas indiqués en dehors d’une situation obstétricale ou infectieuse particulière.

3. Selon l’enquête périnatale de 2016 en France, quelle proportion des grossesses présente une rupture prématurée des membranes avant 34 SA ?

Environ 35 %
Moins de 1 %
Environ 2 à 3 %
Environ 9,1 %

Moins de 1 %

Explication

La fréquence rapportée avant 34 SA est inférieure à 1 % en France. Les autres valeurs correspondent à d’autres situations, comme la fréquence avant 37 SA ou chez les grossesses gémellaires.

4. Pourquoi une infection favorise-t-elle la rupture des membranes fœtales, en particulier lorsqu’elle survient tôt au cours de la grossesse ?

Elle renforce la couche spongieuse du chorion et augmente la résistance mécanique des membranes
Elle augmente la production de protéases et de métalloprotéinases qui dégradent le collagène membranaire
Elle bloque la synthèse de liquide amniotique par les membranes fœtales
Elle diminue la pression amniotique et retarde la formation de la brèche

Elle augmente la production de protéases et de métalloprotéinases qui dégradent le collagène membranaire

Explication

L’infection agit en synergie en libérant des protéases et en stimulant les MMP, ce qui dégrade le collagène et fragilise les membranes. Cet effet est d’autant plus marqué que la rupture survient précocement.

5. Quel est l’objectif principal de la prise en charge d’une RPM survenant avant la viabilité, et en particulier avant 24 SA ?

Éviter toute antibiothérapie afin de ne pas masquer les signes cliniques
Déclencher immédiatement l’accouchement pour limiter la latence
Réaliser une césarienne systématique pour prévenir l’hypoxie fœtale
Réduire le risque infectieux materno-fœtal et anticiper la grande prématurité

Réduire le risque infectieux materno-fœtal et anticiper la grande prématurité

Explication

Avant 24 SA, la prise en charge est centrée sur le risque infectieux et sur les conséquences de la prématurité, avec une surveillance rapprochée. Elle ne vise ni un déclenchement systématique, ni une césarienne d’emblée.

6. En hospitalisation à domicile pour RPM, quel critère fait partie des conditions d’éligibilité alors que l’autre constitue un motif de contre-indication ?

Une hospitalisation initiale d’au moins 48 heures, alors qu’une présentation céphalique est un motif de contre-indication
Un ECBU mensuel, alors qu’une RPM survenue après 37 SA est un motif de contre-indication
Un ERCF normal, alors qu’un oligoamnios est un motif de contre-indication
Une cinétique favorable de la CRP, alors qu’une absence de métrorragies est un motif de contre-indication

Un ERCF normal, alors qu’un oligoamnios est un motif de contre-indication

Explication

L’HAD exige notamment un ERCF normal, une stabilité clinique et biologique, tandis qu’un oligoamnios fait partie des critères de contre-indication si plusieurs sont présents. Les autres propositions mélangent des conditions de suivi avec des critères d’éligibilité ou de réhospitalisation.

7. Quelle séquence décrit le mieux la prise en charge initiale d’une RPM avant terme en l’absence d’infection intra-utérine avérée ?

Sortie à domicile d’emblée, corticothérapie immédiate, puis antibiotiques seulement en cas de fièvre maternelle
Césarienne programmée d’emblée, puis surveillance biologique sans antibiothérapie initiale
Hospitalisation immédiate, antibiothérapie pendant 48 heures, puis adaptation selon les prélèvements et arrêt si le prélèvement vaginal est négatif
Tocolyse systématique, puis antibiothérapie secondaire et hospitalisation seulement si le monitoring se dégrade

Hospitalisation immédiate, antibiothérapie pendant 48 heures, puis adaptation selon les prélèvements et arrêt si le prélèvement vaginal est négatif

Explication

La conduite initiale associe une hospitalisation, puis une antibiothérapie probabiliste débutée pour 48 heures avant adaptation aux résultats microbiologiques. Les autres propositions inversent l’ordre ou introduisent des mesures non recommandées en routine.

8. Chez une patiente suivie à domicile pour une RPM, quelle situation fait partie des contre-indications à l’hospitalisation à domicile lorsqu’au moins trois critères sont présents ?

Perte de liquide amniotique avec bonne tolérance maternelle et fœtale
Hospitalisation initiale de 48 heures avec stabilité clinique et biologique
Oligoamnios, présentation non céphalique et RPM précoce avant 26 SA
RCF normal, bilan infectieux rassurant et absence de contractions

Oligoamnios, présentation non céphalique et RPM précoce avant 26 SA

Explication

Les trois critères cités dans le cours comme contre-indiquant la HAD sont l’oligoamnios, la présentation non céphalique et une RPM précoce avant 26 SA. Les autres propositions décrivent au contraire des éléments favorables ou des conditions d’éligibilité.

9. Quel stade de Romero correspond à une atteinte des vaisseaux fœtaux avec chorio-vasculite ?

Le stade III
Le stade I
Le stade IV
Le stade II

Le stade III

Explication

Le stade III se caractérise par une atteinte des vaisseaux fœtaux, appelée chorio-vasculite, ou par une traversée des membranes avec infection amniotique. Le stade IV correspond, lui, à l’infection fœtale proprement dite.

10. Quel test diagnostique repose sur la mesure du pH vaginal pour suspecter une contamination par le liquide amniotique ?

L’échographie de la grande citerne
Le test Amnitop
Le test Actim PROM
Le test à la nitrazine

Le test à la nitrazine

Explication

Le test à la nitrazine mesure le pH vaginal afin de rechercher la présence de liquide amniotique. Actim PROM et Amnitop sont des tests immunologiques, tandis que l’échographie évalue surtout la quantité de liquide.

11. Pendant la prise en charge initiale d’une rupture prématurée des membranes, pendant combien de temps l’antibiothérapie probabiliste est-elle commencée avant adaptation aux résultats microbiologiques ?

Une semaine
72 heures
24 heures
48 heures

48 heures

Explication

L’antibiothérapie est débutée d’emblée pendant 48 heures, puis réajustée selon les résultats du prélèvement vaginal et des autres prélèvements. Elle est arrêtée si le prélèvement vaginal revient négatif après le bilan initial.

12. Quel est le rôle principal de l’échographie dans le diagnostic d’une rupture prématurée des membranes ?

Mesurer directement la concentration de protéine PAMG-1 dans le liquide amniotique
Évaluer la vitalité fœtale, la présentation, le placenta et la quantité de liquide amniotique
Remplacer l’examen clinique et les tests biologiques en cas de doute
Confirmer à elle seule la rupture des membranes avec certitude

Évaluer la vitalité fœtale, la présentation, le placenta et la quantité de liquide amniotique

Explication

L’échographie est systématique avant 37 SA pour apprécier la vitalité fœtale, la présentation, la localisation placentaire et la quantité de liquide amniotique. Elle aide au pronostic, mais ne confirme pas à elle seule une RPM.

13. Chez une patiente chez qui les germes ont d’abord proliféré au niveau vaginal puis ont atteint la décidua sans traverser les membranes, à quel stade de Romero cette situation correspond-elle ?

Stade III
Stade IV
Stade II
Stade I

Stade II

Explication

Le stade II de Romero correspond à l’atteinte de la décidua avec membranes encore intactes. Le stade III implique une atteinte des vaisseaux fœtaux ou une traversée des membranes, ce qui n’est pas le cas ici.

14. Quelle succession décrit le mieux l’évolution d’une infection intra-utérine non traitée immédiatement ?

Hypoplasie pulmonaire, puis sepsis maternel sévère
Sepsis maternel sévère, puis endométrite
Césarienne systématique, puis endométrite
Endométrite, puis sepsis maternel sévère

Endométrite, puis sepsis maternel sévère

Explication

Sans traitement immédiat, une infection intra-utérine peut évoluer d’abord vers une endométrite, puis vers un sepsis maternel sévère. La césarienne n’est pas imposée par l’infection seule en dehors d’une indication obstétricale.

15. Quelle complication respiratoire est favorisée par une diminution prolongée du liquide amniotique, en particulier lorsque la rupture survient avant 24 SA ?

Une pneumonie néonatale isolée
Une hypoplasie pulmonaire
Une malformation cardiaque congénitale
Un œdème aigu du poumon

Une hypoplasie pulmonaire

Explication

L’hypoplasie pulmonaire correspond à un sous-développement des poumons favorisé par l’oligoamnios prolongé, surtout si la rupture est très précoce. Les autres propositions ne décrivent pas cette complication spécifique de la RPM.

16. Comment s’appelle la prise en charge après une hospitalisation initiale qui permet de poursuivre le suivi d’une RPM à domicile chez une patiente stable et encadrée ?

L’hospitalisation à domicile
Le déclenchement programmé
La tocolyse ambulatoire
La surveillance exclusive en consultation

L’hospitalisation à domicile

Explication

L’hospitalisation à domicile, ou HAD, correspond à un suivi à domicile après une première hospitalisation chez une patiente stable. Elle permet une surveillance encadrée de la RPM en dehors de l’hôpital.

17. Quelle différence distingue le mieux l’amnios du chorion dans les membranes fœtales ?

L’amnios est surtout constitué de cellules nerveuses, alors que le chorion est riche en vaisseaux sanguins
L’amnios est la couche externe qui amortit les contraintes, alors que le chorion est la couche interne au contact du liquide amniotique
L’amnios est la couche interne au contact du liquide amniotique, alors que le chorion est la couche plus externe
L’amnios assure la production du liquide amniotique, alors que le chorion en contrôle l’évacuation

L’amnios est la couche interne au contact du liquide amniotique, alors que le chorion est la couche plus externe

Explication

L’amnios correspond à la couche interne des membranes fœtales, directement au contact du liquide amniotique, tandis que le chorion est la couche plus externe. La couche spongieuse amortissante se situe entre les deux.

18. Quel est l’effet principal d’une prise en charge en hospitalisation à domicile chez une patiente stable suivie pour RPM par rapport à une hospitalisation en maternité ?

Une augmentation nette des complications obstétricales et néonatales
Une disparition du besoin de surveillance clinique et biologique
Une réduction de la latence avec un risque infectieux immédiatement plus élevé
Un accouchement plus tardif avec des complications obstétricales et néonatales similaires

Un accouchement plus tardif avec des complications obstétricales et néonatales similaires

Explication

L’HAD permet en général d’allonger la période de latence tout en gardant un taux de complications obstétricales et néonatales comparable à celui d’une prise en charge en maternité. Elle ne dispense pas de la surveillance, qui reste programmée et encadrée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Crise de Rupture Prématurée des Membranes.

RUPTURE PRÉMATURÉE — définition ?

Rupture avant 37 SA

RUPTURE À TERME — définition ?

Après 37 SA

Latence — durée ?

Temps entre rupture et naissance

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Crise de Rupture Prématurée des Membranes.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM