Fiche de révision : Critique des Arthropathies et Ostéopathies

📋 Plan du Cours

  1. Rhumatologie et appareil locomoteur
  2. Définitions arthropathies et ostéopathies
  3. Douleurs rhumatologiques mécanique et inflammatoire
  4. Arthrose : définition, chiffres et impact
  5. Facteurs de risque et formes d’arthrose
  6. Signes cliniques et radiologiques de l’arthrose
  7. Coxarthrose : signes fonctionnels et radiologiques
  8. Gonarthrose : signes cliniques et imagerie
  9. Arthrose digitale : localisations et traitement
  10. Traitement de l’arthrose : médical et chirurgical
  11. Lombalgies et lomboradiculalgies : définitions
  12. Ostéoporose : facteurs de risque et fractures

📖 1. Rhumatologie et appareil locomoteur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Articulation : Ensemble de structures qui unissent les os ou les cartilages entre eux pour permettre la mobilité.
  • Arthropathie : Maladie d’une articulation dont la nature et l’étiologie ne sont pas précisées.
  • Arthrite : Maladie inflammatoire d’une articulation dont la nature et l’étiologie ne sont pas précisées.
  • Arthrose : Maladie dégénérative d’une articulation, associée à une atteinte chronique du cartilage.
  • Pathologie ab-articulaire : Atteinte des structures autour de l’articulation (péri- et juxta-articulaires) comme tendons, bourses séreuses ou ligaments.

📝 Points essentiels

  • La rhumatologie prend en charge les affections de l’appareil locomoteur : articulations, os, muscles et tendons.
  • Une arthropathie décrit une atteinte articulaire sans préciser si elle est inflammatoire, infectieuse ou dégénérative.
  • Une arthrite correspond à une inflammation articulaire sans préciser la cause.
  • Une arthrose est une pathologie mécanique/dégénérative liée à des lésions du cartilage articulaire.
  • Une pathologie ab-articulaire donne typiquement une douleur liée au mouvement et une absence de raideur matinale, avec amélioration au repos.

💡 Astuce mémo

Articulation = union; Arthropathie = articulation sans cause; Arthrite = inflammation; Arthrose = dégénérescence; Ab-articulaire = autour de l’articulation.

📖 2. Définitions arthropathies et ostéopathies

🔑 Notions clés & Définitions

  • Arthropathie dégénérative chronique : Arthropathie chronique de nature mécanique caractérisée par une atteinte progressive du cartilage et des remaniements osseux.
  • Arthrose : Arthropathie dégénérative chronique liée à des lésions du cartilage, de l’os sous-chondral et à la formation d’ostéophytes.
  • Bursite : Atteinte inflammatoire d’une bourse synoviale, responsable de douleurs localisées autour d’une articulation.
  • Lombalgie : Douleur siégeant au niveau lombaire, pouvant être liée à des causes mécaniques ou à une atteinte radiculaire selon le contexte.
  • Cervicalgie : Douleur localisée au niveau cervical, pouvant s’accompagner ou non de signes neurologiques selon l’origine.

📝 Points essentiels

  • Arthrose = pathologie mécanique chronique avec lésions destructrices du cartilage, lésions condensantes et géodiques de l’os, et ostéophytes.
  • En France, 4,6 millions de personnes ont une arthrose symptomatique et 50% des >65 ans ont une arthrose radiologique.
  • L’arthrose représente 1,8 milliard d’euros de dépenses annuelles, soit 1,7% des dépenses de l’assurance maladie.
  • L’arthrose est la pathologie articulaire la plus fréquente et la 2e cause de handicap chez l’homme >50 ans.
  • La douleur de l’arthrose est typiquement mécanique, avec absence de raideur matinale et d’amélioration au repos, contrairement au profil inflammatoire.
  • Les examens biologiques ne sont pas nécessaires pour le diagnostic d’arthrose, et l’intensité de la douleur ne reflète pas forcément la sévérité des lésions cartilagineuses.

💡 Astuce mémo

Arthrose = Cartilage détruit + Os sous-chondral remanié + Ostéophytes (3 signes).

📖 3. Douleurs rhumatologiques mécanique et inflammatoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Douleur inflammatoire : Douleur liée à un processus inflammatoire, souvent par poussées, avec des caractéristiques cliniques différentes des douleurs mécaniques.
  • Coxarthrose : Arthrose de la hanche responsable de douleurs mécaniques inguinales irradiant vers la face antérieure de la cuisse jusqu’au genou.
  • Gonarthrose : Arthrose du genou associée à des douleurs mécaniques et à des signes cliniques et radiologiques spécifiques.
  • Arthrose digitale : Arthrose des articulations des doigts, localisée notamment à la trapézométacarpienne et aux interphalangiennes, avec parfois une évolution inflammatoire.
  • Hallux rigidus : Atteinte de la MTP1 (gros orteil) pouvant s’intégrer au tableau d’arthrose digitale.

📝 Points essentiels

  • Douleur inflammatoire : l’arthrose digitale peut évoluer par poussées et parfois devenir destructrice (DD Rh Pso).
  • Coxarthrose : douleurs mécaniques inguinales irradiant à la face antérieure de la cuisse jusqu’au genou.
  • Coxarthrose : boiterie, raideur et gêne à l’habillage orientent vers une atteinte fonctionnelle.
  • Coxarthrose : douleur à la mobilisation de la hanche et limitation des amplitudes articulaires sont des signes physiques clés.
  • Coxarthrose : rechercher une amyotrophie quadricipitale et réaliser 3 clichés (bassin face debout, faux profil de Lequesne des 2 hanches).
  • Coxarthrose : rechercher les 4 signes cardinaux sur les radiographies demandées (bilan complet).

💡 Astuce mémo

Mécanique = marche/usage (boiterie, raideur, escaliers) ; Inflammatoire = poussées (arthrose digitale).

📖 4. Arthrose : définition, chiffres et impact

🔑 Notions clés & Définitions

  • Arthrose : Pathologie articulaire chronique à évolution lente, responsable de douleurs le plus souvent de type nociceptif.
  • Douleur nociceptive : Douleur liée à l’activation des récepteurs de la douleur par un stimulus tissulaire.
  • Douleur neuropathique : Douleur liée à une atteinte ou un dysfonctionnement du système nerveux.
  • Antalgiques : Médicaments utilisés pour diminuer la douleur, avec des effets variables selon le type de douleur.
  • Chirurgie de l’arthrose : Traitement non médicamenteux dont la place est généralement tardive, notamment avec prothèse totale de hanche ou de genou.

📝 Points essentiels

  • Dans l’arthrose, les douleurs sont principalement nociceptives.
  • Les antalgiques ont une action lente et un effet sur la douleur généralement faible.
  • Les infiltrations de corticoïdes sont un traitement antalgique.
  • Les antalgiques ciblent deux types de douleurs : nociceptives et neuropathiques.
  • Échelle des antalgiques en arthrose : palier 1 paracétamol, palier 2 tramadol ou codéine, palier 3 morphine.
  • Associations possibles : palier 1+2 et palier 1+3, mais pas palier 2+3.

💡 Astuce mémo

Arthrose = Nociceptif (A = N) ; paliers : 1 Paracétamol, 2 Tramadol/Codéine, 3 Morphine.

📖 5. Facteurs de risque et formes d’arthrose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Facteurs de risque d’arthrose : Ensemble des expositions et profils (profession, activités sportives, loisirs) pouvant favoriser l’apparition ou l’aggravation de l’arthrose.
  • Douleur inflammatoire : Type de douleur évocatrice d’un processus inflammatoire, à distinguer d’une lombalgie mécanique habituelle.
  • Altération de l’état général : Ensemble de signes généraux (fièvre, asthénie, anorexie, amaigrissement) qui orientent vers une cause autre qu’une lombalgie commune.
  • Lombago : Lombalgie aiguë d’origine disco-vertébrale, correspondant à la forme la plus fréquente des lombalgies communes.
  • Lombalgies chroniques : Lombalgie invalidante durant plus de 3 mois, associée à un retentissement socio-professionnel important.

📝 Points essentiels

  • Les facteurs de risque cités incluent la profession, les activités sportives et les loisirs.
  • Devant une douleur lombaire, penser à autre chose qu’une lombalgie commune si la douleur a un caractère inflammatoire ou s’il existe une altération de l’état général (fièvre, etc.).
  • Le tableau d’alerte associe fièvre, asthénie, anorexie, amaigrissement et parfois d’autres douleurs articulaires.
  • Le lombago correspond à une douleur lombaire basse, sans radiculalgie, d’intensité forte, à horaire mécanique et début brutal après un effort de soulèvement.
  • À l’examen du lombago : attitude antalgique, contracture paravertébrale et raideur rachidienne marquée.
  • En première intention pour le lombago, aucun examen complémentaire n’est nécessaire, sauf si signes d’alerte, absence d’amélioration, douleurs persistantes à 7 semaines ou infiltration épidurale envisagée.

💡 Astuce mémo

Inflammation + état général = autre diagnostic que la lombalgie commune.

📖 6. Signes cliniques et radiologiques de l’arthrose

🔑 Notions clés & Définitions

  • Arthrose : Maladie dégénérative du système ostéo-articulaire, responsable de douleurs et de limitations fonctionnelles.
  • Lombosciatique discale : Sciatique liée à une atteinte radiculaire d’origine discale, typiquement à douleur mécanique et radiculalgie.
  • Lasègue : Test clinique utilisé pour mettre en évidence une atteinte disco-radiculaire lors d’une lombosciatique.
  • Syndrome de la queue de cheval : Urgence neurologique caractérisée par des troubles génito-sphinctériens et une atteinte sensitive et motrice pouvant aller jusqu’à la paraplégie flasque.

📝 Points essentiels

  • La lombosciatique discale typique ne nécessite aucun examen complémentaire si le tableau est classique.
  • Les examens sont indiqués si l’âge est < ou > (adolescent ou > 65 ans), en cas d’antécédent d’infection/tumeur, de fièvre, de déficit neurologique, de tableau atypique, de douleur > 6 semaines, ou si une infiltration épi
  • Les signes cliniques d’une lombosciatique discale incluent une douleur radiculaire, parfois associée à une lombalgie, avec horaire mécanique, début brutal (effort/faux mouvement) et caractère impulsif.
  • À l’examen, on recherche lombalgie, contracture paravertébrale et raideur, et des signes en faveur d’une atteinte disco-radiculaire comme Lasègue, Léri et sonnette.
  • Les signes de gravité imposent une prise en charge urgente en cas de sciatique paralysante (déficit moteur radiculaire unilatéral) ou de syndrome de la queue de cheval, et en cas de sciatique hyperalgique en semi-urgence

💡 Astuce mémo

Queue de cheval = « sphincters + selle » (génito-sphinctérien, anesthésie en selle)

📖 7. Coxarthrose : signes fonctionnels et radiologiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Coxarthrose : Arthrose de la hanche, responsable de douleurs et de limitation progressive des mouvements.
  • Syndrome de la queue de cheval : Urgence neurologique liée à une atteinte des racines lombosacrées, pouvant s’accompagner de troubles sensitifs et moteurs.
  • Sciatique déficitaire : Sciatique associée à un déficit neurologique, traduisant une atteinte motrice ou sensitive objectivable.
  • Sciatique hyperalgique : Sciatique très douloureuse, avec douleur intense malgré un traitement médical correctement mené.

📝 Points essentiels

  • En cas de succès du traitement médical initial, la reprise d’activité doit être prudente et progressive.
  • La prévention des récidives repose sur la contention lombaire, la rééducation lombo-pelvi-abdominale et la proprioception.
  • Une chirurgie est indiquée en urgence en cas de syndrome de la queue de cheval ou de sciatique déficitaire.
  • Une chirurgie est envisagée en semi-urgence en cas de sciatique hyperalgique malgré un traitement médical bien mené.
  • En cas d’échec du traitement médical ou de récidives fréquents, la chirurgie devient l’option à discuter.

💡 Astuce mémo

Queue de cheval ou déficit = URGENCE ; douleur incontrôlée malgré traitement = SEMI-URGENCE ; échec ou récidives = CHIRURGIE.

📖 8. Gonarthrose : signes cliniques et imagerie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ostéoporose primitive : L’ostéoporose primitive regroupe les formes liées au vieillissement et à la ménopause, sans cause secondaire évidente.
  • Ostéoporose secondaire : L’ostéoporose secondaire correspond à une baisse de densité osseuse due à une maladie ou un traitement identifié.
  • Hypercorticisme : L’hypercorticisme est une cause endocrinienne pouvant favoriser l’ostéoporose par excès d’hormones corticoïdes.
  • Hyperparathyroïdie : L’hyperparathyroïdie est une cause endocrinienne pouvant accélérer la perte osseuse.
  • Fracture non traumatique : Une fracture non traumatique est une fracture survenant pour une énergie faible, typiquement compatible avec une simple chute de sa hauteur.

📝 Points essentiels

  • L’ostéoporose n’est pas douloureuse en tant que telle, donc la douleur seule ne suffit pas à l’évoquer.
  • L’ostéoporose doit être recherchée en présence de facteurs de risque cliniques.
  • L’ostéoporose doit être évoquée devant une perte de taille importante et/ou une cyphose.
  • L’ostéoporose doit être évoquée lors d’une fracture non traumatique.
  • L’ostéoporose doit aussi être évoquée devant la découverte d’une diminution de la DMO.
  • Toute fracture survenant sans traumatisme violent, correspondant à une simple chute de sa hauteur, doit faire évoquer l’ostéoporose sauf fractures du crâne, du rachis cervical, des doigts ou des orteils.

💡 Astuce mémo

Chute faible = alerte ostéoporose (sauf crâne, rachis cervical, doigts, orteils).

📖 9. Arthrose digitale : localisations et traitement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fracture ostéoporotique : Fracture survenant sans traumatisme violent, typiquement après une simple chute, qui doit faire rechercher une fragilité osseuse liée à l’ostéoporose.
  • Fracture vertébrale ostéoporotique : Fracture du rachis sur terrain ostéoporotique, évoquée devant une douleur mécanique aiguë et des signes morphologiques comme la perte de taille ou la cyphose.
  • Arguments radiologiques : Critères d’imagerie orientant vers une fracture vertébrale ostéoporotique plutôt que traumatique, notamment au niveau des repères vertébraux et de l’absence d’ostéolyse.
  • Bilan biologique de débrouillage : Ensemble d’examens sanguins et urinaires visant à rechercher une cause d’ostéoporose secondaire et à exclure une autre cause de fragilité osseuse.
  • Traitement de l’ostéoporose : Prise en charge combinant prévention des chutes, apports calciques, vitamine D et médicaments selon le mécanisme visé sur le remodelage osseux.

📝 Points essentiels

  • Toute fracture survenant hors traumatisme violent (énergie compatible avec une simple chute) doit faire évoquer l’ostéoporose, sauf fractures du crâne, du rachis cervical, des doigts ou des orteils.
  • Fractures ostéoporotiques les plus fréquentes : poignet (Pouteau-Colles) vers 60 ans, vertèbre vers 70 ans, extrémité supérieure du fémur vers 80 ans, autres : humérus, côtes, bassin, jambe.
  • Fracture vertébrale : douleurs rachidiennes aiguës d’horaire mécanique, impotence fonctionnelle variable, sans altération de l’état général.
  • Fracture vertébrale : à l’examen, douleurs à la palpation du rachis, perte de taille et cyphose/scoliose.
  • Radiographies standards : déminéralisation homogène sans signe d’ostéolyse ; arguments en faveur d’une fracture ostéoporotique vertébrale : sous T5, absence d’ostéolyse, respect du mur vertébral postérieur et de l’arc.
  • En cas de doute diagnostique, TDM ou IRM sont indiquées pour trancher la suspicion de fracture ostéoporotique vertébrale.

💡 Astuce mémo

Chute = Ostéo (sauf crâne/rachis cervical/doigts/orteils) ; Vertèbre : Douleur mécanique + Perte de taille + Pas d’ostéolyse.

📖 10. Traitement de l’arthrose : médical et chirurgical

🔑 Notions clés & Définitions

  • Inhibiteur de la résorption osseuse : Traitement médicamenteux qui diminue la dégradation osseuse pour limiter la perte osseuse.
  • Traitement hormonal substitutif : Traitement hormonal utilisé comme option pour freiner la résorption osseuse dans certains contextes.
  • SERM : Médicament agissant comme modulateur des récepteurs aux œstrogènes pour influencer le remodelage osseux.
  • Bisphosphonates : Médicaments qui réduisent la résorption osseuse en ralentissant l’activité des cellules responsables de la dégradation.
  • Déno sumab : Anticorps monoclonal utilisé pour freiner la résorption osseuse en ciblant une voie clé du remodelage.

📝 Points essentiels

  • Les traitements médicamenteux de l’arthrose incluent des inhibiteurs de la résorption osseuse et des médicaments stimulant la formation osseuse.
  • Les inhibiteurs de la résorption osseuse cités sont le traitement hormonal substitutif, les SERM, les bisphosphonates et le dénosumab.
  • Le tériparatide est un stimulateur de la formation osseuse.
  • Le suivi vise surtout l’adhésion au traitement et la tolérance, car le problème d’observance est majeur.
  • La DMO n’est pas répétée systématiquement : elle peut être re-proposée après 2 à 3 ans de traitement.
  • Le suivi peut aussi inclure la mesure de la taille et une évaluation morphologique par radiographie si douleurs rachidiennes ou perte de taille significative.

💡 Astuce mémo

Résorption freinée (THS/SERM/bisphosphonates/déno sumab) vs formation stimulée (tériparatide) ; suivi = adhésion + tolérance, DMO après 2–3 ans.

📖 11. Lombalgies et lomboradiculalgies : définitions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lombalgie : Douleur localisée au niveau lombaire, sans atteinte radiculaire décrite comme dominante.
  • Lomboradiculalgie : Douleur lombaire associée à une irradiation suivant le trajet d’une racine nerveuse.
  • Douleur inflammatoire : Douleur liée à un processus inflammatoire, typiquement associée à des signes d’inflammation clinique et biologique.
  • Synovite : Inflammation de la membrane synoviale, responsable de douleurs et d’épanchement articulaire.

📝 Points essentiels

  • Une lomboradiculalgie se distingue par une irradiation radiculaire à partir du rachis lombaire.
  • Une douleur inflammatoire s’accompagne souvent de marqueurs biologiques d’inflammation.
  • La synovite correspond à une atteinte inflammatoire intra-articulaire pouvant expliquer des douleurs.
  • Les déformations articulaires sont plutôt un signe tardif, après une évolution prolongée.
  • La présence d’un syndrome inflammatoire se traduit par une augmentation de la VS et de la CRP.

💡 Astuce mémo

Lombalgie = local, Lomboradiculalgie = irradiation (radicule).

📖 12. Ostéoporose : facteurs de risque et fractures

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ostéoporose : Maladie osseuse caractérisée par une fragilité accrue, exposant à des fractures même après des traumatismes minimes.
  • Facteurs de risque : Ensemble des caractéristiques et situations qui augmentent la probabilité de développer une ostéoporose et de faire des fractures.
  • Fracture ostéoporotique : Rupture osseuse survenant dans un contexte de fragilité osseuse liée à l’ostéoporose.
  • Diagnostic précoce : Démarche visant à identifier l’ostéoporose et le risque de fracture avant l’installation de formes sévères.

📝 Points essentiels

  • La source fournie ne contient pas de facteurs de risque ni de types de fractures spécifiques liés à l’ostéoporose.
  • Aucun chiffre, mécanisme ou liste de facteurs de risque n’est mentionné dans le contenu fourni pour cette section.
  • Aucune donnée sur la chronologie d’évolution de l’ostéoporose (début, aggravation, fenêtres thérapeutiques) n’apparaît dans la source.
  • La section source traite surtout d’un autre sujet (PR : prise en charge globale, traitements, biothérapies, chirurgie), sans éléments directement exploitables pour l’ostéoporose.
  • Pour préparer l’examen sur l’ostéoporose, il faut une source dédiée aux facteurs de risque et aux fractures, car celle-ci ne les détaille pas.

📊 Tableaux de synthèse

Douleur mécanique vs inflammatoire

Type de douleurCaractéristiquesÉvolution/atténuation
MécaniqueDouleur au mouvement ; pas de raideur matinale ; pas de réveils nocturnesAmélioration au repos
InflammatoireDouleur au repos ; raideur matinale ; réveils nocturnesAmélioration à l’effort

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre arthropathie et arthrite : l’arthropathie ne précise pas la nature/étiologie, alors que l’arthrite est inflammatoire sans cause précisée.
  2. Croire que l’intensité de la douleur reflète la sévérité des lésions cartilagineuses de l’arthrose : ce n’est pas corrélé.
  3. Penser que l’ostéoporose est douloureuse : elle ne l’est pas en tant que telle ; la douleur vient surtout des fractures.
  4. Oublier les signes d’alerte devant une lombalgie : fièvre/altération de l’état général doivent faire penser à autre chose qu’une lombalgie commune.
  5. Rater une urgence sciatique : sciatique paralysante (déficit moteur unilatéral) et syndrome de la queue de cheval imposent une prise en charge urgente.
  6. Confondre lombosciatique discale typique et situation atypique : la typique ne nécessite pas d’examens, mais adolescent/ >65 ans, fièvre, déficit neurologique, douleur >6 semaines ou infiltration épidurale prévue en just
  7. Mélanger les paliers antalgiques en arthrose : palier 1+2 ou 1+3 possibles, mais pas 2+3.

✅ Checklist Examen

  1. Définir articulation, arthropathie, arthrite, arthrose, ostéopathie, ostéite et pathologie ab-articulaire.
  2. Distinguer douleur mécanique et douleur inflammatoire à partir des items : douleur au mouvement/repos, raideur matinale, réveils nocturnes, amélioration au repos/à l’effort.
  3. Donner la définition de l’arthropathie dégénérative chronique et citer les 3 éléments : lésions destructrices du cartilage, lésions condensantes/géodiques, ostéophytes.
  4. Citer les chiffres clés de l’arthrose en France : 4,6 millions symptomatique, 50% >65 ans radiologique, 1,8 milliard €/an (1,7%).
  5. Lister les facteurs de risque généraux et locaux de l’arthrose (âge/sexes, surpoids, génétique digitale ; traumatismes, sollicitations répétées, méniscectomie, laxité, malformation).
  6. Reconnaître les localisations : arthrose primitive (tardive, sans cause précise) vs secondaire (traumatisme, vice architectural, maladie générale).
  7. Pour la coxarthrose : décrire signes fonctionnels (douleurs inguinales irradiant jusqu’au genou, boiterie/raideur, gêne à l’habillage) et signes physiques (douleur à la mobilisation, limitation amplitudes, recherche amy
  8. Pour la coxarthrose : connaître l’imagerie demandée (3 clichés : bassin face debout + faux profil de Lequesne de chaque hanche) et les 4 signes cardinaux radiologiques.
  9. Pour la gonarthrose : donner les compartiments (fémoro-tibiale interne 45-50%, fémoro-patellaire 15-20%, etc.), les signes fonctionnels (douleurs mécaniques, escaliers/agenouillement) et physiques (désaxation, rabot, EIA
  10. Pour l’arthrose digitale : citer localisations (trapézométacarpienne, IPD/IPP, MTP1) et caractéristiques (femme, survenue plus précoce, contexte familial, évolution par poussées parfois destructrice) + traitement (antalg
  11. Pour le traitement de l’arthrose : connaître les antalgiques (palier 1 paracétamol 3 g/j, palier 2 tramadol/codéine, palier 3 morphine) et les associations autorisées (1+2, 1+3, pas 2+3) + place des infiltrations de cort
  12. Pour la lombalgie/lomboradiculalgie et la lombosciatique discale : définir lombalgie vs radiculalgie, décrire le lombago (mécanique, brutal, pas de radiculalgie, attitude antalgique/contracture/raideur) et les urgences (
  13. Pour la lombosciatique discale : donner les critères de typicité (mécanique, début brutal, impulsive ; Lasègue/Léri/sonnette ; pas d’examens si tableau typique) et les indications d’examens complémentaires (adolescent/ >
  14. Pour l’ostéoporose : donner la définition OMS (DMO basse + micro-architecture altérée + fragilité et risque élevé de fracture), les seuils T-score (normalité >-1 ; ostéopénie -1 à -2,5 ; ostéoporose < -2,5 ; sévère < -2,

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1. Quel énoncé correspond le mieux à une arthropathie dégénérative chronique ?

2. Quelle est la définition de la rhumatologie et de l’appareil locomoteur ?

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Articulation — définition ?

Union de deux os ou plus permettant la mobilité.

Définition arthropathie

Atteinte articulaire sans précisions étiologiques.

Arthropathie — définition ?

Maladie d’une articulation sans précision de cause.

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