QCM : Dépression et épisode dépressif caractérisé — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description correspond à la dépression comme trouble de l’humeur ?

Elle se définit par une dépendance, un sevrage ou une intoxication à une substance psychoactive.
Elle peut se manifester par un épisode dépressif caractérisé, un accès maniaque ou un trouble bipolaire.
Elle se manifeste par une anxiété persistante, une phobie ou un trouble obsessionnel compulsif.
Elle correspond à une altération cognitive, une démence ou un épisode confusionnel aigu.

Elle peut se manifester par un épisode dépressif caractérisé, un accès maniaque ou un trouble bipolaire.

Explication

La dépression est présentée comme un trouble de l’humeur pouvant prendre plusieurs formes, notamment l’épisode dépressif caractérisé, l’accès maniaque et les troubles bipolaires. Les autres propositions renvoient à des catégories cliniques différentes qui ne constituent pas les formes indiquées ici.

2. Quel est le risque de présenter un épisode dépressif caractérisé au cours de la vie ?

Il est estimé à 50 %.
Il est estimé à 15 %.
Il est estimé à 75 %.
Il est estimé à 25 %.

Il est estimé à 25 %.

Explication

Le risque au cours de la vie de présenter un épisode dépressif caractérisé est évalué à 25 %. Le taux de 15 % correspond au risque suicidaire associé à la dépression, tandis que 75 % concerne le risque de récidive.

3. Après un épisode dépressif, quel risque concerne la survenue d’une récidive ?

Le risque de récidive est de 50 %.
Le risque de récidive est de 15 %.
Le risque de récidive est de 25 %.
Le risque de récidive est de 75 %.

Le risque de récidive est de 75 %.

Explication

Le risque de récidive après un épisode dépressif est présenté comme étant de 75 %. Le chiffre de 15 % désigne le risque suicidaire associé à la dépression et ne mesure pas la récidive.

4. Quel risque associé à la dépression est évalué à 15 % ?

Le risque de récidive dépressive.
Le risque de présenter un premier épisode.
Le risque de développer une forme saisonnière.
Le risque suicidaire.

Le risque suicidaire.

Explication

Le risque suicidaire associé à la dépression est évalué à 15 % dans les données présentées. Le risque de récidive est de 75 %, tandis que le risque de présenter un épisode au cours de la vie est de 25 %.

5. Quelle condition temporelle et contextuelle caractérise un épisode dépressif caractérisé ?

Les signes cliniques sont présents de façon intermittente et uniquement durant les périodes nocturnes.
Les signes cliniques sont présents pendant quelques heures et dans un contexte précis.
Les signes cliniques sont présents pendant moins d’une semaine et après un effort intense.
Les signes cliniques sont présents pendant plus de 15 jours et dans toutes les circonstances.

Les signes cliniques sont présents pendant plus de 15 jours et dans toutes les circonstances.

Explication

L’épisode dépressif caractérisé associe les signes cliniques de la dépression pendant plus de 15 jours et dans toutes les circonstances. Une durée brève ou une manifestation limitée à un contexte particulier ne correspond pas à cette définition.

6. Que désigne l’anhédonie dans un épisode dépressif ?

Un sentiment de faute associé à une autocritique excessive.
Un ralentissement de la pensée accompagné d’une réduction des mouvements.
Une tonalité émotionnelle marquée par la tristesse ou l’irritabilité.
Une perte du plaisir et de l’élan vital.

Une perte du plaisir et de l’élan vital.

Explication

L’anhédonie désigne la perte du plaisir et de l’élan vital. La culpabilité correspond à un sentiment, l’humeur triste ou irritable à une tonalité émotionnelle, et le ralentissement psychomoteur à une autre manifestation clinique.

7. Quelle association décrit correctement certains troubles neurovégétatifs de l’épisode dépressif caractérisé ?

La paralysie ou les tremblements, ainsi que la dysphagie ou l’aphonie.
La somnolence ou l’hyperactivité, ainsi que l’amnésie ou l’aphasie.
La syncope ou les vertiges, ainsi que la myopie ou l’hyperacousie.
L’insomnie ou l’hypersomnie, ainsi que l’anorexie ou la boulimie.

L’insomnie ou l’hypersomnie, ainsi que l’anorexie ou la boulimie.

Explication

Les troubles du sommeil peuvent prendre la forme d’une insomnie ou d’une hypersomnie, tandis que les troubles alimentaires peuvent correspondre à l’anorexie ou à la boulimie. Les autres associations ne reprennent pas les manifestations décrites pour cet épisode.

8. Quelle combinaison correspond à la cause biologique proposée de la dépression ?

Une baisse du cortisol, de l’acétylcholine et du glutamate.
Une baisse de la dopamine, de la sérotonine et de la noradrénaline.
Une hausse de la dopamine, de la sérotonine et de la noradrénaline.
Une hausse du cortisol, de l’acétylcholine et du glutamate.

Une baisse de la dopamine, de la sérotonine et de la noradrénaline.

Explication

La cause biologique est associée à une baisse de la dopamine, de la sérotonine et de la noradrénaline. Les autres propositions modifient le sens de la variation ou remplacent les neuromédiateurs concernés par d’autres substances.

9. Quelle association entre une forme clinique de dépression et sa caractéristique est correcte ?

La mélancolie correspond à une cause comportementale, tandis que la dépression saisonnière est liée aux neuromédiateurs.
La mélancolie est très sévère, tandis que la dépression saisonnière est liée à la lumière.
La mélancolie dépend d’une atteinte de l’hippocampe, tandis que la dépression saisonnière est infectieuse.
La mélancolie est liée à la lumière, tandis que la dépression saisonnière est très sévère.

La mélancolie est très sévère, tandis que la dépression saisonnière est liée à la lumière.

Explication

La mélancolie est décrite comme une forme très sévère, alors que la dépression saisonnière est associée à la lumière. Les autres propositions attribuent à ces formes des caractéristiques ou des causes qui ne leur correspondent pas.

10. Lequel des éléments suivants doit être recherché dans le diagnostic différentiel d’un épisode dépressif caractérisé ?

Une hypothyroïdie pouvant reproduire certains symptômes dépressifs
Une variation habituelle du sommeil excluant une cause somatique
Une fluctuation normale de la thymie définissant un épisode dépressif
Une amélioration spontanée de l’humeur confirmant une dépression

Une hypothyroïdie pouvant reproduire certains symptômes dépressifs

Explication

L’hypothyroïdie peut produire un tableau ressemblant à une dépression et doit donc être recherchée. Une fluctuation normale de la thymie ne constitue pas, à elle seule, un épisode dépressif caractérisé.

11. Quel examen est le plus directement adapté au dépistage d’une hypothyroïdie lors du diagnostic différentiel d’une dépression ?

Une numération-formule sanguine
Une radiographie thoracique
Un électrocardiogramme
Le dosage de la TSH

Le dosage de la TSH

Explication

Le dosage de la TSH sert à explorer une hypothyroïdie. La numération-formule sanguine est plutôt l’examen utilisé pour rechercher une leucémie dans ce contexte.

12. Laquelle des situations suivantes représente une conséquence socioprofessionnelle d’un épisode dépressif caractérisé ?

Une vulnérabilité biologique augmentant le risque de récidive
Une consommation d’alcool pouvant favoriser l’épisode dépressif
Une anxiété constituant un trouble associé à l’épisode
Une difficulté à conserver son emploi ou ses relations professionnelles

Une difficulté à conserver son emploi ou ses relations professionnelles

Explication

Les complications socioprofessionnelles correspondent notamment aux difficultés affectant l’emploi et l’insertion professionnelle. Une consommation d’alcool est plutôt une addiction pouvant favoriser ou compliquer l’épisode, mais elle ne constitue pas une conséquence socioprofessionnelle.

13. Comment évolue le risque de récidive lorsqu’une personne a déjà présenté plusieurs épisodes dépressifs caractérisés ?

Il reste stable quel que soit le nombre d’épisodes
Il augmente avec le nombre d’épisodes antérieurs
Il diminue grâce à l’adaptation progressive de la personne
Il dépend principalement de la présence d’une addiction

Il augmente avec le nombre d’épisodes antérieurs

Explication

La probabilité de récidive augmente à mesure que le nombre d’épisodes dépressifs caractérisés antérieurs s’accroît. La présence d’une addiction peut influencer l’évolution, mais elle ne remplace pas cette relation entre répétition des épisodes et récidive.

14. Quelle association décrit la prise en charge globale d’un épisode dépressif caractérisé ?

Une psychothérapie associée à une reprise progressive des activités
Un traitement biologique, psychologique et social
Un traitement médicamenteux accompagné d’une surveillance biologique
Un traitement social complété par une intervention familiale

Un traitement biologique, psychologique et social

Explication

La prise en charge associe trois dimensions complémentaires : biologique, psychologique et sociale. Les autres propositions ne couvrent pas l’ensemble de ces dimensions.

15. Quelle stratégie médicamenteuse est privilégiée lors de l’instauration d’un traitement antidépresseur ?

Une alternance rapide de traitements pour comparer leur efficacité
Une association initiale de plusieurs antidépresseurs à faible dose
Une monothérapie à dose efficace dans une relation de confiance
Une automédication adaptée selon l’évolution des symptômes

Une monothérapie à dose efficace dans une relation de confiance

Explication

Le traitement privilégie un seul antidépresseur à dose efficace, avec une relation de confiance entre soignant et soigné. L’association de plusieurs traitements et l’automédication correspondent à des pratiques à éviter.

16. Quelle distinction pharmacologique caractérise les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline par rapport aux inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ?

Ils ciblent la noradrénaline et la dopamine
Ils ciblent la sérotonine et la noradrénaline
Ils ciblent la sérotonine et l’acétylcholine
Ils ciblent l’acétylcholine et la dopamine

Ils ciblent la sérotonine et la noradrénaline

Explication

Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline agissent sur ces deux neurotransmetteurs. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, eux, ciblent principalement la sérotonine.

17. Chez une personne débutant un antidépresseur, quelle succession d’améliorations et de risques doit être surveillée ?

Le sommeil et le ralentissement s’améliorent vers J3-J4, puis l’humeur vers J15 avec un risque accru de levée d’inhibition
Le ralentissement s’aggrave vers J3-J4, puis l’humeur s’améliore vers J15 avec une baisse du risque suicidaire
Le sommeil et l’humeur s’améliorent simultanément vers J15, tandis que le ralentissement reste inchangé
L’humeur s’améliore vers J3-J4, puis le sommeil vers J15 sans modification du risque suicidaire

Le sommeil et le ralentissement s’améliorent vers J3-J4, puis l’humeur vers J15 avec un risque accru de levée d’inhibition

Explication

Le sommeil et le ralentissement psychomoteur s’améliorent généralement vers J3-J4, tandis que l’humeur évolue vers J15. Cette période s’accompagne d’une augmentation majeure du risque suicidaire appelée levée d’inhibition.

18. Quel outil est utilisé pour évaluer le risque suicidaire en psychiatrie ?

L’outil RUD, fondé sur les risques, l’urgence et la dangerosité
Le diagnostic différentiel, centré sur les causes ressemblant à une dépression
L’échelle d’impulsivité, fondée sur les antécédents et les toxiques
L’entretien clinique, limité à l’existence d’un épisode dépressif

L’outil RUD, fondé sur les risques, l’urgence et la dangerosité

Explication

L’outil RUD structure l’évaluation du risque suicidaire autour des risques, de l’urgence et de la dangerosité. Le diagnostic différentiel poursuit une autre finalité : rechercher une cause pouvant ressembler à une dépression.

19. Quels éléments doivent être explorés lors de l’évaluation du risque suicidaire ?

L’impulsivité, la personnalité, les croyances, les habitudes alimentaires et les performances cognitives
La souffrance, l’humeur, le sommeil, l’appétit, la mémoire et les antécédents familiaux
L’intentionnalité, le diagnostic, la réponse au traitement, l’isolement et les symptômes somatiques
La souffrance, l’intentionnalité, l’impulsivité, les facteurs favorisants, l’entourage et les moyens létaux

La souffrance, l’intentionnalité, l’impulsivité, les facteurs favorisants, l’entourage et les moyens létaux

Explication

Cette évaluation prend en compte la souffrance, l’intentionnalité, l’impulsivité, les facteurs favorisants, la qualité de l’entourage et l’accès à des moyens létaux. Les autres propositions remplacent plusieurs de ces dimensions par des éléments cliniques qui ne constituent pas le cadre décrit.

20. Quels moyens potentiellement létaux faut-il notamment rechercher dans l’évaluation du risque suicidaire ?

Des vêtements et des appareils électroniques utilisés quotidiennement
Des armes et des médicaments accessibles à la personne
Des objets personnels et des documents administratifs conservés au domicile
Des aliments et des boissons habituellement consommés par la personne

Des armes et des médicaments accessibles à la personne

Explication

La recherche de moyens létaux inclut notamment les armes et les médicaments disponibles. Les autres catégories correspondent à des objets courants qui ne sont pas citées comme moyens létaux dans cette évaluation.

21. Quels traitements sont cités parmi les autres prises en charge ?

La psychothérapie et la luminothérapie comme modalités de prise en charge
La relaxation et l’antidépresseur comme traitements non médicamenteux
La luminothérapie et l’antibiothérapie comme traitements de première intention
La psychothérapie et la sismothérapie comme seules approches complémentaires

La psychothérapie et la luminothérapie comme modalités de prise en charge

Explication

Les autres traitements mentionnés sont la psychothérapie et la luminothérapie. L’antidépresseur relève du traitement médicamenteux, tandis que les autres associations ne correspondent pas aux modalités citées.

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Qu'est-ce que la dépression selon la définition du cours ?

Un trouble de l’humeur pouvant être un épisode dépressif, un accès maniaque ou un trouble bipolaire.

Quel est le risque de présenter un épisode dépressif caractérisé dans la vie ?

25 %.

Quel est le risque de récidive après un épisode dépressif ?

75 %.

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