QCM : Biomatériaux d’assemblage dentaire — 35 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la fonction principale des biomatériaux d’assemblage en odontologie prothétique ?

Remplacer les tissus pulpaires après une lésion carieuse
Éliminer les bactéries présentes à la surface radiculaire
Modifier la forme des tissus dentaires avant la préparation
Fixer des structures prothétiques ou des restaurations indirectes

Fixer des structures prothétiques ou des restaurations indirectes

Explication

Ces matériaux servent à fixer les structures prothétiques et les restaurations dentaires indirectes. La modification des tissus, le traitement pulpaire et l’élimination bactérienne relèvent d’autres actes cliniques.

2. Quelle combinaison décrit le mieux les contributions des biomatériaux d’assemblage à une restauration ?

Adhésion, durabilité, santé parodontale, esthétique et biocompatibilité
Polissage, réduction coronaire, traitement endodontique, occlusion et stimulation gingivale
Rétention mécanique, blanchiment, anesthésie locale, vitalité pulpaire et radioprotection
Désinfection, reminéralisation, croissance osseuse, hémostase et protection contre les fractures

Adhésion, durabilité, santé parodontale, esthétique et biocompatibilité

Explication

Les biomatériaux d’assemblage assurent l’adhésion et contribuent notamment à la durabilité, à la santé parodontale, à l’esthétique, à la fonctionnalité et à la biocompatibilité. Les autres combinaisons associent des fonctions qui ne caractérisent pas ce rôle global.

3. Quelle distinction oppose correctement le scellement au collage ?

Le scellement et le collage assurent une préservation tissulaire comparable par des mécanismes identiques
Le scellement et le collage dépendent tous deux principalement de la rétention mécanique de la préparation
Le scellement repose sur l’adhésion, tandis que le collage dépend principalement de la rétention de la préparation
Le scellement s’appuie sur la rétention, tandis que le collage repose sur l’adhésion et préserve davantage les tissus

Le scellement s’appuie sur la rétention, tandis que le collage repose sur l’adhésion et préserve davantage les tissus

Explication

Le scellement dépend principalement de la rétention de la préparation, alors que le collage utilise l’adhésion et peut préserver les tissus. L’inversion des mécanismes et l’assimilation des deux procédés ne correspondent pas à cette distinction.

4. Quelle caractéristique correspond à un matériau d’assemblage idéal selon la norme ADA ?

Un joint insoluble et biocompatible d’épaisseur inférieure à 25 μm
Un joint soluble et biocompatible d’épaisseur supérieure à 25 μm
Un joint insoluble mais irritant d’épaisseur proche de 50 μm
Un joint flexible et perméable d’épaisseur variable selon la teinte

Un joint insoluble et biocompatible d’épaisseur inférieure à 25 μm

Explication

Le matériau idéal est insoluble, biocompatible et forme un joint dont l’épaisseur est inférieure à 25 μm selon la norme ADA. Un joint plus épais, soluble, irritant ou perméable ne répond pas à ces critères.

5. Quels éléments doivent être pris en compte pour choisir un matériau d’assemblage ?

Le matériau utilisé, la restauration, le tissu support et la rétention coronaire
La technique d’anesthésie, la radiographie prescrite, l’instrumentation et la position du fauteuil
La température ambiante, la marque du fauteuil, la forme du miroir et le type de gants
La couleur de la salle de soins, l’âge du patient, la durée du rendez-vous et le type d’éclairage

Le matériau utilisé, la restauration, le tissu support et la rétention coronaire

Explication

Le choix dépend du matériau utilisé, du type de restauration, du tissu support et de la rétention de la préparation coronaire. Les autres éléments peuvent influencer l’organisation des soins, mais ne constituent pas les critères de sélection indiqués.

6. Comment la mouillabilité d’un liquide sur un solide est-elle caractérisée, et quand est-elle maximale ?

Par la pression d’application, avec une mouillabilité maximale à 180 degrés
Par l’épaisseur du joint, avec une mouillabilité maximale à 90 degrés
Par l’angle de contact, avec une mouillabilité maximale à 0 degré
Par la viscosité, avec une mouillabilité maximale à 45 degrés

Par l’angle de contact, avec une mouillabilité maximale à 0 degré

Explication

La mouillabilité correspond à l’angle de contact entre le liquide et le solide et elle est maximale lorsque cet angle est nul. La viscosité, l’épaisseur du joint et la pression d’application sont des paramètres distincts.

7. Que signifie une faible viscosité pour un matériau d’assemblage ?

Le matériau présente une forte adhésion sans que son écoulement soit concerné
Le matériau possède une faible mouillabilité malgré une pénétration facilitée
Le matériau résiste peu à son écoulement uniforme et s’écoule facilement
Le matériau résiste fortement à son écoulement uniforme et reste très épais

Le matériau résiste peu à son écoulement uniforme et s’écoule facilement

Explication

La viscosité mesure la résistance intrinsèque d’un matériau à son écoulement uniforme ; une faible viscosité facilite donc l’écoulement. Un matériau épais et difficile à étaler correspond plutôt à une viscosité élevée.

8. De quels facteurs dépend principalement l’épaisseur du joint de collage ?

De la forme radiculaire, de la vitalité pulpaire et de la profondeur de la chambre
De la mouillabilité, de la viscosité et de l’adaptation marginale
De la teinte, de la translucidité et de la fluorescence de la restauration
De la température pulpaire, de l’anesthésique et de la durée de polymérisation

De la mouillabilité, de la viscosité et de l’adaptation marginale

Explication

L’épaisseur du joint dépend de la mouillabilité, de la viscosité du matériau et de l’adaptation marginale de la restauration. Les autres paramètres peuvent avoir une importance clinique générale, mais ne sont pas les déterminants indiqués ici.

9. Quel risque est associé à un joint d’assemblage insuffisamment étanche sur une dent vivante ?

Une amélioration de l’isolation pulpaire, avec une diminution des infiltrations marginales
Une réduction de la rétention de plaque, avec une meilleure protection des tissus gingivaux
Une augmentation de la stabilité marginale, avec une limitation des échanges salivaires
Le passage des bactéries et de la salive, avec un risque accru de lésions carieuses secondaires

Le passage des bactéries et de la salive, avec un risque accru de lésions carieuses secondaires

Explication

Un joint insuffisamment étanche laisse passer les bactéries et la salive, ce qui augmente notamment le risque de lésions carieuses secondaires sur une dent vivante. Les autres propositions décrivent des effets protecteurs qui correspondent davantage à un joint étanche.

10. Pourquoi la zircone ne peut-elle pas être mordancée à l’acide fluorhydrique avant son assemblage ?

Elle contient trop d’eau pour retenir efficacement le silane
Elle ne possède pas de phase vitreuse réactive à cet acide
Elle présente une surface trop poreuse pour supporter le mordançage
Elle libère des fluorures qui neutralisent l’action de l’acide

Elle ne possède pas de phase vitreuse réactive à cet acide

Explication

La zircone ne contient pas de phase vitreuse, contrairement à certaines céramiques, et l’acide fluorhydrique ne peut donc pas créer le traitement de surface recherché. Le silane et le mordançage fluorhydrique concernent plutôt les céramiques contenant une phase vitreuse.

11. Pourquoi l’adhésion à une dentine sclérotique est-elle généralement moins efficace ?

Sa structure hyperminéralisée rend les anfractuosités plus difficiles à créer
Sa surface vitreuse réagit mal aux primers destinés aux céramiques
Son réseau collagénique est trop abondant pour être imprégné
Sa forte teneur en eau empêche les agents adhésifs de pénétrer

Sa structure hyperminéralisée rend les anfractuosités plus difficiles à créer

Explication

La dentine sclérotique est hyperminéralisée, ce qui complique la création d’anfractuosités et réduit les valeurs d’adhésion d’environ 30 %. La difficulté principale ne vient donc pas d’une surface vitreuse ou d’un excès de collagène.

12. Dans une formulation poudre-liquide de ciment, quelle association décrit correctement le rôle et la nature des composants ?

La poudre est le solvant, comme l’acide polyacrylique, et le liquide est le verre
La poudre est l’acide, comme l’acide phosphorique, et le liquide est la base
La poudre est la base, comme l’oxyde de zinc ou le verre, et le liquide est l’acide
La poudre est le catalyseur, comme l’alumine, et le liquide est le zinc

La poudre est la base, comme l’oxyde de zinc ou le verre, et le liquide est l’acide

Explication

Dans ce type de formulation, la poudre constitue la base et peut être composée d’oxyde de zinc ou de verre, tandis que le liquide acide peut être phosphorique ou polyacrylique. L’inversion des rôles entre poudre et liquide constitue la confusion principale.

13. Que se produit-il lorsque le rapport poudre-liquide d’un ciment augmente ?

La résistance augmente, la solubilité diminue, la viscosité augmente et le temps de travail diminue
La résistance diminue, la solubilité diminue, la viscosité augmente et le temps de travail augmente
La résistance diminue, la solubilité augmente, la viscosité diminue et le temps de travail augmente
La résistance augmente, la solubilité augmente, la viscosité diminue et le temps de travail reste stable

La résistance augmente, la solubilité diminue, la viscosité augmente et le temps de travail diminue

Explication

Un rapport poudre-liquide plus élevé renforce le ciment et diminue sa solubilité, mais rend le mélange plus visqueux et réduit le temps de travail. Les autres propositions inversent une ou plusieurs de ces évolutions.

14. Quel mécanisme de rétention caractérise le ciment phosphate de zinc ?

Il assure un ancrage mécanique sans adhésion chimique aux tissus dentaires
Il crée une liaison micromécanique après mordançage à l’acide fluorhydrique
Il forme une liaison chimique avec les tissus dentaires grâce à ses fluorures
Il adhère par des groupements carboxyles aux ions calcium dentaires

Il assure un ancrage mécanique sans adhésion chimique aux tissus dentaires

Explication

Le phosphate de zinc associe une poudre d’oxyde de zinc à de l’acide phosphorique et procure une rétention mécanique. La liaison chimique aux tissus dentaires caractérise plutôt le ciment verre ionomère.

15. Dans quelle situation le ciment phosphate de zinc est-il contre-indiqué ?

Sur une dent non vivante présentant une préparation rétentive
Sous une restauration nécessitant un film proche de 20 micromètres
Sur une dent vivante, en raison de son effet irritant pour la pulpe
Sur un support rétentif, en raison de sa résistance à la compression

Sur une dent vivante, en raison de son effet irritant pour la pulpe

Explication

L’acidité du phosphate de zinc peut irriter la pulpe, ce qui le rend inutilisable sur une dent vivante. Ses autres caractéristiques, comme sa résistance à la compression et son film d’environ 20 micromètres, peuvent être favorables sur un support rétentif approprié.

16. Quelle réaction définit la prise d’un ciment verre ionomère ?

Une polymérisation entre une résine méthacrylate et un initiateur organique
Une réaction acide-base entre un verre fluoro-alumino-silicate et une solution aqueuse d’acide polyacrylique
Une précipitation entre de l’oxyde de zinc solide et un acide phosphorique concentré
Une fusion entre une poudre silicatée et un liquide chauffé à haute température

Une réaction acide-base entre un verre fluoro-alumino-silicate et une solution aqueuse d’acide polyacrylique

Explication

Le ciment verre ionomère se forme par une réaction acide-base entre une poudre de verre fluoro-alumino-silicate et une solution aqueuse d’acide polyacrylique. Il ne repose donc pas principalement sur une polymérisation résineuse ni sur une fusion thermique.

17. Quelle propriété distingue particulièrement le ciment verre ionomère du phosphate de zinc ?

Il irrite la pulpe et devient inutilisable sur une dent vivante
Il adhère chimiquement aux structures dentaires et libère des fluorures
Il fournit une rétention mécanique sans liaison chimique aux tissus dentaires
Il associe une faible solubilité à un film proche de 20 micromètres

Il adhère chimiquement aux structures dentaires et libère des fluorures

Explication

Le ciment verre ionomère adhère chimiquement aux structures dentaires et aux alliages métalliques inoxydables, tout en libérant des fluorures et en étant biocompatible. La rétention purement mécanique et l’irritation pulpaire correspondent plutôt au phosphate de zinc.

18. Quelles étapes décrivent correctement la prise d’un ciment verre ionomère conventionnel ou modifié par résine ?

Hydratation du verre, dissolution des sels, puis polymérisation d’un réseau méthacrylate
Précipitation des polymères, dissolution de l’acide, puis séchage du polysel formé
Polymérisation des monomères, évaporation de l’eau, puis fusion des particules de verre
Dissolution du verre, précipitation des sels, puis hydratation formant un polysel gélifié

Dissolution du verre, précipitation des sels, puis hydratation formant un polysel gélifié

Explication

La prise comprend d’abord la dissolution du verre avec libération d’ions, puis la précipitation des sels de calcium et d’aluminium et leur hydratation en polysel gélifié. La polymérisation des monomères résineux appartient à un mécanisme complémentaire du CVIMAR, mais ne remplace pas cette séquence acide-base.

19. Quelle composition caractérise le ciment verre ionomère modifié par résine, ou CVIMAR ?

Du verre FAS, d’une résine époxy, d’un catalyseur et d’un agent de couplage
De l’acide polyacrylique, de l’eau et de particules de verre sans composant résineux
Du verre FAS, de l’acide polyacrylique, de l’eau et des polymères résineux
De la silice, de l’acide phosphorique, d’un solvant organique et de charges métalliques

Du verre FAS, de l’acide polyacrylique, de l’eau et des polymères résineux

Explication

Le CVIMAR contient du verre FAS, de l’acide polyacrylique, de l’eau et des polymères résineux comme l’HEMA ou le Bis-GMA. La présence de ces polymères le distingue du CVI conventionnel, qui ne contient pas cette phase résineuse.

20. Pourquoi la prise du CVIMAR est-elle qualifiée de double ?

Elle associe une réaction acide-base à la polymérisation des composants résineux
Elle associe une photopolymérisation à une fusion thermique des particules minérales
Elle associe une précipitation des sels à une déshydratation du ciment durci
Elle associe une dissolution du verre à une évaporation complète de l’eau

Elle associe une réaction acide-base à la polymérisation des composants résineux

Explication

Le CVIMAR durcit par deux mécanismes complémentaires : la réaction acide-base du verre ionomère et la polymérisation de la phase résineuse. Le CVI conventionnel repose principalement sur la réaction acide-base et ne possède pas cette seconde prise résineuse.

21. Quelle propriété distingue le CVIMAR du CVI dans une situation clinique exposée à l’humidité ?

Il améliore la tolérance à l’humidité, mais au prix d’une solubilité supérieure et d’une adhérence diminuée
Il présente une solubilité plus élevée, une adhérence réduite et une sensibilité accrue à l’humidité
Il possède une résistance mécanique comparable, mais une prise plus lente et une adhésion moins efficace
Il présente une solubilité plus faible, de meilleures propriétés mécaniques et adhésives, ainsi qu’une meilleure tolérance à l’humidité

Il présente une solubilité plus faible, de meilleures propriétés mécaniques et adhésives, ainsi qu’une meilleure tolérance à l’humidité

Explication

Le CVIMAR est moins soluble et possède des propriétés mécaniques et adhésives supérieures à celles du CVI, tout en tolérant mieux l’humidité. Une solubilité accrue ou une adhérence diminuée décrirait l’inverse de l’avantage attendu.

22. Comment définir les polymères de collage utilisés en dentisterie restauratrice ?

Des résines époxy constituées de polymères préformés et ne contenant pas de phase minérale
Des résines acryliques à base de monomères méthacrylates, avec ou sans charges minérales
Des ciments acido-basiques contenant du verre réactif et dépourvus de monomères organiques
Des matériaux métalliques composés d’un alliage réactif et d’un monomère hydrophile

Des résines acryliques à base de monomères méthacrylates, avec ou sans charges minérales

Explication

Les polymères de collage sont des résines acryliques contenant des monomères méthacrylates tels que le Bis-GMA, l’UDMA ou le TEGDMA. Ils peuvent aussi incorporer des charges minérales, ce qui les distingue d’une résine nécessairement non chargée.

23. Quels modes de polymérisation peuvent être utilisés pour les polymères de collage ?

La fusion thermique, l’hydratation ionique ou une précipitation de sels minéraux
La chimiopolymérisation, le refroidissement contrôlé ou une dissolution progressive du verre
La photopolymérisation, la chimiopolymérisation ou un mode mixte combinant les deux
La photopolymérisation, l’évaporation du solvant ou une cristallisation de la matrice

La photopolymérisation, la chimiopolymérisation ou un mode mixte combinant les deux

Explication

Les polymères de collage peuvent durcir par photopolymérisation, par chimiopolymérisation ou par un mode mixte. La polymérisation chimique peut notamment se produire sous une restauration opaque, où la lumière atteint difficilement le matériau.

24. Quelle affirmation décrit correctement la photopolymérisation des polymères de collage ?

Elle est généralement initiée par l’HEMA autour de 300 nm, avec une perte d’énergie limitée dans les couches épaisses
Elle est souvent initiée par la camphoroquinone autour de 462 nm, avec une forte perte d’énergie au-delà de 1 mm
Elle dépend principalement du Bis-GMA autour de 520 nm, avec une augmentation d’énergie au-delà de 1 mm
Elle est activée par l’acide phosphorique autour de 650 nm, avec une transmission constante dans le matériau

Elle est souvent initiée par la camphoroquinone autour de 462 nm, avec une forte perte d’énergie au-delà de 1 mm

Explication

La camphoroquinone initie le plus souvent la photopolymérisation à une longueur d’onde optimale d’environ 462 nm, et la perte d’énergie photonique atteint 80 % au-delà de 1 mm d’épaisseur. L’HEMA et le Bis-GMA sont des monomères résineux, non les principaux initiateurs lumineux décrits ici.

25. Quelle caractéristique définit une colle sans potentiel adhésif ?

Elle nécessite un mordançage des tissus dentaires, mais forme elle-même une liaison avec la céramique
Elle repose sur une réaction acide-base avec la céramique et évite l’utilisation d’un adhésif dentaire
Elle exige un traitement de surface de la céramique et l’application d’un système adhésif sur les tissus dentaires
Elle adhère directement à la céramique et aux tissus dentaires sans préparation ni système complémentaire

Elle exige un traitement de surface de la céramique et l’application d’un système adhésif sur les tissus dentaires

Explication

Une colle sans potentiel adhésif doit être associée à un traitement de surface de la céramique et à un système adhésif appliqué sur les tissus dentaires. La liaison ne provient donc pas d’un potentiel adhésif propre de la colle, contrairement à ce que suggèrent les autres propositions.

26. Pourquoi les résines de collage sans potentiel adhésif sont-elles considérées comme le gold standard du collage amélaire à long terme ?

Elles présentent les valeurs d’adhérence les plus élevées parmi les systèmes de collage
Elles durcissent sans variation dimensionnelle et ne nécessitent aucun protocole de surface
Elles remplacent le traitement de la céramique par une simple application de primer
Elles tolèrent les surfaces non préparées grâce à une réaction autonome avec l’émail

Elles présentent les valeurs d’adhérence les plus élevées parmi les systèmes de collage

Explication

Ces résines présentent les valeurs d’adhérence les plus élevées et constituent donc le gold standard du collage amélaire à long terme. Leur performance élevée ne supprime pas la nécessité d’un traitement de surface ni celle d’un système adhésif complémentaire.

27. Dans le système MR3, quel est l’ordre correct des étapes opératoires ?

Rinçage et séchage, application de l’adhésif, mordançage à l’acide phosphorique à 37 %, puis primer
Mordançage à l’acide phosphorique à 37 %, application de l’adhésif, rinçage, puis application du primer
Mordançage à l’acide phosphorique à 37 %, rinçage et séchage, application du primer, puis de l’adhésif
Application du primer, mordançage à l’acide phosphorique à 37 %, séchage, puis application de l’adhésif

Mordançage à l’acide phosphorique à 37 %, rinçage et séchage, application du primer, puis de l’adhésif

Explication

Le protocole MR3 suit la séquence mordançage, rinçage et séchage, primer, puis adhésif. Le primer doit être appliqué avant l’adhésif, car il établit l’interface entre le substrat hydrophile et la couche adhésive hydrophobe.

28. Quel rôle caractérise notamment le monomère MDP des adhésifs universels ?

Il copolymérise, équilibre les domaines hydrophile et hydrophobe et forme des sels avec le calcium de l’hydroxyapatite
Il dissout le verre FAS, précipite des sels métalliques et forme un polysel gélifié avec l’eau
Il remplace le mordançage phosphorique en formant une couche minérale indépendante de l’hydroxyapatite
Il déclenche la photopolymérisation à 462 nm et absorbe l’énergie lumineuse dans les couches profondes

Il copolymérise, équilibre les domaines hydrophile et hydrophobe et forme des sels avec le calcium de l’hydroxyapatite

Explication

Le MDP peut copolymériser, contribuer à l’équilibre hydrophile-hydrophobe et former des sels avec le calcium de l’hydroxyapatite. La prise acide-base du verre et l’initiation lumineuse par la camphoroquinone relèvent d’autres mécanismes ou composants.

29. Quel élément distingue une colle avec potentiel adhésif d’une résine sans potentiel adhésif ?

La nécessité d’une polymérisation exclusivement photoactivée
La présence d’un monomère fonctionnel comme le 4-META ou le MDP
L’utilisation d’un mordançage acide avant chaque application
La présence d’une charge minérale augmentant sa viscosité

La présence d’un monomère fonctionnel comme le 4-META ou le MDP

Explication

Une colle avec potentiel adhésif contient son propre monomère fonctionnel, tel que le 4-META ou le MDP, qui favorise l’adhésion aux surfaces dentaires et prothétiques. La présence de charges ou le mode de polymérisation ne définit pas à lui seul ce potentiel adhésif.

30. Pour le collage d’une restauration en zircone ou d’un alliage métallique, quel type de colle est indiqué ?

Une colle contenant uniquement des monomères carboxyliques hydrophiles
Une colle sans monomère fonctionnel, réservée aux surfaces métalliques
Une colle activée par l’acide fluorhydrique, adaptée au mordançage de la zircone
Une colle contenant du MDP, capable d’interagir avec les oxydes métalliques

Une colle contenant du MDP, capable d’interagir avec les oxydes métalliques

Explication

Le MDP peut établir une liaison chimique avec l’hydroxyapatite et les oxydes métalliques, ce qui le rend indiqué pour la zircone et les alliages métalliques. L’acide fluorhydrique ne mordance pas efficacement la zircone et ne remplace donc pas l’action du MDP.

31. Quelle caractéristique associe correctement les colles auto-adhésives ?

Une résine non chargée, une prise exclusivement photochimique et un mordançage systématique de la dent
Des diméthacrylates chargés, des monomères acides et une prise duale sans traitement préalable obligatoire
Des monomères hydrophobes, une prise chimique lente et un traitement préalable obligatoire de la restauration
Des diméthacrylates non acides, une prise exclusivement chimique et une préparation systématique de l’émail

Des diméthacrylates chargés, des monomères acides et une prise duale sans traitement préalable obligatoire

Explication

Les colles auto-adhésives combinent des diméthacrylates chargés, des monomères méthacrylates d’acides phosphorique et carboxylique, ainsi qu’une prise duale. Elles ne nécessitent pas obligatoirement de traitement préalable de la dent ou de la restauration.

32. Quel effet peut produire un mordançage à l’acide phosphorique lors de l’utilisation d’une colle auto-adhésive ?

Il peut augmenter de moitié l’adhérence sur les deux tissus dentaires
Il peut doubler l’adhérence à la dentine, mais diviser par trois celle obtenue sur l’émail
Il peut doubler l’adhérence à l’émail, mais diviser par trois celle obtenue sur la dentine
Il peut tripler l’adhérence à l’émail, mais réduire de moitié celle obtenue sur la dentine

Il peut doubler l’adhérence à l’émail, mais diviser par trois celle obtenue sur la dentine

Explication

Le mordançage phosphorique améliore l’adhérence de la colle auto-adhésive à l’émail, jusqu’à la doubler, tandis qu’il peut réduire l’adhérence à la dentine à environ un tiers. La dentine ne réagit donc pas comme l’émail dans cette situation.

33. Pour coller un composite ou une vitrocéramique, quelle stratégie adhésive faut-il privilégier ?

Une colle auto-adhésive, avec un système MR appliqué indistinctement sur les deux tissus
Une colle sans potentiel adhésif, avec un système MR sur l’émail et un adhésif universel sur la dentine
Une colle avec potentiel adhésif, avec un adhésif universel sur l’émail et un système MR sur la dentine
Une colle sans potentiel adhésif, avec un adhésif universel appliqué indistinctement sur les deux tissus

Une colle sans potentiel adhésif, avec un système MR sur l’émail et un adhésif universel sur la dentine

Explication

Pour les composites et les vitrocéramiques, la stratégie recommandée repose sur une colle sans potentiel adhésif, associée à un système MR sur l’émail et à un adhésif universel sur la dentine. La confusion vient de l’inversion des systèmes entre les deux tissus.

34. Quel matériau adhésif convient de préférence au collage de la zircone ou du métal ?

Une colle avec potentiel adhésif contenant notamment du MDP
Une colle destinée aux composites et aux vitrocéramiques avec adhésif universel
Une colle sans potentiel adhésif associée à un système MR sur la restauration
Une colle auto-adhésive dépourvue de monomères fonctionnels réactifs

Une colle avec potentiel adhésif contenant notamment du MDP

Explication

La zircone et le métal bénéficient d’une colle avec potentiel adhésif, notamment grâce au MDP qui interagit avec les oxydes métalliques. Les colles sans potentiel adhésif sont plutôt privilégiées pour les composites et les vitrocéramiques.

35. Dans quelle situation le CVIMAR est-il particulièrement indiqué ?

Lors d’un collage esthétique sur émail sec avec une isolation parfaitement contrôlée
Lors d’une restauration vitrocéramique exigeant un protocole adhésif sans ciment verre ionomère
Lors du collage d’une zircone nécessitant une interaction chimique avec ses oxydes
Lors d’un scellement sous-gingival, d’une isolation impossible ou d’une préparation métallique rétentive

Lors d’un scellement sous-gingival, d’une isolation impossible ou d’une préparation métallique rétentive

Explication

Le CVIMAR est à privilégier lorsque le scellement est sous-gingival, que l’isolation est impossible ou qu’une préparation métallique offre une rétention suffisante. Les situations de collage esthétique sur émail sec ou de collage spécifique de la zircone relèvent d’autres stratégies.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 74 flashcards sur Biomatériaux d’assemblage dentaire.

Que sont les biomatériaux d’assemblage ?

Des matériaux conçus pour fixer des structures prothétiques ou restaurations dentaires indirectes.

Quel rôle principal jouent les biomatériaux d’assemblage ?

Ils assurent une adhésion entre les composants.

Quelles qualités les biomatériaux d’assemblage contribuent-ils à maintenir ?

La durabilité, la santé parodontale, l’esthétique, la fonctionnalité et la biocompatibilité.

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