Que considère la psychomotricité dans son approche de l’individu ?
L’individu dans sa globalité et les interactions constantes entre motricité et psychisme.
Quels éléments comprend la motricité ?
Le corps, les variations toniques, les attitudes posturales et le mouvement.
Quels éléments comprend le psychisme ?
Les émotions, l’affectivité, la compréhension, l’imagination et le développement cognitif.
Comment les séquences et le rythme du développement psychomoteur varient-ils entre enfants ?
Les séquences sont les mêmes, mais le rythme varie d’un enfant à l’autre.
Quels facteurs soutiennent le développement psychomoteur ?
Le développement du système nerveux, l’apprentissage, l’expérience et les interactions avec l’entourage.
Qu’est-ce que le tonus musculaire ?
Une tension ou contraction permanente et modérée des muscles, entretenue par un influx nerveux.
Quels muscles sont hypo- ou hypertoniques à la naissance ?
Les muscles du tronc et de la tête sont hypotoniques, tandis que les fléchisseurs des membres sont hypertoniques.
Quelles conséquences l’inégale répartition du tonus a-t-elle à la naissance ?
Elle empêche la coordination des mouvements et entraîne une motricité involontaire et saccadée ainsi qu’une position d’enroulement.
Que permet la progression céphalo-caudale du tonus ?
Elle permet le maintien de la tête puis le redressement du tronc.
Que permet la progression proximo-distale du tonus ?
Elle permet la préhension et la motricité fine.
Qu’est-ce qui permet l’émergence progressive de la motricité volontaire ?
La disparition progressive des réflexes archaïques et l’évolution du tonus.
Qu’est-ce que le dialogue tonique entre un parent et un bébé ?
L’ajustement du tonus et de la posture selon la manière dont le bébé est tenu, soutenu et répond.
Comment soulever un nouveau-né pour limiter l’hyper-extension de son axe ?
Dos à soi ou sur le côté.
Que permet la diminution des réflexes archaïques jusqu’à 4 mois ?
Elle laisse place à une motricité plus souple et symétrique.
Comment le bébé commence-t-il à intégrer son existence propre jusqu’à 4 mois ?
Par le mouvement volontaire.
Que favorisent les mains réunies à la bouche et les pieds attrapés durant les premiers mois ?
L’intégration des sensations d’unité et de globalité corporelles.
Que permet la position allongée sur le dos au bébé ?
Les mouvements libres de la tête, la réunion des mains, les jeux d’appuis avec les pieds, l’enroulement et le passage en position latérale.
Jusqu’à 7 mois, que permet au bébé la détente des jambes et la mobilité du bassin ?
De s’enrouler, de jouer avec ses pieds et de pédaler, ce qui contribue à la conscience corporelle et prépare aux retournements.
Jusqu’à quel âge environ la position ventrale développe-t-elle les appuis des membres supérieurs ?
Jusqu’à 8–9 mois.
En position ventrale, sur quoi le bébé s’appuie-t-il avant de repousser le sol avec les mains ?
Sur ses coudes.
Quels muscles la position ventrale renforce-t-elle chez le bébé ?
Les muscles du cou, des épaules, du dos et des fesses.
Quelles positions le renforcement musculaire ventral prépare-t-il à maintenir ?
Les positions assise, à genoux et debout.
Quel déplacement dirigé le bébé peut-il effectuer depuis la position ventrale ?
Il peut ramper.
Quelle acquisition posturale le bébé peut-il réaliser progressivement depuis la position ventrale ?
Il peut s’asseoir seul.
Jusqu’à quel âge le passage à la position assise repose-t-il sur l’équilibre et la prise d’appui ?
Jusqu’à 11 mois.
Quelles réactions le bébé développe-t-il en position assise ?
Des réactions d’équilibration du tronc et de protection avec les mains.
Jusqu’à quel âge le déplacement à quatre pattes prépare-t-il à la marche ?
Jusqu’à 12–14 mois.
Quelles zones corporelles le déplacement à quatre pattes stabilise-t-il ?
Les épaules, le tronc et les hanches.
Quelle étape suit la marche de l’ours dans le redressement vers la marche ?
La position du chevalier servant avec un appui extérieur.
Quelle étape suit le lâcher progressif des appuis vers la marche ?
Le cabotage le long des meubles.
Quelle étape vient après les premiers pas dans le redressement vers la marche ?
Les jeux debout accroupi.
Qui a développé la motricité libre après avoir étudié l’activité spontanée des bébés à Loczy ?
La pédiatre Emmi Pikler, dans les années 1950.
En quoi consiste la motricité libre au quotidien ?
Laisser l’enfant bouger librement dans un environnement sécurisé, sous le regard attentif et bienveillant de l’adulte, sans lui enseigner de mouvement ni imposer une position non acquise.
Comment installer un bébé avant qu’il maîtrise le passage assis autonome ?
Allongé sur le dos.
Comment le bébé modifie-t-il la répartition de son poids pour bouger ?
Il prend conscience de ses appuis au sol, puis répartit différemment son poids sur ces appuis.
Que permet la répétition des expériences motrices chez l’enfant ?
Elle automatise ses mouvements, qu’il peut ensuite complexifier.
Comment l’expérimentation au sol prépare-t-elle la marche ?
Elle construit les coordinations et compétences nécessaires, fondations de la verticalité et d’une marche sereine.
Quels équipements l’accompagnement recommande-t-il de limiter ou de supprimer ?
Le transat, le cosy et l’arche sur le tapis sont à limiter, et le youpala à supprimer.
Quelles chaussures et quels vêtements privilégier pour l’enfant ?
Des vêtements et des chaussures souples, en limitant les chaussures avant la marche et en laissant l’enfant pieds nus dès que possible.
Quelles capacités la motricité libre soutient-elle chez l’enfant ?
Elle soutient la conscience corporelle, la confiance en soi, le plaisir et la sécurité dans le mouvement, l’initiative, la concentration, l’autonomie et l’individualisation.
De 0 à 3 mois, comment la préhension du bébé est-elle déclenchée ?
Par le contact, de façon brève et involontaire.
Autour de 4 mois, quelle coordination apparaît chez le bébé ?
La coordination oculo-manuelle.
Entre 5 et 7 mois, quel type de préhension volontaire le bébé acquiert-il ?
Une préhension globale et imprécise, dite cubito-palmaire.
À partir de 8 mois, entre quels doigts l’enfant utilise-t-il la pince supérieure ?
Entre le pouce et l’index.
Vers 18 mois, quelle tour l’enfant peut-il construire ?
Une tour de deux cubes.
Quelles compétences le bébé possède-t-il dès sa naissance ?
Des compétences innées développées durant la gestation.
Quel degré d’autonomie le bébé possède-t-il à la naissance ?
Il possède peu d’autonomie.
De quoi le bébé est-il porteur dès sa naissance ?
De compétences, d’intentionnalité et de besoins.
De quoi dépend le tonus et à quoi sert-il dès la naissance ?
Il dépend de la maturation neurologique et des relations avec autrui, et sert de moyen de communication affective et émotionnelle.
Qu’est-ce qui contraint et facilite les mouvements du fœtus in utero ?
La paroi contenante mais non rigide de l’utérus le contraint, tandis que l’absence de pesanteur dans le liquide amniotique facilite ses mouvements.
Quels réflexes archaïques sont très présents à la naissance ?
Le grasping, le réflexe de Moro et le réflexe d’escrimeur.
En position ventrale, que permet au bébé le transfert du poids vers un côté du corps ?
Il libère une main pour saisir un objet.
En position ventrale, que favorise l’alternance des appuis chez le bébé ?
Le transfert du poids vers un côté du corps.
Jusqu’à quel âge environ la marche se développe-t-elle ?
Jusqu’à 18–20 mois environ.
Quels éléments composent un espace de motricité libre ?
Un tapis lisse, ferme et spacieux, avec quelques objets adaptés à l’âge et à la préhension de l’enfant.
À quel âge peut-on commencer à proposer la motricité libre ?
Entre 2 et 4 mois, lorsque les mouvements volontaires apparaissent.
De quoi dépend le dialogue tonique entre le parent et le bébé ?
De la sensibilité du parent aux manifestations du bébé et de sa manière de le tenir et de le soutenir.
Quel portage l’accompagnement favorise-t-il pour le bébé ?
Un portage dos contre ventre de l’adulte, avec un soutien sécurisant du bassin.
Pour quels bébés le portage dos contre ventre est-il notamment recommandé ?
Pour les bébés très toniques ou nerveux.
Quels supports l’espace de l’enfant doit-il proposer ?
Des supports adaptés pour prendre appui et se redresser.
Quel matériel de manipulation privilégier pour le tout-petit ?
Des objets simples, légers et faciles à saisir, pouvant être portés à la bouche et réunis dans les deux mains, sans multiplier les dimensions sensorielles sur un même objet.
Entre 10 et 14 mois, quels jeux l’enfant fait-il avec des objets ?
Il joue avec des contenants, emboîte et lance des objets.
À 2 ans, quelle forme l’enfant peut-il dessiner ?
Un rond.
Entre 5 et 7 mois, quelle pince apparaît chez le nourrisson ?
Le début de la pince inférieure entre le pouce et la base de l’index.
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1. Quelle perspective caractérise la psychomotricité dans l’étude du développement de l’enfant ?
2. Pour classer les éléments du développement psychomoteur, dans quelle catégorie faut-il ranger les attitudes posturales et les émotions, respectivement ?
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