QCM : Dyspepsie fonctionnelle : critères et prise en charge — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel énoncé décrit le mieux la dyspepsie fonctionnelle ?

Un syndrome digestif haut sans cause organique, métabolique ou systémique identifiable
Un reflux gastro-œsophagien responsable de brûlures rétro-sternales
Une infection gastrique définie uniquement par la présence de H. pylori
Une maladie inflammatoire chronique de l’estomac confirmée à l’endoscopie

Un syndrome digestif haut sans cause organique, métabolique ou systémique identifiable

Explication

La dyspepsie fonctionnelle est un diagnostic d’élimination : aucune cause organique, métabolique ou systémique identifiable n’est retrouvée. Le reflux et l’infection à H. pylori peuvent être des diagnostics différents ou des causes à rechercher.

2. Dans les critères de Rome IV, quelle situation correspond à la définition de la dyspepsie fonctionnelle ?

Au moins deux symptômes digestifs présents depuis 3 mois, avec une évolution stable sur toute l’année
Une brûlure rétro-sternale isolée apparaissant après chaque repas
Des douleurs épigastriques quotidiennes associées à une perte de poids obligatoire
Au moins un symptôme cardinal présent depuis plus de 6 mois, actif pendant les 3 derniers mois et survenant plusieurs fois par semaine

Au moins un symptôme cardinal présent depuis plus de 6 mois, actif pendant les 3 derniers mois et survenant plusieurs fois par semaine

Explication

Rome IV exige au moins un symptôme cardinal, avec une ancienneté de plus de 6 mois, une activité sur les 3 derniers mois et une fréquence de plusieurs fois par semaine. La brûlure rétro-sternale correspond plutôt à un pyrosis qu’à un critère cardinal.

3. Quel tableau correspond le mieux au sous-type PDS ?

Brûlure rétro-sternale avec régurgitations acides
Nausées et vomissements prédominants
Plénitude post-prandiale et/ou satiété précoce
Douleur épigastrique et/ou brûlure épigastrique

Plénitude post-prandiale et/ou satiété précoce

Explication

Le PDS est centré sur la gêne post-prandiale, avec plénitude et/ou satiété précoce. La douleur ou la brûlure épigastrique relève plutôt de l’EPS.

4. Quelle affirmation sur les sous-types PDS et EPS est correcte ?

Ils sont mutuellement exclus chez chaque patient
L’EPS est défini par une plénitude post-prandiale isolée
Le PDS se manifeste surtout par une douleur rétro-sternale
Ils peuvent coexister chez une même proportion de patients atteints de dyspepsie fonctionnelle

Ils peuvent coexister chez une même proportion de patients atteints de dyspepsie fonctionnelle

Explication

PDS et EPS peuvent coexister chez une fraction des patients. Le PDS est post-prandial, tandis que l’EPS est centré sur la douleur ou la brûlure épigastrique.

5. Quel ordre de grandeur correspond à la prévalence de la dyspepsie dans les données occidentales ?

1 à 5 %
Plus de 70 %
40 à 60 %
10 à 30 %

10 à 30 %

Explication

La prévalence générale de la dyspepsie est donnée entre 10 et 30 % dans les données occidentales. Les autres propositions sont trop éloignées des ordres de grandeur fournis.

6. Quel profil est le plus typiquement associé à la dyspepsie fonctionnelle ?

Sujet âgé, homme, dénutrition et absence totale de comorbidités psychiques
Patient athlète sans facteur psychosocial associé
Jeune adulte, femme, surpoids, bas niveau socio-économique et contexte anxio-dépressif
Enfant scolarisé avec constipation isolée

Jeune adulte, femme, surpoids, bas niveau socio-économique et contexte anxio-dépressif

Explication

Le profil typique mentionné associe jeune âge adulte, sexe féminin, surpoids, bas niveau socio-économique et terrain anxio-dépressif. Les autres propositions ne correspondent pas au profil décrit.

7. Quel ensemble résume le trépied physiopathologique de la dyspepsie fonctionnelle ?

Troubles moteurs, anomalies de sensibilité viscérale et mécanismes cerveau-intestin
Reflux acide, hernie hiatale et spasme œsophagien
Hyperacidité isolée, infection bactérienne et obstruction biliaire
Déficit enzymatique pancréatique, colite et malabsorption

Troubles moteurs, anomalies de sensibilité viscérale et mécanismes cerveau-intestin

Explication

La physiopathologie repose sur trois axes : motricité digestive, sensibilité viscérale et interactions cerveau-intestin. Les autres propositions correspondent à d’autres mécanismes ou maladies.

8. Quel mécanisme est compatible avec une hypersensibilité viscérale dans la dyspepsie fonctionnelle ?

Une obstruction mécanique de la sortie gastrique dans tous les cas
Une augmentation exclusive de la sécrétion pancréatique
Une atteinte hépatique responsable d’ictère
Une tolérance abaissée à la distension duodénale et une hypersensibilité à l’acide ou aux lipides

Une tolérance abaissée à la distension duodénale et une hypersensibilité à l’acide ou aux lipides

Explication

L’hypersensibilité viscérale inclut une baisse de tolérance à la distension et une sensibilité accrue à certains stimuli comme l’acide et les lipides. Les autres réponses ne décrivent pas ce mécanisme.

9. Quel élément constitue un signe d’alarme imposant une endoscopie digestive haute ?

Vomissements persistants
Plénitude post-prandiale après repas copieux
Brûlures épigastriques intermittentes sans autre symptôme
Satiété précoce isolée

Vomissements persistants

Explication

Les vomissements persistants sont un signe d’alarme qui doit faire rechercher une cause ორგანique. La satiété précoce ou la plénitude peuvent appartenir au tableau de dyspepsie fonctionnelle sans être des signes d’alarme.

10. Chez un patient jeune sans signe d’alarme et à faible risque, quelle stratégie diagnostique est proposée en première intention ?

Test non invasif de H. pylori puis traitement empirique
Endoscopie systématique avec biopsies d’emblée
Scanner abdominal avant tout autre examen
Recherche d’une anémie ferriprive comme unique test initial

Test non invasif de H. pylori puis traitement empirique

Explication

Chez un sujet jeune sans signe d’alarme et à faible risque, l’algorithme propose un test non invasif de H. pylori suivi d’un traitement empirique. L’endoscopie d’emblée est réservée aux situations à risque ou avec signes d’alarme.

11. Quel traitement de première intention est surtout recommandé dans le sous-type EPS de la dyspepsie fonctionnelle ?

Un inhibiteur de la pompe à protons pendant 4 à 8 semaines
Un antidépresseur tricyclique à faible dose
Un prokinétique pour stimuler la vidange gastrique
Une éradication systématique de Helicobacter pylori

Un inhibiteur de la pompe à protons pendant 4 à 8 semaines

Explication

Dans l’EPS, le traitement de première ligne repose sur un IPP pendant 4 à 8 semaines. Les prokinétiques sont plutôt proposés en première ligne dans le PDS, pas dans l’EPS.

12. Quelle mesure appartient à l’étape initiale du traitement par étapes de la dyspepsie fonctionnelle ?

Renforcer la relation médecin-malade et revoir les médicaments pouvant aggraver les symptômes
Réaliser une chirurgie anti-reflux
Prescrire d’emblée un tricyclique à forte dose
Commencer par une association antibiotique sans preuve d’infection

Renforcer la relation médecin-malade et revoir les médicaments pouvant aggraver les symptômes

Explication

L’étape 0 associe communication, hygiène de vie et relecture des traitements susceptibles de majorer la dyspepsie. Les autres propositions ne correspondent pas à cette prise en charge initiale.

13. À propos de l’évolution de la dyspepsie fonctionnelle, quelle affirmation est correcte ?

Elle est souvent chronique avec des fluctuations des symptômes
Elle évolue toujours vers un ulcère gastroduodénal
Elle guérit spontanément chez la majorité des patients en quelques semaines
Elle ne s’associe jamais à d’autres troubles fonctionnels digestifs

Elle est souvent chronique avec des fluctuations des symptômes

Explication

La dyspepsie fonctionnelle est décrite comme une affection chronique avec fluctuations. Elle peut aussi évoluer vers d’autres troubles fonctionnels digestifs, ce qui rend les autres propositions fausses.

14. Quel est l’ordre de grandeur du risque de rechute après éradication de Helicobacter pylori dans la dyspepsie fonctionnelle ?

Environ 80 % à 2 ans
Environ 50 % à 3 mois
Environ 27 % à 6 mois
Environ 2 % à 1 an

Environ 27 % à 6 mois

Explication

Le cours indique qu’après éradication de H. pylori, 27 % rechutent à 6 mois. Les autres chiffres ne correspondent pas aux données fournies.

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Mémorisez les réponses avec 14 flashcards sur Dyspepsie fonctionnelle : critères et prise en charge.

Dyspepsie — définition ?

Syndrome digestif haut, non spécifique.

Dyspepsie fonctionnelle — critère clé ?

Symptômes sans cause organique identifiable.

Critères Rome IV — durée ?

Symptômes ≥6 mois, actifs ≥3 mois.

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