QCM : UE5 CM_1 Orthopédie — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le principal avantage biologique d’un abord indirect par rapport à un abord direct ?

Il réduit le risque septique et préserve l’hématome péri-fracturaire
Il remplace la contention par une mobilisation immédiate du foyer
Il rétablit l’axe sans nécessiter de contrôle radiologique
Il facilite la technique opératoire et expose largement les fragments

Il réduit le risque septique et préserve l’hématome péri-fracturaire

Explication

L’abord indirect diminue le risque septique et préserve l’hématome péri-fracturaire, deux éléments favorables à la consolidation. En revanche, il est techniquement plus difficile qu’un abord direct.

2. Quel traitement est indiqué pour une fracture épiphysaire réparable, tandis qu’une articulation irréparable peut conduire à une arthroplastie ou une arthrodèse ?

Une résection osseuse systématique sans reconstruction articulaire
Une réduction suivie d’une ostéosynthèse
Une immobilisation sans réduction et sans fixation
Une stimulation ultrasonore suivie d’une mobilisation immédiate

Une réduction suivie d’une ostéosynthèse

Explication

Une fracture épiphysaire réparable est prise en charge par réduction et ostéosynthèse afin de restaurer et stabiliser l’articulation. L’arthroplastie ou l’arthrodèse concerne plutôt une articulation jugée irréparable, et non une fracture réparable traitée sans fixation.

3. Pourquoi l’os spongieux se consolide-t-il généralement mieux que l’os cortical ?

Parce qu’il supporte davantage les contraintes axiales grâce à ses lamelles compactes
Parce qu’il est moins vascularisé et limite la réaction inflammatoire locale
Parce qu’il est mieux vascularisé et offre davantage de passage aux vaisseaux
Parce qu’il possède une structure compacte qui protège les fragments fracturés

Parce qu’il est mieux vascularisé et offre davantage de passage aux vaisseaux

Explication

L’os spongieux bénéficie d’une vascularisation supérieure, ce qui favorise sa consolidation. À l’inverse, les lamelles compactes de l’os cortical laissent moins de place aux vaisseaux.

4. Quelle caractéristique de la diaphyse de l’enfant justifie une prise en charge différente de celle de l’adulte ?

Sa croissance limitée au niveau métaphysaire
Sa rigidité et la faible vascularisation périostée
Son absence de remodelage après la consolidation
Sa plasticité et l’importance de son périoste

Sa plasticité et l’importance de son périoste

Explication

La diaphyse de l’enfant se distingue par sa plasticité et par un périoste important, ce qui influence la stratégie thérapeutique. La rigidité osseuse et la faible vascularisation périostée correspondent à une description opposée.

5. Dans une fracture diaphysaire, que permet généralement une ostéosynthèse intramédullaire dynamique ?

Elle corrige l’axe en préservant une immobilisation prolongée du membre
Elle solidarise complètement les fragments et interdit toute mise en charge précoce
Elle rétablit l’axe longitudinal et autorise souvent une mise en charge précoce
Elle maintient les fragments par une plaque située au contact externe de l’os

Elle rétablit l’axe longitudinal et autorise souvent une mise en charge précoce

Explication

L’ostéosynthèse intramédullaire dynamique rétablit l’axe longitudinal et permet souvent une mise en charge précoce sans solidariser complètement les fragments. Elle ne correspond donc pas à une fixation rigide par plaque ni à une immobilisation prolongée systématique.

6. Laquelle de ces lésions appartient aux fractures spécifiques de l’enfant ?

La fracture-luxation dégénérative
La fracture transversale comminutive adulte
La fracture en bois vert
La fracture de fatigue métastatique

La fracture en bois vert

Explication

Les fractures en bois vert font partie des formes particulières observées chez l’enfant, avec les fractures plastiques, sous-périostées et en motte de beurre. Les autres propositions décrivent des situations qui ne constituent pas cette classification pédiatrique spécifique.

7. Quelle différence décrit correctement la chirurgie ouverte et la chirurgie fermée dans l’ostéosynthèse ?

La chirurgie ouverte aborde le foyer à distance, tandis que la chirurgie fermée l’expose directement
La chirurgie ouverte utilise un fixateur externe, tandis que la chirurgie fermée utilise une plaque
La chirurgie ouverte aborde directement le foyer, tandis que la chirurgie fermée l’aborde à distance
La chirurgie ouverte concerne l’os spongieux, tandis que la chirurgie fermée concerne l’os cortical

La chirurgie ouverte aborde directement le foyer, tandis que la chirurgie fermée l’aborde à distance

Explication

La chirurgie ouverte utilise un abord direct du foyer de fracture, alors que la chirurgie fermée introduit le matériel par un abord indirect à distance. Le type d’implant ou d’os ne définit pas cette distinction.

8. Quel domaine médical correspond à la traumatologie ?

L’étude et le traitement des traumatismes en situation d’urgence
La rééducation fonctionnelle après guérison des lésions
L’analyse des maladies chroniques de l’appareil locomoteur
La prévention des infections liées aux interventions chirurgicales

L’étude et le traitement des traumatismes en situation d’urgence

Explication

La traumatologie étudie et traite les traumatismes dans un contexte d’urgence qui exige une réponse médicale adaptée et rapide. La rééducation intervient plutôt après la phase initiale de traitement des lésions.

9. Quelle succession décrit correctement l’examen clinique d’un traumatisme ?

Palpation, radiographie, interrogatoire, puis inspection comparative
Interrogatoire, examen physique comparatif, inspection, puis palpation
Inspection, traitement, palpation, puis interrogatoire des antécédents
Examen physique, immobilisation, palpation, puis interrogatoire du patient

Interrogatoire, examen physique comparatif, inspection, puis palpation

Explication

L’examen clinique associe d’abord l’interrogatoire, puis un examen physique bilatéral et comparatif, avec inspection suivie de palpation. La radiographie appartient à l’imagerie et ne remplace pas les étapes cliniques initiales.

10. Quelle place la radiographie occupe-t-elle dans l’exploration d’une fracture ?

Elle constitue l’examen le plus important, complété selon la lésion par une imagerie adaptée
Elle sert principalement à évaluer les antécédents et le mécanisme du traumatisme
Elle devient inutile lorsque l’examen clinique révèle une douleur et une impotence fonctionnelle
Elle est remplacée par une imagerie complémentaire choisie avant toute autre exploration

Elle constitue l’examen le plus important, complété selon la lésion par une imagerie adaptée

Explication

La radiographie est l’examen de référence le plus important, tandis que l’imagerie complémentaire dépend de la situation et de la lésion initiale. Une douleur ou une impotence fonctionnelle ne suffit pas à rendre la radiographie inutile.

11. Dans quel ordre l’évaluation post-fracturaire est-elle menée de façon générale ?

État physiologique et antécédents, traumatisme, puis siège et lésions périphériques
Type de fracture, traitement, puis mécanisme et état physiologique
Siège de la fracture, imagerie, puis état physiologique et antécédents
Lésions périphériques, antécédents, puis importance et mécanisme du traumatisme

État physiologique et antécédents, traumatisme, puis siège et lésions périphériques

Explication

L’évaluation commence par l’état physiologique et les antécédents, puis précise le traumatisme avant d’étudier la fracture et ses lésions périphériques. Confondre l’évaluation globale avec l’analyse locale inverse cet ordre et mélange deux objectifs distincts.

12. Quel tableau décrit le mieux une fracture en motte de beurre chez l’enfant ?

Une rupture diaphysaire complète avec perte du périoste et consolidation lente
Une fracture épiphysaire déplacée avec ouverture articulaire et instabilité majeure
Une fissure longitudinale adulte sans tassement ni réaction périostée
Un tassement métaphysaire avec périoste intact et consolidation rapide

Un tassement métaphysaire avec périoste intact et consolidation rapide

Explication

La fracture en motte de beurre est une fracture métaphysaire comportant un tassement osseux, tandis que le périoste reste intact et la consolidation est rapide. La fracture diaphysaire habituelle de l’enfant ne se caractérise pas par ce tassement métaphysaire.

13. Quelle technique pédiatrique correspond à l’enclouage centro-médullaire élastique stable avec deux broches pré-courbées et trois points d’appui ?

La fixation externe articulée
L’arthrodèse centro-médullaire
L’ECMES
La plaque vissée conventionnelle

L’ECMES

Explication

L’ECMES utilise deux broches élastiques pré-courbées qui assurent une stabilité grâce à trois points d’appui. Une plaque vissée conventionnelle repose sur un principe de fixation différent et ne définit pas cette technique.

14. Quels éléments l’inspection et la palpation doivent-elles rechercher après un traumatisme ?

Résultats radiographiques, réponse au traitement et durée de rééducation
Déformation, attitude vicieuse, œdème, hématome et lésions vasculo-nerveuses
Fièvre, perte de poids, toux et troubles digestifs associés
Rythme cardiaque, capacité respiratoire et antécédents familiaux

Déformation, attitude vicieuse, œdème, hématome et lésions vasculo-nerveuses

Explication

L’inspection et la palpation évaluent notamment la forme du membre, les tuméfactions, les lésions cutanées et l’état vasculo-nerveux. Les autres éléments proposés relèvent d’autres parties de l’évaluation médicale ou d’étapes ultérieures.

15. Après la phase algique initiale, quelle séquence correspond à la prise en charge fonctionnelle recommandée ?

Appliquer le protocole GREC, puis commencer une rééducation progressive
Commencer une rééducation intensive, puis appliquer le protocole GREC
Réaliser une réduction instrumentale, puis reprendre progressivement les mouvements
Maintenir une immobilisation prolongée, puis rééduquer lorsque l’os est consolidé

Appliquer le protocole GREC, puis commencer une rééducation progressive

Explication

Après la phase douloureuse initiale, le protocole GREC est utilisé avant une rééducation douce, progressive et adaptée. La rééducation ne précède pas cette prise en charge initiale et l’immobilisation prolongée ne caractérise pas cette démarche.

16. Quelle caractéristique distingue l’ostéosynthèse interne de l’ostéosynthèse externe ?

Le matériel interne reste à l’extérieur, tandis que le fixateur externe est placé au foyer
Le matériel interne est utilisé sans implant, tandis que le fixateur externe contient une plaque vissée
Le matériel interne agit à distance, tandis que le fixateur externe est entièrement enfoui
Le matériel interne est placé dans le corps, tandis que le fixateur externe reste principalement à l’extérieur

Le matériel interne est placé dans le corps, tandis que le fixateur externe reste principalement à l’extérieur

Explication

L’ostéosynthèse interne enfouit le matériel dans le corps, alors que l’ostéosynthèse externe repose principalement sur un fixateur situé à l’extérieur. La distinction ne dépend donc pas de la distance au foyer, mais de la position du matériel.

17. Chez un patient présentant une fracture avec une détresse vitale et des lésions associées, quelle priorité guide la prise en charge initiale ?

Immobiliser la fracture avant d’évaluer les fonctions vitales
Réaliser une imagerie détaillée avant tout traitement urgent
Traiter les urgences vitales et les lésions associées avant la fracture
Corriger la déformation osseuse avant de rechercher d’autres lésions

Traiter les urgences vitales et les lésions associées avant la fracture

Explication

Les urgences vitales et les lésions associées peuvent menacer immédiatement la vie ou le membre et doivent donc précéder le traitement de la fracture. L’immobilisation et l’imagerie restent importantes, mais elles ne remplacent pas cette priorité initiale.

18. Quelle prise en charge est la plus cohérente pour une fracture diaphysaire qui se consolide difficilement ?

Une mobilisation fonctionnelle privilégiant l’amplitude avant la stabilité
Une rééducation précoce destinée à mobiliser rapidement le foyer
Une immobilisation visant à protéger la consolidation de la diaphyse
Un protocole GREC prolongé sans mesure de contention

Une immobilisation visant à protéger la consolidation de la diaphyse

Explication

Une fracture diaphysaire se consolide mal et nécessite donc une immobilisation. La rééducation précoce et la priorité donnée à la mobilité correspondent davantage à la prise en charge fonctionnelle d’un os spongieux.

19. Quelle association décrit correctement les voies d’abord utilisées en chirurgie épiphysaire ouverte et fermée ?

Arthrodèse pour la chirurgie ouverte et arthroplastie pour la chirurgie fermée
Arthroscopie pour la chirurgie ouverte et arthrotomie pour la chirurgie fermée
Arthroplastie pour la chirurgie ouverte et arthrodèse pour la chirurgie fermée
Arthrotomie pour la chirurgie ouverte et arthroscopie pour la chirurgie fermée

Arthrotomie pour la chirurgie ouverte et arthroscopie pour la chirurgie fermée

Explication

La chirurgie ouverte recourt à l’arthrotomie, qui ouvre l’articulation, tandis que la chirurgie fermée peut utiliser l’arthroscopie par de petites incisions péri-articulaires. L’arthroscopie n’est donc pas la voie correspondant à l’ouverture chirurgicale classique de l’articulation.

20. Quelle distinction oppose correctement l’arthrodèse à l’ankylose ?

L’arthrodèse conserve la mobilité articulaire, l’ankylose augmente l’amplitude grâce à la cicatrisation
L’arthrodèse est un blocage spontané en position non fonctionnelle, l’ankylose un blocage chirurgical fonctionnel
L’arthrodèse concerne les fractures diaphysaires, l’ankylose concerne les tissus musculaires sains
L’arthrodèse est un blocage chirurgical en position fonctionnelle, l’ankylose un blocage spontané en position non fonctionnelle

L’arthrodèse est un blocage chirurgical en position fonctionnelle, l’ankylose un blocage spontané en position non fonctionnelle

Explication

L’arthrodèse est réalisée chirurgicalement pour bloquer l’articulation dans une position fonctionnelle, tandis que l’ankylose survient spontanément et peut fixer l’articulation dans une position non fonctionnelle. Les deux notions ne décrivent donc ni une conservation de la mobilité ni des localisations tissulaires spécifiques.

21. Quelle fracture est considérée comme stable sous contrainte axiale ?

La fracture oblique, dont l’orientation bloque la translation des fragments
La fracture spiroïde, dont la torsion empêche le déplacement secondaire
La fracture comminutive, dont les nombreux fragments stabilisent l’axe
La fracture transversale, dont les surfaces résistent au glissement axial

La fracture transversale, dont les surfaces résistent au glissement axial

Explication

La fracture transversale est stable sous contrainte axiale. Les fractures obliques et spiroïdes sont plus instables, car la contraction musculaire peut faire glisser leurs fragments.

22. Quel est l’objectif principal du traitement fonctionnel d’une fracture ?

Favoriser la mobilité grâce à une rééducation adaptée
Rétablir une anatomie osseuse parfaitement identique
Maintenir l’alignement osseux par une contention rigide
Stabiliser les fragments au moyen d’un implant interne

Favoriser la mobilité grâce à une rééducation adaptée

Explication

Le traitement fonctionnel privilégie la récupération de la mobilité et repose principalement sur la rééducation. La recherche d’un alignement anatomique ou la stabilisation par contention et implant relèvent plutôt d’approches orthopédiques ou chirurgicales.

23. Quelles sont les deux étapes principales du traitement orthopédique d’une fracture déplacée ?

Réduire la fracture, puis la contenir pour prévenir un nouveau déplacement
Rééduquer le membre, puis corriger secondairement l’alignement osseux
Refroidir la fracture, puis mobiliser le membre selon la douleur
Fixer la fracture par implant, puis retirer rapidement le matériel

Réduire la fracture, puis la contenir pour prévenir un nouveau déplacement

Explication

Le traitement orthopédique associe la réduction d’une fracture déplacée et sa contention afin d’éviter la récidive du déplacement. La fixation par implant appartient à l’ostéosynthèse chirurgicale, tandis que la rééducation n’est pas l’étape initiale décrite ici.

24. Chez une personne ayant une fracture de jambe associée à une lésion artérielle, quelle intervention est prioritaire ?

Attendre l’apparition d’une nécrose pour préciser la conduite à tenir
Rétablir la vascularisation de la jambe avant de traiter la fracture
Privilégier l’examen radiographique avant toute restauration circulatoire
Réaliser la consolidation osseuse avant de réparer l’artère

Rétablir la vascularisation de la jambe avant de traiter la fracture

Explication

La réparation artérielle est prioritaire, car l’absence de vascularisation peut provoquer une nécrose et mener à l’amputation. Traiter d’abord l’os retarderait la restauration du flux sanguin et exposerait le membre à une ischémie prolongée.

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Qu'est-ce que la traumatologie ?

La traumatologie est la partie de la médecine dédiée aux traumatismes en urgence.

Quelle priorité dans la prise en charge initiale d'une fracture ?

Traiter d'abord les lésions associées et urgences vitales avant la fracture.

Que recherche d'abord l'évaluation post-fracturaire ?

L'état physiologique et les antécédents du blessé.

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