📋 Plan du Cours
- Épidémiologie et importance des gastro-entérites néonatales chez le veau
- Agents pathogènes impliqués et notion de pression d’infection
- Physiopathologie des pertes électrolytiques et acidose métabolique
- Signes cliniques et complications associées des gastro-entérites néonatales
- Évaluation clinique et paraclinique du risque de septicémie
- Principes généraux du traitement : antibiothérapie, réhydratation et nursing
- Réhydratation orale : modalités, choix des solutions et alimentation lactée
- Réhydratation intraveineuse : correction de la déshydratation, acidose et troubles
- Gestion des troubles électrolytiques persistants et surveillance clinique
- Diagnostic étiologique : prélèvements, méthodes de laboratoire et interprétation
- Qualité et quantité du colostrum : importance pour l’immunité passive du veau
- Facteurs de risque liés à la qualité et à la quantité du colostrum
📖 1. Épidémiologie et importance des gastro-entérites néonatales chez le veau
🔑 Notions clés & Définitions
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Coli : bactérie du groupe des Enterobacteriaceae, mentionnée ici dans le cadre des agents pathogènes des gastro-entérites néonatales, avec plusieurs formes impliquées selon leur mode d’action.
-
fimbriaes : adhésines portées par certaines souches d’Escherichia coli entérotoxigènes, citées sous les types F5 (K99), F41 et les formes afimbriaires CS31A.
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Gastro-entérites néonatales : diarrhée survenant jusqu’à 1 mois d’âge chez le veau, correspondant à une maladie multifactorielle associant agents pathogènes, conduite d’élevage, alimentation, logement et veau.
-
Définition / importance : diarrhée jusqu’à 1 mois d’âge, avec une importance majeure en raison de son impact économique, sanitaire et de santé publique.
-
VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire : établissement cité comme support de l’enseignement présenté dans le document.
📝 Points essentiels
- Les gastro-entérites néonatales correspondent à une diarrhée survenant jusqu’à 1 mois d’âge.
- Elles sont présentes dans 100% des élevages naisseurs.
- Elles touchent 20 à 40% des veaux de moins d’un mois, avec une fréquence plus élevée chez les veaux allaitants que chez les veaux laitiers.
- Elles présentent un pic de fréquence en hiver.
- Elles représentent une importance majeure par leur impact économique, sanitaire et de santé publique.
- L’impact économique comprend des pertes directes, avec 10% de mortalité avant 15 jours et 57% de la mortalité au sevrage liée à une diarrhée survenant avant 1 mois.
- Des pertes indirectes sont également mentionnées.
- L’impact de santé publique est souligné.
- Le document indique 9 traitements antibiotiques par veau de boucherie abattu à 6-8 mois, pour des motifs digestifs et respiratoires, dont 1/3 au démarrage en systématique.
- Les gastro-entérites néonatales sont indiquées comme plus importantes que les affections respiratoires, elles-mêmes plus importantes que les omphalites.
- Il s’agit d’un exemple type de maladie multifactorielle.
💡 À retenir
Le poids des gastro-entérites néonatales se mesure à l’échelle du troupeau et du système d’élevage : elles sont très fréquentes, touchent une part importante des veaux jeunes et ont un impact majeur sur la mortalité, les coûts et la santé publique. Leur importance dépasse le seul épisode diarrhéique individuel.
📖 2. Agents pathogènes impliqués et notion de pression d’infection
🔑 Notions clés & Définitions
- Pression d’infection : Accumulation d’agents dans l’environnement du veau jusqu’à l’apparition des signes cliniques.
- Agents pathogènes : Coli = VTEC-STEC Pas clairement impliqués dans les diarrhées mais portage +++ (santé publique) BACTERIES Escherichia coliEnterobacteriaceae 9Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Agents pathogènes - Salmonelles rares, dublin et typhimurium - Campylobacter - Clostridies (perfringens, sordellii) ;
📝 Points essentiels
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\ lait mammiteux/ à cellules / ATB ALIMENTATION LACTEE 100Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Maîtrise des facteurs de risque Autour de la MB Tarissement (Préparation vêlage/alimentation), vaccinations, vêlage (Dystocie++), isolement du couple mère-veau, supervision, hygiène parc vêlage LOGEMENT PROPRE (paillage ++), SAIN (nettoyage, désinfection entre individus), AGREABLE (chaleur, aération, pas de courant d’air) CONDUITE ELEVAGE Hygiène des jeunes, pas de mélange de classes d’âge (allaitants ++) , introduction (marchand de veaux , VOUS), qualité eau, STRESS, ELEVEUR Détection et isolement des malades (marche en avant) Traitement précoce (réhydratant oraux dès les moindre symptômes) NURSING VEAU Maladies intercurrentes abaissant statut immunitaire CARENCES Vit E, Se, I , Vit A HYGIENE, ELEVEUR, LOGEMENT, CONDUITE D’ELEVAGE 101Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Maîtrise des facteurs de risque HYGIENE, ELEVEUR, LOGEMENT, CONDUITE D’ELEVAGE 102Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Vaccination 103Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Vaccination
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Facteurs de risque associés ① Au veau : sensibilité aux agents pathogènes ② À l’environnement du veau : pression d’infection Vaccination Hygiène, conduite d’élevage La vaccination s’intègre dans un schéma global de maîtrise des facteurs de risque infectieux ET non infectieux.
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Lampe Chauffante Veste Paille SOLER 52Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation 53Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation soler Endroit contigu (augmentation de la température) Limitation de la contamination des autres congénères et de l’environnement (baisse de la pression d’infection) Contagiosité de certains pathogènes ++++ EHYDRATER 54Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation 55Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation LE TRAITEMENT PRINCIPAL éhydrater 56Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation déshydratation % Légère 2,5 à 5% intra-veineuse rapide 70 ml/kg/h Orale si réflexe de succion intra-veineuse lente 30 ml/kg/h Réhydratation Relais VO si réflexe succion + 73Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Les 5K tiologie ANTIBIOTHERAPIE 74Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Quelques règles simples Traitement antibiotique NON systématique Risques en termes d’antibiorésistance (Colistine+++) Fonction du diagnostic étiologique Majorité des agents pathogènes non réceptifs (virus & parasites) Antibiothérapie réservée aux infections sévères avec un risque ou des signes de septicémie souches d’E.
💡 À retenir
La maladie repose sur une diversité d’agents et sur leur accumulation dans l’environnement du veau. Comme les mécanismes et les signes peuvent se ressembler, la clinique seule ne permet pas d’établir l’étiologie.
📖 3. Physiopathologie des pertes électrolytiques et acidose métabolique
🔑 Notions clés & Définitions
- Pertes fécales de bicarbonates : pertes digestives de HCO3- qui contribuent directement à l’acidose.
- Acidose métabolique : trouble acido-basique associé à une acidose sanguine, lié ici aux pertes en bicarbonates et à la diminution de l’excrétion rénale des ions H+ et de la réabsorption rénale des bicarbonates.
- Hyperkaliémie secondaire : augmentation du potassium sanguin survenant secondairement à l’acidose sanguine, avec effet cardiotoxique.
- Acidose métabolique CONSEQUENCES 26Oniris VetAgroBio : ensemble des conséquences décrites dans le cours, comprenant notamment l’hyperkaliémie secondaire, les troubles du rythme et la bradycardie.
- Alimentation Physiopathologie Pertes : ensemble des mécanismes de pertes digestives et de dérèglements acido-basiques liés à la physiopathologie digestive décrite dans le cours.
📝 Points essentiels
- Les pertes fécales de bicarbonates contribuent directement à l’acidose.
- Le L-lactate est produit dans les tissus hypoperfusés.
- Le D-lactate est produit dans le colon.
- L’excrétion rénale des ions H+ et la réabsorption rénale des bicarbonates diminuent.
- La métabolisation hépatique du L-lactate diminue lors d’acidose.
💡 À retenir
Les pertes digestives de bicarbonates et l’hypoperfusion favorisent l’acidose métabolique. Cette acidose peut s’accompagner d’hyperkaliémie secondaire, avec retentissement cardiaque, notamment des troubles du rythme et une bradycardie.
📖 4. Signes cliniques et complications associées des gastro-entérites néonatales
🔑 Notions clés & Définitions
- Septicémie : Complication systémique liée à une bactériémie ou à un choc endotoxinique, caractérisée par léthargie et faiblesse allant jusqu’à la dépression, hyperthermie ou hypothermie, signes neurologiques comme des convulsions, perte d’appétit, diminution de la consommation de lait et muqueuses pâles ou congestionnées.
- Déshydratation : DESHYDRATATION 34Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation (©Sophie Rouanne) 35Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Signes cliniques ACIDOSE METABOLIQUE dépression et faiblesse - léthargie Ataxie - difficulté à coordonner les mouvements -démarche chancelante -difficultés à se tenir debout.
📝 Points essentiels
- Modérée 5 à 10 Grave > 10 Etat général Debout Décubitus Coma Muqueuses Humides Collantes / sèches Sèches Température >38,5°C 38,5°C <38,5°C Extrémités Chaudes Froides Glacées Réflexe de succion Normal Diminué Absent Globe oculaire Normal Enfoncé Très enfoncé Pli de peau Instantané Quelques sec.
- Les signes digestifs sont peu spécifiques : odeur, consistance, couleur et profusion des fèces ne permettent pas à eux seuls d’identifier l’étiologie.
💡 À retenir
Les gastro-entérites néonatales donnent des signes digestifs peu spécifiques, tandis que la gravité se juge surtout sur la déshydratation et ses stades cliniques. Les complications systémiques immédiates incluent la septicémie et l’hyperkaliémie secondaire à l’acidose.
📖 5. Évaluation clinique et paraclinique du risque de septicémie
🔑 Notions clés & Définitions
- Bactériémie : Rapidité d’action sur la bactériémie : bactéricide et voie IV 3.
📝 Points essentiels
- L’Uriscreen est un test rapide fondé sur l’activité catalase, détectant une bactériurie potentiellement associée à une bactériémie chez les veaux.
- Le prélèvement urinaire pour l’Uriscreen est idéalement réalisé par cystocentèse.
- Les données disponibles sur l’Uriscreen sont limitées dans la littérature scientifique.
- Une hypoglycémie sévère inférieure à 2 mmol/L, soit 0,36 g/L, augmente le risque de septicémie et signe un mauvais pronostic.
- Examens complémentaires pour évaluer l’acidose 44Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Septicémie Evaluation clinique du risque de septicémie jrs 45Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Septicémie Uriscreen
- test rapide basé sur l'activité catalase détecte bactériurie potentiellement la bactériémie chez les veaux
- urine prélevée idéalement par cystocentèse.
- • données limitées dans la littérature scientifique.
💡 À retenir
L’Uriscreen est un test rapide fondé sur l’activité catalase, détectant une bactériurie potentiellement associée à une bactériémie chez les veaux.
📖 6. Principes généraux du traitement : antibiothérapie, réhydratation et nursing
🔑 Notions clés & Définitions
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Réhydratation : prise en charge visant à corriger la déshydratation, par voie orale ou intraveineuse selon la gravité et la présence d’un réflexe de succion. En intraveineux, la vitesse de perfusion indiquée est de 50 ml/kg/h, avec un maximum de 80 ml/kg/h en raison d’un risque d’hypertension, et la surveillance doit être cardio-respiratoire avec contrôle du potassium.
-
éhydrater Réhydratation : apport de solution réhydratante par voie orale ou intraveineuse, avec un relais possible par voie orale si le réflexe de succion est présent. La voie orale apporte eau, électrolytes, glucose et acides aminés, tandis que la voie intraveineuse peut être utilisée rapidement selon le degré de déshydratation.
-
Alimentation éhydrater Réhydratation : apport oral réhydratant qui fournit eau, électrolytes, glucose et acides aminés ; le glucose et la glycine apportent de l’énergie et favorisent l’absorption de l’eau et du sodium par cotransport. La composition optimale mentionnée associe sodium, potassium, chlorure, agents alcalinisants et précurseurs du glucose, avec une osmolarité de 300 à 600 mOsm/kg.
-
Alimentation Antibiothérapie : traitement antibiotique à envisager selon le diagnostic étiologique, sans être systématique. Le choix dépend du diagnostic et s’inscrit parmi les traitements adjuvants, avec évaluation clinique et paraclinique du risque de septicémie.
📝 Points essentiels
- L’antibiothérapie n’est pas systématique.
- Le choix d’une antibiothérapie dépend du diagnostic étiologique.
- L’isolement du veau malade limite la contamination des congénères et de l’environnement.
- Le réchauffement est fondamental chez le veau malade, avec alerte en dessous de 38,5 à 39°C.
- Le point de température critique est de 20°C chez le veau de 0 à 3 semaines et de 10°C chez le veau de plus de 3 semaines.
💡 À retenir
La prise en charge s’organise autour de trois piliers : traiter, protéger et soutenir thermiquement. Il faut réhydrater, réchauffer et isoler, tout en réservant l’antibiothérapie aux situations justifiées par l’étiologie.
📖 7. Réhydratation orale : modalités, choix des solutions et alimentation lactée
🔑 Notions clés & Définitions
- Réhydratant oral : Nombreux : vrai réhydratant / sachet repas / poudre de perlinpinpin Apport: eau, électrolytes, glucose, a.
- Sondage œsophagien : Mode d’administration par sonde utilisé quand le réflexe de succion est faible, avec un risque de fermentation ruminale faible chez le veau en raison de sa faible capacité.
- Agroalimentaire et de l’Alimentation : 57Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation
- Première intention par l’éleveur
- /!
📝 Points essentiels
- La réhydratation orale est la première intention par l’éleveur.
- Un réhydratant oral doit apporter eau, électrolytes, glucose et acides aminés.
- Le glucose et la glycine favorisent l’absorption de l’eau et du sodium via les cotransporteurs Na-glucose et Na-glycine.
- Les fibres, l’amidon et le lactose n’ont pas d’efficacité prouvée dans les solutions orales.
- Le SID normal du plasma bovin est d’environ 40 mEq/L ; un SID supérieur à 40 est alcalinisant et un SID égal à 0 est acidifiant.
- Effets de la toxine ST Altération des échanges membranaires (bordure en brosse) : ↑ sécrétion de Cl - , sécrétion de bicarbonates (+eau) Inhibition des échangeurs Na +/H + : diminution de l’absorption de Na + sécrétion accrue d’eau et d’électrolytes par les cellules de l’IG Système de transport Na + / glucose & Pompe Na/K reste fonctionnel PERTURBATION DE L’EQUILIBRE OSMOTIQUE 21Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation
💡 À retenir
Un réhydratant oral doit apporter eau, électrolytes, glucose et acides aminés.
📖 8. Réhydratation intraveineuse : correction de la déshydratation, acidose et troubles
🔑 Notions clés & Définitions
- Diarrhée : Phénomène tardif dans ce contexte, apparaissant lorsque le côlon ne fonctionne plus qu’à 40 % de ses capacités d’absorption.
- Solutés isotoniques : Fluides sans mouvements hydriques entre les différents secteurs, non choquants, avec un pouvoir d’expansion faible et la nécessité de gros volumes.
- Solutés hypertoniques : Fluides qui provoquent un appel d’eau des secteurs intracellulaire et digestif, avec un pouvoir d’expansion très rapide.
- Bicarbonates : 4) = Volume de distribution des Bicarbonates (varie entre 0,3 e 0,
📝 Points essentiels
- La correction intraveineuse commence par la correction de la déshydratation avant celle de l’acidose.
- Le besoin en litres se calcule à partir de la déshydratation, des besoins d’entretien et des pertes liées à la diarrhée.
- La moitié du volume calculé doit être administrée sur les 6 premières heures.
- En acidose sévère, le déficit de base est supérieur à 25 et le pH est inférieur à 7.
💡 À retenir
La perfusion intraveineuse se construit d’abord sur la correction de la déshydratation, puis sur celle de l’acidose par calcul du déficit de base. Le choix entre solutés isotoniques et hypertoniques repose sur leur effet hydrique et leur pouvoir d’expansion.
📖 9. Gestion des troubles électrolytiques persistants et surveillance clinique
🔑 Notions clés & Définitions
📝 Points essentiels
- L’hypernatrémie doit être corrigée lentement pour éviter un œdème cérébral.
- L’hypernatrémie impose un apport de soluté proche du plasma.
- L’hypoglycémie peut être corrigée par perfusion, souvent intra-solutés, et constitue un facteur de mortalité chez le veau sévèrement malade.
- L’hyperkaliémie est plus fréquente que l’hypokaliémie dans les gastro-entérites néonatales.
- L’hyperkaliémie est fortement corrélée à la déshydratation et se corrige surtout par le rétablissement de la volémie, avec l’aide du sodium et du glucose.
💡 À retenir
La correction des troubles électrolytiques persistants doit rester progressive, en particulier pour l’hypernatrémie, afin d’éviter l’œdème cérébral. L’hyperkaliémie, fréquente en contexte de déshydratation, s’améliore surtout par la restauration de la volémie, avec l’aide du sodium et du glucose.
📖 10. Diagnostic étiologique : prélèvements, méthodes de laboratoire et interprétation
🔑 Notions clés & Définitions
📝 Points essentiels
- Pour la bactériologie, le prélèvement doit être placé en pot stérile, en quantité de 2 à 5 mL, et conservé à +4°C.
- La congélation est possible pour les analyses virologiques.
- Pour l’autopsie, le prélèvement peut être réalisé sur anse intestinale.
- Pour E. coli, les méthodes incluent culture, agglutination, PCR, ELISA et antibiogramme.
💡 À retenir
L’interprétation des résultats dépend du type d’agent, du prélèvement et du contexte de portage. Les conditions de prélèvement et de conservation orientent directement les analyses de laboratoire.
📖 11. Qualité et quantité du colostrum : importance pour l’immunité passive du veau
🔑 Notions clés & Définitions
-
Qualité du colostrum : niveau de richesse du colostrum en IgG, apprécié par des seuils de Brix et de concentration en IgG ; elle est jugée excellente au-delà de 30 % de Brix et de 100 g d’IgG, avec orientation vers la banque de colostrum.
-
Immunité passive : acquisition des immunoglobulines par le nouveau-né grâce à la prise de colostrum, avec un objectif d’acquisition dans les premières heures de vie.
-
TRANSFERT D’IMMUNITE PASSIVE : passage des IgG du colostrum vers le veau après la naissance ; il est évalué par la prise de sérum entre 2 et 7 jours de vie, avec comme meilleur indicateur le dosage des protéines sériques totales par réfractométrie optique.
-
qualité du TRANSFERT D’IMMUNITE : niveau de réussite du passage des IgG chez le veau, jugé bon à partir de ≥ 58 g/L de protéines totales chez le veau hydraté, avec un seuil de référence de plus de 22 % de Brix pour l’objectif de qualité du colostrum.
📝 Points essentiels
- La qualité du colostrum est considérée comme excellente au-delà de 30 % de Brix et de 100 g d’IgG ; dans ce cas, le colostrum peut être orienté vers une banque de colostrum.
- L’objectif de qualité est d’atteindre au moins 50 g/L d’IgG, avec un seuil de référence de plus de 22 % de Brix.
- Le réfractomètre optique et le réfractomètre numérique à échelle de Brix, ainsi que le pèse-colostrum, sont des outils de mesure de la qualité colostrale.
- La qualité du transfert d’immunité passive est évaluée par une prise de sérum entre 2 et 7 jours de vie ; le meilleur indicateur est le dosage des protéines sériques totales.
- Un bon transfert est indiqué par ≥ 58 g/L de protéines totales chez le veau hydraté, ce qui correspond à > 18 g/L d’IgG ; chez un veau malade, le seuil de protéines totales est différent.
- Une alerte collective est déclenchée si plus de 10 % des veaux ont des valeurs inférieures au seuil, soit < 10 g/L.
- Chez le veau laitier, l’objectif est d’apporter 4 à 5 L de colostrum dans les 6 à 12 heures, dont 2 L dans les 2 heures après la naissance.
- Chez le veau laitier, l’objectif mentionné est aussi d’atteindre ≥ 200 g d’IgG dans les 4 heures.
- Chez le veau allaitant, l’objectif est d’apporter 1 à 2 L dans les premières heures, soit environ 10 à 12 % du poids vif.
- La première buvée doit avoir lieu en moins de 2 heures après la naissance, car l’absorption des Ig est maximale à ce moment-là.
- La perméabilité intestinale vis-à-vis des Ig diminue très rapidement, et le taux d’absorption des IgG devient < 10 % après 12 heures.
- Une bonne immunité colostrale passive correspond à une acquisition dans les 12 premières heures.
- La prise colostrale doit être objectivée systématiquement ; en cas de colostrum de mauvaise qualité ou de faible quantité, une banque de colostrum peut être constituée à partir d’un colostrum de bonne qualité, testé avant congélation.
💡 À retenir
La mesure du colostrum sert à vérifier si le veau reçoit assez d’IgG assez tôt : la qualité du colostrum et la rapidité de la prise conditionnent directement la qualité du transfert d’immunité passive. L’objectif n’est donc pas seulement de mesurer le colostrum, mais d’assurer une immunité réellement transférée au nouveau-né dans les toutes premières heures.
📖 12. Facteurs de risque liés à la qualité et à la quantité du colostrum
🔑 Notions clés & Définitions
- Rang de lactation : Facteur maternel de risque pour l’immunité colostrale, avec un risque accru lors de la première et de la deuxième lactation.
- Production laitière : Facteur de dilution de la qualité colostrale lorsque la production à la première traite dépasse 8,5 kg.
- QUALITY COLOSTRUM : Bonne 22 à 29 50-80 Moyenne Moy
📝 Points essentiels
- La première et la deuxième lactation sont les périodes de plus grand risque pour la qualité colostrale.
- Une production laitière élevée à la première traite, au-delà de 8,5 kg, favorise un effet de dilution.
- Les pertes avant vêlage, en lien avec l’ouverture des obturateurs, dégradent la qualité colostrale.
- L’alimentation des mères peut provoquer des carences et compromettre la préparation au vêlage.
💡 À retenir
La valeur immunitaire du colostrum dépend de facteurs maternels présents avant la naissance. Le risque est plus marqué chez les races allaitantes, en première et deuxième lactation, et il augmente avec une forte production à la première traite, des pertes avant vêlage et des carences alimentaires.
🧩 Compléments de couverture
- Les gastro-entérites néonatales ont un impact économique majeur, avec 10 % de mortalité chez les veaux de moins de 15 jours et 57 % de la mortalité au sevrage attribuée à la diarrhée avant 1 mois.
- Chez le veau de boucherie, on compte en moyenne 9 traitements antibiotiques avant l’abattage à 6-8 mois, dont un tiers au démarrage en systématique.
- Les signes digestifs sont peu spécifiques : l’odeur, la consistance, la couleur et le caractère profus des fèces ne suffisent pas à identifier l’étiologie.
- Les selles salmonelliques peuvent contenir du sang, du mucus, de la fibrine et des débris tissulaires.
- L’évaluation clinique de la déshydratation repose aussi sur la température, les extrémités, le réflexe de succion, le globe oculaire et le pli de peau.
- L’acidose métabolique peut s’accompagner d’ataxie, de démarche chancelante, de difficultés à se tenir debout et de réflexes affaiblis ou absents.
- L’acidose marquée se caractérise par un pH sanguin inférieur à 7,2, des bicarbonates inférieurs à 8 mmol/L et un trou anionique élevé.
- L’Uriscreen est un test rapide fondé sur l’activité catalase, réalisé idéalement sur urine prélevée par cystocentèse.
- En réhydratation orale, le veau peut recevoir 2 buvées de lait de 1 à 2 L matin et soir, ou 2 à 3 buvées supplémentaires avec réhydratant seul.
- L’alimentation lactée ne doit pas être arrêtée d’emblée : il faut la fractionner, avec maintien de l’activité lactasique et possibilité d’alterner lait et réhydratant oral.
- En perfusion intraveineuse, 50 % du volume calculé doit être administré sur les 6 premières heures.
- En acidose sévère, il faut préférer les bicarbonates aux lactates ou acétates, car ces derniers nécessitent une métabolisation hépatique ou musculaire.
- AINS : (contre l’inflammation ) attention à la néphrotoxicité flunixine (faible dose : 0,25-0,33 mg/kg/3 f/j sur 2-3j), méloxicam Anti-spasmodique (?
- 2022 75Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Les caractéristiques recherchées (dans l’idéal) 1.
- TMP-Sulfamides IV : 24-48 mg/kg pendant 3 à 5 jours mais efficacité au niveau du tube digestif ?
- Importance variable de l’immunité colostrale FACTEURS DE RISQUES: Race : Allaitant > Laitier Rang de lactation (risque = 1ère ET 2ème lactation) Production laitière: 1ère traite (risque si >8.
- 3Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Introduction 2H CM et 2H de TD pour ….
- opportunisme: Coccidie++ BACTERIES 10Oniris VetAgroBio Nantes - École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Agents pathogènes VIRUS ROTAVIRUSLes Reoviridae Fiche technique.
📊 Tableaux de Synthèse
Agents pathogènes et pression d’infection
| Catégorie | Exemples cités | Idée clé |
|---|
| Bactéries | Escherichia coli entérotoxigènes, coli | Plusieurs formes impliquées selon leur mode d’action |
| Virus | Rotavirus | Agent pathogène des gastro-entérites néonatales |
| Parasites | Coccidie | Opportunisme cité dans le document |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre gastro-entérite néonatale et diarrhée de tout âge : ici, elle survient jusqu’à 1 mois d’âge.
- Croire que la clinique suffit à identifier l’agent : le document insiste sur la diversité des agents et l’impossibilité d’établir l’étiologie par la seule clinique.
- Oublier que l’acidose métabolique vient aussi des pertes fécales de bicarbonates et de la baisse de l’excrétion rénale des ions H+.
- Confondre hyperkaliémie et hypokaliémie : dans ces gastro-entérites, l’hyperkaliémie est plus fréquente que l’hypokaliémie.
- Arrêter d’emblée l’alimentation lactée : le document recommande de la fractionner et de l’associer au réhydratant oral.
- Corriger l’acidose avant la déshydratation en perfusion intraveineuse : la correction commence par la déshydratation.
- Corriger trop vite une hypernatrémie : elle doit être corrigée lentement pour éviter un œdème cérébral.
✅ Checklist Examen
- Définir la gastro-entérite néonatale comme une diarrhée jusqu’à 1 mois d’âge.
- Retenir son importance majeure : impact économique, sanitaire et de santé publique.
- Connaître la fréquence indiquée chez les veaux de moins d’un mois et le pic hivernal.
- Identifier les agents cités : coli, Escherichia coli entérotoxigènes, rotavirus, coccidie.
- Expliquer la notion de pression d’infection par l’accumulation des agents dans l’environnement du veau.
- Relier pertes fécales de bicarbonates et hypoperfusion à l’acidose métabolique.
- Savoir que le D-lactate est produit dans le colon et le L-lactate dans les tissus hypoperfusés.
- Reconnaître les signes de septicémie et les signes neurologiques associés.
- Distinguer réhydratation orale et intraveineuse selon la gravité et le réflexe de succion.
- Retenir que l’antibiothérapie n’est pas systématique et dépend du diagnostic étiologique.
- Connaître les principes de correction intraveineuse : d’abord la déshydratation, puis l’acidose.
- Surveiller les troubles électrolytiques persistants, surtout l’hypernatrémie et l’hyperkaliémie.
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