QCM : Gestion des Risques et Documentation en Santé — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans la méthode ALARM, quels types de facteurs sont pris en compte pour rechercher les causes d’un évènement indésirable ?

Seulement les défauts techniques du matériel utilisé
Les facteurs liés au patient, aux acteurs, à l’équipe, aux tâches, à l’environnement, à l’organisation et au contexte
Principalement les facteurs financiers et administratifs
Uniquement les facteurs liés au patient et à la pathologie

Les facteurs liés au patient, aux acteurs, à l’équipe, aux tâches, à l’environnement, à l’organisation et au contexte

Explication

La méthode ALARM repose sur une analyse systémique qui explore plusieurs catégories de causes, et pas seulement celles liées au patient. Elle inclut aussi les acteurs, l’équipe, les tâches, l’environnement, l’organisation et le contexte.

2. Dans la méthode ALARM, que désigne un problème pathologique ?

Un élément lié au patient pouvant contribuer à la survenue de l’évènement
Une défaillance du système de validation documentaire
Une cause exclusivement liée à l’environnement de travail
Un défaut de coordination entre les services

Un élément lié au patient pouvant contribuer à la survenue de l’évènement

Explication

Le problème pathologique correspond à un élément du patient pouvant avoir contribué à l’évènement indésirable. Ce n’est pas un défaut organisationnel ni une cause exclusivement environnementale.

3. Comment se calcule la criticité du risque ?

Fréquence ÷ gravité
Gravité × fréquence
Probabilité × dommage irréversible
Gravité + fréquence

Gravité × fréquence

Explication

La criticité est obtenue par la multiplication de la gravité par la fréquence. C’est ce produit qui permet de prioriser les risques.

4. Quelle association correspond correctement à la cotation du risque ?

La probabilité est cotée uniquement de 1 à 2 et la gravité de 1 à 5
La criticité est notée seulement à partir de la gravité
La probabilité va de mineure à très élevée et la gravité de rare à quotidien
La probabilité va de rare à quotidien et la gravité de mineure sans dommage à très élevée avec risque vital

La probabilité va de rare à quotidien et la gravité de mineure sans dommage à très élevée avec risque vital

Explication

La cotation proposée distingue une probabilité allant de rare à quotidien et une gravité allant de mineure sans dommage à très élevée avec risque vital. Ces deux notes sont ensuite multipliées.

5. Quel est le rôle principal de la norme ISO 9001 dans la gestion documentaire ?

Organiser uniquement la maintenance du matériel médical
Définir un système de management de la qualité avec des exigences relatives à la documentation
Remplacer toute démarche d’amélioration continue par des règles administratives
Imposer un unique modèle de dossier patient pour tous les établissements

Définir un système de management de la qualité avec des exigences relatives à la documentation

Explication

ISO 9001 définit un système de management de la qualité et précise des exigences documentaires. Elle s’inscrit aussi dans une logique de management, d’approche processus et d’amélioration continue.

6. Sur quels principes repose le système de management de la qualité associé à ISO 9001 ?

Sur la priorité donnée aux habitudes individuelles
Sur la seule conformité réglementaire sans documentation
Sur la réduction des coûts, la centralisation et l’oralité
Sur le management, l’approche processus et l’amélioration continue

Sur le management, l’approche processus et l’amélioration continue

Explication

Le SMQ décrit s’appuie sur le management de la qualité, l’approche processus et l’amélioration continue. Ce n’est pas un système fondé uniquement sur des habitudes ou sur la seule conformité.

7. Quel frein organisationnel est lié à la difficulté de comprendre l’intérêt d’écrire et de tracer ?

La validation sur le fond
La culture de l’oral
La cartographie des processus
Le classement documentaire

La culture de l’oral

Explication

La culture de l’oral est citée comme un frein, car elle rend plus difficile l’adhésion à la traçabilité écrite. Les autres propositions relèvent d’outils ou d’étapes du système documentaire.

8. Que vérifie la règle des 3U dans le système documentaire ?

Validé, archivé et diffusé
Urgent, unique et uniforme
Utile, utilisé et utilisable
Lisible, légal et limité

Utile, utilisé et utilisable

Explication

La règle des 3U contrôle qu’un document soit utile, effectivement utilisé et réellement utilisable. Elle vise à éviter une documentation théorique mais peu exploitable.

9. Quelle définition correspond à une procédure ?

Une instruction détaillant le comment d’une tâche à un poste donné
Une chaîne d’activités transformant des entrées en sorties
Une preuve écrite de la réalisation d’une action
Un ensemble de règles visant une opération complexe de soin

Une instruction détaillant le comment d’une tâche à un poste donné

Explication

La procédure décrit une manière spécifiée d’accomplir une activité et précise l’organisation et les responsabilités. Le mode opératoire est plus détaillé, tandis que le processus transforme des entrées en sorties.

10. Quel énoncé distingue correctement un processus d’un protocole ?

Le protocole sert uniquement de preuve de réalisation, tandis que le processus sert de mode d’emploi
Le protocole transforme des entrées en sorties, tandis que le processus décrit seulement l’organisation
Le processus est réservé aux documents d’archivage, tandis que le protocole concerne la validation
Le processus est une chaîne d’activités avec entrées et sorties, tandis que le protocole fixe des règles pour une opération complexe

Le processus est une chaîne d’activités avec entrées et sorties, tandis que le protocole fixe des règles pour une opération complexe

Explication

Le processus correspond à un ensemble d’activités corrélées transformant des entrées en sorties avec valeur ajoutée. Le protocole, lui, fixe des règles pour une opération complexe centrée sur un savoir-faire précis.

11. Quel est le rôle principal d’un mode opératoire dans un système documentaire qualité ?

Définir les objectifs généraux d’un processus de prise en charge
Décrire en détail comment réaliser une tâche à un poste donné
Valider la forme d’un document avant sa diffusion
Attester qu’une activité a déjà été réalisée

Décrire en détail comment réaliser une tâche à un poste donné

Explication

Le mode opératoire est une instruction de travail très précise qui détaille le « comment » d’une tâche à un poste déterminé. L’attestation de réalisation relève plutôt des enregistrements.

12. À quoi servent principalement les enregistrements en documentation qualité ?

À remplacer les règles de travail écrites
À décrire l’organisation générale d’une procédure
À apporter une preuve de la réalisation des activités et assurer la traçabilité
À définir les responsabilités d’une activité

À apporter une preuve de la réalisation des activités et assurer la traçabilité

Explication

Les enregistrements servent de preuve que les activités ont été réalisées et permettent de tracer l’action. Ils ne décrivent pas l’organisation générale, qui relève plutôt de la procédure.

13. Quelle succession d’étapes correspond au circuit de validation d’un document ?

Rédaction, vérification sur le fond, validation sur la forme, approbation
Identification, diffusion, archivage, destruction
Rédaction, classement, utilisation, suppression
Conception, mise en œuvre, évaluation, correction

Rédaction, vérification sur le fond, validation sur la forme, approbation

Explication

Le circuit de validation suit les étapes de rédaction, vérification sur le fond, validation sur la forme puis approbation selon des rôles définis. Les autres propositions mélangent des étapes du cycle de vie documentaire.

14. Quelle affirmation décrit le mieux le cycle de vie documentaire ?

Il se limite à la rédaction et à l’archivage des documents
Il correspond à la seule phase de validation du document
Il enchaîne identification, gestion des versions, validation, diffusion, classement, archivage et destruction
Il concerne uniquement la conservation des versions papier

Il enchaîne identification, gestion des versions, validation, diffusion, classement, archivage et destruction

Explication

Le cycle de vie documentaire comprend les étapes d’identification, de gestion des versions, de validation, de diffusion, de classement, d’archivage et de destruction. Il ne se limite donc pas à la conservation ou à la validation.

15. Quelle différence fondamentale distingue l’asepsie de l’antisepsie ?

L’asepsie empêche l’apport de micro-organismes, alors que l’antisepsie les inactive sur des tissus vivants
L’asepsie est une réaction chimique, alors que l’antisepsie est une barrière matérielle
L’asepsie s’applique aux dispositifs médicaux, alors que l’antisepsie concerne uniquement l’air
L’asepsie détruit tous les micro-organismes, alors que l’antisepsie les conserve

L’asepsie empêche l’apport de micro-organismes, alors que l’antisepsie les inactive sur des tissus vivants

Explication

L’asepsie vise à empêcher tout apport exogène de micro-organismes, tandis que l’antisepsie agit sur des tissus vivants pour éliminer ou inactiver des micro-organismes. La stérilisation, elle, vise l’élimination totale des micro-organismes sur un dispositif.

16. Quel élément fait partie des moyens de l’asepsie ?

Un désinfectant à large spectre appliqué sur une plaie
Une réaction chimique visant à éliminer les germes sur un dispositif
Un protocole de stérilisation du matériel critique
Des gants stériles et des micro-filtres à air

Des gants stériles et des micro-filtres à air

Explication

L’asepsie repose notamment sur le matériel, la tenue, les gants stériles, les micro-filtres à air et le renouvellement de l’air. Les autres propositions relèvent plutôt de l’antisepsie ou de la stérilisation.

17. Quel est le résultat attendu d’une désinfection ?

Éliminer totalement et durablement tous les micro-organismes
Transformer un dispositif en matériel critique
Réduire une partie des micro-organismes indésirables sans atteindre l’état stérile
Empêcher l’apport exogène de micro-organismes

Réduire une partie des micro-organismes indésirables sans atteindre l’état stérile

Explication

La désinfection diminue le nombre de micro-organismes indésirables, mais n’atteint pas l’état stérile. L’élimination totale et durable correspond à la stérilisation.

18. Dans quel cas la stérilisation est-elle indiquée ?

Lorsque le matériel ne nécessite aucun traitement particulier
Lorsque l’on applique une antisepsie sur des tissus vivants
Lorsque l’on souhaite seulement réduire la contamination sans la supprimer
Lorsque le risque infectieux est jugé élevé pour un matériel critique

Lorsque le risque infectieux est jugé élevé pour un matériel critique

Explication

La stérilisation est indiquée quand le risque infectieux est élevé, ce qui caractérise le matériel critique. La désinfection, elle, réduit la contamination sans viser l’élimination totale.

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Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Gestion des Risques et Documentation en Santé.

Facteurs de risque — catégories ?

Patient, acteurs, équipe, tâches, environnement, organisation, contexte.

Méthode ALARM — objectif ?

Identifier causes d’un évènement indésirable.

Problème pathologique — rôle en ALARM ?

Lien avec contribution du patient à l’évènement.

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