QCM : Cours sur la Reconnaissance et le Traitement Cognitif — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel type de traitement permet de reconnaître rapidement un visage comme un tout, en s’appuyant sur sa configuration globale plutôt que sur des éléments isolés ?

Le traitement holistique
Le traitement séquentiel des traits
Le traitement lexicale
Le traitement phonologique

Le traitement holistique

Explication

Le traitement holistique consiste à percevoir le visage comme un ensemble, en privilégiant la configuration globale. Les autres options renvoient à des traitements qui ne correspondent pas à la reconnaissance faciale.

2. Quel effet montre qu’inverser un visage rend sa reconnaissance plus difficile, ce qui suggère que la configuration globale est déterminante ?

L’effet d’inversion du visage
L’effet de priming sémantique
L’effet de production
L’effet de clôture tardive

L’effet d’inversion du visage

Explication

L’effet d’inversion du visage montre que la reconnaissance devient plus difficile quand le visage est présenté à l’envers. Cela indique que le traitement configural est essentiel.

3. Dans le modèle modulaire du traitement des visages, quel module extrait d’abord une représentation structurale du visage à partir de sa configuration ?

La génération du nom
L’analyse de l’expression
Les nœuds d’identité de personne
L’encodage structural

L’encodage structural

Explication

L’encodage structural analyse la configuration du visage pour en construire une représentation. La génération du nom et les nœuds d’identité interviennent plus tard dans l’accès à l’identité.

4. Dans une situation de « nom sur le bout de la langue », quel module reste typiquement inaccessible malgré un encodage structural et des informations identitaires disponibles ?

Le module de génération du nom
Le module de lecture faciale
Le module d’analyse de l’expression
Le traitement visuel dirigé

Le module de génération du nom

Explication

Dans ce cas, l’information sur le visage peut être accessible, mais la récupération du nom échoue. Cela correspond à un blocage du module de génération du nom.

5. Quelle forme de prosopagnosie correspond à un déficit de l’analyse perceptive structurale du visage, avec difficulté à saisir le pattern global ?

La prosopagnosie associative
L’aphasie de conduction
La prosopagnosie aperceptive
Le syndrome de Capgras

La prosopagnosie aperceptive

Explication

La prosopagnosie aperceptive touche l’étape perceptive, avant la reconnaissance fine du visage. Le visage n’est pas correctement analysé comme une configuration globale.

6. Quel trouble est associé à une reconnaissance formelle du visage préservée mais à l’impossibilité d’accéder aux mécanismes d’identification des visages familiers ?

La prosopagnosie associative
Le clignement attentionnel
La prosopagnosie aperceptive
La mémoire implicite

La prosopagnosie associative

Explication

Dans la prosopagnosie associative, le visage est reconnu comme tel, mais l’accès à l’identité échoue. Le déficit se situe après l’analyse perceptive structurale.

7. Que décrit la loi du matching dans une situation de choix concurrent ?

La mémoire des visages selon leur orientation
La répartition des réponses selon la répartition des renforcements
La vitesse de lecture selon la longueur des mots
La précision syntaxique selon la fréquence des phrases

La répartition des réponses selon la répartition des renforcements

Explication

La loi du matching relie la répartition des réponses à la répartition des renforcements entre alternatives. Elle permet donc de quantifier le choix comportemental.

8. Quelle relation est attendue lorsque le matching est présent entre taux de réponses relatif et taux de renforcement relatif ?

Une absence totale de lien
Une relation linéaire de pente 1
Une relation quadratique de pente nulle
Une relation inversement proportionnelle stricte

Une relation linéaire de pente 1

Explication

Quand le matching est présent, le taux de réponses relatif suit le taux de renforcement relatif avec une pente proche de 1. Cela signifie que les réponses se répartissent comme les renforcements.

9. Quel principe de traitement syntaxique consiste à choisir, en cas d’ambiguïté, l’attachement demandant le moins de connexions syntaxiques ?

L’inférence pragmatique
L’attachement minimal
La clôture tardive
La lecture globale

L’attachement minimal

Explication

L’attachement minimal privilégie la solution syntaxique la plus économique en connexions. La clôture tardive est un principe différent, centré sur l’attachement de la fin aux derniers syntagmes.

10. Quel principe explique la tendance à rattacher la fin d’une phrase aux derniers syntagmes disponibles afin de limiter les coûts de mémoire de travail ?

Le traitement holistique
La clôture tardive
L’attachement minimal
La présupposition lexicale

La clôture tardive

Explication

La clôture tardive favorise un attachement retardé de la fin de phrase aux constituants les plus récents. Elle réduit ainsi certains coûts de traitement en mémoire de travail.

11. Que désigne une inférence en compréhension sémantique ?

Une information explicitement formulée dans l’énoncé
Une propriété grammaticale imposée par la syntaxe
Une conclusion déduite à partir d’un énoncé au-delà du sens littéral
Une association automatique entre deux mots fréquents

Une conclusion déduite à partir d’un énoncé au-delà du sens littéral

Explication

Une inférence complète ce qui est dit explicitement en ajoutant une conclusion interprétative. Elle se distingue d’une information simplement énoncée ou d’une contrainte purement syntaxique.

12. Quel effet la négation a-t-elle sur les présuppositions d’un énoncé ?

Elle les rend fausses comme les assertions
Elle les supprime en totalité
Elle les laisse vraies dans l’interprétation
Elle les transforme en simples opinions

Elle les laisse vraies dans l’interprétation

Explication

Dans le cours, la négation casse les assertions et les implications, mais elle laisse les présuppositions tenues pour acquises. C’est la dissociation clé à retenir.

13. Quel est le principe central de la mémoire implicite ?

Les performances s’améliorent sans récupération consciente des informations apprises
Les informations apprises disparaissent dès qu’elles ne sont plus verbalisées
Le rappel libre dépend uniquement de l’attention au moment de l’encodage
Le souvenir conscient augmente avec chaque répétition

Les performances s’améliorent sans récupération consciente des informations apprises

Explication

La mémoire implicite se manifeste par une amélioration des performances sans rappel conscient du matériau appris. C’est ce qui la distingue de la mémoire explicite.

14. Dans l’apprentissage perceptif étudié par Jacoby et Dallas, quel résultat est observé pour l’identification perceptive après un encodage très bref ?

Elle reste équivalente malgré des durées d’exposition très courtes
Elle disparaît dès que l’exposition passe sous 100 ms
Elle dépend fortement d’un rappel conscient préalable
Elle devient meilleure uniquement après un encodage sémantique

Elle reste équivalente malgré des durées d’exposition très courtes

Explication

L’identification perceptive reste équivalente même lorsque les mots sont présentés très brièvement, ce qui soutient un effet implicite. À l’inverse, la reconnaissance explicite varie avec la profondeur de traitement.

15. Quand survient typiquement le clignement attentionnel ?

Quand la première cible est absente de l’épreuve
Quand une seconde cible apparaît trop tôt après la première, environ entre 100 et 500 ms
Quand l’attention est totalement libre entre les deux stimuli
Quand deux cibles sont séparées par plusieurs secondes

Quand une seconde cible apparaît trop tôt après la première, environ entre 100 et 500 ms

Explication

Le clignement attentionnel réduit la détection consciente de la cible 2 lorsque l’intervalle entre cibles est court, typiquement entre 100 et 500 ms. Cela reflète une saturation temporaire de l’attention.

16. Qu’est-ce qui caractérise la période réfractaire psychologique en double tâche ?

La tâche 1 devient plus lente que la tâche 2
Les deux tâches se traitent sans aucune interférence
Le temps de réponse de la tâche 2 augmente alors que celui de la tâche 1 reste stable
Les deux temps de réponse diminuent simultanément

Le temps de réponse de la tâche 2 augmente alors que celui de la tâche 1 reste stable

Explication

La période réfractaire psychologique se manifeste par un allongement du temps de réponse de la tâche 2 lorsque le SOA est court, tandis que la tâche 1 reste stable. L’idée centrale est un goulot central sériel.

17. Selon le modèle du réservoir unique, que se passe-t-il lorsque deux tâches sollicitent plus de ressources que disponibles ?

L’interférence disparaît grâce à la pratique
Les deux tâches gardent exactement la même performance
La performance baisse dans au moins une des tâches
La première tâche est toujours facilitée

La performance baisse dans au moins une des tâches

Explication

Si la somme des besoins attentionnels dépasse la ressource disponible, la performance diminue au moins dans une tâche. Le modèle suppose alors une limite de capacité partagée.

18. Que prédit un goulot d’étranglement central structurel en double tâche ?

Une activation accrue des régions pariétales uniquement
Une absence totale de sélection des réponses
Une attente de la réponse avec surtout une augmentation de latence
Une amélioration de la vitesse de réponse pour les deux tâches

Une attente de la réponse avec surtout une augmentation de latence

Explication

Un goulot central structurel impose une mise en attente sérielle de la réponse, ce qui se traduit surtout par une latence plus longue. L’interférence vient de la sélection centrale, pas d’un simple manque d’effort.

19. Que propose la théorie des chunks pour expliquer les performances des experts ?

Ils mémorisent uniquement des détails perceptifs bruts
Ils stockent davantage d’items isolés sans organisation
Ils regroupent des éléments en paquets significatifs
Ils dépendent surtout d’un rappel mot à mot

Ils regroupent des éléments en paquets significatifs

Explication

La théorie des chunks explique qu’un expert regroupe des éléments en unités significatives, ce qui réduit le nombre d’items à maintenir. L’étiquette d’un chunk permet de récupérer beaucoup d’informations à partir de peu d’unités.

20. Quelle idée est associée à la mémoire de travail à long terme ?

La mémoire de travail et la mémoire à long terme sont totalement indépendantes
La mémoire de travail se limite à environ sept mots non reliés
Une partie du stockage utile peut relever de la mémoire à long terme réutilisée pendant la tâche
Les chunks empêchent toute récupération d’informations stockées

Une partie du stockage utile peut relever de la mémoire à long terme réutilisée pendant la tâche

Explication

La mémoire de travail à long terme suppose qu’une partie du support utile vient de connaissances en mémoire à long terme mobilisées pendant l’activité. Cela rapproche le stockage temporaire des connaissances expertes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Cours sur la Reconnaissance et le Traitement Cognitif.

Visage objet particulier — définition ?

Stimulus structuré, symétrique, permettant l’identification.

Lecture faciale — rôle ?

Extraire rapidement infos sociales et affectives.

Traitement holistique — principe ?

Traiter le visage comme un tout global.

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