QCM : Crise de renutrition chez la personne âgée — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle affirmation décrit le mieux la dénutrition chez la personne âgée ?

Un état de déficits nutritionnels avec retentissement fonctionnel, immunitaire et pronostique
Une augmentation des réserves protéiques avec maintien des fonctions
Un trouble exclusivement lié à l’âge sans impact sur la santé
Une simple baisse transitoire de l’appétit sans conséquence clinique

Un état de déficits nutritionnels avec retentissement fonctionnel, immunitaire et pronostique

Explication

La dénutrition associe des déficits nutritionnels à des conséquences fonctionnelles, immunitaires et pronostiques. Les autres propositions minimisent ou déforment son impact clinique.

2. Dans quelles circonstances la nutrition entérale est-elle privilégiée chez la personne âgée ?

Quand la voie digestive n’est pas utilisable et qu’une perfusion veineuse est nécessaire
Quand la voie digestive reste utilisable mais que les apports oraux sont insuffisants
Quand un jeûne prolongé est recherché pour ménager le tube digestif
Quand l’apport oral est suffisant mais doit être simplement diversifié

Quand la voie digestive reste utilisable mais que les apports oraux sont insuffisants

Explication

La nutrition entérale apporte des nutriments par une voie digestive, via sonde ou technique endoscopique, lorsque l’alimentation orale ne suffit pas. La voie veineuse correspond à la nutrition parentérale, pas à l’entérale.

3. Quel changement biologique est au cœur du syndrome de renutrition inappropriée après une reprise glucidique ?

Une diminution immédiate de l’insuline avec sortie cellulaire des électrolytes
Une baisse isolée de l’albumine sans retentissement ionique
Une accumulation exclusive de sodium dans le compartiment intracellulaire
Une hausse brutale de l’insulinémie avec entrée cellulaire du phosphore, du potassium et du magnésium

Une hausse brutale de l’insulinémie avec entrée cellulaire du phosphore, du potassium et du magnésium

Explication

L’apport glucidique après restriction augmente brutalement l’insuline, ce qui favorise le transfert intracellulaire du phosphore, du potassium et du magnésium. C’est ce déplacement ionique qui expose aux complications.

4. Chez les plus de 80 ans, quel trouble sensoriel est rapporté comme fréquemment diminué ?

L’audition
La vision des couleurs
Le toucher distal
Le goût

Le goût

Explication

Le cours indique qu’après 80 ans, le goût est diminué chez environ 80 % des personnes. Cette baisse contribue aux troubles de l’alimentation.

5. Quel apport énergétique est recommandé en situation clinique normale chez la personne âgée ?

35 à 45 kcal/kg/j
15 à 20 kcal/kg/j
30 à 35 kcal/kg/j
25 à 30 kcal/kg/j

25 à 30 kcal/kg/j

Explication

En état normal, les besoins énergétiques sont de 25 à 30 kcal/kg/j. Les besoins augmentent en convalescence et en pathologie.

6. Quel facteur est clairement associé à la sarcopénie chez la personne âgée ?

Une hydratation excessive
Un ralentissement visuel isolé
L’isolement social
Une augmentation de la taille osseuse

L’isolement social

Explication

L’isolement social fait partie des causes ou facteurs associés à la sarcopénie. Les autres propositions ne correspondent pas aux facteurs cités.

7. Quel mécanisme explique principalement le syndrome de renutrition inappropriée ?

Une reprise trop rapide des apports après une période de restriction prolongée
Une carence isolée en vitamines liposolubles dès le premier repas
Une augmentation progressive des apports sans modification hormonale
Une perte liquidienne liée uniquement à la fièvre

Une reprise trop rapide des apports après une période de restriction prolongée

Explication

Le syndrome survient lors d’une renutrition trop rapide après une période de réduction prolongée des apports. Cette reprise brutale déclenche des troubles hydroélectrolytiques et métaboliques.

8. Quel ensemble d’éléments fait partie du volet nutritionnel et biologique de l’évaluation gérontologique standardisée ?

IMC, MNA, évolution du poids, albumine et CRP
Seuils de renutrition, insulinémie et phosphorémie
Besoins énergétiques, compléments oraux et jeûne nocturne
Troubles masticatoires, polymédication et burning mouth syndrome

IMC, MNA, évolution du poids, albumine et CRP

Explication

Le bilan standardisé inclut le versant nutritionnel avec l’IMC, le MNA et l’évolution pondérale, ainsi que des marqueurs biologiques comme l’albumine et la CRP. Les autres propositions relèvent d’autres chapitres du cours.

9. Quel score du MNA complet correspond à un bon état nutritionnel ?

Entre 17 et 23,5
Inférieur à 17
Supérieur à 23,5
Inférieur à 12

Supérieur à 23,5

Explication

Un score du MNA supérieur à 23,5 définit un bon état nutritionnel. Entre 17 et 23,5, il existe un risque de dénutrition.

10. Comment doivent être utilisés les compléments nutritionnels oraux ?

Comme un apport supplémentaire, sans remplacer un repas
Uniquement pendant le jeûne nocturne
Comme substitut principal de tous les repas
Seulement en cas d’hydratation insuffisante

Comme un apport supplémentaire, sans remplacer un repas

Explication

Les compléments nutritionnels oraux servent à augmenter les apports sans se substituer à un repas. Le cours insiste sur leur rôle de supplément, pas de remplacement.

11. Quelle est la prévalence approximative de la dénutrition à l’hôpital chez la personne âgée ?

40 à 78 %
4 à 10 %
Moins de 2 %
15 à 38 %

40 à 78 %

Explication

La prévalence rapportée à l’hôpital est la plus élevée, entre 40 et 78 %. À domicile et en institution, les chiffres sont plus bas.

12. Quels outils relèvent de l’évaluation gérontologique standardisée du versant cognition-dépression-marche ?

MNA, IMC et pré-albumine
Sonde naso-gastrique, gastrostomie et jéjunostomie
Albumine, CRP et clairance de créatinine
MMSE, Mini GDS et Get up and go test

MMSE, Mini GDS et Get up and go test

Explication

Le MMSE explore le cognitif, le Mini GDS le dépistage de la dépression et le Get up and go test la marche et l’équilibre. Ces outils font partie du bilan gérontologique standardisé.

13. Quel mécanisme est au cœur de l’aggravation nutritionnelle liée à l’inflammation prolongée ?

Une réduction isolée de l’absorption du calcium
Une augmentation durable des réserves adipeuses
Un stress avec hypercatabolisme et épuisement des réserves
Une baisse exclusive de la filtration rénale

Un stress avec hypercatabolisme et épuisement des réserves

Explication

L’inflammation prolongée entraîne un stress avec hypercatabolisme, ce qui épuise les réserves et aggrave la dénutrition. Les autres choix ne décrivent pas la physiopathologie proposée.

14. Quel seuil de perte de poids évoque un risque nutritionnel significatif chez la personne âgée ?

Au moins 3 % en 24 heures
Au moins 1 % en 2 semaines
Au moins 5 % en 1 mois
Au moins 2 % en 1 an

Au moins 5 % en 1 mois

Explication

Une perte d’au moins 5 % en 1 mois, ou 10 % en 6 mois, est un signe important de dénutrition. Les autres seuils ne correspondent pas aux critères rapportés.

15. Quelle association biologique est attendue dans le syndrome inflammatoire lié à la dénutrition ?

Diminution de la CRP avec neutropénie
Augmentation isolée de l’hémoglobine
Hausse de la glycémie avec polyglobulie
Baisse de l’albumine et de la pré-albumine

Baisse de l’albumine et de la pré-albumine

Explication

Le syndrome inflammatoire s’accompagne d’une dérégulation hépatique avec diminution de l’albumine et de la pré-albumine. La CRP n’est pas diminuée dans ce contexte.

16. Quel énoncé décrit le mieux l’usage de la nutrition parentérale ?

Elle consiste à administrer les nutriments directement dans l’estomac
Elle est réservée aux situations où une sonde naso-gastrique est toujours possible
Elle n’est envisagée que si les apports oraux sont légèrement réduits
Elle est indiquée lorsque la voie digestive n’est pas utilisable

Elle est indiquée lorsque la voie digestive n’est pas utilisable

Explication

La nutrition parentérale apporte les nutriments par voie veineuse quand la voie digestive ne peut pas être utilisée. L’administration dans l’estomac correspond à une nutrition entérale, et non parentérale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Crise de renutrition chez la personne âgée.

Dénutrition — définition ?

État de déficits nutritionnels avec conséquences fonctionnelles.

Indice de fragilité — rôle ?

Évalue vulnérabilité globale du sujet âgé.

Sarcopénie — cause principale ?

Perte progressive de masse et force musculaire liée au vieillissement.

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