Fiche de révision : Cours sur la Reconnaissance et le Traitement Cognitif

Plan du Cours

  1. Perception et reconnaissance des visages
  2. Traitement modulaire des visages
  3. Prosopagnosie et troubles associés
  4. Loi du matching et choix comportementaux
  5. Traitement syntaxique en temps réel
  6. Compréhension sémantique et inférences
  7. Mémoire implicite et apprentissage perceptif
  8. Clignement attentionnel et période réfractaire
  9. Partage des capacités attentionnelles
  10. Mémoire de travail et théorie des chunks

1. Perception et reconnaissance des visages

Notions clés & Définitions

  • Visage objet particulier : Le visage est un stimulus à structure relativement simple et symétrique, utile pour identifier une personne malgré de fortes variations.
  • Lecture faciale : La lecture faciale désigne l’extraction rapide d’informations sociales et affectives à partir de l’apparence du visage.
  • Traitement holistique : Le traitement holistique consiste à traiter le visage comme un ensemble et la configuration globale plutôt que des éléments isolés.
  • Traitement configural : Le traitement configural repose sur la reconnaissance de la configuration et des relations entre les éléments du visage (yeux, nez, bouche).

Points essentiels

  • Les visages permettent d’inférer bien plus que l’identité, par exemple l’âge, le sexe, les émotions, l’humeur, des intentions et des informations de contexte (familiers/célèbres, lien, fréquence).
  • Le Face composite effect montre qu’ajouter des parties différentes en haut et en bas suffit à faire juger que deux visages sont différents, ce qui implique un traitement d’abord global.
  • Le Face inversion effect indique qu’inverser un visage rend la reconnaissance plus difficile, suggérant que la configuration globale est déterminante.
  • L’Effet Thatcher montre que les visages à l’endroit sont faciles à évaluer comme vrais ou faux, alors que l’envers complique fortement cette décision.
  • Dans le traitement du visage, un sujet sain reconnaît un visage immédiatement à partir de sa configuration, puis identifie la personne, malgré des variations (orientation, éclairage, distance, expressions).

Astuce mémo

Inversion ou Thatcher = configuration cassée, donc reconnaissance moins facile.

2. Traitement modulaire des visages

Notions clés & Définitions

  • Architecture modulaire : Architecture où le traitement des visages passe par des sous-systèmes spécialisés, impliqués de façon séquentielle et parfois limitée selon la tâche.
  • Structural encoding : Module d’encodage structural qui analyse la configuration du visage pour en extraire une représentation centrée sur le point de vue de l’observateur.
  • Person identity nodes : Nœuds d’identité de personne qui permettent d’accéder à l’information sur qui est le visage, après reconnaissance des unités faciales.
  • Name generation : Module de génération du nom qui produit le prénom ou le nom à partir des informations identitaires disponibles.

Points essentiels

  • Le modèle de Bruce et Young (1986) propose 7 modules de traitement (encodage structural, analyse de l’expression, lecture faciale, traitement visuel dirigé, unités de reconnaissance, nœuds d’identité, génération du nom) disposés en séquence.
  • Le traitement est décrit en 2 grandes étapes : analyse perceptive avec invariants (formes/traits invariants) puis accès à l’identité du visage via les modules spécialisés.
  • Dans les erreurs de type déjà-vu, le traitement s’arrête après encodage/comparaison avec les visages connus, avant d’atteindre l’accès identitaire complet.
  • Dans les situations de « nom sur le bout de la langue », l’encodage structural et les informations sémantiques peuvent être disponibles tandis que le module de génération du nom reste inaccessible.
  • Le temps de réponse augmente avec la complexité de la question : l’ordre donné est 700 ms < 750 ms < 800 ms (Young et al., 1986, 1988).

Astuce mémo

Séquence en chaîne : ConfigurER (structural) → Reconnaître → Identifier → Nom (s’arrête selon la question).

3. Prosopagnosie et troubles associés

4. Loi du matching et choix comportementaux

Notions clés & Définitions

  • Loi du matching : La loi du matching décrit comment un individu répartit ses réponses entre options selon l’ensemble des programmes de renforcement en place.
  • Taux de réponses relatif : Le taux de réponses relatif mesure combien une alternative est choisie par rapport à une autre, en comparant leurs taux de réponses.
  • Taux de renforcement relatif : Le taux de renforcement relatif mesure combien une alternative est renforcée par rapport à une autre, en comparant leurs taux de renforcement.
  • Programme de renforcement concurrent : Un programme de renforcement concurrent est une situation où plusieurs programmes s’appliquent en même temps et où l’individu peut changer de comportement.

Points essentiels

  • Quand deux (ou plusieurs) réponses sont disponibles, la répartition des taux de réponses dépend de la répartition des taux de renforcement, ce qui permet de quantifier le choix.
  • La loi du matching prédit une relation linéaire de pente 1 entre taux de réponses relatif et taux de renforcement relatif lorsque le matching est présent.
  • Si S>1 ou S<1, le sujet ne répartit pas correctement ses réponses selon le taux de renforcement, notamment quand les renforcements sont intermittents et que des programmes imbriqués agissent.
  • Chez Herrnstein (1961), des pigeons à 2 clés sous VI concurrents répartissent leurs réponses de façon compatible avec le matching, sous des conditions telles que VI-6min & VI-2min vs VI-3min & VI-3min.
  • Dans des analyses de comportements problèmes (Borrero et al., 2010), la loi du matching s’observe aussi quand les fonctions du comportement (tangible, attention, stimulation, échappement) sont mises en relation avec les programmes.
  • Spiga et al. (2005) montrent que la consommation de drogue suit aussi la loi du matching avec des boutons reliés à des distributions de méthadone, et que des sources de renforcement contextuelles peuvent expliquer des absences de matching.

Astuce mémo

Matching = réponses réparties comme renforcements (pente 1, S≈1).

5. Traitement syntaxique en temps réel

Notions clés & Définitions

  • Traitement syntaxique en ligne : Approche où la structure grammaticale est construite pendant la lecture ou l’écoute, au fur et à mesure que chaque mot apparaît.
  • Attachement minimale : Principe de traitement où, lors d’une ambiguïté, on choisit l’attachement qui demande le moins de connexions syntaxiques pour limiter les coûts.
  • Clôture tardive : Tendance où le système retarde l’attachement coûteux et relie plutôt la fin de phrase aux derniers syntagmes disponibles.
  • Structure de surface et structure profonde : Distinction entre l’organisation locale des mots et la signification globale de la phrase, qui peuvent mener à des interprétations différentes.

Points essentiels

  • Le traitement syntaxique construit la représentation via l’identification des catégories, le regroupement en unités fonctionnelles puis l’attachement hiérarchisé des syntagmes.
  • Le traitement syntaxique serait on-line : à chaque mot, le lecteur produit des inférences de structure tout en restant exposé à des erreurs en cas d’ambiguïtés.
  • Dans « Jean envoie des cartes… de Calais », la fin peut s’attacher au syntagme nominal ou au syntagme verbal, sans solution certaine par les seules informations locales.
  • Dans « Jean envoie des cartes… de visite », l’ambiguïté est levée par un attachement au syntagme nominal, alors que « … de prison » favorise l’attachement au syntagme verbal.
  • En cas d’ambiguïté, l’attachement minimale réduit le nombre d’attachements : une configuration compte 5 syntagmes si le SP s’attache à SV, contre 6 si le SP s’attache à SN.
  • La clôture tardive privilégie l’attachement de la fin aux derniers syntagmes pour limiter les coûts de mémoire de travail.

Astuce mémo

Attachement minimale = « le moins de liens », clôture tardive = « on attend la fin pour attacher ».

6. Compréhension sémantique et inférences

Notions clés & Définitions

  • Intention communicative : L’intention communicative correspond à ce que le locuteur cherche à faire comprendre, déduit par inférences au-delà du sens littéral des mots.
  • Inférence : L’inférence est une conclusion déduite à partir d’un énoncé, en complétant ce qui est dit explicitement par des interprétations supplémentaires.
  • Présupposition : Une présupposition est une information implicite incluse dans le sens littéral et considérée comme tenue pour acquise dans l’énoncé.
  • Implication : Une implication est une conclusion implicite tirée de l’énoncé grâce à un raisonnement, comme conséquence ou effet généralement rattaché à ce qui est dit.

Points essentiels

  • Le sens d’une phrase et l’intention communicative ne coïncident pas toujours : l’interprétation s’appuie sur des inférences qui vont au-delà des mots.
  • La négation rend les assertions et les implications fausses, mais laisse les présuppositions vraies dans l’interprétation (exemple avec « Marie n’a pas obtenu son permis »).
  • Les présuppositions peuvent être lexicales (ex. « arrêter » implique qu’il y avait un état avant) ou grammaticales (ex. un clivage présuppose que l’action a eu lieu).
  • Les implications se distinguent en logiques (déductions indiscutables à partir des informations fournies) et pragmatiques (conclusions probables dépendant du contexte et des connaissances).
  • Les inférences peuvent être simples (agent, objet, lieu, etc.) ou plus complexes (cause, conséquence, but) selon la nature de la relation inférée.

Astuce mémo

Négation = cible : assertions/implications cassées, présuppositions restent debout (A▶I✗, P✓).

7. Mémoire implicite et apprentissage perceptif

Notions clés & Définitions

  • Mémoire implicite : Système mnésique dont les performances améliorent sans récupération consciente des informations apprises.
  • Amorçage perceptif : Effet où une exposition préalable rend plus facile l’identification ou le traitement ultérieur d’un stimulus même si le sujet n’en a pas conscience.
  • Profondeur de traitement : Principe selon lequel le niveau de traitement (graphique, phonologique, sémantique) détermine la durabilité du stockage.
  • Effet de production : Phénomène où, dans des tâches explicites, les items générés par le participant sont mieux retenus que les items simplement lus.

Points essentiels

  • Dans Jacoby et Dallas (1981), la reconnaissance explicite est plus élevée après encodage sémantique qu’après encodage phonologique ou graphémique, alors que l’identification perceptive reste équivalente même quand les mots sont présentés très brièvement (35 ms).
  • Dans l’effet de production, les tests de reconnaissance explicite sont meilleurs quand les participants génèrent des mots depuis le contexte, mais l’identification perceptive implicite suit un profil inversé en faveur de l’information liée au contexte et avec un amorçage lors de la génération.
  • Dans Tulving, Shacter et Stark (1982), l’oubli sur la reconnaissance explicite apparaît après 1 semaine, alors que les performances en identification de mots fragmentés implicite ne baissent pas entre 1 heure et 1 semaine.
  • Dans Warrington et Weiskrantz (1970), les patients amnésiques montrent un déficit net aux tâches de rappel libre et de reconnaissance, tout en gardant des performances préservées à l’identification de mots fragmentés.
  • Dans Gabrieli et al (1995), l’effet d’amorçage en identification perceptive accélère l’identification chez tous les groupes, alors que le patient amnésique échoue en reconnaissance contrairement au patient MS dont les temps d’identification ne montrent pas l’amorçage.

8. Clignement attentionnel et période réfractaire

Notions clés & Définitions

  • Clignement attentionnel : Limitation du traitement perceptif qui réduit la détection consciente d’une cible quand l’attention est déjà mobilisée par une autre cible.
  • Présentation visuelle rapide sérielle : Procédure expérimentale où des stimuli visuels sont présentés très vite pour mesurer la détection de deux cibles séparées par un intervalle temporel.
  • Période réfractaire psychologique : Allongement du temps de réponse de la tâche 2 quand le SOA est court, alors que le temps de réponse de la tâche 1 reste stable.
  • Stadium de sélection de la réponse : Étape centrale où la réponse appropriée est choisie, réalisée de façon sérielle en double tâche et source d’interférence.
  • Stimulus onset asynchrony : Décalage temporel entre l’apparition du stimulus de la tâche 1 et celle du stimulus de la tâche 2, utilisé pour manipuler la période réfractaire.

Points essentiels

  • Le clignement attentionnel est mis en évidence avec des lettres présentées pendant 100 ms, avec une baisse de détection de la cible 2 quand l’intervalle entre cibles tombe entre 100 et 500 ms.
  • Dans la condition contrôle single-task de Raymond, Shapiro et Arnell (1992), la demande perceptive est identique mais sans report de la cible 1, et le clignement attentionnel disparaît.
  • La période réfractaire survient quand deux tâches de TR de choix se chevauchent avec un SOA court, car la sélection de la réponse (stade central) devient le goulot sériel.
  • Avec la pratique, la période réfractaire psychologique diminue d’environ 90% après 18 sessions, soit environ 7000 essais, mais 18 sessions supplémentaires ne font pas disparaître l’allongement.
  • Dans l’étude de Levy et al. (2006) en simulateur, des SOA jusqu’à 150 ms (double tâche) rallongent les temps de freinage même pour une conduite pourtant “automatique”.

Astuce mémo

Clignement = quand la cible 2 arrive 100–500 ms trop tôt, l’attention “bascule” et elle devient moins consciente; Réfractaire = quand le SOA est court, choisir la réponse de T2 prend du retard.

9. Partage des capacités attentionnelles

Notions clés & Définitions

  • Réservoir unique : L’attention est modélisée comme une ressource unique, dont la capacité limitée limite la performance quand deux tâches la sollicitent simultanément.
  • Réservoirs multiples : L’attention est modélisée comme plusieurs réservoirs de ressources, et l’interférence dépend du partage ou non des mêmes réservoirs par les tâches.
  • Goulot d’étranglement central : Le goulot d’étranglement central décrit une limitation qui impose une sélection des réponses centralisée, séquentielle, même si certains traitements peuvent avancer en parallèle.
  • Goulot fonctionnel : Le goulot fonctionnel explique l’interférence par le recrutement supplémentaire de contrôle cognitif, visible par une activation accrue en double tâche.

Points essentiels

  • Quand la somme des besoins attentionnels des tâches dépasse la ressource disponible, on observe une baisse des performances dans au moins une tâche.
  • Selon Maquestiaux (2017), deux tâches partageant le même réservoir produisent des performances à la tâche 1 proportionnelles à l’usage des ressources de la tâche 2.
  • Selon Maquestiaux (2017), deux tâches utilisant des réservoirs différents donnent des performances plus indépendantes, avec moins d’interférence quand les tâches partagent moins de caractéristiques.
  • Si l’interférence vient d’un goulot central structurel, les aires en commun montrent surtout une différence de latence compatible avec une mise en attente de la réponse.
  • Dux et al. (2006) rapportent que le cortex préfrontal latéral postérieur (région commune) a un pattern compatible avec un goulot central structurel en double tâche.
  • Worringer et al. (2019) associent l’interférence à un recrutement de contrôle via des activations du gyrus frontal médian et inférieur, de l’opercule frontal et de régions pariétales comme le sulcus pariétal inférieur.

Astuce mémo

Unique = un seul “compte” partagé; Multiples = plusieurs comptes; Structurel = attente (latence); Fonctionnel = effort (activation).

10. Mémoire de travail et théorie des chunks

Notions clés & Définitions

  • Mémoire de travail : La mémoire de travail est un système actif qui maintient et manipule temporairement l’information pendant l’exécution d’une tâche.
  • Théorie des chunks : La théorie des chunks propose que l’expert regroupe des éléments en paquets significatifs, réduisant le nombre d’items réellement stockés en mémoire.
  • Mémoire de travail à long terme : La mémoire de travail à long terme décrit l’idée qu’une partie du stockage utile se fait via des connaissances en mémoire à long terme, réutilisées pendant la tâche.

Points essentiels

  • Miller (1956) estime que la capacité de stockage sans traitement est d’environ 7±2 éléments, et Daneman & Carpenter (1980) proposent environ 3 ou 4 avec traitement.
  • Chase & Simon (1973) expliquent les performances d’experts par le regroupement en chunks, dont l’étiquette permet de récupérer une grande quantité d’items à partir d’une petite liste de paquets.
  • Le modèle des chunks est critiqué car il n’est pas clair que des chunks plus grands permettraient réellement d’augmenter autant le rappel lorsque l’information dépasse la capacité disponible.
  • Cowan (2001) propose une capacité de mémoire de travail plus faible, autour de 4, et avance qu’une partie de ce qu’on croyait stocké en mémoire de travail peut relever de la mémoire à long terme.
  • Ericsson (1995) propose que les experts exploitent la mémoire à long terme comme support de stockage actif, rapprochant la distinction travail/long terme par l’idée de mémoire de travail à long terme.

Astuce mémo

Chunks = paquets avec une étiquette : moins d’items à retenir, plus de récupération grâce à l’entraînement.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1986Modèle cognitif du traitement des visages (Bruce & Young, architecture en modules séquentiels).
1961Étude princeps de la loi du matching (Herrnstein, pigeons à 2 clés sous VI concurrents).
1947Première prosopagnosie rapportée par Joachim Bodamer (deux soldats, prosopagnosie acquise après lésions cérébrales).
1923Description du syndrome de Capgras par Joseph Capgras (cas de Mme M., « sosies »).
1981Modèle à activation interactive partielle (McClelland & Rumelhart, niveaux traits/lettres/mots) et définition première de la loi/MP? (dans le cours, 1981 concerne notamment ces modèles de lecture).

Tableaux de synthèse

Prosopagnosie : types

TypeDéficitIndice clinique dans le cours
Prosopagnosie aperceptiveAnalyse perceptive structurale du visageNe parvient pas à identifier le pattern global (yeux, nez, bouche).
Prosopagnosie associativeÉtape plus tardive (unité de reconnaissance faciale)Forme reconnue comme visage, mais activation impossible des modules d’identification des visages familiers.

Mémoire implicite vs explicite

TestRécupération demandéeCe que préserve/affecte le cours
ExpliciteSouvenir conscient (rappel/reconnaissance)Dans l’oubli : reconnaissance baisse après ~1 semaine ; en amnésie : déficit net.
ImpliciteRécupération non intentionnelle (amorçage)Identification/effets d’amorçage restent préservés : pas de baisse entre 1h et 1 semaine ; patients amnésiques réussissent les tâches indirectes.

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre traitement holistique (configuration globale) et traitement configural : le configural correspond à la configuration et aux relations entre éléments (yeux/nez/bouche).
  2. Penser que l’effet Thatcher prouve une simple difficulté perceptive : il montre surtout que casser la configuration rend la décision difficile.
  3. Croire que dans le modèle de Bruce & Young, le traitement s’arrête toujours au même module : il s’arrête selon la nature de la réponse demandée (question vs identification vs nom).
  4. Confondre loi du matching et « choix libre » : la répartition des réponses dépend des taux de renforcement en conditions concurrentes, avec pente 1 quand le matching est présent.
  5. Interpréter l’attachement minimale comme « attacher le plus tard possible » : elle vise à réduire le nombre d’attachements/coûts, tandis que la clôture tardive privilégie l’attachement de la fin aux derniers syntagmes.
  6. Penser que la négation annule tout : dans le cours, elle rend assertions et implications fausses mais laisse les présuppositions vraies dans l’interprétation.
  7. Confondre mémoire implicite avec « mémoire inconsciente » au sens d’un contenu : dans le cours, l’implicite est définie par la récupération non intentionnelle (mesures indirectes).

Checklist Examen

  1. Définir « visage objet particulier » et citer au moins 4 catégories d’informations que le visage permet d’inférer (âge/sex/émotions/humeur/intention/familier-célèbre/identité, etc.).
  2. Expliquer en quoi Face composite effect et Face inversion effect indiquent un traitement global/configural des visages.
  3. Expliquer l’effet Thatcher (visage à l’endroit vs à l’envers) et relier-le à l’idée de configuration déterminante.
  4. Citer les 7 modules du modèle de Bruce & Young et décrire les « 2 grandes étapes » (analyse perceptive puis accès à l’identité).
  5. Donner un exemple d’erreur de type déjà-vu et dire à quel niveau le traitement s’arrête dans le modèle ; donner un exemple « nom sur le bout de la langue » et quel module reste inaccessible.
  6. Distinguer prosopagnosie aperceptive vs prosopagnosie associative en termes de déficits (pattern global vs reconnaissance des visages familiers).
  7. Décrire la dissociation du syndrome de Capgras (reconnaissance formelle préservée mais perte du sentiment de familiarité, réponse « sosie ») et en quoi elle soutient une dissociation implicite/explicite.
  8. Présenter la loi du matching : notions de taux de réponses relatif et taux de renforcement relatif, et la relation linéaire de pente 1 (matching présent).
  9. Relier la loi du matching à des situations de programmes concurrentes et aux paramètres S>1/S<1 lorsque le sujet ne répartit pas correctement ses réponses.
  10. En compréhension syntaxique, décrire le traitement on-line et les principes d’attachement minimale et de clôture tardive, avec l’idée du coût (mémoire de travail).
  11. En pragmatique, distinguer intention communicative, inférence, présupposition et implication, puis appliquer l’effet de la négation (assertions/implications fausses vs présuppositions vraies).
  12. En mémoire, différencier mémoire implicite vs explicite (directe vs indirecte, intentionnalité/non intentionnalité) et donner au moins un exemple de dissociation clinique (amnésiques : rappel/reconnaissance vs identification de mots fragmentés).

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Cours sur la Reconnaissance et le Traitement Cognitif avec 20 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel type de traitement permet de reconnaître rapidement un visage comme un tout, en s’appuyant sur sa configuration globale plutôt que sur des éléments isolés ?

2. Quel effet montre qu’inverser un visage rend sa reconnaissance plus difficile, ce qui suggère que la configuration globale est déterminante ?

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Révisez avec les flashcards

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Visage objet particulier — définition ?

Stimulus structuré, symétrique, permettant l’identification.

Lecture faciale — rôle ?

Extraire rapidement infos sociales et affectives.

Traitement holistique — principe ?

Traiter le visage comme un tout global.

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