QCM : Haute Autorité de Santé — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle loi a créé la Haute Autorité de Santé afin de contribuer au maintien d’un système de santé solidaire et à l’amélioration de la qualité des soins ?

La loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital
La loi du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé
La loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie
La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades

La loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie

Explication

La HAS a été instituée par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie, avec une mission liée à la solidarité du système et à la qualité des soins. Les autres lois concernent également la santé, mais elles ne correspondent pas à sa loi de création.

2. Quel statut juridique caractérise la Haute Autorité de Santé ?

Un établissement public hospitalier chargé de gérer des établissements de soins
Une autorité publique indépendante dotée de la personnalité morale et d’une autonomie financière
Un service administratif placé sous l’autorité financière directe d’un ministère
Une commission consultative sans personnalité morale ni capacité administrative propre

Une autorité publique indépendante dotée de la personnalité morale et d’une autonomie financière

Explication

La HAS est une autorité publique indépendante, dotée de la personnalité morale et disposant d’une autonomie financière. La qualifier de simple service administratif méconnaît précisément son indépendance et son autonomie.

3. Pendant quelle période les experts et collaborateurs occasionnels de la HAS doivent-ils déclarer leurs liens d’intérêts directs ou indirects ?

Les cinq années précédant l’exercice de leurs fonctions
La durée correspondant à leur seule mission auprès de la HAS
Les trois années suivant la fin de leurs fonctions
Les dix années précédant leur première expertise

Les cinq années précédant l’exercice de leurs fonctions

Explication

La déclaration publique d’intérêts doit faire apparaître les liens directs ou indirects des cinq années précédant les fonctions exercées. Une déclaration limitée à la mission ou étendue à une autre période ne respecte pas la règle indiquée.

4. Quelle composition correspond à l’organisation de la Haute Autorité de Santé ?

Un collège de 7 membres, 10 commissions spécialisées, 400 collaborateurs permanents et 2 000 occasionnels
Un collège de 8 membres, 7 commissions spécialisées, 300 collaborateurs permanents et 4 000 occasionnels
Un collège de 9 membres, 8 commissions spécialisées, 500 collaborateurs permanents et 3 000 occasionnels
Un collège de 7 membres, 8 commissions spécialisées, 400 collaborateurs permanents et 3 000 occasionnels

Un collège de 7 membres, 8 commissions spécialisées, 400 collaborateurs permanents et 3 000 occasionnels

Explication

La HAS comprend un collège de 7 membres, 8 commissions spécialisées, 400 collaborateurs permanents et 3 000 collaborateurs occasionnels. Les autres compositions modifient plusieurs de ces effectifs et ne correspondent pas à son organisation.

5. Quelle commission évalue notamment les médicaments au sein de la HAS ?

La Commission de la Transparence
La Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé
La commission chargée des affections de longue durée
La commission dédiée à l’évaluation médico-économique des organisations

La Commission de la Transparence

Explication

La Commission de la Transparence évalue notamment les médicaments. La Commission nationale d’évaluation concerne plutôt les dispositifs médicaux et les technologies de santé.

6. Que mesure le service médical rendu, ou SMR ?

L’intérêt économique initial d’une innovation avant toute évaluation médicale
Le coût annuel d’un médicament pour l’assurance maladie
L’utilité médicale évaluée périodiquement d’un produit ou d’un acte pris en charge
La gravité d’une affection indépendamment du traitement proposé

L’utilité médicale évaluée périodiquement d’un produit ou d’un acte pris en charge

Explication

Le SMR correspond à l’évaluation périodique de l’utilité médicale d’un médicament, d’un dispositif médical ou d’un acte pris en charge. Il ne désigne ni le coût du produit ni une première évaluation, qui relève du service médical attendu.

7. Quel indicateur la HAS utilise-t-elle lors d’une première évaluation d’un produit ou d’un acte ?

L’évaluation médico-économique comparative
Le service médical rendu
Le critère d’admission en affection de longue durée
Le service médical attendu

Le service médical attendu

Explication

Lors d’une première évaluation, la HAS utilise le service médical attendu, tandis que le SMR intervient lors des évaluations périodiques. L’évaluation médico-économique compare les bénéfices médicaux aux coûts et ne remplace pas cette distinction.

8. Dans quelle situation la HAS rend-elle un avis favorable au remboursement ?

Lorsque l’évaluation médico-économique exclut toute dépense supplémentaire
Lorsque le SMR ou le SMA est jugé suffisant
Lorsque le produit présente un coût inférieur à celui de tous ses concurrents
Lorsque l’acte est déjà inscrit sur la liste des affections de longue durée

Lorsque le SMR ou le SMA est jugé suffisant

Explication

La HAS rend un avis favorable au remboursement lorsque le SMR ou le SMA est jugé suffisant. Un coût faible, une inscription en affection de longue durée ou l’absence de dépense supplémentaire ne constituent pas, à eux seuls, le critère défini.

9. Que détermine la HAS lors de la réévaluation de la liste des 30 affections de longue durée ?

La durée maximale d’hospitalisation correspondant à chaque affection
La liste des médicaments disponibles sans prescription pour ces maladies
Les actes, prestations et critères médicaux justifiant l’admission d’un patient dans le dispositif
Le montant des cotisations dues par les patients atteints de ces affections

Les actes, prestations et critères médicaux justifiant l’admission d’un patient dans le dispositif

Explication

La HAS réévalue la liste des 30 affections de longue durée et précise, pour chacune, les actes, prestations et critères médicaux justifiant l’admission. Elle ne fixe ni les cotisations, ni une durée générale d’hospitalisation, ni les règles de délivrance des médicaments.

10. Quel est l’objectif principal des recommandations et règles de bonnes pratiques professionnelles ?

Déterminer les critères administratifs d’admission en affection longue durée
Remplacer les décisions cliniques prises par chaque professionnel de santé
Harmoniser les pratiques et soutenir l’amélioration de la qualité des soins
Présenter des informations générales sans objectif d’évaluation des soins

Harmoniser les pratiques et soutenir l’amélioration de la qualité des soins

Explication

Ces recommandations servent à homogénéiser les pratiques, à établir des référentiels de qualité et à guider l’évaluation et l’amélioration des soins. Elles ne constituent donc pas une simple information dépourvue d’objectif qualitatif.

11. Que décrivent principalement les guides de prise en charge des affections de longue durée ?

Le parcours de soins, ses étapes et les prestations nécessaires au suivi
Les conditions de validité des certifications délivrées aux professionnels de santé
Les résultats comparatifs des établissements prenant en charge une même maladie
Les critères administratifs permettant d’admettre un patient en affection de longue durée

Le parcours de soins, ses étapes et les prestations nécessaires au suivi

Explication

Les guides décrivent le parcours du patient, les étapes clés, les professionnels impliqués ainsi que les actes et prestations nécessaires. Les critères d’admission relèvent plutôt des avis concernant les affections de longue durée.

12. Quelle caractéristique définit la certification des établissements de santé ?

Une autorisation administrative déterminant la capacité d’accueil de l’établissement
Un dispositif externe et itératif destiné à améliorer les soins et informer le public
Une procédure individuelle visant les médecins exposés à des risques professionnels
Une autoévaluation ponctuelle centrée sur les compétences de chaque soignant

Un dispositif externe et itératif destiné à améliorer les soins et informer le public

Explication

La certification est un dispositif externe et itératif qui vise l’amélioration de la qualité des soins et l’information du public. La procédure visant des médecins ou des équipes exposés à des risques correspond à l’accréditation.

13. À quel rythme un établissement adresse-t-il généralement son compte qualité à la HAS ?

Chaque année, avec une synthèse portant sur les douze mois précédents
Tous les quatre ans, dans une évaluation limitée à une seule visite
Après chaque visite, avec un calendrier fixé par les experts-visiteurs
Tous les 18 à 24 mois, dans une évaluation suivie sur quatre ans

Tous les 18 à 24 mois, dans une évaluation suivie sur quatre ans

Explication

L’établissement adresse son compte qualité à la HAS tous les 18 à 24 mois, tandis que sa progression est suivie sur une période de quatre ans. Confondre ces deux durées conduit à attribuer au compte qualité la durée globale du cycle d’évaluation.

14. Que contient principalement le compte qualité d’un établissement de santé ?

La liste des patients témoins interrogés pendant la procédure de certification
Les critères d’admission des patients atteints d’affections de longue durée
Ses priorités d’évaluation et son programme d’actions dans un document évolutif
Les seuls résultats de la dernière visite réalisée par les experts-visiteurs

Ses priorités d’évaluation et son programme d’actions dans un document évolutif

Explication

Le compte qualité est un document personnalisé et évolutif qui résume les axes prioritaires d’évaluation et le programme d’actions de l’établissement. Il ne se réduit donc pas au compte rendu d’une visite ni à une liste de patients.

15. À quels acteurs et à quel objectif l’accréditation s’applique-t-elle principalement ?

Aux établissements de santé, pour informer le public sur leurs prestations
À des professionnels exposés à des risques, pour prévenir et maîtriser les actes dangereux
Aux patients, pour organiser leur parcours dans une affection de longue durée
À tous les médecins, pour rendre obligatoire l’évaluation de leurs pratiques

À des professionnels exposés à des risques, pour prévenir et maîtriser les actes dangereux

Explication

L’accréditation concerne un ou plusieurs professionnels particulièrement exposés à des risques et cherche à prévenir et maîtriser les actes médicaux à risque. L’évaluation des pratiques professionnelles, en revanche, est obligatoire pour tous les médecins.

16. Quelle est la durée de validité de l’accréditation des médecins et des équipes médicales ?

Un an, avec une reconduction après chaque analyse de pratique
Une durée variable, sans publication des résultats au public
Quatre ans, avec une accréditation rendue publique
Dix-huit à vingt-quatre mois, avec une publication réservée à la HAS

Quatre ans, avec une accréditation rendue publique

Explication

L’accréditation des médecins et des équipes médicales est rendue publique et sa validité est fixée à quatre ans. La durée de 18 à 24 mois concerne le rythme d’envoi du compte qualité des établissements, pas celui de l’accréditation.

17. Depuis quelle date l’évaluation des pratiques professionnelles est-elle obligatoire pour tous les médecins ?

Depuis le 1er juillet 2005
Depuis le 1er juillet 2006
Depuis le 1er janvier 2004
Depuis le 1er janvier 2008

Depuis le 1er juillet 2005

Explication

L’évaluation des pratiques professionnelles est une démarche organisée d’amélioration rendue obligatoire pour tous les médecins depuis le 1er juillet 2005. Les autres dates proposées ne correspondent pas à l’échéance indiquée pour cette obligation.

18. Comment les médecins évaluent-ils leurs pratiques dans le cadre de l’EPP ?

Ils comparent leurs pratiques aux seuls résultats de la certification de leur établissement
Ils recensent les événements graves sans confronter leur activité à des recommandations
Ils suivent un parcours prédéfini sans analyser les écarts entre pratique et référence
Ils s’appuient sur des recommandations, puis mesurent et analysent leurs pratiques

Ils s’appuient sur des recommandations, puis mesurent et analysent leurs pratiques

Explication

Dans l’EPP, les médecins fondent leur exercice clinique sur des recommandations et mesurent puis analysent leurs pratiques par rapport à celles-ci. Le recensement des événements indésirables graves relève notamment du fonctionnement de l’accréditation.

19. Lorsqu’une victime d’une infection nosocomiale contacte la HAS, quelle réponse relève de sa mission d’information et de médiation ?

Recueillir sa réclamation, l’informer de ses droits et l’orienter si nécessaire
Organiser une expertise médicale puis fixer le montant de son indemnisation
Évaluer la conformité de l’établissement et prononcer sa certification
Élaborer un protocole thérapeutique et prescrire les examens nécessaires

Recueillir sa réclamation, l’informer de ses droits et l’orienter si nécessaire

Explication

La HAS informe les victimes d’infections nosocomiales, recueille leurs réclamations, les renseigne sur leurs droits et les oriente vers les autorités compétentes si besoin. L’évaluation et la certification de la qualité des établissements relèvent d’une autre mission.

20. Quel dispositif correspond à une action de la HAS concernant l’information médicale diffusée en ligne ou par des logiciels d’aide à la prescription ?

Homologuer les sites selon leur fréquentation et leur audience
Remplacer les logiciels par une base publique de prescriptions validées
Améliorer et certifier la qualité de l’information médicale diffusée
Contrôler la délivrance des traitements dans chaque officine

Améliorer et certifier la qualité de l’information médicale diffusée

Explication

La HAS propose des dispositifs destinés à améliorer et à certifier la qualité de l’information médicale fournie par ces logiciels et ces sites. Ces dispositifs ne consistent pas à contrôler la délivrance des médicaments ni à classer les sites selon leur audience.

21. Quelle possibilité était offerte aux établissements publics de santé volontaires d’un GHT entre 2016 et 2019 ?

Reporter leur certification jusqu’à la mise en place du dispositif de 2020
Bénéficier d’une évaluation à deux niveaux par établissement et par GHT
Coordonner leur certification selon une procédure synchronisée ou commune
Recevoir automatiquement une décision unique pour toutes les entités

Coordonner leur certification selon une procédure synchronisée ou commune

Explication

Pendant la période transitoire de 2016 à 2019, les établissements volontaires pouvaient choisir une procédure de certification synchronisée ou commune. L’évaluation à deux dimensions correspond à l’orientation privilégiée par la HAS depuis 2020.

22. Quelle caractéristique distingue la certification synchronisée au sein d’un GHT ?

Tous les établissements reçoivent une décision identique après une visite unique
Les établissements utilisent un compte qualité unique pour toutes les entités
Une seule équipe évalue le GHT sans distinguer les établissements membres
Chaque établissement conserve une décision propre après des visites rapprochées

Chaque établissement conserve une décision propre après des visites rapprochées

Explication

La certification synchronisée prévoit des thématiques partagées et plusieurs visites organisées sur un calendrier resserré, mais une décision est rendue pour chaque établissement. La décision unique et le compte qualité unique caractérisent plutôt la certification commune.

23. Dans une certification commune d’un GHT, quelle organisation est prévue pour les établissements concernés ?

Des comptes qualité distincts, des visites rapprochées et des décisions séparées sont prévus
Un compte qualité, une visite et une décision commune sont utilisés
Une évaluation du GHT est menée sans publication de rapport pour les établissements
Chaque entité juridique choisit une procédure différente au sein du même groupement

Un compte qualité, une visite et une décision commune sont utilisés

Explication

La certification commune repose sur un seul compte qualité, une seule visite et la publication du même rapport et de la même décision pour chaque entité juridique concernée. Les comptes et décisions distincts relèvent de la certification synchronisée.

24. Quelle orientation la HAS privilégie-t-elle depuis 2020 pour la certification des GHT ?

Une certification commune fondée sur un compte qualité et une décision partagés
Une certification synchronisée avec plusieurs visites et une décision par établissement
Une certification différée jusqu’à l’achèvement de la coordination médicale du GHT
Une certification à deux dimensions, avec une évaluation de chaque établissement et du GHT

Une certification à deux dimensions, avec une évaluation de chaque établissement et du GHT

Explication

Depuis 2020, la HAS a abandonné le projet de certification commune ou synchronisée et privilégie deux dimensions d’évaluation : celle de chaque établissement et celle du GHT. Les deux autres formes correspondent aux procédures de la période transitoire.

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Quand la HAS a-t-elle été créée ?

La HAS a été créée le 13 août 2004.

Par quelle loi la HAS a-t-elle été créée ?

Par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie.

Quel est le but principal de la création de la HAS ?

Contribuer au maintien d’un système de santé solidaire et renforcer la qualité des soins.

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