Qu’est-ce qu’une hépatite ?
Une inflammation des cellules du foie.
Quelles sont les origines possibles d’une hépatite ?
Virale, toxique, auto-immune, métabolique, médicamenteuse, bactérienne, alcoolique ou hypoxique.
Quelles infections virales contribuent fortement à la morbi-mortalité par cirrhose ?
Les infections par le VHB et le VHC.
Quelle complication tumorale peut entraîner la cirrhose due au VHB ou au VHC ?
Le carcinome hépatocellulaire.
Quelle est la cause la plus fréquente d’hépatite chronique virale ?
L’hépatite C.
Quelle est la prévalence de l’ARN du VHC ?
0,3 %.
Quel est le principal mode de transmission du VHC ?
La voie sanguine.
Dans quel pourcentage des cas la phase aiguë de l’hépatite C est-elle asymptomatique ?
Dans 90 % des cas.
Quel pourcentage des hépatites C chroniques évolue vers une cirrhose hépatique ?
20 à 30 %.
En cas de suspicion d’infection récente par le VHC, quels marqueurs recherche le dépistage ?
Les anticorps totaux anti-VHC et l’ARN du VHC.
Après une suspicion récente de VHC, quand contrôler l’ARN si les anticorps sont positifs et l’ARN négatif ?
12 à 24 semaines plus tard.
En cas de suspicion d’infection chronique par le VHC, quelle est la première étape du dépistage ?
La recherche des anticorps totaux anti-VHC.
Que désigne la réponse virologique soutenue après traitement du VHC ?
L’absence d’ARN du VHC 12 à 24 semaines après la fin du traitement.
Quel taux de réponse virologique soutenue obtiennent les antiviraux à action directe ?
Supérieur à 95 %.
Quelle est la durée généralement prescrite des traitements par antiviraux à action directe ?
De 8 à 12 semaines.
Comment les antiviraux à action directe se comparent-ils aux interférons en efficacité et tolérance ?
Ils sont plus efficaces et mieux tolérés.
Quelles sont les trois classes d’antiviraux à action directe ?
Les inhibiteurs de la protéase NS3-A4, du complexe NS5A et de l’ARN polymérase ARN-dépendante.
Quels objectifs poursuit le traitement du VHC ?
Il vise à prévenir ou réduire les complications, les décès et la transmission, et à améliorer la qualité de vie.
À quels patients atteints d’hépatite C le traitement est-il recommandé ?
À tous, sauf si une comorbidité non hépatique limite l’espérance de vie ou si la balance bénéfice-risque est défavorable pendant la grossesse.
Quelle association médicamenteuse est déconseillée dans le traitement du VHC ?
L’association du sofosbuvir avec l’amiodarone.
Que prévoit la prise en charge après un échec aux AAD ?
Une discussion en RCP et, si possible, un test génotypique de résistance pour guider le retraitement.
Dans quels cas la ribavirine est-elle contre-indiquée ?
En cas d’hypersensibilité, d’hémoglobinopathie ou d’insuffisance rénale chronique.
Quelle contre-indication est commune aux AAD ?
L’hypersensibilité.
Quand faut-il rechercher les interactions médicamenteuses des AAD ?
Avant et pendant le traitement.
Quand surviennent surtout les effets indésirables fréquents des AAD ?
Au début du traitement.
Quelles causes peuvent entraîner un échec thérapeutique ?
La non-observance ou l’arrêt prématuré, les interactions médicamenteuses et la réinfection.
Quels comportements faut-il éviter pour prévenir le VHC ?
Les expositions à risque liées aux injections, aux produits sanguins, au partage de matériel, aux drogues, aux rapports sexuels et au matériel contaminé.
Quels virus sont hépatotropes ?
Les virus des hépatites A, B, C, D et E.
Quel est l’objectif de réduction des infections visé par la prise en charge du VHC ?
Une réduction de 90 %.
Que vise la prise en charge du VHC : l’élimination ou l’éradication de l’infection ?
L’élimination de l’infection.
Quelle proportion des usagers de drogues intraveineuses est concernée par le VHC ?
Environ 30 %.
Dans quelle proportion des cas la transmission du VHC reste-t-elle inconnue ?
Dans 10 à 20 % des cas.
Quelles protéines du VHC sont ciblées par les antiviraux à action directe ?
Les protéines non structurales.
Combien de génotypes principaux le VHC possède-t-il ?
Six.
Quel pourcentage des patients cirrhotiques concernés évolue vers un carcinome hépatocellulaire ?
3 à 5 %.
Quels facteurs influencent l’évolution du VHC ?
Le tabac, l’alcool, les médicaments hépatotoxiques, les co-infections, le syndrome métabolique et l’âge lors de la contamination.
Quelle forme l’hépatite C ne présente-t-elle jamais, contrairement à l’hépatite B ?
Une forme fulminante.
Après un dépistage chronique du VHC, quand contrôler l’ARN si les anticorps sont positifs et l’ARN négatif ?
12 à 24 semaines plus tard.
Quels examens sérologiques infectieux figurent au bilan initial du VHC ?
La sérologie VHB et VIH, ainsi que les IgM anti-VHA.
Quels examens non invasifs peuvent remplacer la biopsie pour évaluer la fibrose hépatique ?
Le Fibroscan, le Fibrotest ou le Fibromètre.
Quelles associations d’AAD faut-il connaître ?
Lédipasvir/sofosbuvir, elbasvir/grazoprévir, sofosbuvir/velpatasvir (Epclusa), glécaprévir/pibrentasvir (Maviret) et sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir.
Quels traitements sont présentés comme les AAD de première intention ?
Epclusa et Maviret.
Quelle action la ribavirine exerce-t-elle lorsqu’elle est utilisée seule ?
Aucune action antivirale.
Quelles situations hépatiques ou médicales indiquent un traitement rapide du VHC ?
Une maladie hépatique évolutive F2 à F4, une récidive après transplantation hépatique, une transplantation d’organe solide non hépatique ou de moelle, une co-infection VHB ou VIH, ou un diabète.
Quelles manifestations extra-hépatiques indiquent un traitement rapide du VHC ?
La vascularite cryoglobulinémique ou le lymphome non hodgkinien.
Quelles personnes sont citées comme présentant un haut risque de transmission du VHC ?
Les usagers de drogues intraveineuses, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes à risque, les femmes en âge de procréer, les patients hémodialysés et les personnes détenues.
Quels patients peuvent bénéficier d’une prise en charge simplifiée du VHC ?
Les patients naïfs ARN-VHC positifs sans fibrose avancée F3, cirrhose F4, co-infection VIH ou VHB, insuffisance rénale sévère, comorbidité mal contrôlée ni origine de zones à risque de génotypes inhabituels.
Qui peut prescrire un traitement du VHC dans la prise en charge simplifiée ?
Un médecin de premier recours, notamment un addictologue ou un médecin généraliste.
Quelles options de retraitement sont citées après un échec des AAD ?
Sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir, sofosbuvir avec glécaprévir/pibrentasvir et ribavirine, ou sofosbuvir/velpatasvir avec ribavirine.
Combien de temps dure le retraitement après un échec thérapeutique ?
De 12 à 24 semaines, selon l’option choisie.
Quelles doses quotidiennes de ribavirine sont citées pour Copegus ?
1 000 ou 1 200 mg par jour, selon le poids.
Comment prendre les comprimés de ribavirine ?
Avec de la nourriture, sans les casser ni les couper.
Quel risque entraîne l’association de ribavirine et d’azathioprine ?
Elle augmente le risque de myélotoxicité et doit être évitée.
Quel effet peut avoir la ribavirine associée à la stavudine ou à la zidovudine ?
Elle peut augmenter la virémie VIH et nécessite une surveillance.
Dans quelle situation le glécaprévir/pibrentasvir est-il contre-indiqué ?
En cas d’insuffisance hépatique sévère.
Quel site permet de vérifier les interactions médicamenteuses des AAD ?
hep-druginteractions.org.
Quels paramètres surveiller sous ribavirine ?
La fonction rénale et l’hémogramme.
Quel trouble hématologique la ribavirine peut-elle provoquer par hémolyse ?
Une anémie.
Quels troubles psychiques peuvent survenir sous ribavirine ?
Des troubles psychiques.
Quels produits ou pratiques faut-il rechercher pour prévenir les interactions avec les AAD ?
L’automédication, la naturopathie, le pamplemousse, l’orange sanguine et le millepertuis.
Contre quelles hépatites la vaccination protège-t-elle ?
Contre les hépatites A et B.
Quelles précautions préviennent les hépatites A et E ?
Les précautions d’hygiène concernant l’eau et les aliments.
Quelles mesures préviennent l’hépatite B ?
Les mesures d’hygiène générales et l’utilisation du préservatif.
Que suggère la réapparition de l’ARN-VHC après une réponse virologique soutenue si le risque viral persiste ?
Une réinfection doit être envisagée.
Quels indices virologiques orientent vers une réinfection par le VHC ?
Un génotype différent ou une souche phylogénétiquement éloignée.
Comment le génome du VHC est-il traduit ?
En une protéine précurseur donnant des protéines structurales et non structurales.
Quelle proportion des infections par le VHC évolue vers une hépatite chronique ?
Environ 80 % des infections.
Quelles dimensions le score METAVIR évalue-t-il et sur quelles échelles ?
L’activité de l’hépatite, de A0 à A3, et la fibrose, de F0 à F4.
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