★ À maîtriser
Compléments
Les virus hépatotropes sont :
La prise en charge du VHC vise l’élimination de l’infection, et non son éradication, avec un objectif de réduction de 90 % du nombre d’infections.
★ À maîtriser
L’hépatite C est la cause la plus fréquente d’hépatite chronique virale.
La prévalence de l’ARN du VHC est de 0,3 %, correspondant à environ 150 000 personnes ayant une infection chronique.
La transmission du VHC est principalement sanguine, notamment par le partage de matériel d’injection ; plus rarement, elle est liée à un accident d’exposition au sang ou à une transmission mère-enfant.
Le VHC est un virus à ARN monocaténaire de la famille des Flaviviridae, dont le génome est traduit en une protéine précurseur donnant des protéines structurales et non structurales.
Compléments
Environ 30 % des usagers de drogues intraveineuses sont concernés par le VHC, et un quart de cette population présente une co-infection VHC-VIH.
La transmission du VHC reste inconnue dans 10 à 20 % des cas, et la prévalence est particulièrement observée entre 30 et 70 ans.
Les protéines non structurales du VHC constituent des cibles thérapeutiques des antiviraux à action directe.
Le VHC possède six génotypes principaux, notés G1 à G6, avec des subdivisions et des prévalences variables selon les régions du monde.
★ À maîtriser
Environ 80 % des infections par le VHC évoluent vers une hépatite chronique, avec persistance de l’ARN du VHC pendant plus de six mois.
Parmi les hépatites C chroniques, 20 à 30 % évoluent vers une cirrhose hépatique.
Compléments
Parmi les patients cirrhotiques concernés, 3 à 5 % évoluent vers un carcinome hépatocellulaire.
L’évolution peut être influencée par :
Contrairement à l’hépatite B, l’hépatite C ne présente jamais de forme fulminante.
Infection chronique → cirrhose → carcinome hépatocellulaire
★ À maîtriser
📌 Si les anticorps anti-VHC sont positifs et l’ARN-VHC négatif après une suspicion d’infection récente, l’ARN-VHC est contrôlé 12 à 24 semaines plus tard pour confirmer la clairance définitive du virus.
En cas de suspicion d’infection chronique, le dépistage commence par les anticorps totaux anti-VHC, puis recherche l’ARN-VHC si les anticorps sont positifs.
La réponse virologique soutenue correspond à l’absence d’ARN du VHC 12 à 24 semaines après la fin du traitement.
Le score METAVIR évalue l’activité de l’hépatite sur une échelle de A0 à A3 et la sévérité de la fibrose sur une échelle de F0 à F4, F4 correspondant à une fibrose avancée.
Compléments
📌 Si les anticorps anti-VHC sont positifs et l’ARN-VHC négatif lors du dépistage d’une infection chronique, l’ARN-VHC est contrôlé 12 à 24 semaines plus tard pour confirmer une guérison spontanée.
Le bilan initial comprend :
L’évaluation non invasive peut utiliser :
Anticorps anti-VHC → ARN-VHC → contrôle à 12–24 semaines
★ À maîtriser
📌 Les antiviraux à action directe sont plus efficaces et mieux tolérés que les interférons, dont l’efficacité d’éradication était d’environ 60 % et qui ne sont plus inclus dans la démarche thérapeutique recommandée.
Les associations d’AAD associent des médicaments de classes différentes ciblant des protéines non structurales du VHC.
Les principales classes d’AAD sont : les inhibiteurs de la protéase NS3-A4, les inhibiteurs du complexe NS5A, les inhibiteurs de l’ARN polymérase ARN-dépendante
Compléments
Les associations d’AAD citées sont :
Epclusa et Maviret sont présentés comme les traitements de première intention et sont bien tolérés.
La ribavirine n’a pas d’action antivirale lorsqu’elle est utilisée seule et doit être associée à un autre traitement.
Interférons : tolérance et efficacité limitées ; AAD : efficacité supérieure à 95 %
★ À maîtriser
📌 Le traitement est recommandé pour tous les patients atteints d’hépatite C, sauf si une comorbidité non hépatique limite l’espérance de vie ou si la balance bénéfice-risque est défavorable pendant la grossesse.
📌 L’association du sofosbuvir avec l’amiodarone est déconseillée.
Compléments
📌 Un traitement urgent ou rapide est aussi indiqué en cas de manifestations extra-hépatiques, notamment vascularite cryoglobulinémique ou lymphome non hodgkinien, et chez les personnes à haut risque de transmission.
📌 Une prise en charge simplifiée, sans RCP ni génotypage, concerne des patients naïfs ARN-VHC positifs sans fibrose avancée F3, cirrhose F4, co-infection VIH ou VHB, insuffisance rénale sévère, comorbidité mal contrôlée ni origine de zones à risque de génotypes inhabituels.
★ À maîtriser
📌 Après un échec aux AAD, une discussion en RCP est indiquée et un test génotypique de résistance est réalisé si possible pour guider le retraitement.
Compléments
Les options de retraitement citées sont : sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir, sofosbuvir associé à glécaprévir/pibrentasvir et à la ribavirine, sofosbuvir/velpatasvir associé à la ribavirine
Après un échec thérapeutique, le retraitement dure 12 à 24 semaines selon l’option choisie.
La posologie de ribavirine dépend du poids ; les doses citées sont de 1 000 ou 1 200 mg/j pour Copegus et de 800, 1 000, 1 200 ou 1 400 mg/j en deux prises pour Rebetol.
📌 La ribavirine doit être prise avec de la nourriture, sans casser ni couper le comprimé.
La ribavirine associée à l’azathioprine augmente le risque de myélotoxicité et cette association doit être évitée.
La ribavirine associée à la stavudine ou à la zidovudine peut augmenter la virémie VIH et nécessite une surveillance.
★ À maîtriser
📌 L’hypersensibilité est une contre-indication commune aux AAD, et certains AAD sont également concernés par les puissants inducteurs de la glycoprotéine P ou du cytochrome P450.
Les interactions médicamenteuses des AAD doivent être recherchées avant et pendant le traitement, notamment celles liées aux inducteurs et inhibiteurs enzymatiques.
Les effets indésirables fréquents comprennent :
Compléments
📌 Le glécaprévir/pibrentasvir est contre-indiqué en cas d’insuffisance hépatique sévère et nécessite une vigilance en cas de co-infection par le VIH.
Les ressources de vérification citées sont :
La surveillance de la ribavirine porte notamment sur la fonction rénale et l’hémogramme, en raison du risque d’hémolyse avec anémie et d’autres cytopénies.
Les autres effets indésirables de la ribavirine peuvent être une neutropénie, une leucopénie, une thrombocytopénie, des troubles psychiques, digestifs et cutanés.
★ À maîtriser
📌 La prévention du VHC repose sur l’évitement des injections inutiles ou à risque, des produits sanguins à risque, du partage de matériel d’injection ou d’objets personnels tranchants, des consommations de drogues illégales, des rapports sexuels non protégés à risque, ainsi que des tatouages, piercings ou actes d’acupuncture réalisés avec du matériel contaminé.
Compléments
L’automédication, la naturopathie, le pamplemousse, l’orange sanguine et le millepertuis doivent être recherchés en raison du risque d’interactions avec les AAD.
La vaccination protège contre les hépatites A et B, tandis que les précautions d’hygiène concernant l’eau et les aliments préviennent les hépatites A et E.
La prévention de l’hépatite B repose notamment sur les mesures d’hygiène générales et l’utilisation du préservatif.
Chez les patients dont le facteur de risque viral persiste, une réapparition de l’ARN-VHC après réponse virologique soutenue doit faire envisager une réinfection, notamment si le génotype est différent ou si la souche est phylogénétiquement éloignée.
Repères des étapes du parcours diagnostique
| Étape | Examen | Interprétation |
|---|---|---|
| Dépistage | Anticorps anti-VHC | Recherche initiale d’une exposition |
| Confirmation | ARN-VHC | Recherche d’une infection active |
| Après traitement | ARN-VHC à 12–24 semaines | Absence d’ARN : réponse virologique soutenue |
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