QCM : Immunité adaptative humorale et cellulaire — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle joue la diversité des anticorps dans l’immunité adaptative ?

Empêcher toute modification des régions variables des immunoglobulines
Reconnaître une grande variété d’antigènes malgré un nombre limité de gènes
Remplacer les mécanismes de défense de l’immunité innée
Produire uniquement des anticorps dirigés contre les cellules humaines

Reconnaître une grande variété d’antigènes malgré un nombre limité de gènes

Explication

La diversité des anticorps permet de reconnaître une très grande variété d’antigènes, même si le génome humain contient un nombre limité de gènes.

2. Quelle est la première étape de la formation d’une immunoglobuline ?

La sécrétion immédiate d’une immunoglobuline par une cellule mémoire
La recombinaison de segments de gènes codant les chaînes lourdes et légères
La phagocytose d’un antigène par un lymphocyte B
La fixation d’un anticorps sur un récepteur de phagocyte

La recombinaison de segments de gènes codant les chaînes lourdes et légères

Explication

La première étape consiste à recombiner, par épissage alternatif, des segments de gènes codant les parties variables et constantes des chaînes lourdes et légères.

3. Après la recombinaison des segments génétiques, quelle étape permet d’obtenir la structure complète d’une immunoglobuline ?

L’assemblage des chaînes lourdes et légères
La multiplication des antigènes reconnus
La précipitation des anticorps solubles
La transformation des chaînes en phagocytes

L’assemblage des chaînes lourdes et légères

Explication

La deuxième étape est l’assemblage des chaînes lourdes et légères, ce qui forme la structure quaternaire de l’immunoglobuline.

4. Une modification de la partie variable d’un anticorps peut-elle changer l’antigène qu’il reconnaît ?

Non, car la spécificité dépend uniquement du nombre de chaînes
Non, car tous les anticorps reconnaissent les mêmes antigènes
Oui, car la partie constante porte les différences spécifiques entre anticorps
Oui, car la partie variable détermine la spécificité de l’anticorps

Oui, car la partie variable détermine la spécificité de l’anticorps

Explication

La spécificité dépend de la partie variable, dont la séquence des 100 premiers acides aminés diffère d’un anticorps à l’autre. La partie constante ne porte pas cette différence spécifique.

5. Que se passe-t-il après la sélection d’un lymphocyte B par la rencontre avec son antigène ?

Il se multiplie par mitoses successives et forme un clone de cellules reconnaissant le même antigène
Il diversifie immédiatement sa spécificité pour reconnaître tous les antigènes voisins
Il cesse de se diviser et produit uniquement des lymphocytes mémoire
Il devient directement un phagocyte chargé d’éliminer l’antigène

Il se multiplie par mitoses successives et forme un clone de cellules reconnaissant le même antigène

Explication

Les lymphocytes B activés se multiplient à l’identique par mitoses successives, formant un clone qui reconnaît le même antigène. Cette amplification ne diversifie pas leurs spécificités.

6. Quelle répartition des fonctions caractérise le devenir des lymphocytes B activés ?

Certains deviennent des anticorps libres et d’autres des antigènes persistants
Tous deviennent des plasmocytes, puis une partie se transforme en phagocytes
Tous deviennent des lymphocytes B mémoire avant de sécréter directement des anticorps
Certains deviennent des plasmocytes sécréteurs d’anticorps et d’autres des lymphocytes B mémoire

Certains deviennent des plasmocytes sécréteurs d’anticorps et d’autres des lymphocytes B mémoire

Explication

Une partie des lymphocytes B activés se différencie en plasmocytes producteurs d’anticorps, tandis qu’une autre devient des lymphocytes B mémoire à longue durée de vie.

7. Lors d’une seconde infection par le même antigène, quel avantage procurent les lymphocytes B mémoire ?

Ils reconnaissent un antigène différent de celui ayant provoqué leur formation
Ils empêchent toute production d’anticorps pendant la nouvelle infection
Ils déclenchent uniquement une réponse innée sans intervention d’anticorps
Ils permettent une réponse plus rapide, plus longue, plus intense et plus spécifique

Ils permettent une réponse plus rapide, plus longue, plus intense et plus spécifique

Explication

Les lymphocytes B mémoire permettent, lors d’une seconde exposition au même antigène, une réponse immunitaire plus rapide, plus longue, plus intense et plus spécifique.

8. Que désigne la réaction antigène-anticorps ?

La précipitation de tous les antigènes avant leur reconnaissance
La liaison spécifique d’un anticorps libéré par un plasmocyte à l’antigène qu’il reconnaît
La destruction immédiate d’un antigène par un phagocyte
La production d’un anticorps par une bactérie opsonisée

La liaison spécifique d’un anticorps libéré par un plasmocyte à l’antigène qu’il reconnaît

Explication

La réaction antigène-anticorps correspond à la liaison spécifique entre un anticorps libéré par un plasmocyte et l’antigène reconnu. La phagocytose intervient ensuite pour éliminer les complexes ou les cellules ciblées.

9. Que se forme-t-il lorsqu’un anticorps se lie à un antigène soluble tel qu’une toxine microbienne ?

Un phagocyte transformé en plasmocyte
Une cellule mémoire qui sécrète des anticorps
Une nouvelle chaîne légère d’immunoglobuline
Un complexe immun insoluble qui précipite

Un complexe immun insoluble qui précipite

Explication

La liaison d’anticorps à un antigène soluble forme des complexes immuns insolubles, qui précipitent. Ce phénomène est distinct de l’opsonisation d’une cellule.

10. Quelle situation correspond à une opsonisation ?

Une bactérie recouverte d’anticorps facilitant sa reconnaissance par les phagocytes
Un lymphocyte B qui se multiplie après reconnaissance d’un antigène
Un anticorps qui assemble ses chaînes lourdes et légères
Une toxine soluble transformée en complexe immun insoluble

Une bactérie recouverte d’anticorps facilitant sa reconnaissance par les phagocytes

Explication

L’opsonisation est le recouvrement d’une cellule portant des antigènes, comme une bactérie, par des anticorps. Elle ne correspond pas à la précipitation d’un antigène soluble.

11. Comment les phagocytes éliminent-ils plus efficacement les antigènes recouverts d’anticorps ?

Ils détruisent les anticorps avant que ceux-ci ne se lient aux antigènes
Ils reconnaissent uniquement la partie variable et transforment l’antigène en lymphocyte B
Ils reconnaissent le fragment constant des anticorps, y adhèrent, puis les éliminent par phagocytose
Ils empêchent la formation de complexes immuns en sécrétant des antigènes solubles

Ils reconnaissent le fragment constant des anticorps, y adhèrent, puis les éliminent par phagocytose

Explication

Les phagocytes reconnaissent le fragment constant des anticorps, ce qui facilite leur adhérence aux antigènes opsonisés ou aux complexes immuns et leur élimination par phagocytose.

12. Comment un lymphocyte T CD8 reconnaît-il une cellule infectée par un virus ?

Il reconnaît un antigène présenté par les immunoglobulines membranaires
Il reconnaît un peptide viral présenté par une molécule du CMH
Il reconnaît directement un antigène viral sous sa forme native
Il reconnaît uniquement les anticorps fixés à la cellule infectée

Il reconnaît un peptide viral présenté par une molécule du CMH

Explication

Le récepteur T du lymphocyte CD8 reconnaît un peptide viral associé à une molécule du CMH. Cette reconnaissance diffère de celle des lymphocytes B, qui peuvent reconnaître un antigène sous sa forme native.

13. Quel événement active un lymphocyte T CD8 ?

La reconnaissance par son récepteur T d’un antigène associé au CMH
La sécrétion d’interleukine 2 par une cellule cible
La fixation d’un antigène libre sur un anticorps membranaire
La phagocytose d’une cellule infectée par le lymphocyte

La reconnaissance par son récepteur T d’un antigène associé au CMH

Explication

Le lymphocyte T CD8 est activé lorsque son récepteur T reconnaît l’association entre un antigène et une molécule du CMH présentée par une cellule présentatrice de l’antigène.

14. Quelle est l’origine de la diversité des récepteurs T ?

De la multiplication des lymphocytes après leur activation
Des recombinaisons génétiques lors de l’épissage alternatif de l’ARN messager
De la transformation des lymphocytes B en lymphocytes T
De la fixation aléatoire de peptides viraux sur le CMH

Des recombinaisons génétiques lors de l’épissage alternatif de l’ARN messager

Explication

La diversité des récepteurs T résulte de recombinaisons génétiques intervenant lors de l’épissage alternatif de l’ARN messager issu des gènes codant les immunoglobulines.

15. Que deviennent les lymphocytes T CD8 après leur activation ?

Ils produisent des anticorps avant de rejoindre les tissus infectés
Ils prolifèrent et se différencient en cellules cytotoxiques ou mémoires
Ils cessent de se diviser et deviennent directement des plasmocytes
Ils se transforment exclusivement en cellules présentatrices d’antigène

Ils prolifèrent et se différencient en cellules cytotoxiques ou mémoires

Explication

Après activation, les lymphocytes T CD8 se multiplient par mitoses puis se différencient en lymphocytes T cytotoxiques effecteurs ou en lymphocytes T mémoire. Les premiers agissent immédiatement, tandis que les seconds contribuent à une protection prolongée.

16. Quel mécanisme correspond à la cytolyse provoquée par un lymphocyte T cytotoxique ?

La formation de pores membranaires par les perforines, suivie de l’éclatement cellulaire
La neutralisation de la cellule cible par des anticorps sécrétés
La capture de la cellule cible par englobement et digestion intracellulaire
La mort programmée déclenchée par la fixation de molécules sur des récepteurs

La formation de pores membranaires par les perforines, suivie de l’éclatement cellulaire

Explication

La cytolyse résulte de la formation de pores dans la membrane par les perforines libérées par le lymphocyte T cytotoxique, ce qui provoque l’éclatement de la cellule. Elle se distingue de l’apoptose, qui est une mort cellulaire programmée.

17. Comment les débris d’une cellule détruite par un lymphocyte T cytotoxique sont-ils éliminés ?

Par multiplication des cellules infectées
Par production d’anticorps
Par présentation directe aux lymphocytes B
Par phagocytose

Par phagocytose

Explication

Après la destruction de la cellule cible, ses débris cellulaires sont éliminés par phagocytose, notamment par des cellules spécialisées dans leur ingestion.

18. Que révèle l’absence de lymphocytes T CD4 sur leur fonction immunitaire ?

Elle empêche la réalisation des réactions immunitaires adaptatives
Elle réduit exclusivement la phagocytose des débris cellulaires
Elle empêche seulement la production de cellules mémoire
Elle bloque uniquement la destruction des cellules infectées

Elle empêche la réalisation des réactions immunitaires adaptatives

Explication

En l’absence de lymphocytes T CD4, les réactions immunitaires adaptatives ne se réalisent pas. Leur rôle indispensable ne se limite donc pas à la réponse cytotoxique.

19. Après la détection d’un antigène, en quelles cellules les lymphocytes T CD4 peuvent-ils se différencier ?

En lymphocytes B mémoire ou en cellules infectées porteuses de l’antigène
En cellules phagocytaires ou en cellules présentatrices d’antigène
En lymphocytes T mémoire ou en lymphocytes T auxiliaires sécréteurs de cytokines
En lymphocytes T cytotoxiques ou en plasmocytes sécréteurs d’anticorps

En lymphocytes T mémoire ou en lymphocytes T auxiliaires sécréteurs de cytokines

Explication

Après reconnaissance de l’antigène présenté par une cellule présentatrice, les lymphocytes T CD4 prolifèrent puis deviennent soit des lymphocytes T mémoire, soit des lymphocytes T auxiliaires sécréteurs de cytokines.

20. Quel effet l’interleukine 2 sécrétée par les lymphocytes T auxiliaires exerce-t-elle sur les lymphocytes B ?

Elle inhibe leur multiplication afin de limiter la réponse immunitaire
Elle stimule leur multiplication et leur différenciation en plasmocytes
Elle déclenche leur destruction par formation de pores membranaires
Elle provoque leur transformation en lymphocytes T cytotoxiques

Elle stimule leur multiplication et leur différenciation en plasmocytes

Explication

Les lymphocytes T auxiliaires sécrètent notamment l’interleukine 2, qui stimule la multiplication et la différenciation des lymphocytes B en plasmocytes.

21. Quel effet l’interleukine 2 exerce-t-elle sur les lymphocytes T CD8 sélectionnés ?

Elle les transforme en lymphocytes T CD4 mémoire
Elle déclenche leur différenciation en plasmocytes sécréteurs d’anticorps
Elle empêche leur prolifération après la reconnaissance antigénique
Elle stimule leur multiplication et leur différenciation en lymphocytes T cytotoxiques

Elle stimule leur multiplication et leur différenciation en lymphocytes T cytotoxiques

Explication

L’interleukine 2 stimule la multiplication et la différenciation des lymphocytes T CD8 sélectionnés en lymphocytes T cytotoxiques. Elle contribue ainsi à amplifier la réponse cellulaire.

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Qu'est-ce que la diversité des anticorps permet à l'immunité adaptative ?

Elle permet de reconnaître une très grande variété d'antigènes.

Quelle est la première étape de formation des immunoglobulines ?

La recombinaison par épissage alternatif des segments de gènes variables et constants.

Que forme l'assemblage des chaînes lourdes et légères dans la deuxième étape ?

La structure quaternaire de l’immunoglobuline.

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