Qu’est-ce que l’antigénicité d’une molécule ?
Sa capacité à être reconnue par une immunoglobuline ou un récepteur TCR.
Qu’est-ce que l’immunogénicité d’une molécule ?
Sa capacité à induire une réponse immunitaire spécifique.
Quelle relation lie immunogénicité et antigénicité ?
Tout immunogène est antigénique, mais tout antigène n’est pas nécessairement immunogène.
Qu’est-ce qui caractérise la faible masse moléculaire des haptènes ?
Les haptènes sont des antigènes de très petite masse moléculaire.
Qu’est-ce qu’un biomédicament ?
Une molécule biologique produite par des procédés complexes de génie biologique.
Quels types de molécules constituent principalement les biomédicaments ?
Les anticorps monoclonaux ou les protéines de fusion.
Que peuvent déclencher rapidement les protéines exogènes non humaines dès un premier contact ?
Une réponse immune médiée par les lymphocytes T et la production d’anticorps neutralisants.
Après quelle rupture les protéines humaines proches du soi peuvent-elles entraîner une production d’anticorps ?
Après une rupture de la tolérance immune.
Comment la divergence de séquence entre une protéine non humaine et son homologue humain influence-t-elle l’immunogénicité ?
Une divergence accrue favorise l’immunogénicité et la production d’anticorps.
Quelles voies d’administration sont les plus immunogènes ?
Les voies intramusculaire et sous-cutanée.
Comment dépister les anticorps lors du suivi de l’immunogénicité ?
Par ELISA ou radio-immunoprécipitation.
Que recherche-t-on après un dépistage positif des anticorps ?
Les anticorps neutralisants par des bio-essais.
Entre quelles populations ou indications le comportement immunitaire peut-il être extrapolé ?
Il ne peut être extrapolé ni d’une population à une autre ni d’une indication à une autre.
Pourquoi les biomédicaments interfèrent-ils peu avec le métabolisme des autres médicaments ?
Ils subissent peu de modifications hépatiques ou rénales.
Comment l’humanisation peut-elle modifier un anticorps monoclonal chimérique ?
Elle peut optimiser sa tolérance ou son efficacité.
Pourquoi l’évaluation animale des biomédicaments est-elle difficile ?
Leur cible thérapeutique est souvent différente ou absente chez l’animal.
Quels anticorps monoclonaux anti-lymphocytes T anti-CD3 sont cités ?
Le muromonab.
Quels anticorps monoclonaux anti-lymphocytes B anti-CD20 sont cités ?
Le rituximab.
Quel anticorps monoclonal anti-TNFα est cité ?
L’infliximab et l’adalimumab.
Quelle organisation a remplacé « -mab » en 2021 ?
L’OMS.
Que désigne le suffixe « -tug » dans la nomenclature des biomédicaments ?
Les immunoglobulines entières avec Fc non modifié.
À quoi l’immunogénicité des anticorps monoclonaux est-elle principalement due ?
À la reconnaissance de séquences d’acides aminés étrangères par le système immunitaire.
Quelle réponse les anticorps murins peuvent-ils provoquer, compromettant l’efficacité des traitements chroniques ?
La formation d’anticorps humains anti-souris.
Que reconnaissent les anticorps anti-isotype d’une immunoglobuline étrangère ?
Les déterminants propres à son isotype.
Quelle région définit les idiotypes des anticorps ?
Les zones hypervariables des domaines variables des chaînes lourdes et légères portées par le Fab.
Comment l’immunogénicité des anticorps chimériques, humanisés et entièrement humains se compare-t-elle à celle des anticorps murins ?
Elle est moindre et ils induisent moins fréquemment des anticorps anti-immunoglobuline.
Quels mécanismes effecteurs peuvent utiliser les anticorps monoclonaux thérapeutiques ?
La cytotoxicité dépendant du complément, la cytotoxicité cellulaire dépendant des anticorps et les interactions biorégulatrices récepteur-ligand.
Quel biomédicament peut bloquer le recrutement de cellules pro-inflammatoires ?
Un anticorps anti-intégrine.
Contre quel rejet le muromonab-CD3 est-il utilisé comme immunosuppresseur ?
Le rejet aigu après une greffe d’organe.
Quels types de molécules constituent les antagonistes spécifiques des cytokines ?
Les cytokines à effet sur d’autres cytokines, les cytokines mutées sans pouvoir agoniste, les récepteurs solubles et les anticorps monoclonaux.
Quelle cytokine recombinante est indiquée contre le mélanome et l’adénocarcinome rénal ?
L’IL-2.
Quelle place occupent les antagonistes du TNFα dans le traitement des maladies rhumatismales inflammatoires ?
Ils comptent parmi les traitements les plus utilisés.
Quel type d’anticorps est l’infliximab, et en quelle année a-t-il été approuvé ?
Un anticorps chimérique, approuvé en 1999.
Pourquoi les anti-TNF peuvent-ils favoriser les infections opportunistes et bactériennes graves ?
Ils suppriment l’activité du TNF endogène, qui contribue aux réponses immunitaires normales.
Quels examens le dépistage de la tuberculose doit-il comprendre avant un traitement anti-TNF ?
Une radiographie pulmonaire et une IDR à la tuberculine.
Quelle cible l’eculizumab bloque-t-il dans la cascade du complément ?
Le clivage de C5.
Dans quelles maladies l’eculizumab possède-t-il une AMM ?
L’hémoglobinurie paroxystique nocturne et le syndrome hémolytique et urémique.
Quel risque infectieux le traitement par eculizumab augmente-t-il ?
Le risque d’infections méningococciques, évalué à 1,5 %, soit 10 000 fois celui de la population générale.
Quel effet anti-inflammatoire l’omalizumab exerce-t-il sur les IgE ?
Il neutralise les IgE et empêche leur interaction avec leur récepteur.
Quelle indication pneumologique justifie l’omalizumab ?
L’asthme allergique persistant sévère dépendant des IgE et mal contrôlé par les autres traitements.
Quelles stratégies immunomodulatrices sont évaluées dans la polyarthrite rhumatoïde et le lupus ?
Des stratégies ultraciblées ou d’immunorégulation correctrice.
Quels mécanismes ciblent les stratégies innovantes d’immunomodulation ?
La costimulation, des voies de signalisation intracellulaires, les tyrosine-kinases, les récepteurs TOLL et les lymphocytes T régulateurs.
Quelle cible et quel statut réglementaire caractérisent le belimumab dans la néphrite lupique ?
Il cible les lymphocytes B par anti-BLyS et dispose d’une AMM.
À quoi peuvent servir le dosage sérique des biomédicaments et la recherche d’anticorps anti-médicament ?
À orienter le traitement, suivre un changement thérapeutique, accompagner une désescalade, limiter les coûts et prédire la réponse clinique.
Quels risques et limites restent associés aux biomédicaments ?
Des échecs thérapeutiques, des effets secondaires encore peu documentés et un coût important.
À quoi sont associés les taux résiduels d’anti-TNF et les anticorps anti-médicament ?
Les taux résiduels sont associés à la réponse et à la rémission clinique, les anticorps à l’échappement thérapeutique.
Quelles grandes stratégies figurent parmi les perspectives des biomédicaments ?
Optimiser efficacité et tolérance, combiner des cibles, évaluer maladies rares et traitements prolongés, et étudier l’immunomodulation anticipatoire.
Qu’est-ce qu’un antigène ?
Une molécule reconnue par une immunoglobuline.
Qu’est-ce qui est responsable de l’immunogénicité dans les deux types de réponse ?
L’activation des cellules B et la sécrétion d’anticorps.
Quel est le principal effet biologique de l’immunogénicité d’un biomédicament ?
La perte d’efficacité du biomédicament.
Quels effets cliniques l’immunogénicité peut-elle provoquer ?
Des réactions allergiques et une anaphylaxie.
Quel effet la déglycosylation peut-elle avoir sur l’immunogénicité d’une protéine ?
Elle peut l’augmenter en exposant des sites antigéniques.
Quelles altérations des protéines la congélation ou les variations de température peuvent-elles entraîner ?
Elles peuvent entraîner leur agrégation ou leur oxydation.
Quels facteurs liés au produit contribuent à l’immunogénicité ?
Les contaminants des cellules hôtes et la formation d’agrégats.
Qu’est-ce qu’un agrégat protéique ?
Une association de plusieurs molécules protéiques.
Quel aspect des cellules hôtes influence l’immunogénicité des protéines recombinantes ?
Le choix des cellules hôtes utilisées pour leur production.
Quel rôle jouent les données des études princeps dans les comparaisons ?
Elles permettent des comparaisons.
Quelles études sont nécessaires pour comparer biosimilaires et médicament innovateur ?
Des études comparatives entre biosimilaires et médicament innovateur.
Quelles caractéristiques des patients influencent l’interprétation des comparaisons d’immunogénicité ?
Leurs facteurs génétiques et leur pathologie.
Quel effet le méthotrexate peut-il avoir sur la pharmacocinétique d’un anti-TNF associé ?
Il peut la modifier.
Comment les modèles animaux peuvent-ils reproduire une cible thérapeutique humaine ?
Le gène humain correspondant peut être invalidé ou transfecté chez l’animal.
Quels facteurs peuvent influencer la réponse clinique aux anticorps ?
Les dimensions corporelles et l’immunisation contre l’anticorps.
Pourquoi une action ciblée des biomédicaments peut-elle avoir des conséquences cliniques multiples ?
Une action ciblée peut néanmoins produire des effets cliniques multiples.
Quelle classification historique des immunosuppresseurs Sibilia a-t-il présentée au GEAI en 2006 ?
Les anti-lymphocytes T, les anti-lymphocytes B et les anti-cytokines.
Quels anti-lymphocytes T figurent dans la classification de Sibilia au GEAI en 2006 ?
Les anti-CD3 et CTLA4-Ig.
Quels anti-lymphocytes B figurent dans la classification de Sibilia au GEAI en 2006 ?
Les anti-CD20 et anti-BAFF.
Dans l’ancienne nomenclature, que signifie le segment « -mab » ?
Il signifie « anticorps monoclonal ».
Quel suffixe désigne les protéines de fusion dans l’ancienne nomenclature ?
« -cept ».
Quel type d’anticorps l’ancien sous-segment « -momab » désigne-t-il ?
Un anticorps murin.
Dans les anciens infixes, que désigne « -vi- » ?
Les maladies virales.
Sur quelles régions portent les variations allotypiques des anticorps ?
Sur quelques acides aminés de la région constante.
Quelles actions biorégulatrices les anticorps thérapeutiques peuvent-ils exercer sur les récepteurs et ligands ?
Ils peuvent bloquer des récepteurs de surface ou neutraliser des ligands solubles.
Quel lymphome le rituximab anti-CD20 traite-t-il ?
Le lymphome à cellules B.
Quel anticorps monoclonal fut le premier admis pour un usage thérapeutique humain ?
Le muromonab-CD3 (Orthoclone OKT3).
Dans quelles maladies les anti-TNF sont-ils utilisés ?
Dans la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn.
Dans quelle maladie les anti-IL6 sont-ils utilisés ?
Dans la maladie de Castleman.
Depuis combien de temps les cytokines recombinantes sont-elles utilisées en thérapeutique ?
Depuis environ 50 ans.
Quelle est une limite pharmacocinétique des cytokines recombinantes ?
Leur faible biodisponibilité liée à une courte durée de vie.
Quelle complication grave l’immunogénicité des anti-TNF peut-elle provoquer avec l’infliximab ?
Une réaction allergique anaphylactique.
Quel rôle le TNFα joue-t-il dans la limitation de la dissémination des mycobactéries ?
Il contribue à former les granulomes qui les séquestrent.
Selon quelle source l’eculizumab augmente-t-il le risque d’infections par bactéries encapsulées ?
ALEXION pharmaceuticals.
Quelle cible et quel stade d’essai caractérisent l’obinutuzumab dans la néphrite lupique ?
Il cible les lymphocytes B par anti-CD20 et fait l’objet de deux essais de phase 3.
Quelle cible et quel stade d’essai caractérisent la voclosporine dans la néphrite lupique ?
Elle cible les lymphocytes T par anti-calcineurine et est en phase 3.
Quelle cible et quel stade d’essai caractérisent l’anifrolumab dans la néphrite lupique ?
Il cible le récepteur de l’IFN et est en phase 2.
Quels renseignements cliniques figurent sur la fiche de prescription d’infliximabémie ou d’adalimumabémie ?
La dose, les dates et le nombre d’injections, le délai depuis la dernière injection, la pathologie, les traitements associés, les antécédents anti-TNFα et le motif clinique.
Quel prélèvement est requis pour doser l’infliximabémie ou l’adalimumabémie ?
Un tube sec de 7 mL prélevé avant la perfusion.
Comment acheminer le sérum si l’envoi est prévu dans les 48 heures ?
Le transporter à température ambiante.
Que comprennent les dosages sériques d’infliximab et d’adalimumab ?
La mesure du médicament et la recherche d’anticorps anti-médicament.
Quelle technique détecte les anticorps anti-médicament ?
Une technique ELISA.
Selon la SFR en 2009, quel était le prix mensuel du méthotrexate ?
7 euros.
Selon la SFR en 2009, quel était le prix mensuel des Ig IV ?
De 2 400 à 3 200 euros.
Comment vérifier la stabilité des anticorps anti-médicament ?
Sur plusieurs prélèvements.
Quelles protéines de fusion sont citées parmi les biomédicaments ?
L’étanercept et l’abatacept.
Quelles nouvelles structures d’anticorps sont mentionnées ?
Les fragments Fab, les scFv, les nanobodies, les anticorps à séquences génétiques mutées et les anticorps bispécifiques.
Teste tes connaissances avec un QCM de 34 questions sur Immunogénicité des biomédicaments.
1. Une personne présente un asthme allergique persistant sévère, dépendant des IgE et mal contrôlé par les autres traitements. Concernant l’omalizumab, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :
2. Pour un biomédicament recombinant, on compare deux voies d’administration, deux préparations protéiques et des schémas de traitement différents. Quelles propositions sont exactes ?
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