QCM : Infections associées aux soins — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation correspond à la définition d’une infection associée aux soins (IAS) ?

Une infection apparue avant les soins, puis aggravée par une intervention médicale
Une infection détectée chez un patient sans lien établi avec une prise en charge
Une infection présente avant toute prise en charge, mais diagnostiquée après l’admission
Une infection apparue pendant ou après une prise en charge, absente et non incubée à son début

Une infection apparue pendant ou après une prise en charge, absente et non incubée à son début

Explication

Une IAS apparaît au cours ou au décours d’une prise en charge alors qu’elle n’était ni présente ni en incubation au départ. Une infection déjà présente ou incubée au début des soins ne répond pas à cette définition.

2. Quelle distinction décrit correctement les termes « infection associée aux soins » et « infection nosocomiale » ?

Une IAS concerne les établissements de santé, tandis qu’une infection nosocomiale concerne tous les lieux de soins
Une IAS apparaît après une intervention, tandis qu’une infection nosocomiale doit être présente avant l’admission
Une IAS peut survenir dans différents lieux de soins, tandis qu’une infection nosocomiale est contractée en établissement de santé
Une IAS désigne une infection communautaire, tandis qu’une infection nosocomiale désigne une infection liée à un acte préventif

Une IAS peut survenir dans différents lieux de soins, tandis qu’une infection nosocomiale est contractée en établissement de santé

Explication

Une IAS peut survenir en ville, en établissement médico-social ou en établissement de santé. Le terme « nosocomiale » est réservé aux infections contractées dans un établissement de santé.

3. Dans le secteur hospitalier, à partir de quel délai une infection apparue après l’admission est-elle caractérisée comme associée aux soins ?

À partir de 24 heures après l’admission
À partir de 48 heures après l’admission
À partir de 7 jours après l’admission
À partir de 72 heures après l’admission

À partir de 48 heures après l’admission

Explication

En secteur hospitalier, le seuil retenu est une apparition au moins 48 heures après l’admission. Les délais de 24 heures, 72 heures et 7 jours ne correspondent pas à cette règle.

4. Quel délai s’applique à une infection du site opératoire lorsqu’une prothèse ou un implant a été mis en place ?

Elle est considérée comme associée aux soins si elle survient dans les 12 mois suivant l’intervention
Elle est considérée comme associée aux soins si elle survient dans les 90 jours suivant l’intervention
Elle est considérée comme associée aux soins si elle survient dans les 30 jours suivant l’intervention
Elle est considérée comme associée aux soins si elle survient dans les 48 heures suivant l’intervention

Elle est considérée comme associée aux soins si elle survient dans les 90 jours suivant l’intervention

Explication

Avec une prothèse ou un implant, la période retenue pour une infection du site opératoire est de 90 jours après l’intervention. Le délai de 30 jours s’applique lorsqu’aucune prothèse ni aucun implant n’a été mis en place.

5. Quelle proportion des patients hospitalisés en France contracte chaque année une infection associée aux soins ?

Environ 2 % des patients hospitalisés
Environ 10 % des patients hospitalisés
Environ 20 % des patients hospitalisés
Environ 5 % des patients hospitalisés

Environ 5 % des patients hospitalisés

Explication

En France, la fréquence annuelle indiquée est de 5 % des patients hospitalisés. Les autres proportions ne correspondent pas à la valeur rapportée pour les IAS.

6. Quelle proportion des infections associées aux soins était considérée comme évitable en 2022 ?

Entre 5 et 10 %
Entre 50 et 60 %
Entre 20 et 30 %
Entre 35 et 45 %

Entre 20 et 30 %

Explication

En 2022, 20 à 30 % des IAS étaient considérées comme évitables. Les autres intervalles s’écartent de l’estimation attribuée à sante.gouv.fr.

7. Chez un patient porteur d’un dispositif invasif, comment évolue le risque d’infection ?

Il est augmenté d’environ 10 %
Il reste comparable à celui d’un patient sans dispositif
Il est multiplié par 2,10
Il est multiplié par 4,61

Il est multiplié par 4,61

Explication

La présence d’un dispositif invasif multiplie le risque d’infection par 4,61. L’âge et le terrain peuvent aussi augmenter le risque, mais aucune valeur chiffrée équivalente n’est donnée pour eux.

8. Quelle situation illustre une infection endogène ?

Un micro-organisme apporté par un professionnel colonise le patient après une manipulation
Un micro-organisme habituellement présent chez le patient devient infectieux dans certaines circonstances
Un micro-organisme transmis par un autre patient provoque une infection après un contact
Un micro-organisme présent dans l’environnement pénètre chez le patient pendant un soin

Un micro-organisme habituellement présent chez le patient devient infectieux dans certaines circonstances

Explication

Une infection endogène provient d’un micro-organisme issu du patient lui-même, qui peut devenir infectieux dans certaines circonstances. Les autres situations décrivent une origine extérieure au patient et relèvent d’une infection exogène.

9. Quelle association entre mode de transmission et mécanisme est correcte ?

La transmission manuportée provient de l’environnement, tandis que la transmission aéroportée provient du patient lui-même
La transmission manuportée implique l’air, tandis que la transmission aéroportée passe par les mains
La transmission manuportée passe par les muqueuses, tandis que la transmission aéroportée passe par les dispositifs médicaux
La transmission manuportée passe par les mains, tandis que la transmission aéroportée implique l’inhalation d’un agent présent dans l’air

La transmission manuportée passe par les mains, tandis que la transmission aéroportée implique l’inhalation d’un agent présent dans l’air

Explication

La transmission manuportée implique les mains, alors que la transmission aéroportée résulte de l’inhalation d’un micro-organisme présent dans l’air. Les autres associations confondent les voies de transmission avec des portes d’entrée ou des origines possibles.

10. Pourquoi l’hygiène des mains constitue-t-elle une mesure majeure de prévention des infections associées aux soins ?

Les mains remplacent les dispositifs médicaux et leur désinfection pourrait éviter 20 % des IAS
Les mains produisent des micro-organismes et leur lavage pourrait éviter 50 % des IAS
Les mains constituent une porte d’entrée et une bonne hygiène pourrait éviter 30 % des IAS
Les mains sont le principal vecteur de transmission et une bonne hygiène pourrait éviter 80 % des IAS

Les mains sont le principal vecteur de transmission et une bonne hygiène pourrait éviter 80 % des IAS

Explication

Les mains sont le principal vecteur de transmission, et une bonne hygiène des mains pourrait prévenir 80 % des IAS. Les autres propositions attribuent aux mains un rôle ou une efficacité préventive qui ne correspond pas aux données fournies.

11. Quelle liste regroupe les principales portes d’entrée des micro-organismes ?

Les os, les muscles, les tendons et les vaisseaux sanguins
Les ganglions, les nerfs, les cartilages et les glandes endocrines
Les plaies, les dispositifs médicaux, les muqueuses et les voies respiratoires
La peau intacte, les cheveux, les ongles et les articulations

Les plaies, les dispositifs médicaux, les muqueuses et les voies respiratoires

Explication

Les principales portes d’entrée comprennent les plaies, les dispositifs médicaux, les muqueuses et les voies respiratoires. Les autres listes réunissent des structures qui ne constituent pas la liste de référence donnée.

12. Lequel de ces éléments constitue un défaut d’organisation favorisant les infections associées aux soins ?

L’évaluation périodique des actions de prévention
La formation régulière des professionnels à l’hygiène
Une antibiothérapie mal conduite dans l’établissement
Le respect rigoureux des protocoles de soins

Une antibiothérapie mal conduite dans l’établissement

Explication

Une antibiothérapie mal conduite fait partie des défauts d’organisation susceptibles de favoriser les infections associées aux soins. La formation des professionnels et l’évaluation des actions contribuent au contraire à leur prévention.

13. Quelle conséquence peut résulter d’une infection associée aux soins pour le patient et le système de santé ?

Une diminution du recours aux interventions chirurgicales
Une réduction des traitements nécessaires et des coûts
Une prolongation de l’hospitalisation et une hausse des coûts
Une hospitalisation plus courte avec une reprise rapide du travail

Une prolongation de l’hospitalisation et une hausse des coûts

Explication

Une infection associée aux soins peut prolonger l’hospitalisation, imposer de nouveaux traitements et augmenter les coûts hospitaliers et sociaux. Elle ne réduit donc pas nécessairement la durée des soins ni les dépenses.

14. Quel ordre de grandeur correspond au nombre annuel de décès attribués aux infections associées aux soins en France ?

Environ 300 000 à 400 000 décès par an
Environ 30 000 à 40 000 décès par an
Environ 300 à 400 décès par an
Environ 3 000 à 4 000 décès par an

Environ 3 000 à 4 000 décès par an

Explication

Les infections associées aux soins sont responsables d’environ 3 000 à 4 000 décès chaque année. Les autres estimations s’écartent fortement de l’ordre de grandeur établi.

15. Dans quels secteurs Santé publique France surveille-t-elle et prévient-elle les infections associées aux soins ?

Dans les hôpitaux et les cliniques, avec un suivi limité aux établissements
Dans les laboratoires de recherche, les pharmacies et les cabinets vétérinaires
Dans les établissements scolaires, les entreprises et les services de secours
Dans les établissements de santé, les structures médico-sociales et les soins de ville

Dans les établissements de santé, les structures médico-sociales et les soins de ville

Explication

Santé publique France intervient dans les établissements de santé, les établissements médico-sociaux et les soins de ville. Son champ d’action ne se limite donc pas au secteur hospitalier.

16. Quelle mission relève de Santé publique France dans la lutte contre les infections associées aux soins ?

Organiser les interventions chirurgicales et prescrire les traitements anti-infectieux
Financer les établissements et fixer les tarifs des actes médicaux
Piloter les équipes d’hygiène locales et contrôler chaque protocole de soins
Surveiller l’évolution épidémiologique et adapter les mesures préventives

Surveiller l’évolution épidémiologique et adapter les mesures préventives

Explication

Santé publique France surveille l’évolution épidémiologique des infections associées aux soins, adapte les mesures préventives, alerte et informe le public. La prescription et l’organisation des actes relèvent d’autres responsabilités professionnelles et institutionnelles.

17. Quels acteurs portent la stratégie nationale de prévention des infections associées aux soins pour 2022-2025 ?

Les seules agences régionales de santé avec les collectivités territoriales
Les établissements médico-sociaux avec les associations de patients
Le ministère chargé de la santé avec les agences sanitaires et les instances expertes
Les seules équipes opérationnelles d’hygiène des établissements hospitaliers

Le ministère chargé de la santé avec les agences sanitaires et les instances expertes

Explication

La stratégie nationale 2022-2025 est portée par le ministère des Solidarités et de la Santé avec les agences sanitaires, la Haute Autorité de santé, le Haut Conseil de la santé publique et les organisations professionnelles expertes. Les équipes locales et les ARS participent à d’autres niveaux de mise en œuvre.

18. Quelle répartition des rôles est correcte au niveau régional pour la prévention des infections associées aux soins ?

Les ARS pilotent la politique régionale, avec l’appui des CPias et des CRAtb
Les CPias et les CRAtb décident de la politique nationale sans intervention des ARS
Les CRAtb surveillent les établissements et les ARS assurent la formation locale
Les CPias pilotent la politique régionale et les ARS fournissent une expertise technique

Les ARS pilotent la politique régionale, avec l’appui des CPias et des CRAtb

Explication

Les agences régionales de santé pilotent et mettent en œuvre la politique régionale, tandis que les CPias et les CRAtb apportent une expertise et un appui. Inverser ces rôles constitue la confusion principale à éviter.

19. Dans quelle situation une infection associée aux soins doit-elle être signalée au directeur général de l’ARS ?

Lorsqu’elle survient chez un patient hospitalisé, même sans caractère particulier
Lorsqu’elle est inattendue, inhabituelle, groupée, grave ou liée à une maladie à déclaration obligatoire
Lorsqu’elle nécessite un traitement antibiotique sans autre conséquence clinique
Lorsqu’elle est observée dans un service après une simple modification de protocole

Lorsqu’elle est inattendue, inhabituelle, groupée, grave ou liée à une maladie à déclaration obligatoire

Explication

Le signalement est requis lorsqu’une infection est inattendue ou inhabituelle, survient en cas groupés, entraîne des conséquences graves ou relève d’une maladie à déclaration obligatoire. Une hospitalisation ou une antibiothérapie ne suffit pas à elle seule à déclencher ce signalement.

20. Quel est l’objectif principal de la déclaration des infections associées aux soins ?

Identifier les situations remarquables, contrôler leur diffusion et prévenir leur récidive
Remplacer la surveillance épidémiologique par une procédure administrative annuelle
Réserver les mesures de prévention aux infections fréquentes et bénignes
Déterminer la responsabilité financière de chaque professionnel impliqué dans les soins

Identifier les situations remarquables, contrôler leur diffusion et prévenir leur récidive

Explication

La déclaration aide à détecter les infections rares, inhabituelles, graves ou épidémiques, puis à mettre en place des mesures de contrôle et à éviter leur récidive. Elle ne vise pas principalement à établir une responsabilité financière individuelle.

21. Quel phénomène décrit l’antibiorésistance chez une bactérie exposée à un antibiotique ?

Elle développe une infection virale qui modifie l’action de cet antibiotique.
Elle cesse de se multiplier parce que l’antibiotique bloque son métabolisme.
Elle devient sensible à plusieurs antibiotiques après une exposition répétée.
Elle acquiert la capacité de résister à l’action de cet antibiotique, notamment par mutation.

Elle acquiert la capacité de résister à l’action de cet antibiotique, notamment par mutation.

Explication

L’antibiorésistance correspond à l’acquisition d’une résistance bactérienne à un antibiotique, notamment à la suite d’une mutation. La confusion avec une infection virale est incorrecte, car ce phénomène concerne les bactéries.

22. Une personne atteinte d’un rhume demande un antibiotique pour accélérer sa guérison : quelle réponse est médicalement appropriée ?

L’antibiotique n’est pas indiqué, car il n’agit pas sur les virus responsables du rhume.
L’antibiotique peut traiter le rhume puisqu’il agit sur les agents infectieux responsables.
L’antibiotique peut prévenir la transmission du virus en réduisant sa multiplication.
L’antibiotique est recommandé si les symptômes persistent pendant plusieurs jours.

L’antibiotique n’est pas indiqué, car il n’agit pas sur les virus responsables du rhume.

Explication

Les antibiotiques agissent sur les bactéries en les tuant ou en bloquant leur multiplication, mais ils ne sont pas efficaces contre les virus du rhume. La persistance des symptômes ne transforme pas une infection virale en indication automatique d’antibiotique.

23. Quelle distinction caractérise correctement une bactérie multirésistante et une bactérie hautement résistante émergente ?

Une BMR résiste à plusieurs familles après acquisition de résistances, tandis qu’une BHRe possède des mécanismes transférables entre bactéries.
Une BMR résiste à un antibiotique naturel, tandis qu’une BHRe correspond à une bactérie sensible à plusieurs traitements.
Une BMR possède des mécanismes transférables, tandis qu’une BHRe accumule des résistances limitées à une seule famille.
Une BMR concerne les virus traités par antibiotiques, tandis qu’une BHRe concerne les bactéries traitées par vaccins.

Une BMR résiste à plusieurs familles après acquisition de résistances, tandis qu’une BHRe possède des mécanismes transférables entre bactéries.

Explication

Les BMR ont accumulé des résistances acquises à plusieurs familles d’antibiotiques, tandis que les BHRe résistent à de nombreux antibiotiques avec des mécanismes pouvant se transférer entre bactéries. Les autres propositions inversent ces caractéristiques ou confondent résistance bactérienne et prévention virale.

24. Quel comportement contribue le mieux à limiter l’antibiorésistance lors d’un traitement prescrit ?

Conserver les comprimés restants pour une infection ultérieure présentant des symptômes similaires.
Arrêter le traitement dès que les symptômes diminuent afin de réduire l’exposition bactérienne.
Demander un antibiotique pour toute fièvre et remplacer la vaccination par ce traitement.
Respecter la prescription et la durée prévues, sans réutiliser les antibiotiques restants.

Respecter la prescription et la durée prévues, sans réutiliser les antibiotiques restants.

Explication

Le respect de la prescription et de la durée du traitement, associé à la non-réutilisation des restes, participe à la lutte contre l’antibiorésistance. Arrêter précocement ou conserver un antibiotique favorise un usage inadapté, tandis que les infections virales ne justifient pas ce traitement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 42 flashcards sur Infections associées aux soins.

Qu'est-ce qu'une infection associée aux soins (IAS) ?

Une infection survenant pendant ou après une prise en charge sans être présente ni en incubation au début.

Où peut survenir une infection associée aux soins (IAS) ?

En ville, en établissement médico-social ou en établissement de santé.

Quelle infection est appelée infection nosocomiale ?

Une IAS contractée dans un établissement de santé.

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