QCM : Infections et infections associées aux soins — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation correspond à une colonisation plutôt qu’à une infection ?

La multiplication d’une bactérie avec des signes cliniques
La réponse de l’hôte face à une bactérie virulente
La rupture cutanéomuqueuse accompagnée de symptômes
La présence d’une bactérie sans signe clinique ni biologique

La présence d’une bactérie sans signe clinique ni biologique

Explication

La colonisation désigne la présence d’une bactérie sans manifestation clinique ou biologique d’infection. Une multiplication bactérienne associée à des signes correspond plutôt à une infection.

2. Comment définir une infection sur le plan physiopathologique ?

Un déséquilibre entre l’attaque de l’agent et les défenses de l’hôte
Un passage de germes entre deux personnes par contact
Une accumulation d’agents biologiques dans un milieu favorable
Une présence bactérienne sans manifestation clinique ni biologique

Un déséquilibre entre l’attaque de l’agent et les défenses de l’hôte

Explication

L’infection résulte d’un déséquilibre entre les moyens d’attaque de l’agent pathogène et les moyens de défense de l’hôte. Une présence bactérienne sans signes décrit une colonisation, et non une infection.

3. Quel élément définit le mieux un réservoir de germes ?

Un lieu où les agents biologiques s’accumulent et prolifèrent
Un organisme qui transporte les agents sans les héberger
Un dispositif utilisé pour interrompre la transmission infectieuse
Une voie par laquelle les gouttelettes atteignent un patient

Un lieu où les agents biologiques s’accumulent et prolifèrent

Explication

Un réservoir est un lieu dans lequel les agents biologiques peuvent s’accumuler et proliférer. Un vecteur joue plutôt le rôle d’intermédiaire dans la transmission.

4. Lequel de ces éléments peut constituer un réservoir à germes dans un établissement de santé ?

Une précaution standard appliquée par un professionnel
Une mesure d’isolement destinée à limiter les contacts
L’environnement des soins, comme les surfaces ou le matériel
Une vaccination réalisée avant l’exposition infectieuse

L’environnement des soins, comme les surfaces ou le matériel

Explication

L’environnement, au même titre que le patient et les professionnels de santé, peut constituer un réservoir à germes. Les autres réponses sont des mesures de prévention et non des réservoirs.

5. Laquelle de ces situations illustre une transmission directe ?

La transmission par un insecte servant d’intermédiaire
La transmission par une surface contaminée dans une chambre de soins
La transmission par des gouttelettes de salive lors d’un contact rapproché
La transmission par un dispositif médical contaminé entre deux patients

La transmission par des gouttelettes de salive lors d’un contact rapproché

Explication

La transmission directe peut être aéroportée par des gouttelettes de salive, mais aussi manuportée ou liée aux relations sexuelles et à l’accouchement. Une surface, un insecte ou un dispositif contaminé relève d’une transmission indirecte par un intermédiaire.

6. Un patient développe une infection à partir d’une bactérie déjà présente dans sa propre flore : comment cette infection est-elle qualifiée ?

Une infection endogène pouvant correspondre à une auto-infection
Une infection exogène provenant d’un germe de l’environnement
Une transmission directe liée à des gouttelettes respiratoires
Une infection liée à un vecteur extérieur au patient

Une infection endogène pouvant correspondre à une auto-infection

Explication

Une infection endogène provient de germes déjà hébergés par le patient et peut prendre la forme d’une auto-infection. Une infection exogène provient au contraire de germes présents dans l’environnement.

7. Quelle combinaison contribue à prévenir la transmission croisée dans les soins ?

Vaccination, blouse professionnelle, bijoux retirés et chaussures dédiées
Nettoyage des locaux, limitation des visites et traitement préventif
Hygiène des mains, précautions d’isolement, asepsie et désinfection
Isolement du patient, antibiothérapie systématique et dépistage régulier

Hygiène des mains, précautions d’isolement, asepsie et désinfection

Explication

La prévention de la transmission croisée associe notamment l’hygiène des mains, les précautions standard et complémentaires, l’asepsie et la désinfection des objets manipulés. La vaccination et la tenue professionnelle concernent surtout la protection des professionnels.

8. Quelle mesure fait partie de la protection des professionnels contre le risque infectieux ?

Le remplacement de la vaccination par une désinfection des surfaces
Le port de bijoux désinfectés sous une blouse propre et fermée
L’application des précautions standard avec une tenue professionnelle adaptée
L’utilisation d’une blouse civile conservée plusieurs jours de travail

L’application des précautions standard avec une tenue professionnelle adaptée

Explication

La protection des professionnels repose notamment sur les précautions standard, la vaccination, la maîtrise du circuit des DASRI et une tenue professionnelle adaptée. La tenue complète ces mesures, mais ne remplace pas les précautions standard.

9. À quel moment une infection associée aux soins peut-elle survenir ?

Au cours ou après une prise en charge de santé
Après une sortie sans lien avec les soins reçus
Avant toute prise en charge médicale ou préventive
Pendant une hospitalisation avec infection déjà incubée

Au cours ou après une prise en charge de santé

Explication

Une infection associée aux soins peut apparaître pendant ou après une prise en charge diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive ou éducative. La confusion fréquente consiste à la limiter au moment où les soins sont réalisés, alors qu’elle peut aussi survenir après.

10. Quelle condition permet de qualifier une infection de nosocomiale ?

Elle touche un patient hospitalisé présentant une maladie infectieuse connue
Elle est acquise dans un établissement de soins sans être présente ou incubée à l’admission
Elle survient après une consultation, quel que soit le lieu d’acquisition
Elle est diagnostiquée après l’admission, même si elle était déjà en incubation

Elle est acquise dans un établissement de soins sans être présente ou incubée à l’admission

Explication

Une infection nosocomiale est acquise dans un établissement de soins et n’était ni présente ni en incubation lors de l’admission. Une infection déjà présente ou incubée avant l’hospitalisation ne répond donc pas à cette définition.

11. Quelle situation correspond à la définition d’une épidémie ?

Une hausse inhabituelle de cas dans une population, une période et un espace déterminés
Une fréquence stable d’une maladie correspondant aux observations habituelles
Une infection apparue après une faute liée à un geste ou à une prescription
Un cas isolé d’une maladie rare observé dans un établissement de soins

Une hausse inhabituelle de cas dans une population, une période et un espace déterminés

Explication

Une épidémie correspond à une augmentation significative et inhabituelle de la fréquence d’une maladie dans une population, au cours d’une même période et dans un même espace. Une infection due à une faute ou à un accident relève plutôt de la notion d’épidémie iatrogène lorsqu’il existe une diffusion de cas.

12. Quel ensemble de facteurs contribue principalement à l’augmentation des infections nosocomiales ?

La diminution des actes invasifs, la faible densité hospitalière et la formation accrue
La baisse des hospitalisations, l’utilisation limitée des traitements et la surveillance réduite
La résistance des germes, les patients immunodéprimés et les techniques invasives
La réduction des déplacements, l’absence de germes résistants et les soins préventifs

La résistance des germes, les patients immunodéprimés et les techniques invasives

Explication

Les infections nosocomiales sont favorisées notamment par la résistance des germes, leur concentration à l’hôpital, l’immunodépression, les techniques agressives ou invasives et le manque de formation. Les autres propositions décrivent des évolutions qui ne correspondent pas aux causes principales indiquées.

13. Quelle était la catégorie d’infections nosocomiales la plus fréquente selon l’INSERM en 2015 ?

Les infections urinaires, avec 30 % des cas
Les bactériémies ou septicémies, avec 10,1 % des cas
Les pneumonies, avec 16,7 % des cas
Les infections du site opératoire, avec 13,5 % des cas

Les infections urinaires, avec 30 % des cas

Explication

Selon l’INSERM en 2015, les infections urinaires représentaient la proportion la plus élevée, soit 30 % des infections nosocomiales. Les bactériémies ou septicémies constituaient une part plus faible, même si elles peuvent être graves.

14. Quelle association entre une infection nosocomiale et son facteur fréquent est correcte ?

Pneumonie et intervention chirurgicale
Infection du site opératoire et ventilation assistée
Infection urinaire et pose d’une sonde urinaire
Bactériémie et examen biologique de surveillance

Infection urinaire et pose d’une sonde urinaire

Explication

Les infections urinaires sont souvent liées à la pose de sondes urinaires. La ventilation assistée est plutôt associée aux pneumonies, l’intervention chirurgicale aux infections du site opératoire et les cathéters sanguins aux bactériémies ou septicémies.

15. Combien de décès environ les infections nosocomiales seraient-elles responsables chaque année ?

Environ 1 370 décès, dont 30 % chez des patients sans pronostic vital engagé à court terme
Environ 9 000 décès, dont 4 200 chez des patients sans pronostic vital engagé à court terme
Environ 760 décès, dont 610 chez des patients sans pronostic vital engagé à court terme
Environ 4 200 décès, dont 9 000 chez des patients sans pronostic vital engagé à court terme

Environ 9 000 décès, dont 4 200 chez des patients sans pronostic vital engagé à court terme

Explication

Les infections nosocomiales seraient responsables d’environ 9 000 décès par an, parmi lesquels 4 200 concernent des patients dont le pronostic vital n’était pas engagé à court terme à l’entrée. Les autres chiffres proposés renvoient à des données de coûts ou inversent les valeurs.

16. Quel mécanisme explique principalement le surcoût d’une infection nosocomiale pour l’hôpital ?

La suppression des traitements anti-infectieux et la sortie rapide du patient
La baisse des besoins de surveillance après la stabilisation de l’infection
La diminution de la durée de séjour et la réduction des examens biologiques
L’hospitalisation prolongée, les traitements, les examens et la surveillance supplémentaire

L’hospitalisation prolongée, les traitements, les examens et la surveillance supplémentaire

Explication

Le surcoût résulte de l’allongement de l’hospitalisation, des traitements anti-infectieux, des examens biologiques et de la surveillance de l’évolution. Les autres propositions décrivent une diminution des ressources mobilisées, contraire au mécanisme du surcoût.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 30 flashcards sur Infections et infections associées aux soins.

Qu'est-ce qu'une infection ?

Un déséquilibre entre l'attaque du pathogène et la défense de l'hôte.

Comment une infection peut-elle être directement due à la bactérie ?

Par sa multiplication et sa virulence.

Comment une infection peut-elle être due à l'hôte ?

Par une rupture de la barrière cutanéomuqueuse ou une immunodépression.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Infections et infections associées aux soins.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM