Fiche de révision : Infections respiratoires du nourrisson

Plan du Cours

  1. Repères des infections respiratoires
  2. Bronchiolite : épidémiologie et virus
  3. Bronchiolite : mécanismes et signes
  4. Évaluation et gravité
  5. Prise en charge de la bronchiolite
  6. Prévention du VRS
  7. Laryngite aiguë
  8. Coqueluche : diagnostic et traitement
  9. Prévention de la coqueluche

1. Repères des infections respiratoires

Points essentiels

  • Les voies aériennes supérieures comprennent:

    • le nez
    • la gorge
    • les oreilles
    • le larynx
  • Les infections respiratoires hautes comprennent la rhinopharyngite, l’angine, l’otite et les laryngites, tandis que les infections respiratoires basses comprennent la bronchite, la bronchiolite et les pneumopathies.

Astuce mémo

VAS : nez-gorge-oreilles-larynx ; VAI : bronches-poumons

2. Bronchiolite : épidémiologie et virus

Notions clés & Définitions

  • Bronchiolite aiguë : Infection virale respiratoire épidémique saisonnière du nourrisson, principalement observée en automne et en hiver.

★ À maîtriser

  • La bronchiolite concerne environ 30 % des nourrissons, soit environ 460 000 enfants, avec un pic entre le quatrième et le sixième mois.

  • Les agents viraux cités comprennent:

    • le virus respiratoire syncytial humain
    • les virus parainfluenzae
    • les virus influenza
    • les adénovirus
    • les rhinovirus
    • les métapneumovirus
    • les coronavirus
    • les bocavirus

Compléments

  • La transmission de la bronchiolite est interhumaine par gouttelettes respiratoires projetées jusqu’à 1 mètre et par les mains, avec une survie d’environ 30 minutes sur la peau, 40 minutes sur une blouse et 7 heures sur les surfaces.

  • L’incubation de la bronchiolite dure de 2 à 8 jours.

Astuce mémo

Transmission → incubation → saisonnalité

3. Bronchiolite : mécanismes et signes

★ À maîtriser

  • Les mécanismes d’obstruction comprennent:

    • le bouchon muqueux endoluminal
    • l’inflammation pariétale
    • l’altération de la clairance mucociliaire
  • Les signes cliniques de la bronchiolite comprennent une rhinite avec toux sèche, une dyspnée, une expiration active et bruyante, des sibilants ou râles, des tirages et une distension thoracique.

Compléments

  • Les crépitants secs inspiratoires et les sous-crépitants plus humides expiratoires sont surtout observés chez le jeune nourrisson, tandis qu’après 1 an l’auscultation est dominée par les sibilants expiratoires.

Astuce mémo

Bouchon muqueux + inflammation → obstruction → dyspnée

4. Évaluation et gravité

Points essentiels

  • Les examens complémentaires comprennent:

    • la mesure de la SaO2
    • la radiographie pulmonaire
    • la recherche du VRS
    • la NFS
    • la CRP
  • Les critères d’hospitalisation comprennent: un aspect toxique, des apnées, une cyanose, une fréquence respiratoire supérieure à 60 par minute, un âge inférieur à 6 semaines, une prématurité, une cardiopathie sous-jacente, une pathologie pulmonaire chronique, une SaO2 inférieure à 94 % sous air et au repos ou lors de la prise des biberons

📌 La bronchiolite est légère si la fréquence respiratoire est inférieure à 40 par minute avec une SaO2 supérieure à 92 % et une alimentation normale, moyenne entre 40 et 70 par minute avec une SaO2 de 88 à 92 % et une alimentation difficile, et sévère au-delà de 70 par minute avec une SaO2 inférieure à 88 % et une alimentation impossible.

Astuce mémo

Léger : alimentation normale ; sévère : alimentation impossible

5. Prise en charge de la bronchiolite

★ À maîtriser

📌 Les apports hydriques recommandés sont de 100 à 110 ml/kg/j chez le nourrisson de moins de 6 mois et de 80 ml/kg/j au-delà, avec fractionnement des repas et épaississement des biberons.

  • Les traitements sans place dans la stratégie comprennent (ANAES, sep. 2000):
    • les bronchodilatateurs
    • les corticoïdes
    • les antiviraux comme la ribavirine
    • les antitussifs
    • les mucolytiques
    • les mucorégulateurs

Compléments

📌 Une nutrition entérale par sonde nasogastrique peut être utilisée en cas de signes de lutte, et le couchage recommandé est dorsal en proclive à 30° avec la tête légèrement étendue.

  • L’oxygénothérapie à haut débit génère une pression expiratoire positive, diminue la polypnée et le nombre d’intubations, avec un débit de 1 à 2 l/kg/min, mais ne mesure pas effectivement les pressions et peut retarder la CPAP.

Astuce mémo

Hydrater → désobstruer → oxygéner → ventiler si besoin

6. Prévention du VRS

★ À maîtriser

  • Les mesures préventives comprennent:

    • le lavage des mains
    • la décontamination des objets et surfaces
    • la désinfection du matériel médical
    • la limitation des jouets en peluche
    • le port d’une blouse spécifique
  • Le nirsevimab est un anticorps monoclonal indiqué pendant la première saison de circulation du VRS chez les nouveau-nés et nourrissons, avec une dose de 50 mg pour les enfants de moins de 5 kg et de 100 mg à partir de 5 kg.

Compléments

  • L’efficacité en vie réelle du nirsevimab chez les nourrissons admis en réanimation a été estimée entre 76 % et 81 %, et son administration a évité environ 5 800 hospitalisations pour bronchiolite en France hexagonale entre le 15 septembre 2023 et le 31 janvier 2024.

7. Laryngite aiguë

Notions clés & Définitions

  • Laryngite aiguë : Infection sous-glottique du jeune enfant de moins de 3 ans responsable d’une dyspnée inspiratoire et d’un stridor.

★ À maîtriser

  • La laryngite virale se manifeste souvent brutalement la nuit par une toux rauque, une respiration bruyante, une bradypnée et un tirage sus-sternal ou sus-claviculaire.

📌 La corticothérapie est efficace dans la laryngite, tandis que l’humidification de l’air n’améliore pas significativement l’évolution et expose à des risques de transmission fongique et de brûlures à domicile.

Compléments

📌 L’adrénaline nébulisée agit en environ 10 minutes pendant environ 2 heures, expose à un risque de rebond et impose de ne pas autoriser le retour à domicile avant 4 heures.

Astuce mémo

Laryngite virale sous-glottique : stridor inspiratoire ; atteinte bactérienne sus-glottique : épiglottite

8. Coqueluche : diagnostic et traitement

Notions clés & Définitions

  • Coqueluche : Infection respiratoire bactérienne humaine due à Bordetella pertussis ou Bordetella parapertussis, transmise par voie aérienne au contact d’un sujet malade.

★ À maîtriser

  • La coqueluche est particulièrement grave chez le nourrisson, avec une incidence de 276 pour 100 000 entre 0 et 3 mois et un risque de quintes asphyxiantes et d’apnées.

📌 Tout nourrisson de moins de 6 mois atteint de coqueluche doit être hospitalisé et surveillé en raison du risque de quintes asphyxiantes et d’apnées.

📌 Les antibiotiques ne modifient pas l’évolution de la coqueluche mais réduisent la contagiosité de 20 jours à 3 à 5 jours.

Compléments

  • Les macrolides et leurs durées comprennent:
    • l’azithromycine pendant 3 jours
    • la clarithromycine pendant 7 jours
    • la josacine pendant 14 jours

Astuce mémo

Quintes et apnées → hospitalisation du nourrisson → macrolide

9. Prévention de la coqueluche

★ À maîtriser

📌 La vaccination contre la coqueluche est recommandée chez la mère à chaque grossesse entre 20 et 36 semaines d’aménorrhée, ainsi que chez l’entourage pendant la grossesse ou en post-partum immédiat selon la stratégie de cocooning.

📌 L’antibioprophylaxie des contacts proches doit être instaurée le plus précocement possible et concerne notamment tous les nourrissons de moins de 6 mois, les personnes fragiles et certains contacts insuffisamment vaccinés.

Compléments

📌 Le retour en collectivité est possible après 5 jours d’antibiothérapie, après 3 jours en cas d’azithromycine, ou après 21 jours de toux en l’absence de traitement efficace.

Astuce mémo

Vacciner → traiter les contacts → évincer la collectivité

Tableaux de synthèse

Gravité de la bronchiolite

NiveauFréquence respiratoireSaO2Alimentation
Léger< 40/min> 92 %Normale
Moyen40–70/min88–92 %Difficile
Sévère> 70/min< 88 %Impossible

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1. Quelles structures appartiennent aux voies aériennes supérieures ?

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Quelles structures composent les voies aériennes supérieures ?

Le nez, la gorge, les oreilles et le larynx.

Voies respiratoires supérieures

nez, gorge, oreilles, larynx

Quelles infections appartiennent aux infections respiratoires hautes ?

La rhinopharyngite, l’angine, l’otite et les laryngites.

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