Fiche de révision : Infections virales et IST

Plan du Cours

  1. Diagnostic des infections virales
  2. Grippe : virus et transmission
  3. Grippe : clinique et complications
  4. Grippe : traitement et prévention
  5. Covid-19 : transmission et clinique
  6. Covid-19 : diagnostic et traitement
  7. VIH : histoire et épidémiologie
  8. VIH : transmission et évolution
  9. VIH : dépistage, traitement et prévention
  10. Accidents d’exposition au VIH
  11. IST bactériennes et parasitaires
  12. Syphilis : manifestations et prise en charge
  13. Syphilis : diagnostic sérologique

Repères chronologiques

DateÉvénement
1981Les premiers cas de pneumocystose et de sarcome de Kaposi chez de jeunes hommes gays ont été rapportés, marquant les débuts de l’épidémie de SIDA identifiée aux États-Unis.
mai 1983Françoise Barré-Sinoussi a identifié à l’Institut Pasteur un rétrovirus semblant responsable du SIDA, et le virus a été nommé VIH en 1986.
20 mars 1987Le premier traitement ralentissant la progression du VIH, l’AZT, a été approuvé par la FDA.

1. Diagnostic des infections virales

Notions clés & Définitions

  • Antigène : Un fragment de microorganisme, comme une protéine ou un sucre, capable d’engendrer une réponse immunitaire chez l’hôte.
  • Sérologie : Détecte les anticorps dirigés contre les antigènes d’un agent infectieux ou contre un antigène vaccinal.

★ À maîtriser

📌 Les méthodes directes détectent le microorganisme ou ses constituants, tandis que la sérologie est une méthode indirecte qui détecte la réponse immunitaire de l’hôte.

  • La PCR détecte et amplifie de l’ADN ou de l’ARN dans un prélèvement clinique tel que le sang, un frottis nasopharyngé ou le liquide céphalorachidien.

Compléments

  • Plus la quantité initiale d’ADN ou d’ARN est importante, moins il faut de cycles de PCR avant que le seuil de fluorescence soit dépassé, ce qui correspond à un Ct plus faible.

  • Une sérologie positive peut persister pendant des mois, des années ou toute la vie après une infection ou une vaccination en raison de la réponse mémoire.

Astuce mémo

Direct = agent ; indirect = anticorps

2. Grippe : virus et transmission

Notions clés & Définitions

  • Grippe : Une infection due au virus Influenza évoluant habituellement sur un mode épidémique saisonnier, de novembre à février dans l’hémisphère Nord.

★ À maîtriser

  • Le virus Influenza A infecte d’autres animaux, et les oiseaux hébergent tous les sous-types de grippe A.

  • La grippe se transmet directement par voie aérienne via les gouttelettes et indirectement par les mains ou les surfaces contaminées, sur lesquelles le virus peut survivre deux à trois jours.

Compléments

  • Les épidémies grippales comportent souvent une première vague brutale liée au virus Influenza A puis une deuxième vague plus longue, jusqu’au printemps, liée au virus Influenza B.

3. Grippe : clinique et complications

★ À maîtriser

  • Le syndrome grippal débute brutalement avec une fièvre élevée de 39 à 40 °C, des frissons, des douleurs musculaires et articulaires, des céphalées, une toux sèche et une rhinopharyngite.

  • Une pneumonie bactérienne de surinfection apparaît typiquement cinq à sept jours après le début de la grippe, après une amélioration initiale suivie d’une réascension de la fièvre, d’une toux productive, d’une dyspnée et d’une douleur thoracique.

Compléments

  • Chez les enfants âgés de un à cinq ans, la grippe peut provoquer des signes gastro-intestinaux, et l’asthénie peut persister plusieurs semaines.

  • La pneumonie grippale est rare mais grave et nécessite souvent une prise en charge en réanimation.

Astuce mémo

Amélioration puis réascension = surinfection

4. Grippe : traitement et prévention

★ À maîtriser

  • Les personnes à risque de forme grave de grippe comprennent les nourrissons de moins de six mois, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées, les personnes obèses ou diabétiques, les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, rénale ou respiratoire et les personnes de plus de 65 ans.

  • Le traitement symptomatique de la grippe repose sur le paracétamol, l’hydratation et le repos, tandis que l’oseltamivir est indiqué chez les patients à risque de forme grave ou hospitalisés.

  • Chez les personnes âgées et fragiles, la vaccination antigrippale réduit de 39 à 68 % les pneumonies, de 28 à 65 % les hospitalisations et de 56 à 76 % la mortalité.

Compléments

  • Un antibiotique est indiqué en cas de surinfection bactérienne, notamment pulmonaire, mais il ne traite pas directement le virus grippal.

  • Chez les adultes de moins de 65 ans en bonne santé, la vaccination antigrippale prévient la grippe dans 70 à 90 % des cas lorsque les souches vaccinales sont adaptées.

5. Covid-19 : transmission et clinique

★ À maîtriser

  • Parmi les sept coronavirus pathogènes pour l’homme, quatre provoquent principalement des infections respiratoires hautes et trois peuvent provoquer des pneumonies graves:

    • SARS-CoV-1
    • MERS-CoV
    • SARS-CoV-2
  • La transmission du SARS-CoV-2 est similaire à celle de la grippe et comprend aussi les aérosols lors de gestes à risque comme l’intubation, l’aspiration trachéale ou la fibroscopie bronchique.

  • La clinique de la Covid-19 ressemble à celle de la grippe, mais une pneumonie peut s’accompagner d’une hypoxie heureuse, avec une saturation diminuée relativement bien tolérée.

Compléments

  • La perte du goût et de l’odorat est devenue beaucoup plus rare avec les variants actuels, tandis que la pharyngite est devenue plus fréquente.

6. Covid-19 : diagnostic et traitement

★ À maîtriser

📌 Le diagnostic de Covid-19 repose sur un test antigénique ou une PCR nasopharyngée, tandis que la sérologie est inutile sauf dans des situations très particulières.

📌 Chez un patient à risque sans besoin d’oxygène, le nirmatrelvir-ritonavir doit être débuté dans les cinq premiers jours des symptômes.

  • En cas de pneumonie virale nécessitant de l’oxygène, le traitement peut associer du remdesivir intraveineux et des corticoïdes.

Compléments

  • Les autotests antigéniques nasaux ou salivaires sont moins performants que les tests réalisés en laboratoire, et le prélèvement nasal est plus performant que le prélèvement buccal.

  • La durée de protection vaccinale contre la Covid-19 est d’environ six mois, et la vaccination cible les patients à haut risque ainsi que l’entourage des personnes fragiles, notamment les soignants.

7. VIH : histoire et épidémiologie

★ À maîtriser

  • En 2022, environ 39 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde, dont deux tiers en Afrique, avec 1,3 million de nouvelles infections et 630 000 décès liés au VIH.

Compléments

  • En France, environ 6 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, environ 175 000 personnes vivent avec le VIH et 24 000 ignorent leur séropositivité.

8. VIH : transmission et évolution

Points essentiels

  • Le risque de transmission sexuelle du VIH varie selon le rapport, dans l’ordre décroissant suivant:

    • anal réceptif
    • anal insertif
    • vaginal réceptif
    • vaginal insertif
    • puis fellation
  • Le VIH se transmet par voie sexuelle, par voie sanguine notamment lors du partage de matériel contaminé chez les usagers de drogues intraveineuses, et de la mère à l’enfant.

📌 Lorsque la charge virale du patient vivant avec le VIH est inférieure à 200 copies par millilitre de sang, le risque de transmission sexuelle est nul.

  • Le VIH persiste parce qu’il s’intègre dans le génome cellulaire et demeure dans des cellules à longue durée de vie, notamment les lymphocytes mémoires, ainsi que dans des organes où les antirétroviraux pénètrent moins bien, formant des réservoirs.

  • Le stade SIDA est défini par la survenue d’infections opportunistes liées à une immunodépression cellulaire avancée, généralement avec des lymphocytes CD4+ inférieurs à 200 par millimètre cube.

Astuce mémo

CD4 bas → infections opportunistes

9. VIH : dépistage, traitement et prévention

Notions clés & Définitions

  • Primo-infection VIH : La phase initiale de l’infection, souvent pseudogrippale, symptomatique dans seulement 50 % des cas et d’une durée moyenne de 15 jours.
  • PrEP : La prophylaxie pré-exposition utilise des antirétroviraux chez une personne à haut risque d’infection par le VIH, en prise continue ou à la demande chez les hommes uniquement.

★ À maîtriser

  • La primo-infection constitue une urgence diagnostique et thérapeutique en raison d’un pic de contagiosité et de la possibilité de limiter précocement la constitution des réservoirs viraux.

  • Le diagnostic de première intention du VIH repose sur une sérologie par test Elisa de quatrième génération, suivie d’un second test si le résultat est positif et d’un second prélèvement sanguin pour confirmer l’identité du patient.

  • Tous les patients vivant avec le VIH sont traités depuis 2011, et les traitements peuvent aujourd’hui prendre la forme d’une trithérapie en un comprimé, d’une bithérapie ou d’injections intramusculaires tous les deux mois chez certains patients.

Compléments

  • La PrEP ne protège pas contre les autres infections sexuellement transmissibles et nécessite un suivi avec dépistage et renouvellement tous les trois mois.

10. Accidents d’exposition au VIH

Notions clés & Définitions

  • Accident d’exposition au sang : Associe un contact avec du sang ou un liquide biologique contaminant et une effraction cutanée ou une projection sur une muqueuse ou une peau lésée.

Points essentiels

  • Après une piqûre, une coupure ou une exposition sur peau lésée, il faut nettoyer immédiatement à l’eau et au savon puis désinfecter pendant au moins cinq minutes avec du Dakin ou de l’eau de Javel à 2,6 % diluée au dixième.

  • En cas de projection oculaire ou muqueuse, il faut rincer abondamment au sérum physiologique ou à l’eau pendant au moins cinq minutes.

📌 Un avis médical doit être obtenu dans l’heure afin d’évaluer le risque vis-à-vis du VIH, du VHB et du VHC et l’indication éventuelle d’un traitement post-exposition.

  • Le risque est important en cas de piqûre profonde par aiguille creuse ou intravasculaire, intermédiaire en cas d’exposition sous-cutanée, intramusculaire, par aiguille pleine ou bistouri, et faible en cas de morsure, crachat, griffure ou seringue abandonnée.

📌 Après une exposition sexuelle, le traitement post-exposition doit être commencé le plus tôt possible et au plus tard dans les 48 heures.

11. IST bactériennes et parasitaires

Points essentiels

  • La syphilis, la gonococcie et la chlamydiose sont bactériennes, l’herpès génital est viral et Trichomonas vaginalis est un parasite.

  • Entre 2019 et 2022 en France, les gonococcies ont augmenté de 19 %, les infections à Chlamydia trachomatis de 16 % et la syphilis de 19 %.

  • Chez l’homme, la chlamydiose et la gonococcie peuvent provoquer une urétrite avec écoulement urétral et brûlures mictionnelles, compliquée de prostatite ou d’orchi-épididymite.

  • Chez la femme, la chlamydiose et la gonococcie peuvent provoquer une vaginite ou une cervicite, puis une infection génitale haute avec salpingite ou endométrite, pouvant entraîner une stérilité.

  • Le diagnostic de chlamydiose et de gonococcie repose sur une PCR combinée, réalisée sur le premier jet d’urine chez l’homme, un auto-prélèvement vaginal chez la femme et, selon les pratiques, des prélèvements pharyngés ou anaux.

  • La gonococcie est traitée par une injection intramusculaire de ceftriaxone, tandis que la chlamydiose nécessite sept jours de doxycycline orale.

12. Syphilis : manifestations et prise en charge

Notions clés & Définitions

  • Syphilis primaire : Survient environ trois semaines après le rapport contaminant et se manifeste par un chancre indolore, induré et propre, parfois accompagné d’un ganglion inguinal.
  • Syphilis secondaire : Peut survenir jusqu’à un an après la contamination et associe notamment roséole, syphilides palmoplantaires, alopécie, plaques muqueuses, adénopathies et fièvre.

Points essentiels

  • La neurosyphilis peut provoquer une atteinte oculaire, une atteinte auditive, une méningite ou une méningoencéphalite.

13. Syphilis : diagnostic sérologique

★ À maîtriser

  • Le diagnostic du chancre syphilitique est clinique, tandis que le dépistage ou l’exploration des autres symptômes repose sur une sérologie syphilitique.

📌 Le test tréponémique TPHA ou FTA indique si la personne a été infectée un jour, tandis que le test non tréponémique VDRL ou RPR évalue l’activité de la syphilis et l’indication du traitement.

  • La syphilis est généralement traitée par pénicilline M intramusculaire avec une à trois injections selon sa forme, tandis qu’une forme neurologique ou ophtalmologique nécessite un traitement intraveineux de 14 jours.

Compléments

📌 Si le rapport à risque date de moins de trois mois et que la sérologie est négative, celle-ci doit être répétée à trois mois.

Astuce mémo

Tréponémique = contact ; non tréponémique = activité

Tableaux de synthèse

Méthodes de diagnostic viral

MéthodeCibleCaractéristique
Test antigéniqueAntigène du microorganismeRésultat souvent disponible en quelques minutes
PCRADN ou ARNQualitative ou semi-quantitative
SérologieAnticorpsPeut rester positive après infection ou vaccination

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Infections virales et IST avec 42 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle distinction décrit correctement les méthodes directes et la sérologie dans le diagnostic des infections virales ?

2. Quelle proposition définit correctement un antigène ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Infections virales et IST avec 89 flashcards interactives.

Quelle différence principale existe entre méthodes directes et sérologie ?

Les méthodes directes détectent le microorganisme, la sérologie détecte la réponse immunitaire.

Qu'est-ce qu'un antigène ?

Un fragment de microorganisme capable d'engendrer une réponse immunitaire.

Que détecte et amplifie la PCR dans un prélèvement clinique ?

L'ADN ou l'ARN du microorganisme.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches