QCM : Infections virales et IST — 42 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement les méthodes directes et la sérologie dans le diagnostic des infections virales ?

Les méthodes directes détectent les anticorps, tandis que la sérologie amplifie l’ARN viral
Les méthodes directes détectent l’agent ou ses constituants, tandis que la sérologie détecte la réponse immunitaire
Les méthodes directes et la sérologie détectent toutes deux exclusivement les anticorps
Les méthodes directes mesurent la mémoire immunitaire, tandis que la sérologie identifie les protéines virales

Les méthodes directes détectent l’agent ou ses constituants, tandis que la sérologie détecte la réponse immunitaire

Explication

Les méthodes directes, comme la PCR et le test antigénique, recherchent le microorganisme ou ses constituants. La sérologie est indirecte, car elle met en évidence la réponse immunitaire de l’hôte, notamment les anticorps.

2. Quelle proposition définit correctement un antigène ?

Une enzyme virale qui amplifie l’ADN dans un prélèvement
Une cellule immunitaire responsable de la mémoire vaccinale
Un anticorps produit par l’hôte pour neutraliser un microorganisme
Un fragment de microorganisme capable d’induire une réponse immunitaire

Un fragment de microorganisme capable d’induire une réponse immunitaire

Explication

Un antigène est un fragment de microorganisme, par exemple une protéine ou un sucre, capable d’engendrer une réponse immunitaire. Il ne s’agit pas d’un anticorps, qui reconnaît l’antigène.

3. Lorsqu’une PCR est réalisée sur un frottis nasopharyngé, que permet principalement cette méthode ?

Détecter et amplifier l’ADN ou l’ARN viral présent dans le prélèvement
Identifier exclusivement les cellules immunitaires du patient
Évaluer la durée de la mémoire immunitaire après vaccination
Mesurer uniquement les anticorps dirigés contre le virus

Détecter et amplifier l’ADN ou l’ARN viral présent dans le prélèvement

Explication

La PCR détecte puis amplifie l’ADN ou l’ARN présent dans un prélèvement clinique, notamment un frottis nasopharyngé. Elle recherche donc directement le matériel génétique de l’agent infectieux.

4. Que recherche une sérologie dans le contexte d’une infection virale ou d’une vaccination ?

Le nombre de cycles nécessaires à l’amplification d’un acide nucléique
De l’ARN viral directement présent dans les sécrétions
Des anticorps dirigés contre des antigènes infectieux ou vaccinaux
Des fragments de microorganismes avant toute réponse immunitaire

Des anticorps dirigés contre des antigènes infectieux ou vaccinaux

Explication

La sérologie détecte les anticorps dirigés contre les antigènes d’un agent infectieux ou contre un antigène vaccinal. Elle évalue donc la réponse immunitaire plutôt que la présence directe du virus.

5. Quelle caractéristique distingue principalement le virus Influenza A du virus Influenza B ?

Influenza A infecte aussi des animaux, notamment les oiseaux qui hébergent tous ses sous-types
Influenza A provoque uniquement des infections sporadiques, tandis qu’Influenza B est saisonnier
Influenza A se transmet par les surfaces, tandis qu’Influenza B se transmet par les gouttelettes
Influenza A n’infecte que l’être humain, tandis qu’Influenza B infecte plusieurs espèces animales

Influenza A infecte aussi des animaux, notamment les oiseaux qui hébergent tous ses sous-types

Explication

Le virus Influenza A possède des réservoirs animaux, et les oiseaux hébergent tous les sous-types de grippe A. Influenza B, lui, n’existe que chez l’être humain.

6. Quel exemple illustre une transmission indirecte de la grippe ?

Inhaler des gouttelettes respiratoires émises par une personne infectée
Recevoir des anticorps transmis par une personne immunisée
Toucher une surface contaminée puis porter les mains au visage
Produire une réponse immunitaire après une vaccination

Toucher une surface contaminée puis porter les mains au visage

Explication

La transmission indirecte passe par les mains ou les surfaces contaminées, sur lesquelles le virus peut survivre deux à trois jours. Les gouttelettes respiratoires correspondent à une transmission directe.

7. À quelle période la grippe évolue-t-elle habituellement selon son mode épidémique saisonnier dans l’hémisphère Nord ?

De septembre à octobre
De juin à août
De mars à mai
De novembre à février

De novembre à février

Explication

La grippe est habituellement une infection épidémique saisonnière dans l’hémisphère Nord, avec une période principalement située de novembre à février.

8. Quel tableau correspond au début typique d’un syndrome grippal ?

Un début brutal avec une forte fièvre, des frissons, des myalgies, des céphalées et une toux sèche
Une apparition tardive d’une dyspnée isolée après plusieurs semaines d’asthénie
Une rhinorrhée chronique sans fièvre ni symptômes généraux
Une installation progressive avec une faible fièvre, une toux productive et une douleur abdominale

Un début brutal avec une forte fièvre, des frissons, des myalgies, des céphalées et une toux sèche

Explication

Le syndrome grippal débute brutalement, avec une fièvre élevée de 39 à 40 °C, des frissons, des douleurs musculaires et articulaires, des céphalées, une toux sèche et une rhinopharyngite.

9. Quel enchaînement évoque une pneumonie bactérienne de surinfection après une grippe ?

Une amélioration initiale suivie, cinq à sept jours plus tard, d’une nouvelle fièvre avec toux productive, dyspnée et douleur thoracique
Une fièvre isolée dès les premières heures, suivie d’une guérison complète sans amélioration intermédiaire
Des signes gastro-intestinaux apparaissant immédiatement après la vaccination
Une toux sèche persistante sans fièvre ni gêne respiratoire pendant plusieurs mois

Une amélioration initiale suivie, cinq à sept jours plus tard, d’une nouvelle fièvre avec toux productive, dyspnée et douleur thoracique

Explication

La pneumonie bactérienne de surinfection survient typiquement cinq à sept jours après le début de la grippe, après une amélioration initiale puis une réascension de la fièvre accompagnée de signes respiratoires.

10. Quel traitement convient à un adulte jeune atteint d’une grippe non compliquée ?

Corticoïdes et oxygénothérapie dès le diagnostic
Paracétamol, hydratation et repos
Oseltamivir systématique pendant plusieurs semaines
Antibiothérapie ciblant directement le virus grippal

Paracétamol, hydratation et repos

Explication

La grippe non compliquée relève d’un traitement symptomatique associant paracétamol, hydratation et repos. L’oseltamivir est destiné aux patients à risque de forme grave ou hospitalisés.

11. Chez quelle personne la grippe présente-t-elle un risque accru de forme grave ?

Un adulte jeune sans comorbidité
Un adulte sans facteur de risque particulier
Un adolescent en bonne santé
Une personne de plus de 65 ans

Une personne de plus de 65 ans

Explication

Les personnes de plus de 65 ans font partie des groupes à risque de forme grave, au même titre que les nourrissons, les femmes enceintes ou les personnes immunodéprimées. Un adulte jeune sans comorbidité présente généralement un risque moindre.

12. Chez les personnes âgées et fragiles, quel effet la vaccination antigrippale peut-elle avoir ?

Elle empêche toute infection grippale chez chaque personne vaccinée
Elle remplace le traitement antiviral en cas d’hospitalisation
Elle agit principalement contre les surinfections bactériennes
Elle réduit notamment les pneumonies, les hospitalisations et la mortalité

Elle réduit notamment les pneumonies, les hospitalisations et la mortalité

Explication

Chez les personnes âgées et fragiles, la vaccination réduit de façon importante les pneumonies, les hospitalisations et la mortalité. Elle ne garantit toutefois pas une protection absolue contre toute infection.

13. Lequel de ces coronavirus humains appartient au groupe pouvant provoquer des pneumonies graves ?

Un coronavirus sans tropisme respiratoire connu
Un coronavirus limité aux infections ORL bénignes
SARS-CoV-2
Un coronavirus responsable principalement de rhinites

SARS-CoV-2

Explication

SARS-CoV-2 fait partie des trois coronavirus humains pouvant provoquer des pneumonies graves, avec SARS-CoV-1 et MERS-CoV. Les quatre autres coronavirus pathogènes provoquent surtout des infections respiratoires hautes.

14. Lors de quel contexte la transmission par aérosols du SARS-CoV-2 est-elle particulièrement associée ?

Lors d’un contact cutané bref sans sécrétions respiratoires
Lors d’une intubation ou d’une fibroscopie bronchique
Lors d’une conversation à distance en plein air
Lors d’une prise de température

Lors d’une intubation ou d’une fibroscopie bronchique

Explication

Les aérosols sont particulièrement associés à certains gestes à risque, comme l’intubation, l’aspiration trachéale ou la fibroscopie bronchique. La transmission interhumaine courante implique notamment des gouttelettes.

15. Quelle présentation peut caractériser une pneumonie liée à la Covid-19 ?

Une absence constante de symptômes respiratoires
Une atteinte toujours limitée au nez et au pharynx
Une hypoxie parfois relativement bien tolérée malgré une saturation diminuée
Une saturation augmentée malgré une atteinte pulmonaire

Une hypoxie parfois relativement bien tolérée malgré une saturation diminuée

Explication

La Covid-19 ressemble souvent à la grippe sur le plan clinique, mais une pneumonie peut s’accompagner d’une hypoxie heureuse, c’est-à-dire une saturation diminuée relativement bien tolérée.

16. Quel examen recherche directement une infection actuelle par le SARS-CoV-2 ?

Un test antigénique ou une PCR nasopharyngée
Une sérologie réalisée systématiquement
Une radiographie thoracique seule
Un dosage d’anticorps sans prélèvement respiratoire

Un test antigénique ou une PCR nasopharyngée

Explication

Le test antigénique et la PCR nasopharyngée recherchent l’infection actuelle. La sérologie évalue plutôt la réponse immunitaire et n’est utile que dans des situations particulières.

17. Chez un patient à risque atteint de Covid-19, sans besoin d’oxygène, quand faut-il commencer le nirmatrelvir-ritonavir ?

Dans les cinq premiers jours des symptômes
Après plusieurs semaines d’évolution
Après la disparition complète des symptômes
Uniquement après l’apparition d’une hypoxie

Dans les cinq premiers jours des symptômes

Explication

Chez un patient à risque ne nécessitant pas d’oxygène, le nirmatrelvir-ritonavir doit être débuté dans les cinq premiers jours suivant l’apparition des symptômes. Il ne correspond pas au traitement de référence d’une pneumonie nécessitant de l’oxygène.

18. Quel traitement peut être associé en cas de pneumonie virale nécessitant une oxygénothérapie ?

Du nirmatrelvir-ritonavir seul après plusieurs semaines
Un antibiotique dirigé contre le SARS-CoV-2
Du remdesivir intraveineux et des corticoïdes
Une sérologie répétée sans traitement antiviral

Du remdesivir intraveineux et des corticoïdes

Explication

En cas de pneumonie virale nécessitant de l’oxygène, le traitement peut associer du remdesivir intraveineux et des corticoïdes. Le nirmatrelvir-ritonavir concerne plutôt les patients à risque sans besoin d’oxygène, lorsqu’il est commencé précocement.

19. Quels événements ont marqué les débuts de l’épidémie de SIDA aux États-Unis en 1981 ?

Une campagne de dépistage généralisée et la mise au point du vaccin contre le VIH
Des cas d’hépatite et de tuberculose chez des personnes âgées immunocompétentes
Des cas de pneumocystose et de sarcome de Kaposi chez de jeunes hommes gays
La découverte du VIH et l’approbation immédiate d’un traitement antirétroviral

Des cas de pneumocystose et de sarcome de Kaposi chez de jeunes hommes gays

Explication

En 1981, les premiers cas rapportés de pneumocystose et de sarcome de Kaposi chez de jeunes hommes gays ont marqué les débuts de l’épidémie de SIDA identifiée aux États-Unis. La pneumocystose est une infection opportuniste, tandis que le sarcome de Kaposi est un cancer associé au HHV8.

20. Quelle succession d’événements décrit correctement l’identification et la dénomination du VIH ?

Le rétrovirus a été identifié en 1986, puis nommé VIH en 1987
Le rétrovirus a été identifié en 1981, puis nommé VIH en 1983
Le rétrovirus a été identifié en 1983, puis nommé VIH en 1986
Le rétrovirus a été identifié en 1983, puis nommé VIH dès la même année

Le rétrovirus a été identifié en 1983, puis nommé VIH en 1986

Explication

Françoise Barré-Sinoussi a identifié le rétrovirus à l’Institut Pasteur en mai 1983, tandis que le nom VIH a été adopté en 1986. Il faut donc distinguer la date d’identification de celle de la dénomination.

21. Quelle situation épidémiologique mondiale correspond aux estimations de 2022 concernant le VIH ?

Environ 6 millions de personnes vivaient avec le VIH, avec 175 000 nouvelles infections et 24 000 décès
Environ 39 millions de personnes vivaient avec le VIH, avec 1,3 million de nouvelles infections et 630 000 décès
Environ 39 millions de personnes vivaient avec le VIH, avec 630 000 nouvelles infections et 1,3 million de décès
Environ 175 millions de personnes vivaient avec le VIH, avec 39 millions de nouvelles infections et 630 000 décès

Environ 39 millions de personnes vivaient avec le VIH, avec 1,3 million de nouvelles infections et 630 000 décès

Explication

En 2022, environ 39 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde, dont deux tiers en Afrique. On comptait environ 1,3 million de nouvelles infections et 630 000 décès liés au VIH.

22. Quel classement présente le risque décroissant de transmission sexuelle du VIH selon le type de rapport ?

Anal insertif, anal réceptif, vaginal insertif, vaginal réceptif, fellation
Vaginal réceptif, vaginal insertif, anal réceptif, anal insertif, fellation
Anal réceptif, anal insertif, vaginal réceptif, vaginal insertif, fellation
Fellation, vaginal insertif, vaginal réceptif, anal insertif, anal réceptif

Anal réceptif, anal insertif, vaginal réceptif, vaginal insertif, fellation

Explication

Le risque décroît dans l’ordre suivant : rapport anal réceptif, anal insertif, vaginal réceptif, vaginal insertif, puis fellation.

23. Dans quelle situation la transmission sanguine du VIH peut-elle se produire ?

Lorsqu’une personne touche une peau intacte sans présence de sang contaminé
Lors du partage de matériel contaminé entre usagers de drogues intraveineuses
Lors d’un contact ordinaire avec la peau d’une personne vivant avec le VIH
Lorsqu’une personne partage un espace clos avec une personne infectée

Lors du partage de matériel contaminé entre usagers de drogues intraveineuses

Explication

La transmission sanguine nécessite un contact avec du sang contaminé, notamment lors du partage de matériel chez les usagers de drogues intraveineuses. Un contact avec une peau intacte ne suffit pas à transmettre le VIH.

24. Quelle affirmation décrit correctement le risque de transmission sexuelle lorsque la charge virale est inférieure à 200 copies par millilitre de sang ?

Le risque est nul seulement après l’apparition d’une infection opportuniste
Le risque de transmission sexuelle est nul
Le risque reste nécessairement élevé
Le risque devient nul uniquement en présence de symptômes

Le risque de transmission sexuelle est nul

Explication

Lorsque la charge virale est inférieure à 200 copies/mL, le risque de transmission sexuelle est nul. Cette situation se distingue d’une charge virale encore détectable.

25. Pourquoi le VIH peut-il persister dans l’organisme malgré l’action des antirétroviraux ?

Il transforme rapidement tous les lymphocytes en cellules résistantes aux traitements
Il se multiplie uniquement dans les globules rouges, où les médicaments sont inactifs
Il reste exclusivement à la surface des muqueuses, sans pénétrer dans les cellules
Il s’intègre dans le génome et demeure dans des cellules et des organes formant des réservoirs

Il s’intègre dans le génome et demeure dans des cellules et des organes formant des réservoirs

Explication

Le VIH persiste en s’intégrant dans le génome cellulaire et en demeurant notamment dans les lymphocytes mémoires et certains organes moins accessibles aux antirétroviraux. Ces compartiments constituent des réservoirs viraux.

26. Quelle description correspond à la primo-infection par le VIH ?

Une phase tardive apparaissant uniquement lorsque les CD4+ sont inférieurs à 200/mm³
Une phase initiale souvent pseudogrippale, symptomatique dans environ la moitié des cas et durant en moyenne quinze jours
Une phase toujours symptomatique, caractérisée par des infections opportunistes prolongées
Une phase exclusivement asymptomatique qui dure plusieurs années chez tous les patients

Une phase initiale souvent pseudogrippale, symptomatique dans environ la moitié des cas et durant en moyenne quinze jours

Explication

La primo-infection est la phase initiale de l’infection et peut présenter un tableau pseudogrippal. Elle est symptomatique dans environ 50 % des cas et dure en moyenne quinze jours, mais peut aussi être asymptomatique.

27. Pourquoi la primo-infection par le VIH constitue-t-elle une urgence diagnostique et thérapeutique ?

Parce qu’un traitement commencé plus tard ne peut jamais réduire la progression de l’infection
Parce qu’elle correspond à la période où la charge virale est toujours indétectable
Parce qu’elle associe un pic de contagiosité à la possibilité de limiter précocement les réservoirs viraux
Parce qu’elle entraîne systématiquement des infections opportunistes nécessitant une hospitalisation

Parce qu’elle associe un pic de contagiosité à la possibilité de limiter précocement les réservoirs viraux

Explication

La primo-infection est caractérisée par une contagiosité maximale et offre une possibilité de limiter précocement la constitution des réservoirs viraux. L’absence de symptômes n’exclut pas cette période de forte contagiosité.

28. Quelle stratégie correspond au diagnostic de première intention du VIH ?

Une sérologie Elisa de quatrième génération, suivie d’un second test positif et d’un second prélèvement pour confirmer l’identité
Une recherche directe du VIH dans la salive, sans contrôle sur un prélèvement sanguin
Un examen clinique seul, confirmé ensuite par une numération des lymphocytes CD4+
Un test Elisa de première génération répété uniquement en cas de symptômes

Une sérologie Elisa de quatrième génération, suivie d’un second test positif et d’un second prélèvement pour confirmer l’identité

Explication

Le diagnostic de première intention repose sur une sérologie Elisa de quatrième génération. En cas de résultat positif, un second test puis un second prélèvement sanguin permettent de confirmer le diagnostic et l’identité du patient.

29. Quelle affirmation décrit correctement les traitements actuels du VIH ?

Tous les patients sont traités depuis 2011, avec notamment des options en trithérapie, en bithérapie ou par injections bimestrielles chez certains patients
Les traitements sont réservés aux patients présentant des symptômes lors de la primo-infection
Seuls les patients au stade SIDA sont traités, exclusivement par une trithérapie quotidienne
Le traitement repose uniquement sur l’AZT, administré depuis 1987 à tous les patients

Tous les patients sont traités depuis 2011, avec notamment des options en trithérapie, en bithérapie ou par injections bimestrielles chez certains patients

Explication

Tous les patients vivant avec le VIH sont traités depuis 2011. Les modalités actuelles comprennent une trithérapie en un comprimé, une bithérapie et, chez certains patients, des injections intramusculaires tous les deux mois.

30. Quelle situation correspond à un accident d’exposition au sang ?

Un contact de sang avec une plaie cutanée
Un contact d’urine avec des vêtements secs
Un contact de salive avec une peau intacte
Un contact de sang avec une peau intacte

Un contact de sang avec une plaie cutanée

Explication

Un accident d’exposition au sang associe un liquide biologique contaminant à une effraction cutanée, une muqueuse ou une peau lésée. Une peau intacte ne constitue pas une effraction cutanée.

31. Quelle conduite immédiate convient après une piqûre ou une coupure exposant à du sang ?

Rincer seulement à l’eau pendant une minute
Nettoyer à l’eau et au savon puis désinfecter cinq minutes
Appliquer immédiatement un pansement sans désinfecter
Rincer la zone avec du sérum physiologique uniquement

Nettoyer à l’eau et au savon puis désinfecter cinq minutes

Explication

Après une piqûre ou une coupure, il faut nettoyer immédiatement à l’eau et au savon, puis désinfecter pendant au moins cinq minutes avec du Dakin ou de l’eau de Javel diluée.

32. Après une projection oculaire potentiellement contaminante, quelle mesure faut-il prendre ?

Rincer abondamment l’œil pendant au moins cinq minutes
Désinfecter l’œil avec de l’eau de Javel diluée
Nettoyer l’œil avec du savon pendant cinq minutes
Couvrir l’œil et attendre l’apparition de symptômes

Rincer abondamment l’œil pendant au moins cinq minutes

Explication

En cas de projection oculaire ou muqueuse, il faut rincer abondamment au sérum physiologique ou à l’eau pendant au moins cinq minutes. La désinfection concerne plutôt une peau lésée.

33. Dans quel délai un avis médical doit-il être obtenu après un accident d’exposition au sang ?

Dans l’heure
Dans les 24 heures
Dans les 48 heures uniquement
Après l’apparition de symptômes

Dans l’heure

Explication

Un avis médical doit être obtenu dans l’heure afin d’évaluer le risque vis-à-vis du VIH, du VHB et du VHC, ainsi que l’éventuelle indication d’un traitement post-exposition.

34. Quelle association entre une IST et son origine est correcte ?

La chlamydiose est virale et la syphilis est parasitaire
La syphilis est bactérienne et l’herpès génital est viral
La syphilis est virale et l’herpès génital est bactérien
La gonococcie est parasitaire et la trichomonase est bactérienne

La syphilis est bactérienne et l’herpès génital est viral

Explication

La syphilis, la gonococcie et la chlamydiose sont bactériennes, tandis que l’herpès génital est viral. Trichomonas vaginalis est un parasite.

35. Quelle complication peut résulter d’une chlamydiose ou d’une gonococcie chez la femme ?

Une méningite systématique sans atteinte génitale
Une infection génitale haute pouvant entraîner une stérilité
Une dermatite limitée aux mains
Une pneumonie isolée sans inflammation pelvienne

Une infection génitale haute pouvant entraîner une stérilité

Explication

Chez la femme, ces infections peuvent évoluer vers une infection génitale haute, notamment une salpingite ou une endométrite, avec un risque de stérilité.

36. Quel examen est adapté au diagnostic combiné de la chlamydiose et de la gonococcie ?

Une radiographie pelvienne chez l’homme
Une PCR sur le premier jet d’urine chez l’homme
Un prélèvement cutané sur une zone non symptomatique
Une sérologie réalisée uniquement après traitement

Une PCR sur le premier jet d’urine chez l’homme

Explication

Le diagnostic repose sur une PCR combinée. Chez l’homme, elle est réalisée sur le premier jet d’urine, tandis que l’auto-prélèvement vaginal est utilisé chez la femme.

37. Quel traitement correspond à la gonococcie et à la chlamydiose, respectivement ?

Doxycycline orale en dose unique puis ceftriaxone locale
Doxycycline intramusculaire puis ceftriaxone orale pendant sept jours
Ceftriaxone orale pendant sept jours puis doxycycline locale
Ceftriaxone intramusculaire puis doxycycline orale pendant sept jours

Ceftriaxone intramusculaire puis doxycycline orale pendant sept jours

Explication

La gonococcie est traitée par une injection intramusculaire de ceftriaxone. La chlamydiose nécessite sept jours de doxycycline orale.

38. Quelle description correspond à la syphilis primaire ?

Une méningoencéphalite isolée apparaissant immédiatement après le rapport
Une éruption diffuse avec fièvre apparaissant plusieurs années après la contamination
Un chancre génital douloureux apparaissant le jour suivant le rapport
Un chancre indolore, induré et propre apparaissant environ trois semaines après la contamination

Un chancre indolore, induré et propre apparaissant environ trois semaines après la contamination

Explication

La syphilis primaire survient environ trois semaines après le rapport contaminant et se manifeste typiquement par un chancre indolore, induré et propre, parfois accompagné d’un ganglion inguinal.

39. Quel tableau évoque le mieux une syphilis secondaire ?

Un chancre local isolé sans autre signe
Une roséole avec syphilides palmoplantaires, adénopathies et fièvre
Une conjonctivite isolée sans éruption ni signes généraux
Une urétrite avec écoulement et brûlures mictionnelles

Une roséole avec syphilides palmoplantaires, adénopathies et fièvre

Explication

La syphilis secondaire est une forme systémique pouvant associer roséole, syphilides palmoplantaires, alopécie, plaques muqueuses, adénopathies et fièvre. Elle se distingue du chancre local de la syphilis primaire.

40. Chez une personne présentant un chancre syphilitique typique, quelle approche diagnostique est privilégiée ?

Un test VDRL réalisé sur le chancre
Un diagnostic clinique du chancre
Une ponction lombaire immédiate
Une sérologie tréponémique systématique

Un diagnostic clinique du chancre

Explication

Le chancre syphilitique se diagnostique cliniquement. En revanche, le dépistage ou l’exploration d’autres symptômes repose sur une sérologie syphilitique.

41. Quelle association entre les tests sérologiques et leur signification est correcte dans la syphilis ?

TPHA ou FTA mesure la réponse au traitement, tandis que VDRL ou RPR diagnostique le chancre
TPHA ou FTA confirme la guérison, tandis que VDRL ou RPR identifie une infection ancienne
TPHA ou FTA indique une infection antérieure ou actuelle, tandis que VDRL ou RPR évalue l’activité
TPHA ou FTA évalue l’activité, tandis que VDRL ou RPR indique un contact ancien

TPHA ou FTA indique une infection antérieure ou actuelle, tandis que VDRL ou RPR évalue l’activité

Explication

Les tests tréponémiques TPHA ou FTA témoignent d’une infection survenue un jour, alors que les tests non tréponémiques VDRL ou RPR renseignent sur l’activité de la maladie et l’indication du traitement.

42. Quel schéma thérapeutique correspond à une syphilis neurologique ou ophtalmologique ?

Une à trois injections intramusculaires de pénicilline M selon la forme
Un traitement intraveineux par pénicilline M pendant quatorze jours
Une dose unique de pénicilline M administrée par voie orale
Un traitement intramusculaire limité à trois jours

Un traitement intraveineux par pénicilline M pendant quatorze jours

Explication

La syphilis est généralement traitée par pénicilline M intramusculaire, avec une à trois injections selon sa forme. Les formes neurologiques ou ophtalmologiques nécessitent un traitement intraveineux de quatorze jours.

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Quelle différence principale existe entre méthodes directes et sérologie ?

Les méthodes directes détectent le microorganisme, la sérologie détecte la réponse immunitaire.

Qu'est-ce qu'un antigène ?

Un fragment de microorganisme capable d'engendrer une réponse immunitaire.

Que détecte et amplifie la PCR dans un prélèvement clinique ?

L'ADN ou l'ARN du microorganisme.

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