📋 Plan du Cours
- Raisonnement clinique traditionnel et moderne
- Hiérarchisation précoce des hypothèses
- Histoire de la maladie et chronologie
- Antécédents médicaux, chirurgicaux et familiaux
- Symptômes par systèmes et atteintes
- Douleur mécanique et inflammatoire du rachis
- Douleur radiculaire et signes associés
- Examen clinique cardiovasculaire et constantes
- Examen clinique respiratoire et auscultation
- Examen clinique abdominal et palpation
- Examen clinique ostéo-articulaire et manœuvres
- Examen clinique neurologique et fonctions supérieures
📖 1. Raisonnement clinique traditionnel et moderne
🔑 Notions clés & Définitions
- Démarche diagnostique clinique : La démarche diagnostique clinique est un enchaînement d’étapes qui aide à passer des données du patient à des hypothèses diagnostiques.
- Modèle traditionnel : Le modèle traditionnel est une séquence d’interrogatoire puis d’examen physique où les hypothèses sont formulées après avoir rassemblé les éléments.
- Raisonnement clinique des cliniciens expérimentés : Le raisonnement des cliniciens expérimentés est un processus dynamique où les hypothèses sont hiérarchisées très tôt puis testées par une enquête ciblée.
- Hiérarchisation précoce des hypothèses : La hiérarchisation précoce des hypothèses est le classement dès les premières minutes des diagnostics possibles selon leur probabilité.
- Stratégie d’enquête orientée : La stratégie d’enquête orientée est une recherche d’indices cliniques et para cliniques guidée par les hypothèses déjà retenues.
📝 Points essentiels
- Le modèle traditionnel suit une séquence : histoire de la maladie actuelle, antécédents, signes généraux ou fonctionnels, puis examen physique systématique.
- Dans le modèle traditionnel, les hypothèses diagnostiques sont générées après coup une fois les éléments rassemblés.
- Les travaux sur le raisonnement clinique montrent que les cliniciens expérimentés ne suivent pas cette séquence linéaire.
- Le modèle moderne privilégie une hiérarchisation rapide des hypothèses dès les premières minutes de l’entretien.
- Le raisonnement moderne combine une enquête dynamique orientée vers la recherche d’indices pour vérifier les hypothèses.
- Le bénéfice attendu est d’améliorer la pertinence du diagnostic grâce à la vérification progressive des hypothèses.
💡 Astuce mémo
Tradition = séquence puis hypothèses ; Moderne = hypothèses tôt puis enquête ciblée (T→H→V vs H→V).
📖 2. Hiérarchisation précoce des hypothèses
🔑 Notions clés & Définitions
- Douleur pleuro-pulmonaire : Douleur d’origine pleuro-pulmonaire, typiquement déclenchée par l’inspiration et souvent unilatérale.
- Hémoptysie : Rejet de sang par les voies aériennes, souvent survenant lors d’un effort de toux et provenant des voies sous-glottiques.
- Pyrosis : Douleur de type brûlure, partant de l’épigastre et remontant le long du sternum (rétro sternal).
- Hématémèse : Rejet de sang par la bouche au cours de vomissements, pouvant être rouge ou noir, et provenant du tractus digestif.
- Méléna : Émission par l’anus de sang noir, malodorant, signe d’une hémorragie digestive haute.
📝 Points essentiels
- Devant une douleur pleuro-pulmonaire, rechercher une toux, une expectoration et une dyspnée associées pour orienter l’hypothèse respiratoire.
- L’hémoptysie survient souvent au décours d’un effort de toux, avec un sang provenant des voies aériennes sous-glottiques.
- Ne pas confondre hémoptysie et hématémèse : l’hématémèse correspond à un saignement digestif lors de vomissements.
- Le pyrosis est une brûlure rétro sternale, avec point de départ épigastrique, utile pour orienter vers une cause digestive haute.
- La méléna correspond à du sang noir malodorant, évocateur d’une hémorragie digestive haute.
- Rectorragie et hémorroïdes orientent différemment : la rectorragie donne du sang rouge non digéré, tandis que les hémorroïdes sont une dilatation veineuse anale ou rectale interne/externe.
💡 Astuce mémo
Respiratoire = sang avec toux (sous-glottique) ; Digestif = sang avec vomissements ou selles (noir = haut, rouge = non digéré).
📖 3. Histoire de la maladie et chronologie
🔑 Notions clés & Définitions
- Topographie de la douleur : La topographie de la douleur décrit où elle se situe (cutanée, sous-cutanée, musculaire, articulaire, osseuse, rachidienne ou neurologique).
- Douleur mécanique : La douleur mécanique est une douleur liée à l’effort et aux mouvements, avec un dérouillage progressif après le réveil et une amélioration au repos.
- Douleur inflammatoire : La douleur inflammatoire est une douleur majorée par le repos, surtout la nuit et le matin, avec raideur matinale et dérouillage souvent plus long.
- Douleur radiculaire : La douleur radiculaire correspond à une souffrance d’une racine nerveuse, avec un trajet précis le long du nerf.
- Signe de la sonnette : Le signe de la sonnette est un déclenchement de la douleur par une pression paravertébrale.
📝 Points essentiels
- Dans l’histoire de la maladie, préciser l’origine et la topographie de la douleur (cutanée, sous-cutanée, musculaire, articulaire, osseuse localisée ou diffuse, rachidienne, neurologique).
- Toujours relever la date de début et les circonstances d’apparition (comment et quand la douleur a commencé).
- Décrire l’horaire de la douleur : la douleur mécanique est maximale en fin de journée et disparaît au repos, tandis que l’inflammatoire réveille la nuit et s’accompagne d’une raideur matinale.
- Caractériser la douleur mécanique par un dérouillage d’environ 15 minutes au réveil, avec augmentation à la fatigue et à l’effort.
- Caractériser la douleur inflammatoire par une raideur matinale et un dérouillage plus ou moins long, avec augmentation au cours de la journée.
- Pour une douleur radiculaire, rechercher un trajet précis le long du nerf et des signes déficitaires (abolition de réflexes, déficit musculaire dans le territoire du nerf).
💡 Astuce mémo
Mécanique = Effort + Fin de journée ; Inflammatoire = Nuit + Matin (raideur).
📖 4. Antécédents médicaux, chirurgicaux et familiaux
🔑 Notions clés & Définitions
- Histoire de la maladie : Notion d’anamnèse qui retrace l’évolution des problèmes de santé depuis le début des symptômes jusqu’à la consultation.
- Antécédents médicaux : Ensemble des maladies déjà connues du patient, utiles pour comprendre le contexte actuel et le risque de complications.
- Antécédents chirurgicaux : Historique des interventions subies par le patient, à relier aux symptômes actuels et aux conséquences possibles.
- Antécédents familiaux : Informations sur les maladies présentes chez les proches, servant à repérer des risques héréditaires ou familiaux.
📝 Points essentiels
- L’examen clinique commence par la prise des constantes cliniques pour estimer rapidement le degré de gravité.
- Les constantes à mesurer incluent tension artérielle, température, fréquence cardiaque, fréquence respiratoire et saturation.
- L’ECG et la glycémie capillaire sont considérés comme un prolongement de l’examen clinique.
- La tension artérielle correspond à la pression du sang dans les artères.
- La pression artérielle normale est de 120/80 mmHg chez l’adulte.
- Chez la personne âgée, la valeur normale indiquée est 130/80 mmHg, et chez l’enfant jusqu’à 6 ans 95/55 mmHg puis jusqu’à 13 ans 110/60 mmHg.
💡 Astuce mémo
TA = 120/80 (adulte) : Max = systole, Min = diastole.
📖 5. Symptômes par systèmes et atteintes
🔑 Notions clés & Définitions
- Hypotension orthostatique : Trouble de la pression artérielle où la tension baisse lors du passage à la station debout, entraînant des symptômes comme le vertige.
- Fièvre : Élévation de la température interne du corps au-delà de 38 °C, mesurée au repos et en conditions ambiantes, sans lien avec un effort.
- Hypothermie : Refroidissement involontaire de la température interne du corps en dessous de 35 °C.
- Voies de prise de température : Différentes méthodes de mesure de la température corporelle selon la zone explorée (rectale, buccale, tympanique, axillaire, temporale, frontale).
- Fréquence cardiaque : Nombre de battements par minute, évalué au repos et pouvant varier selon l’âge, le sexe et le moment de la journée.
📝 Points essentiels
- Brassard de tensiomètre à adapter au gabarit et repère placé sur l’artère humérale.
- Avec tensiomètre manuel, stéthoscope sur l’artère humérale et brassard gonflé jusqu’à 250 mmHg puis dégonflage progressif.
- 1er bruit correspond à la pression systolique et 2e bruit à la pression diastolique.
- La prise de tension est normalement réalisée aux deux bras, et une différence très importante fait rechercher une dissection aortique.
- Pour l’hypotension orthostatique : TA couchée puis debout immédiatement, puis à 3 et 5 minutes.
- On retient l’hypotension orthostatique si la TA systolique chute de 20 mmHg et/ou si la TA diastolique baisse de plus de 10 mmHg.
💡 Astuce mémo
Debout = baisse : systolique −20 ou diastolique −10 (à 3–5 min).
📖 6. Douleur mécanique et inflammatoire du rachis
🔑 Notions clés & Définitions
- Douleur mécanique : Douleur liée à l’effort ou aux mouvements, souvent influencée par la posture et l’activité plutôt que par une inflammation spontanée.
- Douleur inflammatoire : Douleur associée à un processus inflammatoire, avec des caractéristiques typiques comme une gêne au repos et une évolution nocturne.
- Bradycardie : Ralentissement de la fréquence cardiaque, observé quand le pouls est plus lent que la normale.
- Tachycardie : Accélération de la fréquence cardiaque, observée quand le pouls est plus rapide que la normale.
- Pouls radial : Pouls mesuré au niveau du poignet, utilisé pour estimer la fréquence cardiaque.
📝 Points essentiels
- La douleur peut être plus marquée la nuit et peut évoluer différemment selon le sexe, avec une vitesse plus rapide chez les femmes que chez les hommes.
- La bradycardie correspond à une fréquence cardiaque ralentie et la tachycardie à une fréquence cardiaque accélérée.
- Le pouls se recherche classiquement au radial, puis au carotidien et au fémoral selon le contexte.
- La fréquence cardiaque se mesure au repos, sans stress, manuellement ou avec tensiomètre et saturomètre.
- En cas de perte de connaissance, la mesure se fait sur un axe artériel majeur, notamment carotide ou fémorale.
- Le rythme cardiaque peut être régulier ou irrégulier, avec des exemples comme extrasystole, fibrillation auriculaire et bloc auriculo-ventriculaire au 4° degré.
💡 Astuce mémo
Nuit + repos = penser inflammatoire ; mouvement + effort = penser mécanique.
📖 7. Douleur radiculaire et signes associés
🔑 Notions clés & Définitions
- B1 : B1 est le premier bruit cardiaque, entendu au début de la systole, lié à la fermeture des valves auriculo-ventriculaires.
- B2 : B2 est le deuxième bruit cardiaque, entendu à la fin de la systole, produit par la fermeture des valves sigmoïdes.
- B3 : B3 est un bruit sourd en début de diastole, associé au remplissage rapide ventriculaire précoce.
- B4 : B4 est un bruit sourd en fin de diastole, lié à la contraction des oreillettes.
- Souffle éjectionnel systolique : Le souffle éjectionnel systolique est un souffle systolique lié au passage du sang à travers une valve resserrée ou irrégulière.
📝 Points essentiels
- B1 correspond à la fermeture mitrale puis tricuspidienne au début de la systole.
- B2 correspond à la fermeture aortique puis pulmonaire à la fin de la systole.
- B3 survient en début de diastole et reflète le remplissage rapide ventriculaire précoce.
- B4 survient en fin de diastole et reflète la contraction des oreillettes.
- Un souffle éjectionnel systolique est aigu et traduit une augmentation du débit à travers une valve normale ou pathologique.
- Un souffle holosystolique de B1 à B2 correspond à une régurgitation sur une valve incompétente, avec maximum au foyer apexien pour l’insuffisance mitrale.
💡 Astuce mémo
B1-B2 = SYSTOLE (mitrale/tricuspide puis aortique/pulmonaire) ; B3-B4 = DIASTOLE (remplissage puis oreillettes).
📖 8. Examen clinique cardiovasculaire et constantes
🔑 Notions clés & Définitions
- Temps de recoloration : Temps de recoloration : délai de retour de la couleur après pression cutanée, utilisé pour apprécier la perfusion distale.
- Axes vasculaires artériel et veineux : Axes vasculaires artériel et veineux : examen orienté vers les signes de troubles de la circulation du sang vers et depuis les tissus.
- Ulcère veineux : Ulcère veineux : lésion cutanée liée à une insuffisance veineuse, souvent associée à des signes cutanés chroniques.
- Dermite ocre : Dermite ocre : coloration brunâtre de la peau en rapport avec une atteinte veineuse chronique.
- Signe de Homans : Signe de Homans : douleur déclenchée par la flexion dorsale du pied, évoquant une phlébite dans le contexte clinique.
📝 Points essentiels
- Inspection veineuse : rechercher œdème, atrophie cutanée, ulcération, dermite ocre et varices.
- Palpation veineuse : rechercher un signe de phlébite si la jambe est douloureuse, avec apparition brutale.
- Signe de Homans : la douleur augmente à la flexion dorsale du pied.
- Diminution du ballottement du mollet : traduit une baisse de souplesse du mollet lors de l’examen.
- Temps de recoloration : utiliser le délai de retour de couleur comme indicateur de la perfusion distale.
💡 Astuce mémo
Perfusion→couleur (temps de recoloration) ; veines→peau (œdème/ocre/varices) ; phlébite→douleur à la flexion (Homans).
📖 9. Examen clinique respiratoire et auscultation
🔑 Notions clés & Définitions
- Râles parenchymateux crépitants : Râles secs, fins et serrés, éclatant en fin d’inspiration, non modifiés par la toux et plus nets après celle-ci.
- Râles bronchiques ronflants : Bruits de gargouillement dans les grosses et moyennes bronches, modifiés par la toux.
- Frottement pleural : Bruit sec, superficiel et rugueux, comparable à un froissement de papier, lié à des feuillets pleuraux inflammés.
- Point de Mac Burney : Zone appendiculaire située sur la ligne entre l’EIAS droite et l’ombilic, au 1/3 externe.
- Point de Murphy : Zone de la vésicule biliaire explorée en glissant les doigts sous le rebord costal antérieur du foie à droite lors d’une inspiration profonde.
📝 Points essentiels
- Les crépitants parenchymateux sont associés à une atteinte des bronchioles et des alvéoles, notamment dans l’AOP et la pneumonie.
- Les crépitants secs «velcros» aux 2 temps évoquent une fibrose ou une pneumopathie interstitielle.
- Les râles bronchiques ronflants sont des bruits de gargouillement et deviennent différents quand le patient tousse.
- Le frottement pleural est un bruit superficiel rugueux, non modifié par la toux et qui disparaît en apnée.
- Le frottement pleural correspond au frottement des feuillets pleuraux inflammés.
- La palpation abdominale se fait avec deux mains réchauffées, à plat, en douceur, en commençant par les zones non douloureuses, patient respirant calmement bouche ouverte.
💡 Astuce mémo
Crépitants = Parenchyme (fin d’inspi, velcro, après toux) ; Ronflants = Bronches (gargouillis, modifiés par toux) ; Frottement = Pleur(e) (papier, non modifié, disparaît en apnée).
📖 10. Examen clinique abdominal et palpation
🔑 Notions clés & Définitions
- Palpation abdominale : Technique d’exploration de l’abdomen visant à rechercher douleur, sensibilité et anomalies par contact des mains.
- Percussion des fosses lombaires : Manœuvre d’examen qui consiste à frapper la région lombaire pour déclencher ou révéler une douleur.
- Toucher rectal : Examen réalisé par voie rectale, chez un patient positionné pour permettre l’exploration et la palpation associée.
- Décubitus dorsal : Position d’examen où le patient est allongé sur le dos, utilisée pour plusieurs manœuvres cliniques.
- Cuisses fléchies : Position des membres inférieurs, genoux ramenés, utilisée pour faciliter le toucher rectal.
📝 Points essentiels
- Le pôle inférieur du rein est perçu par la main abdominale lors de la palpation.
- On recherche une douleur à la percussion des fosses lombaires.
- Le toucher rectal se fait en décubitus dorsal, avec cuisses fléchies et bassin surélevé.
- Le toucher rectal est associé à la palpation de l’hypogastre.
- Le patient est installé de façon à permettre une exploration combinée rectale et abdominale.
💡 Astuce mémo
Percussion lombaire = douleur déclenchée; toucher rectal = dos + cuisses fléchies + bassin relevé.
📖 11. Examen clinique ostéo-articulaire et manœuvres
🔑 Notions clés & Définitions
- Contraction musculaire volontaire : Contraction musculaire réalisée par le patient pour produire un mouvement actif pendant l’examen.
- Tonus musculaire : Caractéristique de la résistance du muscle au mouvement passif, évaluée comparativement sur les segments.
- Hypotonie : Diminution du tonus musculaire, observée par exemple dans certains syndromes cérébelleux.
- Hypertonie spastique : Hypertonie où la résistance augmente quand la mobilisation est rapide, avec renforcement à l’effort et à la fatigue.
- Réflexes ostéo-tendineux : Réflexes déclenchés par la percussion d’un tendon, provoquant une contraction unique après relâchement musculaire complet.
📝 Points essentiels
- Échelle de force : 4 correspond à un mouvement actif contre la pesanteur, et 5 à un mouvement contre une résistance manuelle.
- Échelle de force : le niveau 4+ correspond à une force normale capable de produire un effort maximal plusieurs fois.
- Hypotonie : la mobilisation comparative des deux membres permet de repérer une baisse de tonus sur un segment.
- Hypertonie spastique : la résistance augmente avec la vitesse de mobilisation et se renforce à l’effort puis à la fatigue.
- Hypertonie plastique : résistance en « tuyau de plomb » ou en « roue dentée » par à-coups, illustrée par la maladie de Parkinson.
- Réflexes ostéo-tendineux : le marteau percute le tendon et déclenche une contraction unique du muscle correspondant après relâchement complet.
💡 Astuce mémo
Force 4 = contre pesanteur ; 5 = contre résistance ; 4+ = maximal plusieurs fois.
📖 12. Examen clinique neurologique et fonctions supérieures
🔑 Notions clés & Définitions
- Pallesthésie : La pallesthésie est l’évaluation de la sensibilité vibratoire, en testant la perception des vibrations par le patient.
- Test de Romberg : Le test de Romberg consiste à observer la stabilité en station debout, pieds joints, bras le long du corps, yeux ouverts puis fermés.
- Romberg proprioceptif : Le Romberg proprioceptif correspond à une instabilité liée à l’atteinte de la sensibilité proprioceptive, avec oscillations multi directionnelles.
- Romberg vrai : Le vrai Romberg décrit une déviation qui n’apparaît qu’avec les yeux fermés, car l’œil ne peut plus compenser le déficit proprioceptif.
- Romberg labyrinthique : Le Romberg labyrinthique traduit une atteinte vestibulaire, avec tendance à chuter lentement du côté du nerf atteint.
📝 Points essentiels
- La pallesthésie explore la sensibilité vibratoire, utile pour repérer une atteinte des voies sensitives profondes.
- En cas d’absence de stabilité pendant le test, on parle d’ataxie statique.
- Romberg proprioceptif : l’oscillation multi directionnelle de l’axe du corps est observée quand la proprioception est atteinte.
- Vrai Romberg : la déviation apparaît uniquement yeux fermés, car la vision ne compense plus le déséquilibre proprioceptif.
- Romberg labyrinthique : la chute est progressive vers le côté du nerf atteint.
- Romberg cérébelleux : oscillations multi directionnelles yeux ouverts et fermés, sans chute, avec augmentation du polygone de sustentation (écartement des pieds).
💡 Astuce mémo
Romberg = yeux = compensation : yeux fermés révèlent proprioception ; vestibule = chute lente vers le côté atteint ; cervelet = oscillations des deux côtés sans chute + pieds écartés.
📊 Tableaux de synthèse
Modèles de raisonnement clinique
| Modèle | Séquence | Moment des hypothèses |
|---|
| Traditionnel | Histoire/antécédents/signes puis examen physique systématique | Générées après coup à la fin du recueil |
| Moderne | Hiérarchisation précoce dès les premières minutes puis enquête orientée | Hiérarchisées très tôt, puis vérifiées progressivement |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre le modèle traditionnel (hypothèses après recueil) avec le modèle moderne (hypothèses hiérarchisées dès les premières minutes puis vérification).
- Mélanger hémoptysie et hématémèse : l’hémoptysie vient des voies aériennes sous-glottiques lors d’un effort de toux, l’hématémèse du tractus digestif lors de vomissements.
- Interpréter une douleur mécanique comme inflammatoire : mécanique = dérouillage ~15 min, fin de journée, disparaît au repos ; inflammatoire = réveil nocturne, raideur matinale, dérouillage plus long.
- Se tromper sur le test de Romberg : vrai Romberg n’apparaît qu’avec les yeux fermés (la vision compense), alors que Romberg proprioceptif décrit une oscillation multi directionnelle liée à la proprioception.
- Inverser les bruits cardiaques : B1 = début de systole (mitrale puis tricuspidienne), B2 = fin de systole (aortique puis pulmonaire), B3 début de diastole et B4 fin de diastole.
- Oublier que la prise de tension doit être faite aux deux bras : une différence très importante fait rechercher une dissection aortique.
- Confondre les râles : crépitants parenchymateux (fin d’inspiration, non modifiés par la toux, plus nets après) vs râles bronchiques ronflants (modifiés par la toux).
✅ Checklist Examen
- Expliquer la différence entre démarche diagnostique traditionnelle (séquence puis hypothèses après coup) et moderne (hiérarchisation précoce puis enquête orientée).
- Citer les éléments à faire préciser dans l’histoire de la maladie : date de début, type/localisation, durée/répétition, facteurs qui soulagent/aggravent.
- Décrire ce que recherchent les antécédents : médicaux (date, sévérité), chirurgicaux (date, côté, matériel), familiaux (ex. cancer/cardiaque), allergies et médicamenteuses.
- Lister les symptômes par atteinte cardiaque : douleur thoracique à l’effort/après l’effort, dyspnée/orthopnée, palpitations, malaise/lipothymie vs syncope.
- Lister les symptômes respiratoires et distinguer hémoptysie (effort de toux, sang sous-glottique) et dyspnée/crachats/sifflements.
- Lister les symptômes digestifs et distinguer pyrosis (brûlure épigastrique rétro-sternale) et hématémèse (urgence, sang rouge ou noir au cours de vomissements) ; différencier méléna (noir, malodorant, hémorragie haute) d
- Rappeler les symptômes uro-néphrologiques : modification de diurèse (dysurie, polyurie, pollakiurie, oligurie, anurie, rétention, miction impérieuse) et signes associés (fatigue, œdèmes).
- Décrire l’examen clinique : commencer par les constantes, puis préciser que l’ECG et la glycémie capillaire prolongent l’examen clinique.
- Donner les valeurs normales de la tension artérielle selon adulte/personne âgée/enfant (jusqu’à 6 ans puis jusqu’à 13 ans) et savoir identifier la systolique vs diastolique.
- Savoir réaliser et interpréter l’hypotension orthostatique : TA couchée puis debout immédiatement puis à 3 et 5 minutes ; seuil systolique −20 mmHg et/ou diastolique −10 mmHg.
- Décrire la prise de température (définition fièvre > 38 °C, hypothermie < 35 °C) et les voies de mesure avec normes.
- Décrire l’examen cardio-pulmonaire : pouls/FC au repos sans stress, FR 12–20 cycles/min adulte, saturation 95–100%, et auscultation (crépitants vs ronflants vs frottement pleural).
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