QCM : Introduction à la neuropsychologie clinique — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le cadre historique de naissance de la neuropsychologie clinique ?

Une approche née au chevet de patients cérébro-lésés pour relier symptômes et lésions
Une méthode d’imagerie destinée à remplacer l’examen clinique du patient
Une théorie fondée sur la mesure exclusive du quotient intellectuel chez l’enfant
Une doctrine psychologique expliquant le comportement par le seul environnement

Une approche née au chevet de patients cérébro-lésés pour relier symptômes et lésions

Explication

La neuropsychologie clinique s’est développée au chevet de patients cérébro-lésés afin d’expliquer les troubles cognitifs et comportementaux à partir de la pathologie cérébrale. Les autres propositions ne décrivent pas cette origine clinique.

2. Quel principe neuropsychologique désigne la mise en évidence de composantes cognitives séparables ?

La dissociation
La standardisation
La compensation
La généralisation

La dissociation

Explication

La dissociation montre que certaines composantes peuvent être atteintes tandis que d’autres sont préservées. Elle permet d’inférer l’existence de sous-systèmes cognitifs distincts.

3. Quelle idée caractérise le localisationnisme classique ?

Les lésions cérébrales n’auraient aucun effet sélectif
Chaque fonction cognitive serait associée à une région cérébrale précise
Le crâne déterminerait directement le caractère d’un individu
Les fonctions cognitives seraient entièrement distribuées sans spécialisation

Chaque fonction cognitive serait associée à une région cérébrale précise

Explication

Le localisationnisme repose sur l’association entre fonctions cognitives et aires cérébrales spécifiques. La phrénologie, elle, liait de manière erronée le caractère à la forme du crâne.

4. Quel phénomène correspond à une dysfonction à distance provoquée par une lésion sans atteinte directe de la région concernée ?

Le diaschisis
La maturation
La latéralisation
La normalisation

Le diaschisis

Explication

Le diaschisis désigne le dysfonctionnement d’une région éloignée, mais connectée à la lésion. Il ne s’agit pas d’une lésion directe de cette région.

5. Quel est l’objectif central de l’approche anatomo-fonctionnelle des lésions cérébrales ?

Évaluer la personnalité indépendamment du cerveau
Mesurer uniquement l’intelligence générale après une lésion
Remplacer l’analyse clinique par une description comportementale globale
Relier une déstructuration cognitive à la structure et au fonctionnement cérébral normal

Relier une déstructuration cognitive à la structure et au fonctionnement cérébral normal

Explication

Cette approche vise à relier les déficits acquis à l’organisation normale du système cognitif. Elle cherche à inférer la fonction à partir de la lésion et du profil observé.

6. Dans cette approche, que permet une comparaison T1 versus T2 chez un même patient ?

De déterminer l’âge exact de la lésion
D’estimer l’effet d’une remédiation cognitive
De conclure à une double dissociation
De remplacer toute norme de référence

D’estimer l’effet d’une remédiation cognitive

Explication

Une comparaison dans le temps sert à voir si la performance évolue après une intervention ou une remédiation. Elle ne permet pas à elle seule de conclure à une double dissociation.

7. Quelle est la principale force des études de cas uniques ?

Produire automatiquement des résultats généralisables
Éliminer toute variabilité interindividuelle
Décrire finement le profil clinique d’un individu
Estimer une fréquence dans toute une population

Décrire finement le profil clinique d’un individu

Explication

Les études de cas uniques permettent une analyse détaillée d’un profil individuel, notamment pour repérer des dissociations fines. En revanche, elles généralisent moins bien que les études de groupes.

8. Dans les études de groupes, quel est l’intérêt principal ?

Remplacer les comparaisons statistiques par des impressions cliniques
Confirmer qu’un seul mécanisme explique tous les profils
Décrire uniquement un patient très atypique
Estimer des fréquences, des moyennes et des tendances statistiques

Estimer des fréquences, des moyennes et des tendances statistiques

Explication

Les études de groupes servent à quantifier des tendances globales et à comparer des performances entre personnes. Elles sont utiles quand la moyenne de groupe masque des profils individuels variés.

9. Dans quel cas le test t de Student est-il approprié ?

Pour décrire une corrélation entre trois variables
Pour classer des observations qualitatives en catégories
Pour comparer deux moyennes de variables quantitatives
Pour mesurer une fréquence dans un seul groupe

Pour comparer deux moyennes de variables quantitatives

Explication

Le test t de Student compare des moyennes lorsque la variable est quantitative et que les conditions du test sont remplies. Il ne sert pas à comparer des catégories qualitatives.

10. Que représente un Z-score dans la comparaison à une norme ?

Le pourcentage de réponses correctes d’un patient
Le niveau de gravité absolu d’un trouble
Le nombre d’écarts types séparant une performance de la moyenne normative
La différence brute entre deux groupes cliniques

Le nombre d’écarts types séparant une performance de la moyenne normative

Explication

Le Z-score situe une performance par rapport à la moyenne de référence en unités d’écart type. Il permet donc de comparer un individu à une norme standardisée.

11. Quelle différence oppose mémoire autobiographique et mémoire des faits publics ?

La première porte sur des événements personnels vécus, la seconde sur des connaissances partagées
La première dépend du langage, la seconde de la vision
La première est inconsciente, la seconde est motrice
La première concerne uniquement des faits historiques, la seconde des souvenirs d’enfance

La première porte sur des événements personnels vécus, la seconde sur des connaissances partagées

Explication

La mémoire autobiographique concerne les expériences personnelles situées dans le temps, alors que la mémoire des faits publics porte sur des informations générales partagées. Les deux ne recouvrent donc pas le même contenu.

12. Quel rôle la mémoire de travail phonologique joue-t-elle dans les tâches langagières ?

Elle maintient et manipule temporairement l’information sonore liée au langage
Elle remplace la compréhension syntaxique
Elle contrôle la motricité fine des gestes
Elle stocke uniquement les souvenirs épisodiques à long terme

Elle maintient et manipule temporairement l’information sonore liée au langage

Explication

La mémoire de travail phonologique soutient temporairement l’information sonore du langage et participe au traitement syntaxique. Elle ne constitue pas une mémoire à long terme des événements.

13. Quel profil mnésique est illustré par le cas d’épilepsie temporale mentionné dans le cours ?

Une atteinte identique de toutes les formes de mémoire
Une mémoire des faits publics déficitaire avec mémoire autobiographique préservée
Une mémoire autobiographique totalement abolie avec mémoire des faits publics intacte
Une amélioration de la mémoire après la crise

Une mémoire des faits publics déficitaire avec mémoire autobiographique préservée

Explication

Le cas montre un déficit sélectif de la mémoire des faits publics tandis que la mémoire autobiographique reste préservée. Cela illustre une dissociation entre deux systèmes mnésiques.

14. Quel type de mémoire est classiquement associé à la résection des lobes temporaux médians du patient HM ?

La mémoire à long terme déclarative
La perception visuelle primaire
La mémoire motrice procédurale
L’attention soutenue

La mémoire à long terme déclarative

Explication

Le cas HM montre une mémoire à court terme relativement préservée mais une mémoire à long terme déficiente. Il est classiquement utilisé pour illustrer le rôle des lobes temporaux médians dans la mémoire déclarative.

15. Quelle différence distingue un AVC ischémique d’un AVC hémorragique ?

L’ischémique touche uniquement le cortex, l’hémorragique uniquement le cervelet
L’ischémique n’atteint que les enfants, l’hémorragique que les adultes
L’ischémique résulte d’une obstruction, l’hémorragique d’une rupture vasculaire
L’ischémique est toujours bénin, l’hémorragique toujours transitoire

L’ischémique résulte d’une obstruction, l’hémorragique d’une rupture vasculaire

Explication

Un AVC ischémique correspond à une interruption de l’apport sanguin par obstruction, alors qu’un AVC hémorragique est lié à une rupture de vaisseau. C’est la distinction physiopathologique principale.

16. Quelle structure cérébrale est décrite comme activée par le stress et impliquée dans la libération de catécholamines ?

L’hippocampe
Le corps calleux
Le cervelet
Le locus coeruleus

Le locus coeruleus

Explication

Le locus coeruleus déclenche la libération de catécholamines lors de l’exposition à un stresseur. Il joue un rôle central dans l’activation du stress.

17. Quel ensemble décrit correctement le TDAH selon le DSM-5 ?

Un trouble anxieux avec évitement et intrusions
Un trouble neurodéveloppemental avec inattention et hyperactivité-impulsivité
Un trouble du langage limité à la syntaxe
Un trouble moteur sans retentissement attentionnel

Un trouble neurodéveloppemental avec inattention et hyperactivité-impulsivité

Explication

Le TDAH est défini comme un trouble neurodéveloppemental dont les symptômes se regroupent en inattention et hyperactivité-impulsivité. Les autres propositions décrivent d’autres catégories diagnostiques.

18. Quel élément est souligné dans le cours à propos des critères DSM-5 du TDAH ?

L’âge de début est fixé à l’âge adulte
La durée minimale est décrite comme un mois
Le nombre exact de critères est donné en détail
La liste précise des items n’y est pas fournie

La liste précise des items n’y est pas fournie

Explication

Le contenu fourni évoque seulement le TDAH de manière générale et précise qu’aucune liste détaillée des critères DSM-5 n’est donnée. Il ne fournit donc pas les items diagnostiques précis.

19. Quel est le noyau diagnostique du trouble du spectre de l’autisme selon le DSM-5 ?

Une altération motrice isolée sans retentissement social
Une inattention fluctuante sans autre dimension
Des difficultés persistantes de communication et d’interactions sociales avec comportements restreints
Des accès de mémoire involontaire liés au trauma

Des difficultés persistantes de communication et d’interactions sociales avec comportements restreints

Explication

Le TSA est défini par des difficultés persistantes de communication et d’interactions sociales, associées à des comportements ou intérêts restreints. C’est le cœur des critères DSM-5.

20. Quel ajout majeur accompagne la définition du TSA dans le DSM-5 ?

La nécessité d’un épisode psychotique
L’absence totale de langage
La présence de comportements ou intérêts restreints et/ou répétitifs
L’obligation d’un déficit mnésique majeur

La présence de comportements ou intérêts restreints et/ou répétitifs

Explication

Le DSM-5 associe aux դժվարités sociales et communicationnelles des comportements ou intérêts restreints et/ou répétitifs. L’absence totale de langage n’est pas requise.

21. Quel tableau clinique définit le trouble développemental de la coordination ?

Une atteinte sensorielle isolée sans gêne fonctionnelle
Une acquisition et une exécution motrices nettement en dessous du niveau attendu
Une hyperactivité motrice liée à l’anxiété
Une perte progressive de la mémoire autobiographique

Une acquisition et une exécution motrices nettement en dessous du niveau attendu

Explication

Le trouble développemental de la coordination se caractérise par des compétences motrices inférieures à ce qui est attendu, avec retentissement fonctionnel. Il ne s’agit pas d’un trouble mnésique ou anxieux.

22. Quel élément du cours relie ce trouble à l’âge ?

Sa fréquence augmente fortement avec l’avancée en âge
Il disparaît systématiquement après l’adolescence
Il n’apparaît qu’avant l’âge de 5 ans
Il est indépendant de tout effet du vieillissement

Sa fréquence augmente fortement avec l’avancée en âge

Explication

Le cours indique une augmentation marquée de l’incidence avec l’âge, avec un doublement par tranche de cinq ans à partir de 65 ans. Cela concerne l’évolution des troubles cognitifs et neurodégénératifs mentionnés dans la section.

23. Quel est le sens général de l’axe intestin-cerveau ?

Un système d’interactions bidirectionnelles entre l’intestin et le cerveau
Un lien limité au métabolisme sans effet comportemental
Une voie nerveuse à sens unique du cerveau vers l’intestin
Une connexion réservée aux seules hormones sexuelles

Un système d’interactions bidirectionnelles entre l’intestin et le cerveau

Explication

L’axe intestin-cerveau repose sur des interactions bidirectionnelles impliquant des signaux neurobiologiques, immunitaires et endocriniens. Il ne s’agit pas d’une communication à sens unique.

24. Que montre la restauration du microbiote intestinal dans les modèles expérimentaux présentés ?

Elle augmente systématiquement l’anxiété chez l’animal
Elle normalise le comportement et ramène le tryptophane périphérique vers la normale
Elle rend le cerveau structurellement identique en quelques heures
Elle supprime toute activité cérébrale liée au stress

Elle normalise le comportement et ramène le tryptophane périphérique vers la normale

Explication

La restauration du microbiote normalise le comportement et rétablit une concentration périphérique de tryptophane proche de la normale. Le cours précise que le profil neurochimique du SNC n’est pas nécessairement modifié de la même façon.

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Naissance de la neuropsychologie

Approche née pour relier symptômes et lésions cérébrales.

Localisationnisme — définition ?

Fonctions cognitives associées à des régions précises.

Phrénologie — rôle ?

Théorie reliant forme crânienne et traits mentaux.

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