QCM : Introduction à la psychopathologie — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de la psychopathologie ?

Établir les normes sociales qui définissent les comportements
Étudier les processus mentaux sans référence aux maladies
Décrire, comprendre et traiter les maladies psychiques
Administrer des traitements médicaux aux maladies psychiques

Décrire, comprendre et traiter les maladies psychiques

Explication

La psychopathologie étudie les maladies psychiques en cherchant à les décrire, à les comprendre et à les traiter. La psychiatrie, et non la psychopathologie en tant que telle, est la discipline médicale chargée de leur prise en charge.

2. Quelle caractéristique définit la méthode pathologique proposée par Théodule Ribot au début du XXe siècle ?

Elle décrit les traitements médicaux destinés aux personnes atteintes de troubles psychiques
Elle considère les maladies psychiques comme le résultat de facteurs biologiques mesurables
Elle étudie objectivement les déviations et les maladies pour comprendre les phénomènes psychologiques
Elle analyse les règles sociales afin de distinguer les conduites normales des conduites déviantes

Elle étudie objectivement les déviations et les maladies pour comprendre les phénomènes psychologiques

Explication

Ribot propose une méthode objective qui s’appuie sur l’étude des déviations et des maladies pour éclairer les phénomènes psychologiques. Cette méthode ne se réduit ni à l’analyse des normes sociales ni à l’étude des traitements.

3. Comment la psychiatrie est-elle principalement définie dans son origine historique ?

Comme une théorie psychologique consacrée à la description des symptômes et des comportements humains
Comme une approche intégrative réunissant plusieurs courants pour expliquer les troubles mentaux
Comme une médecine de l’esprit née au début du XIXe siècle pour accompagner les personnes exclues comme folles
Comme une méthode objective fondée sur l’étude des déviations et des maladies psychiques

Comme une médecine de l’esprit née au début du XIXe siècle pour accompagner les personnes exclues comme folles

Explication

La psychiatrie est présentée comme la médecine de l’esprit, apparue au début du XIXe siècle pour accompagner les personnes dites folles alors exclues de la société. La psychopathologie correspond plutôt à l’étude des maladies psychiques et ne se confond pas avec la médecine psychiatrique.

4. Que montre la diversité des approches psychopathologiques concernant l’origine des maladies ?

Elles peuvent être expliquées par des étiologies psychiques, biologiques ou sociales
Elles décrivent des troubles dont l’origine est nécessairement biologique et mesurable
Elles reposent sur une étiologie commune principalement liée aux processus mentaux
Elles s’appuient sur une explication médicale qui écarte les facteurs sociaux

Elles peuvent être expliquées par des étiologies psychiques, biologiques ou sociales

Explication

Il existe au moins quatorze approches psychopathologiques, dont les étiologies peuvent être psychiques, biologiques ou sociales. Cette diversité s’oppose à l’idée d’une origine unique, notamment exclusivement biologique ou psychique.

5. Qu’est-ce qui caractérise le pathologique par rapport au fonctionnement normal ?

Il correspond à ce qui trouble le fonctionnement considéré comme normal
Il décrit les comportements fréquents selon la loi du plus grand nombre
Il désigne ce qui est conforme à une norme partagée par un groupe social
Il renvoie aux processus mentaux ordinaires de l’individu dans son environnement

Il correspond à ce qui trouble le fonctionnement considéré comme normal

Explication

Le pathologique est relatif à la maladie et désigne ce qui perturbe un fonctionnement considéré comme normal. La conformité à une norme ou la fréquence statistique renvoient plutôt à des définitions de la normalité.

6. Quelle distinction oppose correctement la norme statistique à la norme sociale ?

La norme statistique décrit les valeurs personnelles, tandis que la norme sociale s’appuie sur des données biologiques
La norme statistique repose sur le plus grand nombre, tandis que la norme sociale dépend de règles collectives et de la classe sociale
La norme statistique évalue la maladie, tandis que la norme sociale mesure les symptômes psychiques individuels
La norme statistique dépend de règles collectives, tandis que la norme sociale repose sur la fréquence des comportements observés

La norme statistique repose sur le plus grand nombre, tandis que la norme sociale dépend de règles collectives et de la classe sociale

Explication

La norme statistique est fondée sur la loi du plus grand nombre, alors que la norme sociale dépend de règles collectivement situées et de la classe sociale. Les symptômes psychiques et les données biologiques ne définissent pas cette distinction entre les deux normes.

7. Un comportement est interprété comme résultant de facteurs psychosociaux plutôt que d’une maladie : s’agit-il d’une normalisation ou d’une pathologisation ?

Il s’agit d’une norme statistique, car le comportement est comparé au plus grand nombre
Il s’agit d’une pathologisation, car le comportement fait l’objet d’une interprétation clinique
Il s’agit d’une déviance, car le comportement est défini par une règle sociale
Il s’agit d’une normalisation, car le comportement n’est pas attribué à une maladie

Il s’agit d’une normalisation, car le comportement n’est pas attribué à une maladie

Explication

La normalisation consiste à expliquer un comportement par des facteurs psychosociaux plutôt que par une maladie. La pathologisation correspond au processus inverse, qui catégorise un comportement ou un individu comme issu d’une maladie.

8. Selon Selosse en 2003, qu’est-ce qui rend une conduite déviante ?

La signification qui lui est attribuée selon des critères normatifs individuels et sociaux
La fréquence faible de la conduite dans l’ensemble de la population concernée
La présence d’un trouble psychique objectivement établi chez la personne concernée
La contradiction entre la conduite observée et les normes biologiques du fonctionnement humain

La signification qui lui est attribuée selon des critères normatifs individuels et sociaux

Explication

Pour Selosse, aucune conduite n’est déviante en elle-même : elle le devient selon la signification que lui attribuent des critères normatifs individuels et sociaux. Une faible fréquence ou un diagnostic psychique ne suffit donc pas à définir intrinsèquement une conduite comme déviante.

9. Quels sont les trois critères utilisés pour évaluer le caractère pathologique d’un fonctionnement psychique ?

La culture et l’éducation, la fréquence, ainsi que la réussite professionnelle
La personnalité et l’intelligence, la durée, ainsi que l’origine biologique
La réalité et l’adaptation, la souffrance, ainsi que la menace ou le danger
La mémoire et l’attention, l’anxiété, ainsi que les relations sociales

La réalité et l’adaptation, la souffrance, ainsi que la menace ou le danger

Explication

Le caractère pathologique s’apprécie à partir du rapport à la réalité et de l’adaptation, de l’intensité et de la durée de la souffrance, puis de la limitation, de la menace ou du danger. La souffrance décrit le vécu pénible, tandis que le danger concerne le risque pour soi-même ou pour autrui.

10. Dans quelle situation un mal-être lié au deuil peut-il être considéré comme pathologique ?

Lorsqu’il est reconnu par l’entourage familial
Lorsqu’il apparaît après une perte importante
Lorsqu’il s’accompagne d’émotions douloureuses
Lorsqu’il devient excessivement long et intense

Lorsqu’il devient excessivement long et intense

Explication

Un mal-être lié au deuil peut relever d’une réaction normale, mais son caractère pathologique est envisagé lorsqu’il se prolonge de manière excessive et devient très intense. La présence d’émotions douloureuses après une perte ne suffit donc pas à elle seule.

11. Comment faut-il comprendre un comportement ou une pensée dans l’évaluation de la pathologie mentale ?

Il peut constituer un symptôme sans être la pathologie elle-même
Il constitue directement une pathologie dès qu’il paraît inhabituel
Il représente une réaction normale lorsqu’il est observable par autrui
Il décrit nécessairement le diagnostic sans nécessiter d’évaluation

Il peut constituer un symptôme sans être la pathologie elle-même

Explication

Un comportement ou une pensée correspond à une manifestation qui peut signaler une pathologie mentale, mais ne se confond pas avec celle-ci. Le considérer directement comme la pathologie ignore la distinction entre un symptôme et le trouble auquel il peut être associé.

12. Que signifie classifier les troubles mentaux ?

Créer des catégories pour regrouper et différencier les troubles
Choisir un traitement en fonction du vécu individuel du patient
Décrire les symptômes d’une personne sans les organiser en ensembles
Attribuer une personne à une catégorie après un entretien clinique

Créer des catégories pour regrouper et différencier les troubles

Explication

Classifier consiste à construire des catégories qui permettent de regrouper et de différencier les troubles. Attribuer une personne à une catégorie relève du diagnostic, qui constitue une démarche distincte.

13. Quelle distinction oppose la systématisation au diagnostic dans la classification des troubles mentaux ?

La systématisation organise les troubles, tandis que le diagnostic attribue une personne à une classe
La systématisation attribue une personne à une classe, tandis que le diagnostic organise les troubles
La systématisation choisit le traitement, tandis que le diagnostic examine les facteurs environnementaux
La systématisation décrit le vécu individuel, tandis que le diagnostic mesure la durée des symptômes

La systématisation organise les troubles, tandis que le diagnostic attribue une personne à une classe

Explication

La systématisation met les troubles en ordre de façon structurée, alors que le diagnostic rattache un individu à une classe. Décrire le vécu ou choisir un traitement appartient à l’évaluation clinique et à la prise en charge, non à cette distinction.

14. Quelles organisations sont associées aux deux principaux systèmes de classification des troubles mentaux ?

Le DSM à l’Organisation mondiale de la santé et la CIM à l’Association américaine de psychiatrie
Le DSM à une université américaine et la CIM à une association internationale de psychologues
Le DSM à l’Association américaine de psychiatrie et la CIM à l’Organisation mondiale de la santé
Le DSM à un ministère de la santé et la CIM à une fédération mondiale de cliniciens

Le DSM à l’Association américaine de psychiatrie et la CIM à l’Organisation mondiale de la santé

Explication

Le DSM est proposé par l’Association américaine de psychiatrie, tandis que la CIM est proposée par l’Organisation mondiale de la santé. Les autres associations attribuées dans les réponses ne correspondent pas aux organismes responsables de ces systèmes.

15. Pourquoi le diagnostic est-il considéré comme insuffisant pour le psychologue clinicien ?

Parce que les facteurs environnementaux remplacent les éléments psychiques dans l’évaluation clinique
Parce que le diagnostic décrit les troubles sans permettre de distinguer la systématisation du classement
Parce que les classifications ne comportent pas de catégories et que les symptômes sont difficiles à observer
Parce que le vécu individuel ne se réduit pas à douze symptômes et que le traitement doit être personnalisé

Parce que le vécu individuel ne se réduit pas à douze symptômes et que le traitement doit être personnalisé

Explication

Le diagnostic ne rend pas compte à lui seul de la singularité du vécu individuel, qui ne peut pas être réduite à douze symptômes, et le traitement doit être adapté à la personne. La classification comporte bien des catégories, et l’évaluation clinique associe des éléments psychiques et environnementaux.

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Qu'est-ce que la psychopathologie étudie ?

Les maladies psychiques.

Quels aspects la psychopathologie étudie-t-elle des maladies psychiques ?

La description, la compréhension et le traitement.

Que désigne le psychisme ?

Les processus relevant de l'esprit.

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