QCM : IRM du système nerveux central — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Lors d’une IRM cérébrale, comment le patient doit-il être installé et quelle antenne faut-il utiliser ?

Sur le côté, avec l’antenne crâne et un centrage au sommet du manubrium sternal
Sur le dos, avec l’antenne crâne et un centrage au niveau des orbites
Sur le dos, avec l’antenne rachis et un centrage au sommet du manubrium sternal
Sur le ventre, avec l’antenne rachis et un centrage au niveau des orbites

Sur le dos, avec l’antenne crâne et un centrage au niveau des orbites

Explication

L’IRM cérébrale utilise l’antenne crâne, avec un patient installé sur le dos et centré au niveau des orbites. Le centrage au sommet du manubrium sternal et l’utilisation de l’antenne rachis correspondent à l’exploration médullaire.

2. Quel dispositif et quel centrage sont requis pour une IRM médullaire ?

L’antenne rachis seule, avec un centrage au niveau des orbites
L’antenne crâne associée à l’antenne rachis, avec un centrage au sommet du manubrium sternal
L’antenne crâne seule, avec un centrage au niveau des orbites
L’antenne crâne associée à l’antenne rachis, avec un centrage au niveau des orbites

L’antenne crâne associée à l’antenne rachis, avec un centrage au sommet du manubrium sternal

Explication

L’IRM médullaire associe l’antenne crâne à l’antenne rachis intégrée dans la table et impose un centrage au sommet du manubrium sternal. Le centrage au niveau des orbites est celui de l’IRM cérébrale.

3. Quel mécanisme caractérise la séquence TSE ?

Une succession d’impulsions à 180° remplissant plusieurs lignes de Fourier après une excitation
Une succession de petits angles de bascule remplissant une seule ligne de Fourier par excitation
Une inversion à temps court annulant sélectivement le signal de la graisse
Une inversion à temps long supprimant le signal du liquide cérébrospinal

Une succession d’impulsions à 180° remplissant plusieurs lignes de Fourier après une excitation

Explication

La TSE utilise plusieurs impulsions à 180° après une excitation afin de remplir plusieurs lignes de Fourier et d’obtenir de bonnes images anatomiques, notamment pondérées en T2. Les petits angles de bascule caractérisent plutôt l’écho de gradient, tandis que les deux autres propositions décrivent des séquences d’inversion-récupération.

4. Quelle séquence est particulièrement adaptée à la recherche de lésions médullaires en supprimant le signal de la graisse ?

La SWI, en exploitant la susceptibilité magnétique
La FLAIR, avec un temps d’inversion long d’environ 2500 ms
La STIR, avec un temps d’inversion court d’environ 165 ms
La TRACE, en analysant une restriction de diffusion

La STIR, avec un temps d’inversion court d’environ 165 ms

Explication

La STIR est une séquence d’inversion-récupération à temps d’inversion court, autour de 165 ms, qui annule le signal de la graisse et est très utilisée pour rechercher des lésions médullaires. La FLAIR supprime le signal du LCS, tandis que la TRACE et la SWI explorent respectivement la diffusion et la susceptibilité magnétique.

5. Quelle association décrit correctement les aspects d’un AVC récent sur la TRACE et la carte ADC ?

Hypersignal sur les deux séquences de diffusion
Hypersignal sur la TRACE et hyposignal sur la carte ADC
Hyposignal sur les deux séquences de diffusion
Hyposignal sur la TRACE et hypersignal sur la carte ADC

Hypersignal sur la TRACE et hyposignal sur la carte ADC

Explication

Un AVC récent entraîne une restriction de diffusion, visible en hypersignal sur la TRACE et en hyposignal sur la carte ADC. L’hypersignal ADC est plutôt associé à un AVC ancien ou à une nécrose.

6. Quelle séquence annule le signal du LCS et facilite la visualisation des œdèmes et des plaques de démyélinisation ?

La SWI, avec une détection des micro-saignements par susceptibilité
La TSE, avec des impulsions à 180° et une analyse de la diffusion
La FLAIR, avec un temps d’inversion long et une saturation de graisse
La STIR, avec un temps d’inversion court et une suppression du LCS

La FLAIR, avec un temps d’inversion long et une saturation de graisse

Explication

La FLAIR utilise un temps d’inversion long, d’environ 2500 ms, pour annuler le signal du LCS et une saturation de graisse pour mieux révéler certains œdèmes et plaques de démyélinisation. La STIR cible plutôt l’annulation du signal graisseux, et la SWI recherche notamment les micro-saignements.

7. À quoi correspond le plan CA-CP utilisé comme repère axial en imagerie du système nerveux central ?

À la ligne reliant le mésencéphale et le bulbe
À la ligne reliant les commissures antérieure et postérieure
À la ligne reliant les ventricules latéraux et le quatrième ventricule
À la ligne reliant le cervelet et le pont

À la ligne reliant les commissures antérieure et postérieure

Explication

Le plan CA-CP est défini par les commissures antérieure et postérieure et sert de repère axial majeur pour l’imagerie du système nerveux central. Les autres repères proposés ne définissent pas ce plan anatomique.

8. Quelle organisation des structures selon leur position par rapport à la tente du cervelet est correcte ?

Le cervelet et le diencéphale sont sus-tentoriels, tandis que le cerveau et le tronc cérébral sont sous-tentoriels
Le tronc cérébral et le diencéphale sont sus-tentoriels, tandis que le cerveau et le cervelet sont sous-tentoriels
Le cerveau et le diencéphale sont sus-tentoriels, tandis que le cervelet et le tronc cérébral sont sous-tentoriels
Le cerveau et le cervelet sont sus-tentoriels, tandis que le diencéphale et le tronc cérébral sont sous-tentoriels

Le cerveau et le diencéphale sont sus-tentoriels, tandis que le cervelet et le tronc cérébral sont sous-tentoriels

Explication

La partie sus-tentorielle comprend le cerveau et le diencéphale, alors que la partie sous-tentorielle comprend le cervelet et le tronc cérébral. La moelle épinière constitue une autre partie du système nerveux central et ne relève pas de cette distinction encéphalique.

9. Quel trajet décrit correctement la circulation du LCS avant sa résorption ?

Des ventricules latéraux vers le troisième puis le quatrième ventricule, par l’aqueduc de Sylvius, puis vers les espaces sous-arachnoïdiens
Du troisième ventricule vers les ventricules latéraux, par l’aqueduc de Sylvius, puis vers les espaces sous-duraux
Des espaces sous-arachnoïdiens vers le troisième puis le quatrième ventricule, avant d’atteindre les ventricules latéraux
Du quatrième ventricule vers les ventricules latéraux, par l’aqueduc de Sylvius, puis vers les espaces épiduraux

Des ventricules latéraux vers le troisième puis le quatrième ventricule, par l’aqueduc de Sylvius, puis vers les espaces sous-arachnoïdiens

Explication

Le LCS est produit par les plexus choroïdes, passe des ventricules latéraux au troisième puis au quatrième ventricule par l’aqueduc de Sylvius, et rejoint ensuite les espaces sous-arachnoïdiens. Les autres trajets inversent l’écoulement ou remplacent les espaces sous-arachnoïdiens par des espaces anatomiquement différents.

10. Quelle description caractérise le mieux la sclérose en plaques ?

Une infection chronique provoquant une destruction localisée des nerfs périphériques
Une maladie auto-immune inflammatoire chronique démyélinisant la substance blanche du SNC
Une affection tumorale progressive développée à partir des cellules gliales du SNC
Une maladie vasculaire aiguë entraînant une ischémie diffuse de la substance blanche

Une maladie auto-immune inflammatoire chronique démyélinisant la substance blanche du SNC

Explication

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune inflammatoire chronique qui entraîne une démyélinisation de la substance blanche du système nerveux central. La description d’un processus tumoral correspond plutôt à une tumeur cérébrale.

11. Chez une personne suspectée de sclérose en plaques, quel objectif de l’IRM concerne la dissémination spatiale et temporelle ?

Identifier la position de l’hypophyse et la structure des méninges
Repérer la répartition des lésions et leur évolution au cours du temps
Mesurer la vascularisation des lésions et leur degré de malignité
Évaluer la mobilité de l’eau et la composition chimique des plaques

Repérer la répartition des lésions et leur évolution au cours du temps

Explication

L’IRM recherche une dissémination spatiale, correspondant à la répartition des lésions, et une dissémination temporelle, correspondant à leur évolution dans le temps. La vascularisation et la malignité relèvent plutôt de l’évaluation des tumeurs cérébrales.

12. Quel aspect IRM est typique d’une plaque active de sclérose en plaques ?

Une lésion ovoïde en hypersignal T2 et FLAIR, avec rehaussement annulaire
Une lésion ronde en hyposignal T2 et FLAIR, sans modification après contraste
Une lésion extra-cérébrale fortement rehaussée, développée aux dépens des méninges
Une masse hétérogène mal limitée, entourée d’un œdème et d’un liseré périphérique

Une lésion ovoïde en hypersignal T2 et FLAIR, avec rehaussement annulaire

Explication

Les plaques sont généralement ovoïdes, supérieures à 3 mm, en hypersignal T2 et FLAIR, avec un hyposignal T1 et un rehaussement annulaire ou péri-lésionnel lorsqu’elles sont actives. La masse mal limitée avec œdème évoque davantage un glioblastome, tandis que la lésion méningée évoque un méningiome.

13. Lors de l’exploration d’une tumeur cérébrale, que permet principalement de préciser l’IRM ?

La sécrétion hormonale de l’hypophyse et la vascularisation des carotides
La topographie, la taille, la caractérisation et le bilan pré-opératoire de la lésion
La mobilité de l’eau dans les tissus et la présence d’un œdème péri-lésionnel
La dissémination temporelle des plaques et leur répartition dans la substance blanche

La topographie, la taille, la caractérisation et le bilan pré-opératoire de la lésion

Explication

L’IRM précise le type de processus, sa topographie sus- ou sous-tentorielle, sa situation intra- ou extra-parenchymateuse, sa taille, sa caractérisation et le bilan pré-opératoire. La dissémination temporelle concerne plutôt la sclérose en plaques.

14. Quelle information la perfusion apporte-t-elle lors de l’étude d’une tumeur cérébrale ?

Elle évalue la vascularisation tumorale et contribue à estimer son grade de malignité
Elle détermine la répartition des lésions dans différentes régions cérébrales
Elle distingue une lésion située dans le parenchyme d’une lésion méningée
Elle recherche une restriction de la mobilité de l’eau dans les tissus tumoraux

Elle évalue la vascularisation tumorale et contribue à estimer son grade de malignité

Explication

La perfusion mesure la vascularisation d’une tumeur et contribue à apprécier son grade de malignité. La recherche d’une restriction de la mobilité de l’eau relève notamment de la diffusion.

15. Quelle comparaison entre glioblastome et méningiome est correcte ?

Le glioblastome est une lésion méningée bien limitée, tandis que le méningiome infiltre largement le parenchyme cérébral
Le glioblastome est une lésion kystique hypophysaire, tandis que le méningiome appartient aux tumeurs de la région sellaire
Le glioblastome est une lésion intra-cérébrale hétérogène, tandis que le méningiome est extra-cérébral et méningé
Le glioblastome est souvent multiple avec un œdème péri-lésionnel, tandis que le méningiome est une lésion métastatique

Le glioblastome est une lésion intra-cérébrale hétérogène, tandis que le méningiome est extra-cérébral et méningé

Explication

Le glioblastome se présente comme une lésion unique, hétérogène et mal délimitée, avec un important œdème et un rehaussement en liseré. Le méningiome est extra-cérébral, développé aux dépens des méninges, et se rehausse fortement après gadolinium.

16. Quelle région est ciblée par une IRM hypophysaire ?

Les méninges et le parenchyme cérébral, principalement pour rechercher un glioblastome
La substance blanche cérébrale, principalement pour rechercher des plaques démyélinisantes
La région sellaire et l’axe hypothalamo-hypophysaire, notamment pour rechercher un adénome ou un kyste
L’ensemble de l’encéphale, principalement pour rechercher des métastases cérébrales multiples

La région sellaire et l’axe hypothalamo-hypophysaire, notamment pour rechercher un adénome ou un kyste

Explication

L’IRM hypophysaire explore spécifiquement la région sellaire et hypothalamo-hypophysaire, notamment à la recherche d’un adénome ou d’un kyste. Une IRM cérébrale générale couvre l’ensemble de l’encéphale et ne constitue pas le ciblage spécifique de cette exploration.

17. Quel protocole correspond à une exploration IRM hypophysaire adaptée à la recherche d’un micro-adénome ?

Des séquences sagittales T1, coronales T2 et des séquences T1 après injection dynamique de gadolinium
Des séquences coronales T1, une angiographie carotidienne et une acquisition T2 après injection tardive
Des séquences axiales T2, une diffusion cérébrale et une perfusion sans injection de produit de contraste
Des séquences sagittales FLAIR, une cartographie de susceptibilité et une acquisition T1 sans contraste

Des séquences sagittales T1, coronales T2 et des séquences T1 après injection dynamique de gadolinium

Explication

Le protocole hypophysaire comprend des séquences sagittales T1, coronales T2 et des séquences sagittales ou coronales T1 après injection dynamique de gadolinium. Cette injection dynamique est particulièrement importante pour rechercher un micro-adénome.

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Comment est installé le patient pour une IRM cérébrale ?

Le patient est installé sur le dos, centré au niveau des orbites.

Quelles antennes sont utilisées pour une IRM médullaire ?

L’antenne crâne et l’antenne rachis intégrée dans la table sont utilisées.

Où est centré le patient lors d’une IRM médullaire ?

Au sommet du manubrium sternal.

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