Fiche de révision : Introduction à la santé et au comportement animal

📋 Plan du Cours

  1. Causes de malpropreté chez le chat
  2. Pathologies comportementales du chien
  3. Vaccins du chat et du chien
  4. Protocoles vaccinaux et adaptation
  5. Hygiène et pathologies des yeux
  6. Hygiène et étiopathogénie des otites externes
  7. Hygiène dentaire et affections buccales
  8. Cycle pathogène des puces et DAPP
  9. Détection des puces et des déjections
  10. Effets et modes d’action des insecticides
  11. Régulateurs de croissance et principaux insecticides
  12. Lutte dans l’environnement et choix du traitement

📖 1. Causes de malpropreté chez le chat

🔑 Notions clés & Définitions

  • Malpropreté du chat : La malpropreté du chat correspond à des éliminations hors litière, souvent liées à une cause médicale ou à un stress environnemental.
  • Cause médicale : Une cause médicale regroupe les problèmes de santé qui rendent la litière difficile ou douloureuse pour le chat.
  • Stress environnemental : Le stress environnemental désigne les changements de vie ou de cadre qui perturbent les habitudes d’élimination du chat.
  • Gestion de la litière : La gestion de la litière regroupe les pratiques qui rendent la litière adaptée, propre et accessible pour le chat.

📝 Points essentiels

  • Rechercher d’abord une cause médicale avant d’attribuer la malpropreté au comportement.
  • Après la cause médicale, suspecter en priorité le stress ou un environnement inapproprié.
  • Les changements chez les propriétaires (déménagement, couple ou séparation, arrivée d’un enfant) peuvent déclencher la malpropreté.
  • Une mauvaise gestion de la litière (propreté, adaptation) favorise les éliminations hors bac.
  • L’arrivée d’un congénère ou la disparition d’un autre peut modifier le marquage et le comportement d’élimination.
  • Une menace sur le territoire peut pousser le chat à uriner ou déféquer hors litière.

💡 Astuce mémo

Ordre de recherche : Maladie d’abord, puis Stress/Litière/Territoire (M-S-L-T).

📖 2. Pathologies comportementales du chien

🔑 Notions clés & Définitions

  • Castration chirurgicale : La castration chirurgicale est une méthode irréversible qui supprime la fonction reproductrice chez le mâle.
  • Implant sous-cutané : L’implant sous la peau est une méthode de contraception réversible chez le mâle, avec une efficacité limitée dans le temps.
  • Ovulation provoquée : L’ovulation provoquée correspond au fait que la chatte ovule après la saillie, avec un délai variable.
  • Œstrus : L’œstrus est la phase de chaleurs où la femelle accepte la saillie et où les pertes et postures varient.
  • Médroxyprogestérone acétate : L’acétate de médroxyprogestérone est une molécule utilisée pour prévenir les chaleurs par voie orale chez le chien et le chat.

📝 Points essentiels

  • La stérilisation du chien vise notamment à limiter les fugues, cadrer le comportement chez les chiens dominants et réduire les bagarres.
  • La stérilisation du chien réduit aussi les saignements de chaleur, le risque de tumeurs mammaires et de pyomètre, et diminue le marquage urinaire.
  • La stérilisation du chien peut se pratiquer dès 6 mois, avec une adaptation selon la fonction race.
  • Chez le mâle, la castration chirurgicale est irréversible et peut entraîner une prise de poids.
  • Chez le mâle, l’implant sous-cutané est réversible, avec une efficacité de 6 ou 18 mois, et peut aider à convaincre un propriétaire hésitant.
  • Chez la chienne, la puberté survient vers 6 mois chez les petites races et vers 12 à 18 mois chez les grandes races, avec 2 périodes de chaleurs par an (été/hiver) parfois plus chez les petites races.

💡 Astuce mémo

Fugue + bagarre + chaleurs = stériliser (chien) ; 6 mois = possible.

📖 3. Vaccins du chat et du chien

🔑 Notions clés & Définitions

  • Trichobézoards : Les trichobézoards sont des boules de poils qui peuvent provoquer des vomissements chez le chat et nécessiter un traitement spécifique.
  • Savorial : Savorial est une pâte de paraffine utilisée chez le chat pour aider à l’évacuation des trichobézoards.
  • Eserine : Eserine est un médicament contre les trichobézoards disponible sous forme de comprimés, ce qui le rend plus difficile à administrer.
  • Gène MDR1 : Le gène MDR1 est une particularité génétique qui peut empêcher certains chiens de métaboliser certains médicaments, augmentant le risque d’effets indésirables.
  • CNTV : Le CNTV est le centre de toxicologie vétérinaire à contacter en cas de doute sur l’utilisation d’un produit chez l’animal.

📝 Points essentiels

  • Les critères de gravité à explorer incluent la fréquence des vomissements, l’âge, la race à risque, la diminution de l’état général, la perte de poids et l’absence de selles.
  • Chez les jeunes, le risque principal est l’hypoglycémie et la déshydratation, et chez les petites races l’hypoglycémie est particulièrement à surveiller.
  • Chez les seniors, le risque tumoral est plus élevé, et certaines races sont citées comme à risque (golden, bouvier bernois, labrador, jack Russel, berger belges, hollandais, chowchow).
  • La prise en charge à l’officine est possible si le vomissement est récent et peu fréquent, avec état général et appétit conservés et maintien du poids de forme.
  • Chez le chat, les conseils incluent une alimentation de qualité enrichie en fibres et un brossage régulier pour limiter les boules de poils.

💡 Astuce mémo

Vomir = âge + race + état général : jeune = hypoglycémie, senior = tumeur.

📖 4. Protocoles vaccinaux et adaptation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Premium thérapeutique : Aliment vétérinaire conçu pour soutenir la digestion et l’état général lors de troubles digestifs.
  • Hyperdigestible : Aliment formulé pour être plus facile à digérer afin de limiter l’irritation digestive.
  • Petit conditionnement : Format de vente en petites quantités pour améliorer l’acceptation et limiter le gaspillage.
  • API anti parasitaire internes : Traitement vermifuge visant les parasites internes, à choisir selon le statut et le dernier vermifuge.
  • Large spectre : Vermifuge couvrant plusieurs types de parasites internes plutôt qu’une seule cible.

📝 Points essentiels

  • Pour améliorer l’alimentation en cas de troubles digestifs, privilégier premium thérapeutique, hyperdigestible et petit conditionnement plutôt que des rations classiques.
  • En vermifugation, demander la date du dernier vermifuge et choisir un produit à large spectre si l’objectif est de couvrir plusieurs parasites internes.
  • L’observance conditionne l’efficacité : respecter la durée et le schéma prescrit, surtout quand un protocole impose une reprise après pause.
  • Pour les protocoles cités, Niclosamid et Nitroscanat sont associés à une contrainte d’âge : ne pas donner avant 3 mois.
  • En cas de diarrhée, les traitements symptomatiques possibles incluent pansements digestifs (phosphate d’aluminium pour estomac–grêle, kaolin + pectine 12 pour côlon) et compléments comme charbon ou amidon de riz.

💡 Astuce mémo

Alimentation = « thérapeutique + facile + petite dose » ; vermifuge = « date + large spectre + observance ».

📖 5. Hygiène et pathologies des yeux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Puces : Parasites externes responsables de prurit et pouvant transmettre des agents pathogènes via leur cycle.
  • Tiques : Parasites externes capables de transmettre des maladies vectorielles lors de leurs morsures.
  • Teigne : Mycose cutanée provoquant des lésions et une dépilation, parfois avec atteinte autour des yeux.
  • Démodécie : Affection parasitaire pouvant entraîner une chute de poils, notamment autour des yeux et des pattes.
  • Imaveral : Traitement antifongique à base d’énilconazole utilisé pour traiter certaines teignes chez l’animal.

📝 Points essentiels

  • Ne pas utiliser de savon humain chez l’animal : choisir un shampoing adapté à l’espèce, à l’âge, au poids et au mode de vie.
  • Si une pipette anti-puces est appliquée, attendre 48 à 72 h avant de faire un shampoing.
  • Traiter TOUS les animaux de la maison lors d’une suspicion de puces pour casser le cycle parasitaire.
  • En cas de démangeaisons : associer traitement antiparasitaire adapté et shampoing apaisant/antiseptique, avec prévention ou vigilance régulière.
  • Passer le peigne à puces : si les agents récoltés rougissent avec de l’eau oxygénée, ce sont des crottes de puces donc présence sur l’animal.
  • Ne pas négliger puces et tiques : elles transportent des maladies vectorielles et entretiennent le prurit.

💡 Astuce mémo

Peigne + eau oxygénée = crottes si ça rougit → puces présentes.

📖 6. Hygiène et étiopathogénie des otites externes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Otite externe : Affection inflammatoire et/ou infectieuse du conduit auditif externe, souvent liée à un déséquilibre local et à des facteurs de contamination.
  • Contamination indirecte : Transmission d’un agent pathogène via l’environnement ou des contacts indirects, sans que l’animal soit forcément la source directe.
  • Épillet : Graminée à arête pouvant se planter dans l’oreille et provoquer une atteinte brutale nécessitant une prise en charge urgente.
  • Authématome : Hématome de l’oreille lié à des traumatismes par grattage/secouement, pouvant nécessiter une intervention pour rétablir la forme de l’oreille.
  • Collerette : Dispositif empêchant l’animal de se gratter, utilisé en première intention lors d’une otite externe avant réévaluation.

📝 Points essentiels

  • L’hygiène passe par le lavage de tout ce qui est lavable (draps, coussins, vêtements, couvertures) à 60°C, et la mise au congélateur du reste.
  • La propreté du logement réduit la persistance des agents dans l’environnement et limite les recontaminations.
  • La source de contamination n’est pas forcément l’animal (ex. localisation des lésions sur le corps humain et zones de contact).
  • En cas d’otite externe : nettoyer l’oreille et mettre une collerette, puis recontrôler en 24–48 h si pas d’amélioration.
  • Si l’otite s’accompagne d’un authématome, une intervention peut être nécessaire avec réaplatissement/prise en charge de l’oreille.
  • Si suspicion de corps étranger après balade dans les herbes hautes (apparition brutale), l’épillet impose une consultation vétérinaire urgente.

💡 Astuce mémo

Hygiène 60°C + congélateur : environnement propre = moins de recontamination ; otite = nettoyer + collerette, et urgence si herbes hautes/épi ou authématome.

📖 7. Hygiène dentaire et affections buccales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Larva migrans : Larva migrans : syndrome lié à la migration tissulaire de larves chez le jeune animal, pouvant nécessiter un traitement larvicide.
  • Gène MDR-1 : Gène MDR-1 : gène codant la glycoprotéine P (P-gp), pompe de reflux impliquée dans la barrière hémato-méningée.
  • Glycoprotéine P (P-gp) : Glycoprotéine P : protéine d’efflux qui limite le passage de certaines molécules au niveau de la barrière hémato-méningée.
  • Traitement macrofilaricide : Traitement macrofilaricide : traitement visant l’élimination des adultes des filaires cardio-respiratoires.
  • Traitement microfilaricide : Traitement microfilaricide : traitement visant l’élimination des microfilaires des filaires cardio-respiratoires.

📝 Points essentiels

  • Les œufs sont éliminés puis ingérés par l’hôte intermédiaire avant migration larvaire dans divers tissus (foie, poumon, muscle, cerveau, peau).
  • L’infestation de l’hôte définitif se fait par ingestion, et la libération de la larve est favorisée par les sucs gastriques.
  • Les helminthes cardio-respiratoires sont soit dans la lumière de l’intestin grêle, soit fixés à la paroi digestive, pouvant provoquer diarrhées et vomissements.
  • En vermifugation, le traitement doit être raisonné selon l’animal (espèce, race, âge, état d’entretien, gestation), le parasite et le spectre d’activité, en se référant au dossier d’AMM.
  • Exemple de contre-indication : le nitroscanate ne doit pas être administré au chat.
  • Risque MDR-1 : chez les porteurs homozygotes mutés, une dose normale ou un surdosage peut entraîner hypersalivation, vomissements, coma, troubles digestifs/respiratoires et crises convulsives.

💡 Astuce mémo

MDR-1 = « P-gp = pompe de reflux » : si la pompe dysfonctionne, certaines molécules deviennent dangereuses.

📖 8. Cycle pathogène des puces et DAPP

🔑 Notions clés & Définitions

  • DAPP : La DAPP est une dermatite allergique provoquée par la piqûre de puce, responsable de prurit et de lésions cutanées.
  • Aphaniptères : Les Aphaniptères sont des insectes sans ailes, correspondant au groupe des puces.
  • Siphonaptères : Les Siphonaptères désignent le groupe des puces, insectes holométaboles à pièces buccales piqueuses.
  • Ctenocephalides felis : Ctenocephalides felis est la puce du chien et du chat, espèce fréquemment impliquée chez les carnivores domestiques.
  • Dipylidium caninum : Dipylidium caninum est un cestode dont la puce constitue le vecteur obligatoire lors de la transmission.

📝 Points essentiels

  • Le cycle biologique des puces dure souvent environ trois semaines, mais peut être ralenti par la température, l’hygrométrie, la disponibilité des hôtes et le milieu.
  • Les conditions favorisantes incluent une chaleur comprise entre 15°C et 30°C et une humidité élevée.
  • Le rôle pathogène direct des puces repose sur la piqûre et la salive, avec anticoagulants, substances vasoactives, enzymes protéolytiques et allergènes.
  • La DAPP correspond à un phénomène d’hypersensibilité lié à la piqûre de puce, avec prurit important et dépilation dorsolombaire.
  • Le rôle pathogène indirect des puces inclut la transmission de Dipylidium caninum via la puce vecteur obligatoire.
  • Les puces peuvent aussi participer à la transmission d’une mycoplasmose hémotrope (chez le chat et le chien selon le cours).

💡 Astuce mémo

DAPP = Démangeaison Allergique Par Piqûre : piqûre → salive allergisante → hypersensibilité → prurit + dépilation dorsolombaire.

📖 9. Détection des puces et des déjections

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chitine des mues : La chitine est un constituant cuticulaire renouvelé lors des mues, lié à la présence de débris dans l’environnement des puces.
  • Lufénuron : Le lufénuron est un régulateur de croissance administré par voie orale qui bloque le développement des stades immatures de puces.
  • Inhibiteur de la croissance : Un inhibiteur de la croissance empêche la mue et le passage des stades larvaires vers les stades suivants chez les puces.
  • Dessiccation des adultes : La dessiccation correspond à la perte d’eau qui fragilise les adultes de puces, rendant leur survie plus faible dans l’environnement sec.
  • Fogger : Un fogger est un diffuseur qui disperse un insecticide en brouillard, nécessitant une évacuation et une aération après traitement.

📝 Points essentiels

  • Les puces se développent en plusieurs stades, et les traitements ciblant la mue entraînent l’absence d’éclosion puis la mort des larves.
  • Le lufénuron (voie orale) agit sur la mue via la chitine, ce qui conduit à l’absence d’émergence d’adultes à partir des nymphes.
  • Les adultes de puces sont sensibles à la dessiccation, ce qui contribue à réduire la population dans des conditions défavorables.
  • Les insecticides de type organophosphoré sont très toxiques mais restent commercialisés car peu coûteux.
  • Les pyréthroïdes incluent perméthrine et deltaméthrine (collier), avec une action mentionnée sur les phlébotomes.
  • Le phényl-pyrazole fipronil est décrit comme peu efficace seul contre les puces, mais très actif anti-tique lorsqu’il est associé à un inhibiteur de la croissance pour les puces.

💡 Astuce mémo

Mues→Chitine→Larves bloquées : lufénuron coupe la chaîne avant l’adulte.

📖 10. Effets et modes d’action des insecticides

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dermatophytes : Champignons microscopiques responsables de certaines affections cutanées chez l’animal, notamment au niveau des éléments cornés de l’épiderme.
  • Teignes animales : Affections parasitaires superficielles, pilocutanées et contagieuses dues au développement et à la multiplication de dermatophytes.
  • Médicament vétérinaire : Substance ou association de substances présentée pour prévenir ou traiter des maladies animales ou destinée à agir sur des fonctions physiologiques, à établir un diagnostic ou à l’euthanasie.
  • Temps d’attente : Période minimale entre la dernière administration d’un médicament vétérinaire et l’obtention de denrées alimentaires issues de l’animal, afin d’éviter des résidus nocifs.

📝 Points essentiels

  • Les teignes animales sont des affections superficielles, pilocutanées, infectieuses et contagieuses, dites inoculables.
  • La localisation principale des teignes se fait dans les éléments cornés de l’épiderme, surtout au niveau des poils.
  • Le début de l’évolution des teignes ne s’accompagne pas forcément de démangeaisons.
  • Le traitement combine une action locale et un traitement général.
  • Les teignes animales correspondent à une zoonose bénigne.
  • Définition légale du médicament vétérinaire (CSP L5141-2) : il peut être curatif/préventif, agir sur des fonctions physiologiques (pharmacologique, immunologique ou métabolique), servir au diagnostic, ou être destiné à l

💡 Astuce mémo

Dermatophytes = “D” comme Dermatophytes dans les poils : teigne = poils + contagion + début sans grattage.

📖 11. Régulateurs de croissance et principaux insecticides

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prescription vétérinaire (mentions obligatoires) : Prescription vétérinaire : document qui doit préciser l’identification des animaux, le médicament, la posologie, la voie d’administration et, pour les animaux destinés à la consommation, le temps d’attente.
  • Règle de la cascade : Règle de la cascade : mécanisme permettant d’utiliser, sous conditions, des médicaments non autorisés pour l’espèce ou l’indication quand aucun médicament autorisé approprié n’est disponible.
  • Temps d’attente : Temps d’attente : délai à respecter avant consommation humaine des produits issus d’animaux, même lorsqu’il est égal à zéro.
  • Antibiotiques d’importance critique : Antibiotiques d’importance critique : antibiotiques réservés en médecine vétérinaire, autorisés uniquement pour des usages métaphylactiques ou curatifs.
  • Dispensation aux éleveurs : Dispensation : modalités de délivrance des médicaments, avec accès direct possible pour certains produits chez les animaux non producteurs de denrées et des limites de validité/délivrance.

📝 Points essentiels

  • La prescription doit indiquer l’identification des animaux ou du lot, la dénomination/formule du médicament, et la posologie, quantité et durée du traitement.
  • Pour un aliment médicamenteux, la prescription précise le prémélange médicamenteux (dénomination/formule) et son taux d’incorporation, ainsi que la quantité d’aliment médicamenteux (kg), la proportion dans la ration et,
  • La prescription doit préciser la voie d’administration et, si nécessaire, le point d’injection ou d’implantation.
  • Pour les animaux dont la chair ou les produits sont destinés à la consommation humaine, un temps d’attente est mentionné, même s’il est égal à zéro.
  • Article L5143-4 : en l’absence de médicament vétérinaire autorisé approprié, le traitement peut être réalisé par le vétérinaire ou sous sa responsabilité, dans le respect des restrictions de délivrance.
  • Première administration de certains médicaments essentiels chez les équidés : elle ne peut être faite que par le vétérinaire prescripteur, avec consignation dans le document d’identification obligatoire, et l’animal ne

💡 Astuce mémo

Cascade = « pas d’autorisé → on descend la liste » : vétérinaire autorisé (même espèce/indication) → médicament humain → préparation extemporanée.

📖 12. Lutte dans l’environnement et choix du traitement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Animaux non producteurs de denrées : Catégorie d’animaux pour lesquels certains médicaments peuvent être délivrés sans ordonnance, sous conditions de molécules et de doses.
  • Animaux producteurs de denrées : Catégorie d’animaux dont les médicaments sont encadrés par des règles de détention et de délivrance, notamment via une liste positive.
  • Liste positive : Liste des médicaments vétérinaires que des groupements agréés peuvent détenir, sans accès à tous les médicaments.
  • Cascade : Règle de recours quand aucun médicament vétérinaire adapté n’est disponible, permettant d’utiliser d’autres options sous conditions.
  • Bonnes Pratiques d’Emploi : Référentiel encadrant l’usage des antibiotiques, utilisé pour fixer les conditions de délivrance et de promotion.

📝 Points essentiels

  • Délivrance sans ordonnance possible chez les animaux non producteurs de denrées pour certaines molécules et doses, afin d’éviter résistances, mésusage et toxicité.
  • Interdiction de délivrer un vermifuge à un poney/cheval si cela ne respecte pas la dose limite de dispensation.
  • Délivrance possible de lanières à mettre dans les ruches.
  • Médicaments sur ordonnance : durée de validité d’1 an, mais antibiotiques d’importance critique limités à 1 mois maximum.
  • Pour les animaux producteurs de denrées : la quantité délivrée en une fois est encadrée par la durée du traitement prescrit, ou 30 jours/4 semaines si traitement long, sauf conditionnement spécifique 3 mois.
  • Colisage des médicaments listés : possible si soins/prescription datent de moins de 10 jours, avec paquet scellé opaque, fermeture garantissant la non-ouverture, ordonnance jointe et transport compatible avec la bonnecon

💡 Astuce mémo

Sans ordonnance = doses sûres ; Producteurs = liste positive + durée limitée ; Antibiotiques = AIC 1 mois ; Stupéfiants = 28 jours + ordonnance sécurisée.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
6 moisStérilisation possible (chien et chat) dès 6 mois, selon fonction/race
24 à 63 heuresOvulation provoquée chez la chatte après la saillie (24 à 63 h)
63 joursGestation de la chienne (63 jours)

📊 Tableaux de synthèse

Prévention des chaleurs : chien vs chatte (voie orale)

EspèceMolécule (voie orale)Doses/rythmeRetour de cyclicité
ChienAcétate de medroxyprogestérone0,05 mg/kg, prise quotidienne et régulière70 à 90 jours après la fin du traitement
ChienAcétate de megestrol0,5 mg/kgRetour de cyclicité 70 à 90 jours après la fin du traitement
ChatteAcétate de megestrol2,5 mg/kg/jour ou 1 comprimé de 5 mg tous les 15 jours
ChatteAcétate de medroxyprogestérone1 comprimé toutes les semaines

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Oublier l’ordre de recherche en malpropreté du chat : cause médicale d’abord, puis stress/environnement inapproprié.
  2. Confondre cycle de la chienne et ovulation : ovulation 36 h après début de l’œstrus et saillie idéale 48–72 h, alors que la chatte a une ovulation provoquée 24–63 h après saillie.
  3. Croire que l’on peut traiter une diarrhée “à l’officine” dans tous les cas : selles en flaque/chiot = risque parvovirose/occlusion, consultation nécessaire.
  4. Penser que les puces se voient facilement : les déjections de puces (amas noirs) et la couleur rouge après humidification sont des indices clés.
  5. Se tromper d’espèce pour les insecticides : perméthrine jamais chez le chat, et fipronil en spray pas chez le lapin.
  6. Sous-estimer la conduite en otite externe : collerette + recontrôle 24–48 h si pas d’amélioration, et urgence si suspicion d’épillet après herbes hautes.
  7. Mélanger MDR-1 et “ça a marché une fois” : chez les porteurs, une dose normale ou un surdosage peut provoquer hypersalivation/vomissements/coma/crises convulsives, et l’ivermectine est à proscrire chez ces races.

✅ Checklist Examen

  1. Malpropreté du chat : citer l’ordre de recherche (médical puis stress/environnement) et les exemples de déclencheurs (changement de vie, litière, congénère, territoire menacé).
  2. Pathologies comportementales du chien : définir le syndrome de privation (peur de tout) et savoir citer les autres troubles cités (dépression, anxiété, sociopathies).
  3. Vaccins : connaître les maladies citées pour le chat (typhus, coryza, leucose, rage) et pour le chien (carré, rubarth, leptospirose/zoonose, parvovirose, rage, toux de chenil, piroplasmose).
  4. Protocoles vaccinaux : rappeler le schéma dès 8 semaines (primos 2, 3, 4 mois puis rappel à 1 an, puis chaque année) et l’adaptation aux besoins/conditions de vie.
  5. Hygiène des yeux : fréquence minimale (au moins 1 fois/semaine) et précautions (ne pas toucher l’œil avec l’embout, ne pas utiliser après ouverture au-delà d’un mois, pas d’automédication).
  6. Otites externes : décrire les facteurs prédisposants/déclenchants/perpétuants et la conduite à la pharmacie (nettoyage, collerette, recontrôle 24–48 h, urgence si herbes hautes/épi).
  7. Dents : expliquer la plaque dentaire (débris → prolifération bactérienne → halitose/déchaussement) et citer les conseils de pharmacie (hygiène bucco-dentaire dès le plus jeune âge, formes galéniques).
  8. Contraception : comparer castration chirurgicale (irréversible, prise de poids) et implant sous-cutané (réversible, efficacité 6 ou 18 mois) chez le mâle, et maîtriser les phases/repères de l’œstrus chez la chienne (duré
  9. ovulation 36 h, saillie idéale 48–72 h, gestation 63 jours).
  10. Trichobézoards : reconnaître les critères de gravité à explorer (fréquence, âge, race à risque, état général, perte de poids, absence de selles) et les options citées (Savorial pâte de paraffine, Eserine comprimés).
  11. Diarrhées : distinguer grêle vs colon (grêle = consultation, colon = traitements 1ère intention à l’officine max 48 h) et rappeler les pièges (chat, jeunes, races particulières, occlusion).
  12. Vermifugation/parasites internes : donner les principes de raisonnement (espèce/race/âge/état d’entretien/gestation, spectre d’activité, AMM) et les calendriers préventifs cités (chiots/chatons mensuel jusqu’à 6 mois ; >
  13. 18 mois chat d’intérieur 1–2 fois/an, chat qui sort au moins 4 fois/an).
  14. Réglementation/dispensation : citer la définition du médicament vétérinaire (L5141-2), la notion de temps d’attente, les mentions obligatoires de prescription (identification, posologie, durée, voie, temps d’attente si C

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Introduction à la santé et au comportement animal avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelle est la première démarche à adopter devant une malpropreté chez le chat ?

2. Quel événement de vie peut déclencher une malpropreté chez le chat ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction à la santé et au comportement animal avec 23 flashcards interactives.

Malpropreté du chat — cause ?

Cause médicale ou environnementale.

Pathologies comportementales du chien — exemple ?

Fugue, bagarre, anxiété.

Vaccins chat — maladies couvertes ?

Typhus, coryza, leucose, rage.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches