QCM : Introduction à l’éthique infirmière (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche correspond le mieux à l’éthique dans le domaine du soin ?

Une décision administrative fondée sur les lois et les décrets de l’État
Une conviction personnelle guidant l’action sans discussion avec autrui
Un ensemble de règles professionnelles assorties de sanctions disciplinaires
Une réflexion individuelle ou collective sur le sens et la légitimité des actes

Une réflexion individuelle ou collective sur le sens et la légitimité des actes

Explication

L’éthique examine le sens, la valeur et la légitimité des actes afin de déterminer comment agir correctement, souvent dans une réflexion collégiale. Elle se distingue d’un code disciplinaire, d’une règle juridique ou d’une conviction strictement personnelle.

2. Que comprend un cadre normatif ?

Des opinions personnelles permettant d’évaluer librement chaque situation
Des échanges collégiaux visant à interpréter le sens d’une action
Des décisions médicales destinées à préserver l’indépendance du patient
Des règles et des principes formulant des obligations et des interdits

Des règles et des principes formulant des obligations et des interdits

Explication

Un cadre normatif rassemble des règles et des principes qui indiquent ce qui est obligatoire ou interdit. Les opinions personnelles et les échanges éthiques relèvent d’une réflexion, tandis que la préservation de l’indépendance concerne notamment la bienfaisance.

3. Quelle caractéristique distingue principalement la morale personnelle de l’éthique ?

La morale personnelle s’appuie sur un code professionnel écrit par un Ordre
La morale personnelle repose sur une réflexion collégiale et philosophique
La morale personnelle découle des lois et peut entraîner une sanction pénale
La morale personnelle repose sur la conscience et les convictions individuelles

La morale personnelle repose sur la conscience et les convictions individuelles

Explication

La morale personnelle est subjective, car elle provient de la conscience et des convictions de chacun, et sa transgression expose surtout à un remords intérieur. La réflexion collégiale caractérise l’éthique, le code disciplinaire la déontologie et la sanction pénale le droit.

4. Quelle situation illustre le mieux le rôle de l’éthique par rapport à la déontologie ?

Un tribunal applique une loi et prononce une sanction civile ou pénale
Un soignant suit ses convictions personnelles et éprouve un remords intérieur
Une équipe argumente sur la conduite à tenir sans appliquer de sanction formelle
Un Ordre professionnel impose une règle écrite avec une procédure disciplinaire

Une équipe argumente sur la conduite à tenir sans appliquer de sanction formelle

Explication

L’éthique consiste à mener une réflexion argumentative, souvent collégiale, sans produire par elle-même de sanction formelle. Une règle disciplinaire relève de la déontologie, une sanction judiciaire du droit et le remords d’une morale personnelle.

5. Quelle proposition décrit correctement la déontologie professionnelle ?

Elle repose sur un code écrit de l’Ordre et peut entraîner une sanction disciplinaire
Elle repose sur une réflexion philosophique et n’impose aucune règle professionnelle
Elle découle des lois de l’État et prévoit des sanctions civiles ou pénales
Elle provient des convictions individuelles et entraîne surtout un remords intérieur

Elle repose sur un code écrit de l’Ordre et peut entraîner une sanction disciplinaire

Explication

La déontologie s’appuie sur des règles écrites obligatoires édictées par l’Ordre professionnel et leur violation peut donner lieu à une sanction disciplinaire. La réflexion sans sanction appartient à l’éthique, le remords à la morale personnelle et les sanctions civiles ou pénales au droit.

6. Quelle caractéristique appartient au droit plutôt qu’à la déontologie ?

Il repose sur un code édicté par l’Ordre de la profession concernée
Il provient des lois, des décrets et de la jurisprudence de l’État
Il s’appuie sur les convictions personnelles et la conscience individuelle
Il organise une réflexion collégiale sans caractère contraignant

Il provient des lois, des décrets et de la jurisprudence de l’État

Explication

Le droit est constitué par les lois, les décrets et la jurisprudence de l’État ; il est obligatoire et opposable à tous, avec des sanctions civiles ou pénales. Le code de l’Ordre relève de la déontologie, les convictions de la morale et la réflexion non contraignante de l’éthique.

7. Un patient capable de discernement refuse un traitement après avoir reçu les informations nécessaires. Quel principe impose de prendre ce refus en considération ?

La non-malfaisance, qui interdit toute atteinte physique liée à un traitement
La justice, qui répartit équitablement les soins entre les patients
La bienfaisance, qui conduit l’équipe à choisir l’intervention jugée la plus utile
L’autonomie, qui respecte les préférences, les valeurs et les refus du patient

L’autonomie, qui respecte les préférences, les valeurs et les refus du patient

Explication

L’autonomie reconnaît au patient le droit de décider pour lui-même, notamment d’exprimer un refus, après vérification de son discernement. La bienfaisance vise son intérêt, la non-malfaisance évite de lui nuire et la justice concerne la répartition équitable des ressources.

8. Quelle action relève principalement de la bienfaisance ?

Respecter le refus éclairé d’un traitement malgré l’avis favorable de l’équipe
Répartir une ressource rare selon des critères équitables entre plusieurs patients
Éviter un acte susceptible de porter atteinte à l’intégrité physique du patient
Choisir une intervention destinée à améliorer le bien-être et à réduire la douleur du patient

Choisir une intervention destinée à améliorer le bien-être et à réduire la douleur du patient

Explication

La bienfaisance consiste à agir dans l’intérêt et le bien-être du patient, notamment en préservant sa santé et en réduisant sa douleur. Le respect d’un refus relève de l’autonomie, la répartition équitable de la justice et l’évitement d’un dommage de la non-malfaisance.

9. Quel objectif correspond à la non-malfaisance ?

Répartir les ressources disponibles selon les inégalités d’accès aux soins
Promouvoir le choix du patient en fonction de ses valeurs personnelles
Améliorer son état de santé et préserver son indépendance fonctionnelle
Éviter de nuire au patient ou de porter atteinte à son intégrité

Éviter de nuire au patient ou de porter atteinte à son intégrité

Explication

La non-malfaisance impose de ne pas nuire, de ne pas causer de souffrance et de ne pas réduire l’espérance de vie du patient. La promotion du choix relève de l’autonomie, l’amélioration de l’état de santé de la bienfaisance et la répartition des ressources de la justice.

10. Dans une situation où plusieurs patients ont un accès inégal à une ressource de santé limitée, quel principe demande d’examiner l’équité de sa répartition ?

La justice, qui prend en compte les inégalités de santé et d’accès aux soins
La bienfaisance, qui cherche l’amélioration individuelle du bien-être
L’autonomie, qui permet à chaque patient de décider de ses préférences
La non-malfaisance, qui vise à prévenir une atteinte à l’intégrité

La justice, qui prend en compte les inégalités de santé et d’accès aux soins

Explication

La justice concerne la répartition équitable des soins et des ressources, en tenant compte des inégalités de santé et d’accès aux soins. Les trois autres principes portent respectivement sur la décision du patient, son intérêt et la prévention d’un dommage.

11. Quelle séquence décrit correctement une démarche complète d’analyse éthique face à une situation de soins complexe ?

Présenter les faits, formuler le dilemme, confronter les principes au droit, puis décider et agir
Recueillir l’avis familial, appliquer la règle professionnelle, puis transmettre la décision à l’équipe
Identifier le risque médical, privilégier la sécurité, puis documenter la mesure retenue
Choisir rapidement une solution, vérifier sa faisabilité, puis rechercher les arguments qui la soutiennent

Présenter les faits, formuler le dilemme, confronter les principes au droit, puis décider et agir

Explication

Une analyse éthique structurée expose les faits, les acteurs et le cadre légal, formule le dilemme, examine les principes avec le droit et la déontologie, puis aboutit à une décision argumentée et à des actions concrètes. Se limiter à la sécurité ou à une règle professionnelle ne permet pas d’examiner l’ensemble des dimensions de la situation.

12. Après avoir identifié les acteurs et le cadre légal d’une situation, quelle étape doit suivre dans la démarche d’analyse éthique ?

Appliquer la décision habituelle de l’équipe avant de consulter le patient
Formuler précisément le dilemme avant d’examiner les principes en jeu
Demander à la famille de choisir une solution adaptée aux risques
Commencer par rédiger les actions pratiques sans analyser les valeurs

Formuler précisément le dilemme avant d’examiner les principes en jeu

Explication

La formulation du dilemme permet de faire apparaître le conflit de valeurs avant l’analyse des principes, du droit et de la déontologie. Décider ou agir avant cette analyse risque de masquer le problème éthique au lieu de le clarifier.

13. Quelle caractéristique distingue la situation de M. D. d’un patient incapable d’exprimer sa volonté ?

Il est conscient et lucide, et son refus est exprimé oralement puis confirmé par écrit
Il est incapable de communiquer, mais une carte signée indique une préférence ancienne
Il est désorienté, tout en ayant accepté une transfusion lors d’une hospitalisation antérieure
Il est inconscient, mais sa famille connaît ses préférences religieuses et médicales

Il est conscient et lucide, et son refus est exprimé oralement puis confirmé par écrit

Explication

M. D. est conscient et lucide, et son refus de transfusion est oralement exprimé puis confirmé par une carte écrite signée. Un patient incapable d’exprimer sa volonté relève d’une situation différente, même si des proches ou des documents peuvent alors apporter des éléments.

14. Que prévoit l’article L-1111-4 du Code de la santé publique lorsqu’un patient capable refuse un traitement qui pourrait sauver sa vie ?

Le médecin impose le traitement dès qu’un risque vital est constaté chez le patient
Le médecin suspend toute décision jusqu’à l’accord écrit de la famille
Le médecin respecte une volonté éclairée et réitérée après avoir informé le patient
Le médecin suit la demande de l’épouse si celle-ci estime le traitement indispensable

Le médecin respecte une volonté éclairée et réitérée après avoir informé le patient

Explication

L’article L-1111-4 impose au médecin de respecter le refus d’une personne lorsque sa volonté est éclairée et réitérée, même si le refus met sa vie en danger. La demande de l’épouse ne se substitue pas à la décision d’un patient capable.

15. Dans un refus de transfusion par un patient capable, quelle opposition éthique est correctement formulée ?

La bienfaisance s’oppose à la vérité, tandis que la justice écarte toute décision individuelle
L’autonomie s’oppose à la bienfaisance, tandis que la non-malfaisance met en balance deux risques
La non-malfaisance s’oppose à la compétence, tandis que la confidentialité commande l’intervention familiale
La justice s’oppose à la confidentialité, tandis que l’autonomie impose une transfusion proportionnée

L’autonomie s’oppose à la bienfaisance, tandis que la non-malfaisance met en balance deux risques

Explication

L’autonomie soutient le respect du refus, alors que la bienfaisance pousse à proposer la transfusion bénéfique. La non-malfaisance conduit à comparer le risque du décès avec celui d’une atteinte physique et morale liée à une transfusion forcée.

16. Quelle décision est la plus conforme à la situation de M. D. après vérification de ses capacités et de son refus ?

Autoriser la transfusion parce que l’hémorragie crée un danger vital immédiat
Confier la décision à l’épouse parce qu’elle pourrait subir les conséquences du décès
Respecter son refus tout en proposant des alternatives et une surveillance clinique étroite
Respecter le refus sans autre intervention puisque la décision appartient au patient

Respecter son refus tout en proposant des alternatives et une surveillance clinique étroite

Explication

Le refus doit être respecté parce que M. D. est capable, informé, libre, constant et a confirmé sa décision par écrit, mais l’équipe doit maintenir une bienfaisance active. Une surveillance et des alternatives restent donc nécessaires, contrairement à une absence de prise en charge.

17. Dans quelle situation la contention physique ou mécanique en EHPAD peut-elle être envisagée ?

Comme réponse systématique aux déplacements d’un résident désorienté
Comme mesure préventive habituelle pour réduire la charge de surveillance nocturne
Comme solution de confort lorsque l’équipe manque de temps ou de personnel
Comme dernier recours après l’examen des alternatives et dans un cadre individualisé

Comme dernier recours après l’examen des alternatives et dans un cadre individualisé

Explication

La contention doit rester un dernier recours, après l’examen des autres possibilités et dans une décision adaptée à la situation du résident. Son usage préventif, son emploi pour le confort ou sa substitution à des ressources humaines ne sont pas justifiés.

18. Quelle condition réglementaire est indispensable avant de mettre en place une contention en EHPAD ?

Un consentement familial écrit permettant de fixer librement la durée de la mesure
Une demande orale de la famille confirmée par l’accord de l’aide-soignant présent
Une prescription médicale écrite accompagnée d’une évaluation, d’une surveillance et d’une réévaluation tracées
Une décision collective de l’équipe sans prescription, si le résident présente un risque de chute

Une prescription médicale écrite accompagnée d’une évaluation, d’une surveillance et d’une réévaluation tracées

Explication

La contention nécessite une prescription médicale écrite, une évaluation pluridisciplinaire, la recherche du consentement, une durée minimale, ainsi qu’une surveillance et une réévaluation tracées. La demande familiale ne remplace pas la prescription médicale ni l’encadrement clinique.

19. Pourquoi la contention de Mme L. crée-t-elle un conflit entre la prévention des chutes et la non-malfaisance ?

Elle supprime les chutes liées à la déambulation tout en renforçant l’autonomie décisionnelle
Elle améliore la liberté de mouvement tout en diminuant la nécessité d’une surveillance clinique
Elle protège la dignité de la résidente tout en réduisant les effets indésirables de l’immobilisation
Elle peut limiter les déplacements tout en aggravant l’agitation, la confusion, les chutes ou les blessures

Elle peut limiter les déplacements tout en aggravant l’agitation, la confusion, les chutes ou les blessures

Explication

La contention peut sembler bienfaisante pour prévenir les chutes, mais elle porte atteinte à l’autonomie et peut provoquer davantage d’agitation, de confusion, de chutes et de blessures. Protéger une résidente ne signifie donc pas automatiquement l’immobiliser.

20. Quelle démarche convient en premier lieu pour prendre en charge la déambulation de Mme L. ?

Demander à la famille de choisir une mesure protectrice adaptée aux habitudes de la résidente
Rechercher les causes et les alternatives avant d’envisager une contention prescrite et limitée
Maintenir la résidente dans sa chambre jusqu’à ce que la déambulation cesse spontanément
Installer rapidement une contention afin de prévenir les chutes pendant toute la journée

Rechercher les causes et les alternatives avant d’envisager une contention prescrite et limitée

Explication

La prise en charge commence par la recherche des causes de la déambulation et des alternatives, puis une contention n’est envisagée que si elle est médicalement prescrite, motivée, limitée et réévaluée. Une immobilisation immédiate contourne cette démarche graduée.

21. Quel droit appartient à une personne concernant l’information sur son état de santé ?

Elle peut être informée seulement si son médecin juge la révélation utile
Elle peut demander à sa famille de décider du contenu de l’information médicale
Elle doit recevoir toute l’information dès que sa famille la réclame
Elle peut recevoir l’information ou exprimer le souhait de ne pas la connaître

Elle peut recevoir l’information ou exprimer le souhait de ne pas la connaître

Explication

La personne dispose d’un droit à l’information et peut aussi choisir de ne pas savoir lorsqu’elle l’exprime. La famille ne peut pas s’opposer à l’information d’un patient qui demande à connaître son état.

22. Dans la situation de M. R., quel principe justifie sa demande de connaître la vérité malgré la volonté protectrice de son fils ?

La justice, car les proches doivent recevoir la même information
La non-malfaisance, car toute information risque de le bouleverser
L’autonomie, car M. R. souhaite décider en étant informé
La bienfaisance, car le fils connaît mieux l’intérêt de M. R.

L’autonomie, car M. R. souhaite décider en étant informé

Explication

La demande de M. R. relève de son autonomie, tandis que la protection souhaitée par son fils exprime une bienfaisance paternaliste. La non-malfaisance impose toutefois d’éviter une annonce brutale ou mensongère.

23. Quelle conduite est appropriée pour l’infirmière lorsque M. R. demande directement son diagnostic et son pronostic ?

Éviter sa question afin de préserver son équilibre émotionnel
Lui révéler le diagnostic puis demander au médecin de confirmer
Accueillir sa question et organiser rapidement une annonce médicale
Demander à son fils de choisir les informations à lui transmettre

Accueillir sa question et organiser rapidement une annonce médicale

Explication

L’infirmière ne doit ni mentir ni annoncer seule le diagnostic et le pronostic, qui relèvent du médecin. Elle doit accueillir la demande et faciliter rapidement l’entretien médical d’annonce.

24. Que doit faire l’infirmière concernant la séropositivité de Kévin et sa compagne ?

Révéler la séropositivité dès qu’un risque de transmission est évoqué
Transmettre l’information à la famille afin de prévenir les comportements dangereux
Demander à la compagne l’autorisation de consulter le dossier de Kévin
Respecter le secret et ne pas révéler directement la séropositivité à la compagne

Respecter le secret et ne pas révéler directement la séropositivité à la compagne

Explication

Le secret professionnel interdit à l’infirmière de révéler directement la séropositivité de Kévin à sa partenaire, et sa violation constitue un délit. Elle peut toutefois informer Kévin des risques pénaux d’une transmission volontaire.

25. Quel conflit éthique caractérise principalement la situation de Kévin face à sa compagne exposée ?

La bienfaisance familiale face au devoir de préserver le secret médical
La liberté de la compagne face au droit de Kévin à interrompre son traitement
La justice professionnelle face au droit de l’équipe à diffuser le diagnostic
La confidentialité et l’autonomie de Kévin face à la protection de sa compagne

La confidentialité et l’autonomie de Kévin face à la protection de sa compagne

Explication

La situation oppose le respect de la confidentialité et de l’autonomie de Kévin à la non-malfaisance envers sa compagne exposée. Le secret protège Kévin, tandis que l’information de la compagne est nécessaire à son choix éclairé.

26. Quelle intervention respecte à la fois le secret professionnel et la prévention du risque pour la compagne de Kévin ?

Accompagner Kévin pour qu’il informe lui-même sa compagne ou accepte une aide à l’annonce
Demander à Kévin de prévenir sa famille avant d’aborder la question avec sa compagne
Informer directement la compagne après avoir obtenu l’accord de l’équipe soignante
Attendre que la compagne découvre la situation lors d’un prochain dépistage

Accompagner Kévin pour qu’il informe lui-même sa compagne ou accepte une aide à l’annonce

Explication

L’infirmière doit respecter le secret tout en accompagnant rapidement Kévin vers une information de sa compagne par lui-même ou avec une aide adaptée. Informer directement la partenaire dépasserait les limites du secret professionnel.

27. Quel droit concernant la douleur est garanti à toute personne prise en charge ?

Le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur
Le droit de choisir l’ordre des interventions selon son anxiété
Le droit d’obtenir une présence relationnelle avant toute intervention technique
Le droit de recevoir un traitement antalgique sans évaluation clinique

Le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur

Explication

Toute personne a le droit de recevoir des soins destinés à soulager sa douleur, conformément à l’article L.1110-5 du Code de la santé publique. Ce droit n’empêche pas l’équipe d’évaluer la situation et de hiérarchiser les interventions.

28. Quel enjeu éthique principal est mis en évidence par la nécessité de prendre en charge plusieurs patients simultanément ?

La justice distributive doit organiser le temps entre le soin technique et le soin relationnel
La non-malfaisance impose de privilégier les demandes exprimées avec le plus d’intensité
La confidentialité exige de traiter séparément les patients selon leur diagnostic
L’autonomie permet à chaque patient de fixer lui-même l’ordre des interventions

La justice distributive doit organiser le temps entre le soin technique et le soin relationnel

Explication

La situation met en tension la justice distributive, qui concerne une répartition équitable du temps, et la bienfaisance sous ses formes technique et relationnelle. L’intensité d’une demande ne suffit donc pas à déterminer seule l’ordre des soins.

29. Quel ordre d’intervention correspond à une priorisation adaptée dans cette situation nocturne ?

Sécuriser le patient confus, écouter Mme B., puis reporter l’évaluation de la douleur après la tournée
Soulager la douleur, installer le patient confus, puis informer Mme B. que son angoisse sera évaluée plus tard
Rassurer longuement Mme B., traiter la douleur, puis sécuriser le patient confus et terminer la tournée
Reconnaître la demande de Mme B., sécuriser le patient confus, soulager la douleur, puis revenir vers Mme B.

Reconnaître la demande de Mme B., sécuriser le patient confus, soulager la douleur, puis revenir vers Mme B.

Explication

La priorisation commence par reconnaître la demande de Mme B., puis sécurise le patient confus et évalue la douleur postopératoire avant de revenir vers Mme B. Cette séquence combine sécurité, soulagement et maintien du soin relationnel.

30. Que doit faire l’infirmière lorsque la charge de travail dépasse les capacités de l’équipe ?

Alerter l’encadrement ou le médecin de garde et signaler la situation par écrit
Attendre la relève avant de signaler la surcharge et ses conséquences possibles
Réorganiser seule les soins jusqu’à ce que toutes les demandes soient traitées
Demander aux patients stables de renoncer à leurs soins pendant la nuit

Alerter l’encadrement ou le médecin de garde et signaler la situation par écrit

Explication

Une charge dépassant les capacités de l’équipe doit être signalée à l’encadrement ou au médecin de garde, avec une trace écrite de la charge ou de l’événement indésirable. Gérer seul le sous-effectif laisse persister un risque institutionnel et pour les patients.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Introduction à l’éthique infirmière.

Qu'est-ce que l'éthique selon sa définition principale ?

Une réflexion sur le sens, la valeur et la légitimité des actes pour bien agir.

Quel est l'objectif principal de la réflexion éthique ?

Déterminer comment bien agir.

Comment se caractérise la réflexion éthique ?

Elle est individuelle ou collective, souvent collégiale et pluriprofessionnelle.

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