QCM : Introduction aux psychotropes et traitements psychiatriques — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qui a réalisé en 1940 un cas de schizophrénie traité par technique d’électrochocs ?

Cerletti et Lucio Bini
Manfred Sakel
Ladislas Joseph von Meduna
Dr Wagner Von Jauregg

Cerletti et Lucio Bini

Explication

Cerletti et Lucio Bini sont associés au cas de 1940 utilisant la technique d’électrochocs. Les autres noms renvoient à d’autres approches historiques.

2. Quel effet est typiquement associé à l’antagonisme des récepteurs histaminiques H1 par certains psychotropes ?

Une augmentation de la pression artérielle
Une sédation avec prise de poids
Une amélioration marquée de la concentration
Une réduction de la salivation sans somnolence

Une sédation avec prise de poids

Explication

L’antagonisme H1 est associé à une baisse de vigilance, une somnolence et souvent une prise de poids. C’est un effet indésirable classique de plusieurs psycholeptiques.

3. Quel est le principe de l’électroconvulsivothérapie ?

Induire une crise convulsive contrôlée sous anesthésie générale
Remplacer le sommeil paradoxal par un sommeil artificiel
Bloquer durablement les récepteurs D2
Augmenter la sécrétion d’adrénaline de façon prolongée

Induire une crise convulsive contrôlée sous anesthésie générale

Explication

L’ECT repose sur l’induction d’une crise convulsive contrôlée sous anesthésie générale. Ce traitement est standardisé et réalisé en sécurité.

4. Quelle manifestation peut faire partie du syndrome malin des neuroleptiques ?

Une amélioration brutale des délires
Une bradycardie isolée sans autre signe
Une hyperthermie inexpliquée avec troubles de conscience
Une simple sécheresse buccale

Une hyperthermie inexpliquée avec troubles de conscience

Explication

Le syndrome malin des neuroleptiques est une urgence vitale rare caractérisée notamment par une hyperthermie inexpliquée et des troubles neurovégétatifs et de conscience. Les autres options décrivent des effets non spécifiques ou opposés.

5. Quel risque est particulièrement associé aux benzodiazépines apparentées ou de demi-vie longue utilisées comme hypnotiques ?

Une absence totale d’effet sédatif
Une augmentation systématique de la pression artérielle
Une destruction irréversible des neurones
Un risque de dépendance important

Un risque de dépendance important

Explication

Le cours souligne un risque de dépendance élevé pour les benzodiazépines et les apparentés. Les autres propositions ne correspondent pas aux effets décrits.

6. Quel mécanisme biologique explique en partie la rapidité d’action de l’ECT ?

Une inhibition définitive des monoamines
Une augmentation forte du BDNF et de la plasticité synaptique
Une destruction des circuits hippocampiques
Une baisse isolée de la glycémie

Une augmentation forte du BDNF et de la plasticité synaptique

Explication

L’ECT augmente fortement le BDNF, ce qui soutient la plasticité synaptique et la reconfiguration rapide des circuits cérébraux. C’est l’un des éléments majeurs de son efficacité.

7. Quel est le mécanisme antipsychotique classique des neuroleptiques ?

Le blocage des récepteurs dopaminergiques D2 post-synaptiques
L’activation des récepteurs sérotoninergiques 5-HT1
L’augmentation directe de la recapture de dopamine
La stimulation des récepteurs GABA de type A

Le blocage des récepteurs dopaminergiques D2 post-synaptiques

Explication

Le mécanisme classique repose sur le blocage des récepteurs D2 post-synaptiques. Cela réduit notamment les symptômes positifs liés à l’hyperdopaminergie mésolimbique.

8. Quel effet clinique est attendu lorsque l’activité GABAergique est renforcée par les benzodiazépines ?

Une sédation avec diminution de l’anxiété et effet anticonvulsivant
Une augmentation de l’agressivité et de l’éveil
Une stimulation directe de la mémoire
Une hausse marquée de la température corporelle

Une sédation avec diminution de l’anxiété et effet anticonvulsivant

Explication

Le GABA agit comme un frein du cerveau, ce qui explique les effets sédatifs, anxiolytiques, myorelaxants et anticonvulsivants. Les autres réponses correspondent à des effets opposés.

9. Quel effet indésirable ou risque peut être favorisé par le lithium ?

Une absence totale d’effets neurologiques
Une augmentation exclusive de l’appétit
Un syndrome sérotoninergique
Une hypoglycémie profonde systématique

Un syndrome sérotoninergique

Explication

Le lithium peut favoriser l’accumulation de sérotonine et donc augmenter le risque de syndrome sérotoninergique. Ce risque est central dans sa surveillance.

10. Quelle voie est principalement ciblée par l’esketamine dans la dépression résistante ?

La voie cholinergique
La voie adrénérgique périphérique
La voie histaminergique
La voie glutamatergique

La voie glutamatergique

Explication

L’esketamine agit sur les mécanismes liés au glutamate, au sein de la voie glutamatergique. Elle se distingue ainsi des antidépresseurs monoaminergiques classiques.

11. Quelle classe de psychotropes regroupe les substances qui ralentissent l’activité du système nerveux central avec un effet sédatif et dépressif sur l’humeur ?

Les psycholeptiques
Les psychodysleptiques
Les thymorégulateurs
Les psychostimulants

Les psycholeptiques

Explication

Les psycholeptiques ralentissent l’activité du SNC et ont un effet sédatif. Les psychodysleptiques, au contraire, perturbent l’activité psychique et peuvent provoquer des hallucinations.

12. Quelle surveillance est prévue dans le suivi de l’esketamine ?

Un contrôle biologique régulier et un ECG annuel
Un électroencéphalogramme quotidien
Une radiographie thoracique hebdomadaire
Une ponction lombaire trimestrielle

Un contrôle biologique régulier et un ECG annuel

Explication

Le suivi décrit repose sur une surveillance biologique régulière, environ tous les 3 mois, et un ECG au moins annuel. Les autres examens ne font pas partie du schéma mentionné.

13. Quel exemple correspond le mieux à un psychodysleptique tel qu’il est défini dans la classification des psychotropes ?

L’halopéridol
L’alcool
Le zolpidem
Le lithium

L’alcool

Explication

L’alcool fait partie des psychotropes psychodysleptiques car il perturbe l’activité du SNC. Le zolpidem est hypnotique, le lithium est thymorégulateur et l’halopéridol est un neuroleptique.

14. Sous quelle forme l’esketamine est-elle administrée dans le schéma décrit ?

En injection sous-cutanée
En spray nasal
En perfusion intramusculaire
En comprimé sublingual

En spray nasal

Explication

L’esketamine est administrée en spray nasal, ce qui facilite l’administration et limite le premier passage hépatique. C’est la forme galénique mise en avant.

15. Comment les benzodiazépines renforcent-elles l’action du GABA ?

Par une modulation allostérique sur un site distinct du GABA
En remplaçant directement le GABA sur son récepteur
En détruisant les canaux chlorure
En bloquant la recapture du GABA dans la fente synaptique

Par une modulation allostérique sur un site distinct du GABA

Explication

Les benzodiazépines se fixent sur un site distinct et augmentent l’efficacité du GABA sans le remplacer. C’est le principe de la modulation allostérique.

16. Quel suivi est essentiel dans la prise en charge de la schizophrénie aiguë sévère selon le cours ?

Utiliser des antipsychotiques pour réduire surtout les symptômes positifs
Privilégier uniquement les psychostimulants
Éviter toute surveillance clinique
Supprimer tout traitement après quelques jours

Utiliser des antipsychotiques pour réduire surtout les symptômes positifs

Explication

Les antipsychotiques sont utilisés pour réduire surtout les symptômes positifs, notamment dans les formes aiguës sévères avec agitation et délire massif. Le suivi clinique reste indispensable.

17. Quel schéma organisationnel est associé à l’ECT ?

Phase unique sans réévaluation
Induction, consolidation puis maintien
Traitement uniquement oral
Stimulation continue pendant plusieurs heures

Induction, consolidation puis maintien

Explication

Le cours décrit un schéma en trois phases : induction ou attaque, consolidation puis maintien selon la réponse clinique. Cela structure la cure d’ECT.

18. Quel profil de patient rend l’ECT particulièrement pertinente ?

Un patient présentant uniquement une migraine
Un patient avec une anxiété légère transitoire
Un patient sans aucun antécédent thymique
Un patient ayant déjà répondu favorablement à l’ECT

Un patient ayant déjà répondu favorablement à l’ECT

Explication

Une réponse antérieure favorable est un élément qui soutient l’intérêt de l’ECT. Le cours mentionne aussi la résistance aux antidépresseurs comme argument important.

19. Quelle affirmation décrit le mieux la tianeptine ?

Elle bloque les récepteurs D2
Elle augmente la recapture de la sérotonine
Elle est un hypnotique barbiturique
Elle est un antagoniste H1 puissant

Elle augmente la recapture de la sérotonine

Explication

La tianeptine augmente la recapture de la sérotonine et ne présente pas d’effet anticholinergique notable. Les autres propositions ne correspondent pas à sa définition.

20. Quelle situation fait partie des indications de l’ECT en première intention dans les troubles thymiques ?

Une insomnie isolée sans dépression
Une rhinite saisonnière
Une dépression délirante
Une phobie spécifique simple

Une dépression délirante

Explication

La dépression délirante fait partie des indications de première intention de l’ECT. Le cours cite aussi le risque vital, la résistance ou la contre-indication aux antidépresseurs.

21. Quel est l’objectif principal d’un thymorégulateur ?

Stabiliser l’humeur et réduire la fréquence ou l’intensité des épisodes thymiques
Augmenter la vigilance de façon durable
Supprimer uniquement les hallucinations
Provoquer rapidement un sommeil profond

Stabiliser l’humeur et réduire la fréquence ou l’intensité des épisodes thymiques

Explication

Les thymorégulateurs visent à stabiliser l’humeur et à diminuer la survenue ou l’intensité des épisodes thymiques. Ils ne sont pas définis par un effet hypnotique ou antipsychotique isolé.

22. Quel traitement est cité comme prenant une place importante dans la phase aiguë des troubles anxieux ?

Les barbituriques
Les neuroleptiques classiques
Les thymorégulateurs au lithium
Les ISRS

Les ISRS

Explication

Les ISRS sont indiqués en première intention dans les troubles anxieux, avec une évaluation de l’efficacité après quelques semaines. Les autres classes ne constituent pas le traitement de référence de cette indication.

23. Quel effet indésirable est lié au blocage prolongé des récepteurs D2 par les neuroleptiques ?

Une hyperthyroïdie
Une augmentation de la vigilance
Des dyskinésies tardives
Une guérison rapide de la psychose

Des dyskinésies tardives

Explication

Le blocage D2 prolongé peut entraîner une uprégulation des récepteurs D2, favorisant des dyskinésies tardives. Ce n’est pas un effet thérapeutique mais une complication.

24. Quel paramètre du sommeil peut être modifié par un hypnotique ?

La glycémie à jeun et la fréquence cardiaque
La température corporelle uniquement
La mémoire à long terme et la vision des couleurs
La durée totale du sommeil et le délai d’endormissement

La durée totale du sommeil et le délai d’endormissement

Explication

Les hypnotiques peuvent modifier la durée totale du sommeil, le temps d’endormissement et aussi le sommeil paradoxal. Ils agissent donc directement sur l’architecture du sommeil.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Introduction aux psychotropes et traitements psychiatriques.

Psychotropes — définition ?

Substances agissant sur le psychisme.

Psychodysleptiques — rôle ?

Perturbent le SNC, provoquent hallucinations.

Psycholeptiques — rôle ?

Ralentissent le SNC, sédatifs, dépressifs.

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