Fiche de révision : Introduction aux thérapies psychologiques et pharmacologiques

📋 Plan du Cours

  1. Motivations des troubles et structure de l’individu
  2. Lunettes du trouble et choix du traitement
  3. Thérapies biologiques et pharmacothérapie
  4. Classes de psychotropes et indications
  5. Électrochocs, photothérapie et psychochirurgie
  6. Psychanalyse et mécanismes thérapeutiques
  7. Thérapie psychodynamique et limites de la psychanalyse
  8. Thérapies cognitivo-comportementales et techniques
  9. Troisième vague TCC et thérapies métacognitives
  10. Thérapies systémiques et prescription du symptôme
  11. Psychothérapies humanistes et attitudes thérapeutiques
  12. Psychothérapies institutionnelles et facteurs de réussite

📖 1. Motivations des troubles et structure de l’individu

🔑 Notions clés & Définitions

  • Besoin d’appartenance : Besoin d’intégration à un groupe qui peut pousser une personne à agir pour être reconnue ou acceptée.
  • Délinquant essentiel : Catégorie de motivation où l’acte vient d’une incompréhension des limites et des interdits.
  • Pervers : Catégorie de motivation où l’acte vise à provoquer ou observer la souffrance infligée à autrui.
  • Psychopathe : Catégorie de motivation associée à un sentiment de toute-puissance et de supériorité par rapport aux lois.
  • Pharmacothérapie : Thérapie médicamenteuse visant à agir sur le fonctionnement cérébral via des psychotropes.

📝 Points essentiels

  • La motivation d’un trouble (ou d’un passage à l’acte) varie selon la structure de l’individu, donc la prise en charge ne doit pas être identique pour tous.
  • Le traitement vise à agir sur des éléments de la personne (ajouter, réduire ou réorienter des aspects), tout en considérant que la structure de base reste relativement stable.
  • Les troubles peuvent être abordés avec différentes « lunettes » théoriques, et le choix du traitement dépend de la lunette utilisée.
  • En pharmacothérapie, le trouble est conçu comme un dysfonctionnement cérébral lié à des déséquilibres (ex. neurotransmetteurs) et parfois à des facteurs périphériques comme le fonctionnement intestinal.
  • L’objectif des psychotropes est de modifier la concentration de neurotransmetteurs au niveau des synapses en augmentant ou en diminuant leur disponibilité.
  • Les psychologues ne peuvent pas prescrire, mais doivent connaître les effets des médicaments sur le cerveau et le fonctionnement du sujet.

💡 Astuce mémo

Motivation → structure → traitement : même « personne », mais lunettes différentes, donc réponses différentes.

📖 2. Lunettes du trouble et choix du traitement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Anxiolytiques : Médicaments utilisés pour traiter les troubles anxieux en produisant un effet sédatif lié à l’inhibition de l’axe sympathique.
  • Thymorégulateurs : Médicaments visant à stabiliser les variations excessives de l’humeur, notamment dans les troubles bipolaires.
  • Thérapie électroconvulsive : Traitement par électrochocs consistant à provoquer une crise comitiale généralisée bilatérale pour modifier le fonctionnement neuronal.
  • Photothérapie : Traitement par luminothérapie qui agit en modifiant le rythme circadien, notamment via l’horloge interne du corps.
  • Psychanalyse : Thérapie psychologique cherchant à traiter un trouble en mettant au jour des pulsions, souvenirs et conflits inconscients.

📝 Points essentiels

  • Les anxiolytiques (tranquillisants) sont cités avec Anafranil, Effexor, Prozac, Tofranil comme exemples de traitements des troubles anxieux.
  • Les thymorégulateurs sont cités avec Lexomil, Seresta, Temesta, Valium, Xanax comme exemples de stabilisation de l’humeur.
  • La thérapie électroconvulsive vise une crise épileptique généralisée bilatérale pour modifier le fonctionnement neuronal.
  • Le protocole décrit comprend 6 à 20 séances sous anesthésie et curarisation pour éviter convulsions et blessures.
  • Les électrochocs utilisent 2 électrodes placées sur le front pour faire circuler un courant électrique dans le cerveau.
  • La photothérapie est efficace quand le trouble implique un décalage du rythme circadien (avance/retard de phase) ou une dépression saisonnière avec retard du rythme.

💡 Astuce mémo

Électrochocs = « crise pour recâbler » ; Luminothérapie = « lumière pour horloge » ; Psychanalyse = « sens pour libérer ».

📖 3. Thérapies biologiques et pharmacothérapie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psychanalyse : La psychanalyse est une thérapie qui vise à comprendre le trouble en explorant les pulsions, souvenirs et conflits inconscients.
  • Inconscient : L’inconscient désigne le niveau psychique dont les contenus restent hors de la conscience mais influencent le mal-être.
  • Association libre : L’association libre est une technique où le patient parle sans contrôler son discours pour laisser émerger des manifestations de l’inconscient.
  • Interprétation des rêves : L’interprétation des rêves consiste à analyser le rêve comme une expression déguisée de pulsions et conflits inconscients.
  • Transfert : Le transfert est le fait que le patient attribue à l’analyste des sentiments liés à des figures importantes de son passé.

📝 Points essentiels

  • La conception freudienne du trouble attribue le désordre à des pulsions, souvenirs et/ou conflits inconscients.
  • L’objectif de la psychanalyse est de donner du sens au mal-être en rendant conscients des contenus refoulés, ce qui peut produire une catharsis.
  • La catharsis correspond à une libération de l’énergie psychique mobilisée par le problème inconscient.
  • La technique classique place le patient allongé sur un divan, sans voir le thérapeute, afin de réduire les effets du regard social et de contourner les défenses du moi et du surmoi.
  • L’association libre vise à éviter la censure du discours pour augmenter les chances de faire apparaître l’inconscient.
  • Dans l’analyse des rêves, le contenu manifeste correspond à ce dont on se souvient, tandis que le contenu latent renvoie au sens inconscient derrière le rêve.

💡 Astuce mémo

Divan + mots libres + rêves = inconscient qui parle; transfert = émotions du passé sur l’analyste.

📖 4. Classes de psychotropes et indications

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psychanalyse : Approche psychothérapeutique cherchant le sens des symptômes à partir de conflits ou pulsions inconscients.
  • Limites de la psychanalyse : Ensemble des contraintes de l’approche psychanalytique, notamment sur l’adéquation clinique et la vérifiabilité scientifique.
  • Thérapie psychodynamique : Version moderne de la psychanalyse où le thérapeute est plus actif et le traitement est généralement plus court.
  • Psychothérapies cognitivo-comportementales : Approches centrées sur l’idée que le trouble est maintenu par des conditionnements et des pensées ou croyances dysfonctionnelles.
  • Cycle empirique : Suite d’étapes où l’on analyse le problème, évalue les composantes, puis teste et ajuste l’intervention à partir de données.

📝 Points essentiels

  • La psychanalyse peut proposer une interprétation reliant les difficultés relationnelles intimes à des éléments inconscients.
  • Son applicabilité est limitée pour les troubles psychotiques, selon la source.
  • La durée de la psychanalyse peut exposer le patient à une détresse importante avant une résolution des symptômes, avec question éthique.
  • Le postulat central de la psychanalyse (symptôme comme expression d’un conflit/pulsion inconscient) n’est pas démontrable.
  • L’acquiescement du patient à une interprétation peut refléter une volonté de collaborer plutôt qu’une validation réelle.
  • Le refus d’une interprétation peut conduire l’analyste à conclure que c’est « inconscient », sans possibilité de preuve de justesse.

💡 Astuce mémo

Psychanalyse = Sens caché (inconscient) mais preuve fragile; psychodynamique = plus actif; TCC = pensées/conditionnements + test empirique.

📖 5. Électrochocs, photothérapie et psychochirurgie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Conditionnement classique : Le conditionnement classique est un apprentissage où un stimulus neutre devient capable de déclencher une réponse émotionnelle après association avec un stimulus significatif.
  • Conditionnement opérant : Le conditionnement opérant est un apprentissage où les conséquences d’un comportement (renforcement ou punition) augmentent ou réduisent la probabilité de ce comportement.
  • Apprentissage social : L’apprentissage social est un mode d’acquisition de comportements et de réactions par observation et imitation d’autrui.
  • Relaxation progressive de Jacobson : La relaxation progressive de Jacobson est une technique de détente basée sur la contraction puis le relâchement successif des muscles pour diminuer l’angoisse.
  • Training autogène de Schultz : Le training autogène de Schultz est une technique de relaxation guidée par l’imagerie mentale, visant à détendre progressivement les muscles en revivant une situation apaisante.

📝 Points essentiels

  • Le trouble est expliqué par un apprentissage dysfonctionnel et/ou par des pensées/croyances dysfonctionnelles qui maintiennent le problème.
  • La cible du traitement peut être le comportement, les émotions et/ou les pensées, avec pour objectif de modifier l’un ou plusieurs de ces éléments.
  • Le cycle empirique comprend analyse du problème, évaluation du fonctionnement, formulation d’hypothèses, choix et exécution des interventions, puis évaluation régulière et finale des effets.
  • L’analyse du problème s’appuie sur entretien, observation, tests et questionnaires, puis sur une mesure du niveau de base et une évaluation psycho-diagnostique.
  • La formulation d’hypothèses relie le maintien du trouble à des habitudes d’évitement et à l’augmentation progressive de la peur (ex. phobie des araignées).
  • Les thérapies comportementales de la première vague conçoivent le trouble comme issu d’un apprentissage dysfonctionnel (classique, opérant, ou social) ayant produit les symptômes.

💡 Astuce mémo

Classique = association émotionnelle; Opérant = conséquences; Social = imitation.

📖 6. Psychanalyse et mécanismes thérapeutiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Conditionnement classique : Mécanisme d’apprentissage où un stimulus neutre devient capable de déclencher une réponse après association avec un stimulus significatif.
  • Conditionnement opérant : Mécanisme d’apprentissage où un comportement est renforcé ou affaibli par ses conséquences.
  • Désensibilisation systématique : Procédure d’exposition progressive visant à réduire la peur en combinant relaxation et exposition graduée.
  • Thérapies cognitives : Approches de la deuxième vague qui expliquent les troubles par des pensées et croyances dysfonctionnelles et visent leur modification.
  • Thérapie rationnelle-émotive : Thérapie d’Albert Ellis qui relie les émotions aux croyances (B) et cherche à contester les croyances irrationnelles.

📝 Points essentiels

  • Phobie des oiseaux : trouble expliqué par un conditionnement classique renforcé par un conditionnement opérant, avec traitement par relaxation puis exposition en imagerie mentale et désensibilisation systématique.
  • Exhibitionnisme : le plaisir peut être obtenu sans nécessité de se montrer, ce qui oriente l’analyse vers les fonctions du comportement plutôt que vers l’acte en lui-même.
  • Dépression : le traitement vise à forcer l’activation du sujet afin de permettre l’accès au plaisir.
  • Trouble oppositionnel : le sujet peut rechercher l’attention sans déclencher de crise, ce qui modifie la compréhension du maintien du trouble.
  • Deuxième vague (thérapies cognitives) : le désordre est causé par des pensées, croyances et schémas dysfonctionnels, et la cible du traitement est le contenu de ces pensées.
  • Techniques cognitives : identification des croyances/schémas dysfonctionnels via entretien (avec ou sans flèche descendante) ou via questionnaires, puis restructuration cognitive pour les modifier.

💡 Astuce mémo

Classique + opérant = peur qui s’installe; Relax + Imagerie + Désensibilisation = peur qui recule.

📖 7. Thérapie psychodynamique et limites de la psychanalyse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Thérapie cognitive de la dépression : Approche centrée sur l’identification et la modification des croyances et schémas dysfonctionnels qui entretiennent la dépression.
  • Dialogue socratique : Technique d’entretien qui amène le patient à questionner ses croyances via des questions pour faire émerger d’autres facteurs explicatifs.
  • Distorsions cognitives : Erreurs de raisonnement qui déforment l’interprétation des situations et renforcent des émotions négatives.
  • Activation comportementale : Intervention qui vise à augmenter l’engagement dans des actions concrètes pour réduire l’inertie et améliorer l’humeur.
  • Thérapies métacognitives : Approches qui considèrent que le trouble vient surtout de la relation au contenu des pensées et émotions, pas du contenu lui-même.

📝 Points essentiels

  • La thérapie cognitive vise à augmenter les chances de comportements plus adaptés en modifiant croyances et schémas dysfonctionnels.
  • Le dialogue socratique consiste à faire préciser les faits (ex. vécu du divorce, contact avant/après, délai entre divorce et difficultés, capacité d’autonomie) pour relativiser une causalité totale.
  • Le changement attendu inclut une causalité plus nuancée, une culpabilité moins intense et des émotions négatives moins fortes.
  • Les distorsions cognitives sont mises à jour puis corrigées pour réduire leur impact sur l’humeur et le fonctionnement.
  • La thérapie cognitive de la dépression est moins adaptée à la dépression bipolaire et peut nécessiter une combinaison avec des psychotropes.
  • Des résultats meilleurs sont rapportés quand elle est combinée à des interventions centrées sur le comportement moteur, comme l’activation comportementale.

💡 Astuce mémo

Croyance → Questions socratiques → Schéma remplacé → Expériences correctives (Beck).

📖 8. Thérapies cognitivo-comportementales et techniques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pleine conscience : Technique consistant à diriger volontairement l’attention sur le moment présent, sans jugement, pour observer l’expérience au fil de l’instant.
  • Pilotage automatique : Mode de fonctionnement où l’on réagit sans être pleinement présent, car pensées, sensations et émotions déclenchent des habitudes anciennes.
  • Mindfulness-based stress reduction : Programme de réduction du stress fondé sur la pleine conscience, développé par Jon Kabat-Zinn.
  • Thérapie d’acceptation et d’engagement : ACT, thérapie qui vise à réduire la souffrance en travaillant l’acceptation, la défusion cognitive et l’action guidée par les valeurs.
  • Défusion cognitive : Principe ACT qui consiste à traiter les pensées comme des événements mentaux plutôt que comme des vérités à suivre ou à croire.

📝 Points essentiels

  • La pleine conscience aide à se centrer sur le présent et à réduire l’impact des ruminations négatives.
  • Les pensées sont observées comme des événements mentaux détachés de leur contenu et de leur charge émotionnelle.
  • En pleine conscience, on reprend la main sur ses réponses et on diminue le pilotage automatique.
  • Le but de la pleine conscience est d’augmenter la conscience pour choisir sa réponse face aux situations.
  • Kabat-Zinn a développé le programme mindfulness-based stress reduction (MBSR).
  • Linehan a intégré des éléments de pleine conscience dans la thérapie dialectique-comportementale pour des patients borderline.

💡 Astuce mémo

Présent sans jugement → pensées = événements → moins de ruminations → plus de choix (PC).

📖 9. Troisième vague TCC et thérapies métacognitives

🔑 Notions clés & Définitions

  • Métaphores en TCC : Outils imagés utilisés en thérapie pour aider le patient à donner du sens à ses pensées, émotions ou douleurs sans chercher à les supprimer directement.
  • Métaphore de l’invité indésirable : Métaphore qui présente certaines douleurs ou pensées comme des “visiteurs” à accueillir plutôt qu’à éliminer systématiquement, afin de mieux en comprendre le rôle.
  • TCC brèves : Forme de thérapie cognitivo-comportementale structurée, généralement conçue pour produire des changements relativement rapidement.
  • Thérapies systémiques : Approches qui considèrent le trouble comme lié au fonctionnement d’un système (famille ou relations), et visent à modifier les interactions.
  • Sculpting familial : Technique de thérapie systémique où la famille “met en scène” sa dynamique pour observer comment les décisions et interactions se construisent.

📝 Points essentiels

  • Les métaphores servent à amener le patient à conscientiser que certaines douleurs ne doivent pas toujours être évitées pour aller mieux.
  • Les TCC peuvent être critiquées pour un focus parfois trop simpliste sur le problème et la solution, avec un manque de profondeur.
  • Une technique efficace en moyenne ne garantit pas son efficacité pour chaque personne, car la singularité du sujet peut compter.
  • Les TCC reposent sur des fondements scientifiques : les techniques utilisées montrent une efficacité statistique dans les études.
  • Les TCC sont souvent classées parmi les thérapies brèves, avec des résultats observés plus rapidement que dans d’autres psychothérapies.
  • En thérapies systémiques, le trouble est conçu comme le symptôme d’un dysfonctionnement du système (famille ou relations).

💡 Astuce mémo

Invité indésirable = “ne pas chasser, comprendre” ; Systémique = “le trouble parle du système”.

📖 10. Thérapies systémiques et prescription du symptôme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Thérapie systémique : Approche qui explique le trouble par le fonctionnement des interactions au sein d’un système (souvent familial), plutôt que par une cause unique chez l’individu.
  • Causalité inverse : Idée selon laquelle le symptôme peut aussi influencer les relations et le fonctionnement du système, et pas seulement l’inverse.
  • Déculpabilisation du patient : Principe visant à réduire la responsabilité attribuée au patient en montrant que le trouble peut venir du contexte relationnel plutôt que d’un défaut personnel.
  • Psychothérapies humanistes : Courants qui considèrent le désordre psychique comme un blocage de la croissance et qui visent l’épanouissement du client dans sa globalité.
  • Attitude positive inconditionnelle : Posture thérapeutique où le thérapeute accepte le client sans jugement, pour favoriser la confiance et l’expression authentique.

📝 Points essentiels

  • La systémique suppose que le trouble résulte du fonctionnement du système, mais elle peut aussi rencontrer l’hypothèse inverse où le trouble produit des changements dans le système.
  • Un exemple de causalité inverse est le cas où un parent surprotecteur contribue à l’apparition du trouble, tout en pouvant aussi être modifié par la présence du symptôme.
  • Limite fréquente : la systémique peut privilégier le contexte relationnel au détriment de facteurs internes propres au sujet.
  • Limite fréquente : la systémique ne prend pas toujours en compte la causalité inverse, alors que le symptôme peut agir sur les relations familiales.
  • Force majeure : la prise en compte du contexte permet d’envisager que l’origine du symptôme se situe ailleurs que dans l’individu seul.
  • Force majeure : la déculpabilisation du patient réduit l’idée que le sujet serait responsable de son trouble, en mettant l’accent sur les dynamiques relationnelles.

💡 Astuce mémo

Systémique = « contexte d’abord » ; causalité inverse = « symptôme qui reconfigure le contexte » ; humaniste = « croissance bloquée » + « acceptation sans jugement ».

📖 11. Psychothérapies humanistes et attitudes thérapeutiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Empathie centrée client : Attitude consistant à percevoir le monde comme le client le vit, puis à lui communiquer cette compréhension pour qu’il puisse s’explorer davantage.
  • Congruence thérapeutique : Authenticité du thérapeute, qui n’endosse pas un masque professionnel et peut se montrer pleinement lui-même dans la relation.
  • Écoute active : Technique d’interaction visant à refléter, paraphraser ou clarifier ce que le client exprime pour améliorer sa compréhension de lui-même.
  • Thérapeute centré sur la personne : Approche où la relation et l’accueil du client priment, sans diagnostic ni conseils techniques imposés par le thérapeute.
  • Sociothérapies : Courants influencés par l’antipsychiatrie qui expliquent le trouble par des facteurs sociaux et visent un changement du milieu de vie.

📝 Points essentiels

  • L’empathie implique de comprendre ce que le client ressent, puis de lui renvoyer cette compréhension pour favoriser un sentiment d’être vraiment compris.
  • La congruence autorise le thérapeute à partager ses sentiments ou inquiétudes quand cela peut aider le client, et à dévoiler certaines expériences personnelles jugées opportunes.
  • L’écoute active comprend trois opérations : refléter, paraphraser et clarifier ce que le client dit ou veut dire.
  • Refléter revient à renvoyer au client une impression observable (ex. nervosité) pour l’aider à se voir à travers le regard thérapeutique.
  • Paraphraser consiste à reformuler avec d’autres mots pour renforcer la compréhension de soi par le client.
  • Clarifier sert à vérifier que le thérapeute a bien compris le sens du client avant d’aller plus loin.

💡 Astuce mémo

Empathie = Je ressens avec vous → je vous le renvoie ; Congruence = je suis vrai ; Écoute active = miroir (refléter) + reformulation (paraphraser) + vérification (clarifier).

📖 12. Psychothérapies institutionnelles et facteurs de réussite

🔑 Notions clés & Définitions

  • François Tosquelles : Fondateur des psychothérapies institutionnelles, il a promu une approche où l’institution devient un outil de soin plutôt qu’un simple lieu médical.
  • Hôpital de Saint-Alban : Exemple emblématique d’hôpital inspiré par les psychothérapies institutionnelles, où la vie collective participe directement au processus de soin.
  • Maxelle Jones : Fondatrice de la communauté thérapeutique, elle a développé une pratique centrée sur le respect du symptôme et la participation active des patients.
  • Communauté thérapeutique : Cadre de soin où soignants et soignés partagent la vie de la communauté, et où le symptôme n’est pas forcément traité comme quelque chose à éradiquer.
  • Groupes d’entraide : Dispositifs organisés par les personnes concernées, visant à rompre l’isolement et à soutenir des trajectoires similaires sans dépendre d’une présence thérapeutique.

📝 Points essentiels

  • Dans les psychothérapies institutionnelles, l’hôpital n’est pas seulement un lieu où l’on reçoit des soins, mais un lieu par lequel on est soigné.
  • Les psychothérapies institutionnelles impliquent une pluralité d’acteurs (soignants et aussi artistes, agriculteurs, philosophes) qui participent à la vie de l’institution.
  • Le patient est considéré comme actif et partie prenante de ses soins, notamment via des activités concrètes comme courses, cuisine, jardinage et animations.
  • Dans la communauté thérapeutique, le symptôme est respecté et n’est pas automatiquement vu comme un mal à supprimer, mais comme un chemin possible de transformation.
  • Les patients organisent eux-mêmes la vie de la communauté, et les soignants interviennent surtout pour gérer les difficultés liées à la vie collective.
  • Les groupes d’entraide visent à briser l’isolement, soulager la détresse et aider des personnes confrontées à des situations proches, avec une organisation portée par les patients.

💡 Astuce mémo

Institution = “on soigne par la vie” (Saint-Alban) ; Communauté = “on vit avec la folie” (Jones) ; Entraide = “on n’est plus seul”.

📊 Tableaux de synthèse

Classes de psychotropes et indications (selon le cours)

ClasseIndicationExemples cités
NeuroleptiquesTroubles psychotiques, démence, délirium tremensHaldol, leponex, risperdal, zyprexa
Anti-dépresseursDépressionAnafranil, Effexor, prozac, Tofranil
AnxiolytiquesTroubles anxieuxLexomil, Seresta, Temesta, valium, Xanax
ThymorégulateursTroubles bipolaires (stabiliser les variations excessives de l’humeur)Dépakine, lythium, tégrétol

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre motivation et structure : le cours insiste que la prise en charge ne doit pas être identique pour tous car la motivation varie selon la structure.
  2. Croire que la structure de l’individu change : le cours dit qu’elle reste relativement stable, et que le traitement vise à ajouter/réduire/réorienter des aspects.
  3. Penser que les psychologues peuvent prescrire : le cours rappelle qu’ils ne peuvent pas prescrire, mais doivent connaître les effets des médicaments.
  4. Mélanger les cibles des thérapies biologiques : électrochocs visent le fonctionnement neuronal via une crise, photothérapie vise le rythme circadien, psychochirurgie vise la structure/connectivité ou la stimulation.
  5. Interpréter “contenu manifeste” et “contenu latent” comme deux souvenirs identiques : le manifeste est ce dont on se souvient, le latent renvoie au sens inconscient.
  6. Croire que les TCC “suppriment” les pensées : en troisième vague (pleine conscience/ACT), l’objectif est de modifier le rapport aux pensées (défusion/acceptation), pas de les éliminer.
  7. Réduire la systémique à “tout vient du contexte” : le cours mentionne aussi la causalité inverse et le risque de négliger des facteurs internes au sujet.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi la motivation d’un passage à l’acte varie selon la structure (besoin d’appartenance, délinquant essentiel, pervers, psychopathe) et en déduire que le traitement n’est pas identique pour tous.
  2. Décrire la logique “lunettes du trouble” : le traitement dépend de la lunette théorique choisie, et la structure de base reste relativement stable.
  3. En pharmacothérapie, donner la conception du trouble (dysfonctionnement cérébral, déséquilibres, parfois flore intestinale) et l’objectif (modifier la concentration de neurotransmetteurs au niveau des synapses).
  4. Citer les 4 grandes classes de psychotropes du cours et associer chacune à son indication et à au moins un exemple cité.
  5. Expliquer la thérapie électroconvulsive : conception, cible, objectif (crise comitiale généralisée bilatérale), nombre de séances (6 à 20) et modalités (anesthésie + curarisation, 2 électrodes sur le front).
  6. Expliquer la photothérapie : conception (trouble du rythme circadien), cible (rythme), objectif et exemples d’indications (avance/retard de phase, dépression saisonnière avec retard).
  7. Décrire la psychochirurgie selon le cours : retour en grâce (années 2000 après recul années 80), conception, cible (structure/connectivité), objectifs (ôter/supprimer/ajouter/implanter/stimulation) et exemples (épilepsie
  8. parkinson, dépression, TOC).
  9. Présenter la psychanalyse : conception (pulsion/souvenir/conflit inconscient), cible (inconscient), objectif (donner du sens, catharsis), cadre (divan, pas de regard social) et au moins 3 techniques (association libre, 1
  10. interprétation des rêves, résistance, transfert, interprétation).
  11. Lister les limites de la psychanalyse données au cours (applicabilité limitée aux psychotiques, longueur/détresse, manque de fondement scientifique) et une force (profondeur, prise en compte de la perception du patient).
  12. Comparer psychanalyse vs thérapie psychodynamique : position du thérapeute, activité du thérapeute, durée plus courte et focalisation sur processus conscients/problèmes du moment.
  13. Expliquer la logique TCC (deuxième vague) : conception (conditionnement/pensées/croyances dysfonctionnelles), cible (comportement/émotions/pensées), objectif et techniques (identification, restructuration, dialogue socr
  14. atique, flèche descendante, restructuration cognitive).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Introduction aux thérapies psychologiques et pharmacologiques avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quel type de motivation correspond à un acte issu d’une incompréhension des limites et des interdits ?

2. Quel est l’un des principes généraux de la prise en charge des troubles liés à la structure de l’individu ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction aux thérapies psychologiques et pharmacologiques avec 24 flashcards interactives.

Motivation des troubles — définition ?

Facteurs psychologiques ou biologiques qui poussent à agir.

Structure de l’individu — rôle ?

Influence sur la motivation et la prise en charge.

Lunettes du trouble — concept ?

Cadre théorique pour choisir le traitement.

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