QCM : Introduction aux troubles de la personnalité — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle formulation décrit le mieux la personnalité ?

Un ensemble fixe de comportements appris dans l’enfance
Une simple somme de réflexes et d’habitudes sociales
Une organisation exclusivement émotionnelle de l’individu
Une intégration dynamique des composantes cognitives, pulsionnelles et émotionnelles

Une intégration dynamique des composantes cognitives, pulsionnelles et émotionnelles

Explication

La personnalité est définie comme l’intégration dynamique des composantes cognitives, pulsionnelles et émotionnelles. Les autres propositions réduisent la personnalité à un seul aspect ou à un simple cumul d’habitudes.

2. Quel énoncé caractérise le mieux les traits de personnalité ?

Des capacités intellectuelles mesurables par les tests cognitifs
Des modalités relationnelles et des façons de percevoir le monde et de se penser
Des symptômes transitoires apparaissant uniquement en période de stress
Des réactions biologiques identiques chez tous les individus

Des modalités relationnelles et des façons de percevoir le monde et de se penser

Explication

Les traits de personnalité renvoient aux manières de relationner et de percevoir le monde et soi-même. Ils ne se limitent ni à des symptômes passagers ni à l’intelligence.

3. Dans ce cadre, quand une personnalité devient-elle pathologique ?

Lorsqu’elle se rigidifie et entraîne des réponses inadaptées aux situations
Lorsqu’elle varie selon les contextes sans difficulté particulière
Lorsqu’elle devient simplement plus expressive émotionnellement
Lorsqu’elle se confond avec un trait de caractère isolé

Lorsqu’elle se rigidifie et entraîne des réponses inadaptées aux situations

Explication

La pathologie apparaît quand la rigidité de fonctionnement produit des réponses inadaptées. Une simple variation contextuelle n’est pas en elle-même pathologique.

4. Quelle différence correspond le mieux à l’opposition entre approche dimensionnelle et catégorielle ?

La première concerne le cerveau, la seconde les émotions
La première décrit seulement les symptômes aigus, la seconde les traits
La première pense un continuum, la seconde des catégories distinctes
La première est propre au DSM-5, la seconde à la neurologie

La première pense un continuum, la seconde des catégories distinctes

Explication

L’approche dimensionnelle situe les troubles sur un continuum, alors que l’approche catégorielle les regroupe en catégories distinctes. Le cours souligne que le DSM-5 accorde davantage de place à la dimensionnelle.

5. Quelle caractéristique générale définit le groupe A ?

La réserve et l’anxiété
L’impulsivité et la théâtralité
La dépendance et la passivité
La bizarrerie et l’excentricité

La bizarrerie et l’excentricité

Explication

Le groupe A est présenté comme marqué par la bizarrerie et l’excentricité. La réserve anxieuse correspond plutôt au groupe C, et la théâtralité au groupe B.

6. Quelle description correspond le mieux à la personnalité schizotypique ?

Un contrôle minutieux du travail avec souci du détail
Une méfiance durable avec crainte de trahison
Des croyances floues, un discours difficile à suivre et des attitudes excentriques
Une recherche constante d’attention avec séduction et provocation

Des croyances floues, un discours difficile à suivre et des attitudes excentriques

Explication

La personnalité schizotypique associe croyances et discours flous à des comportements excentriques. La recherche d’attention renvoie au groupe B et le contrôle minutieux au groupe C.

7. Quelle caractéristique générale définit le groupe B ?

La réserve, la crainte et l’évitement
La rigidité intellectuelle sans retentissement relationnel
La théâtralité, l’émotivité et des comportements erratiques
La bizarrerie avec retrait social massif

La théâtralité, l’émotivité et des comportements erratiques

Explication

Le groupe B est décrit par la théâtralité, l’émotivité et des comportements erratiques. Les autres propositions reprennent des traits des groupes A ou C.

8. Quel tableau clinique illustre le mieux une personnalité borderline ?

Une méfiance constante avec interprétation des intentions d’autrui
Une préoccupation excessive pour l’ordre et les détails
Une instabilité relationnelle et émotionnelle avec impulsivité et conduites à risque
Un retrait social durable avec faible expressivité émotionnelle

Une instabilité relationnelle et émotionnelle avec impulsivité et conduites à risque

Explication

La personnalité borderline est associée à l’instabilité relationnelle et émotionnelle, à l’impulsivité et aux conduites à risque. Les autres propositions correspondent à d’autres personnalités.

9. Quelle caractéristique générale définit le groupe C ?

La transgression, l’agressivité et l’errance
La provocation, l’émotivité et la labilité
La bizarrerie, l’excentricité et le retrait
La réserve, la crainte et l’anxiété

La réserve, la crainte et l’anxiété

Explication

Le groupe C regroupe des personnalités réservées, craintives et anxieuses. Les traits de transgression renvoient au groupe B, et la bizarrerie au groupe A.

10. Quelle attitude correspond le mieux à une personnalité dépendante ?

Contrôler rigoureusement chaque détail du travail
Éviter toute relation par peur de la solitude
S’imposer comme leader en toutes circonstances
Rechercher l’avis d’une figure de référence pour décider et agir

Rechercher l’avis d’une figure de référence pour décider et agir

Explication

La personnalité dépendante se caractérise par la recherche d’avis et par des décisions soutenues par une figure de référence. Le contrôle des détails correspond plutôt à la personnalité obsessionnelle-compulsive.

11. Quel mécanisme définit principalement une décompensation psychique ?

Une adaptation durable grâce à des défenses renforcées
Un effondrement des mécanismes de défense habituels face à une situation affective insupportable
Une amélioration soudaine de l’adaptation après un choc émotionnel
Une simple augmentation progressive des symptômes sans rupture psychique

Un effondrement des mécanismes de défense habituels face à une situation affective insupportable

Explication

La décompensation correspond à la crise provoquée par l’effondrement des défenses habituelles quand la situation devient affectivement insupportable. Les autres propositions décrivent soit une amélioration, soit une évolution progressive, ce qui ne correspond pas à la définition.

12. Quels syndromes sont donnés comme exemples de décompensation psychotique ?

Le syndrome de Clérambault et le syndrome de Cotard
Le syndrome de Jérusalem et le syndrome de Florence
Le syndrome de Gilles de la Tourette et le syndrome d’Asperger
Le syndrome de Korsakoff et le syndrome de Wernicke

Le syndrome de Jérusalem et le syndrome de Florence

Explication

Le cours cite explicitement le syndrome de Jérusalem et le syndrome de Florence comme exemples de décompensation psychotique. Les autres syndromes appartiennent à d’autres cadres cliniques.

13. Dans la logique du cours, quel est le rôle de l’équilibration par rapport à l’équilibre ?

L’équilibration et l’équilibre désignent exactement la même chose
L’équilibration est le processus explicatif, tandis que l’équilibre est le résultat
L’équilibre est le moteur explicatif principal, tandis que l’équilibration en est le résultat
L’équilibre n’a aucun lien avec la vie organique ou mentale

L’équilibration est le processus explicatif, tandis que l’équilibre est le résultat

Explication

Le cours insiste sur le fait que l’équilibration est le processus qui explique les conduites, alors que l’équilibre n’est qu’un état-résultat. C’est l’inverse de la proposition erronée qui fait de l’équilibre la cause principale.

14. Comment la notion d’équilibre est-elle présentée dans l’explication des conduites ?

Comme une anomalie rare propre aux troubles psychiatriques
Comme une notion réservée à la neurologie et sans intérêt en psychologie
Comme un état purement passif sans fonction de régulation
Comme une propriété intrinsèque de la vie organique et mentale

Comme une propriété intrinsèque de la vie organique et mentale

Explication

Le cours présente l’équilibre comme une propriété constitutive de la vie organique et mentale, utilisée par les écoles de psychologie pour comprendre les conduites. Il ne s’agit donc ni d’un phénomène rare ni d’une notion limitée à la neurologie.

15. Quelle proportion d’adultes est estimée présenter un trouble de la personnalité ?

Moins de 1 %
5 à 15 %
20 à 30 %
1 à 3 %

5 à 15 %

Explication

Le cours donne une prévalence estimée de 5 à 15 % chez l’adulte. Les autres valeurs s’écartent de cette estimation.

16. Quel retentissement est mis en avant pour les traits de personnalité pathologiques ?

Une amélioration des relations sociales grâce à une plus grande souplesse
Une souffrance interne ou une entrave au fonctionnement social adapté
Une atteinte uniquement cognitive sans conséquence relationnelle
Une absence totale d’impact sur la vie quotidienne

Une souffrance interne ou une entrave au fonctionnement social adapté

Explication

Les traits deviennent rigides et envahissants, ce qui entraîne soit une souffrance, soit une perturbation de l’ajustement social. Le retentissement n’est donc pas limité à un domaine cognitif.

17. Quel événement est à l’origine du cas célèbre de Phineas Gage ?

Un accident de chantier avec une barre à mine traversant la joue gauche et l’avant du cerveau
Un accident vasculaire touchant uniquement le tronc cérébral
Une crise épileptique de naissance ayant entraîné un retard global
Une infection cérébrale ayant détruit progressivement les lobes occipitaux

Un accident de chantier avec une barre à mine traversant la joue gauche et l’avant du cerveau

Explication

Phineas Gage est décrit comme victime d’un accident de chantier en 1848 avec une barre à mine transperçant sa joue gauche et une partie antérieure du cerveau. Les autres propositions ne correspondent pas au cas présenté.

18. Quels changements comportementaux sont associés aux lésions du cortex orbitofrontal ?

Somnolence, ataxie et perte auditive
Hyperacousie, anosmie et tremblements
Amnésie isolée et mutisme persistant
Irritabilité, désinhibition et comportements sexuels exacerbés

Irritabilité, désinhibition et comportements sexuels exacerbés

Explication

Le cours relie les lésions orbitofrontales à l’irritabilité, à la désinhibition et à des comportements sexuels exacerbés. Les autres réponses mélangent des signes neurologiques qui ne sont pas ceux mis en avant ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Introduction aux troubles de la personnalité.

Personnalité — définition ?

Intégration dynamique des composantes cognitives, pulsionnelles, émotionnelles.

Traits de personnalité — rôle ?

Modalités relationnelles et perceptions du monde.

Stabilité et unicité — importance ?

Personnalité stable et unique à chaque individu.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction aux troubles de la personnalité.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM