QCM : Introduction aux troubles liés au trauma — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans le TSPT selon le DSM-5, quel ensemble de symptômes doit être présent en regroupements distincts pour établir le diagnostic ?

Dissociation, amnésie, dépersonnalisation et déréalisation
Obsessions, compulsions, phobies spécifiques et attaques de panique
Humeur dépressive, anhédonie, ralentissement psychomoteur et idées de culpabilité
Intrusion, évitement, altérations de la cognition et de l’humeur, et altérations de l’éveil et de la réactivité

Intrusion, évitement, altérations de la cognition et de l’humeur, et altérations de l’éveil et de la réactivité

Explication

Le DSM-5 exige la présence de symptômes dans les quatre clusters du TSPT. Les autres propositions correspondent à d’autres tableaux cliniques ou à des phénomènes associés, mais pas aux clusters diagnostiques du TSPT.

2. Dans l’évolution des classifications, quelle différence distingue le DSM-IV du DSM-5 concernant le TSPT ?

Le DSM-IV l’ignorait, tandis que le DSM-5 le définit uniquement par la dissociation
Le DSM-IV le rattachait aux troubles de la personnalité, tandis que le DSM-5 le rattache aux troubles psychotiques
Le DSM-IV le considérait comme un trouble de l’humeur, tandis que le DSM-5 le classe comme trouble neurodéveloppemental
Le DSM-IV le classait parmi les troubles anxieux, tandis que le DSM-5 le rattache aux traumatismes et facteurs de stress

Le DSM-IV le classait parmi les troubles anxieux, tandis que le DSM-5 le rattache aux traumatismes et facteurs de stress

Explication

Le point clé est le changement de famille diagnostique entre les deux versions du DSM. Le DSM-IV plaçait le TSPT dans les troubles anxieux, alors que le DSM-5 le relie aux traumatismes et aux facteurs de stress.

3. Pourquoi parle-t-on d’une définition stricte du TSPT dans le DSM-5 ?

Parce qu’elle impose systématiquement une perte de mémoire totale de l’événement
Parce qu’elle ne retient pas les menaces psychologiques comme élément constitutif du trouble
Parce qu’elle réserve le diagnostic aux traumatismes survenus dans l’enfance
Parce qu’elle exige toujours une comorbidité dépressive pour poser le diagnostic

Parce qu’elle ne retient pas les menaces psychologiques comme élément constitutif du trouble

Explication

La définition stricte du TSPT dans le DSM ne prend pas en compte les menaces psychologiques comme critère central. Les autres propositions ajoutent des exigences qui ne font pas partie de la définition.

4. Chez les enfants de 6 ans ou moins, quelle particularité caractérise l’organisation des symptômes du TSPT ?

Les symptômes sont remplacés par une simple plainte de tristesse
Les formulations sont adaptées au développement, avec des domaines similaires à ceux des plus grands
L’évitement n’est plus pris en compte dans l’évaluation
Le diagnostic repose uniquement sur les rêves récurrents

Les formulations sont adaptées au développement, avec des domaines similaires à ceux des plus grands

Explication

Le DSM-5 propose une présentation développementalement adaptée chez les jeunes enfants, tout en gardant une logique proche des grands domaines symptomatiques. L’évitement reste bien pris en compte.

5. Dans le maintien du TSPT, quel mécanisme correspond à l’idée de soulagement à court terme obtenu par l’évitement ?

La généralisation automatique de toutes les peurs à toutes les situations
La suppression définitive des souvenirs traumatiques
Le renforcement négatif de l’évitement face aux stimuli associés au traumatisme
Le conditionnement opérant positif par récompense directe

Le renforcement négatif de l’évitement face aux stimuli associés au traumatisme

Explication

L’évitement réduit momentanément la peur, ce qui renforce le comportement par soulagement, donc par renforcement négatif. Cela contribue au maintien du trouble.

6. Quel énoncé décrit le mieux le modèle de maintien cognitif du TSPT ?

Les symptômes disparaissent dès que le patient évite toute évocation du trauma
Le maintien dépend principalement d’un manque de sommeil sans lien avec les croyances
Les interprétations menaçantes du présent entretiennent les symptômes en renforçant le sentiment de danger
Le trouble persiste surtout parce que les souvenirs sont toujours exacts et inchangés

Les interprétations menaçantes du présent entretiennent les symptômes en renforçant le sentiment de danger

Explication

Le modèle cognitif met l’accent sur des interprétations et croyances qui rendent le trauma « actuel » et dangereux. L’évitement peut soulager, mais il ne modifie pas le sens attribué à l’événement.

7. Selon la théorie du traitement émotionnel, qu’est-ce qu’une structure de la peur ?

Une réponse réflexe purement motrice sans contenu cognitif
Un mécanisme réservé aux émotions positives
Une liste de souvenirs totalement indépendants les uns des autres
Une représentation mentale organisée qui relie des indices, des significations et des réponses émotionnelles

Une représentation mentale organisée qui relie des indices, des significations et des réponses émotionnelles

Explication

La structure de la peur est une organisation de connaissances qui associe indices, interprétations et réponses émotionnelles. C’est elle qui guide l’interprétation des situations anxiogènes.

8. Quel est le rôle principal de l’exposition dans cette théorie ?

Éviter tout contact avec les déclencheurs jusqu’à disparition complète des symptômes
Effacer immédiatement toute trace mnésique liée au traumatisme
Introduire des informations incompatibles avec la structure de la peur pour diminuer progressivement la réponse émotionnelle
Remplacer la peur par une récompense externe systématique

Introduire des informations incompatibles avec la structure de la peur pour diminuer progressivement la réponse émotionnelle

Explication

L’exposition met le patient en contact avec des éléments redoutés afin d’apporter de nouvelles informations contradictoires. La peur peut ainsi diminuer, même si la structure initiale n’est pas entièrement supprimée.

9. Dans le modèle d’Ehlers et Clark, qu’est-ce qui maintient le TSPT ?

Un apprentissage exclusivement moteur sans rôle des pensées
Une absence totale d’attention portée aux signaux de danger
Un défaut de langage qui empêche toute verbalisation du trauma
L’interaction entre croyances post-traumatiques, interprétations menaçantes et traitement biaisé de l’information

L’interaction entre croyances post-traumatiques, interprétations menaçantes et traitement biaisé de l’information

Explication

Le modèle souligne que les croyances sur le trauma orientent l’interprétation du présent et biaisent le traitement de l’information. Ce cercle entretient le sentiment de menace et les symptômes.

10. Quel exemple illustre le mieux une surinterprétation du danger dans ce modèle ?

Interpréter un bruit banal comme le signe qu’une agression va recommencer
Diminuer la vigilance face à des indices réellement sécurisants
Accepter une explication alternative et nuancée de la situation
Reconnaître qu’un souvenir appartient au passé sans menace actuelle

Interpréter un bruit banal comme le signe qu’une agression va recommencer

Explication

La surinterprétation du danger consiste à attribuer une signification menaçante à des signaux ambigus ou ordinaires. Cela alimente l’activation émotionnelle et la persistance du trouble.

11. Dans une conceptualisation de cas TCC, à quoi sert principalement l’analyse fonctionnelle ?

À confirmer que tous les symptômes ont une cause biologique identique
À relier situations, pensées, émotions et comportements pour guider l’indication et le plan de prise en charge
À poser un diagnostic uniquement à partir des antécédents familiaux
À remplacer l’entretien clinique par un score unique

À relier situations, pensées, émotions et comportements pour guider l’indication et le plan de prise en charge

Explication

L’analyse fonctionnelle décrit les liens entre déclencheurs, cognitions, émotions et comportements afin de comprendre le maintien du problème. Elle sert ensuite à construire le plan thérapeutique.

12. Dans la conceptualisation du cas d’inquiétude, quelle chaîne est la plus cohérente ?

Incertitude perçue comme dangereuse, recherche de certitude, évitement et maintien de l’inquiétude
Certitude rassurante, exposition spontanée, disparition immédiate de l’anxiété
Désengagement complet, hyperactivité physique et réduction de l’attention
Plaisir immédiat, absence d’anticipation et arrêt total du contrôle

Incertitude perçue comme dangereuse, recherche de certitude, évitement et maintien de l’inquiétude

Explication

Le cours décrit une chaîne où l’incertitude est vécue comme stressante, ce qui pousse à chercher de la certitude et à éviter l’ambiguïté. Ces stratégies maintiennent l’inquiétude au lieu de la réduire.

13. Quelle est l’idée centrale d’une TCC centrée sur le traumatisme ?

Se concentrer uniquement sur les symptômes physiques sans parler des souvenirs
Éviter toute évocation du trauma afin de ne pas réactiver les émotions
Remplacer la psychothérapie par une simple consigne de repos
Cibler les symptômes liés au traumatisme pour favoriser leur intégration adaptative dans la vie du patient

Cibler les symptômes liés au traumatisme pour favoriser leur intégration adaptative dans la vie du patient

Explication

L’approche centrée sur le traumatisme vise à travailler le matériel traumatique pour l’intégrer de façon plus adaptative. Elle ne repose pas sur l’évitement du souvenir.

14. Dans cette même approche, quelle dimension doit être prise en compte pendant le travail thérapeutique ?

La couleur des souvenirs, car elle indique la sévérité du trouble
La dissociation, car elle peut modifier la façon dont le patient traite l’expérience traumatique
La taille corporelle, car elle détermine la mémoire du traumatisme
Le niveau scolaire, car il suffit à expliquer le trouble

La dissociation, car elle peut modifier la façon dont le patient traite l’expérience traumatique

Explication

Le cours insiste sur la dissociation comme élément important chez certains patients traumatisés, car elle influence l’intégration de l’expérience. C’est donc une dimension clinique à prendre en compte.

15. Quel objectif correspond le mieux à un objectif thérapeutique SMART dans ce contexte ?

Réduire l’inquiétude excessive en augmentant progressivement la tolérance à l’incertitude
Devenir parfait dans toutes les situations sociales
Être moins anxieux un jour, si possible
Ne plus jamais ressentir d’émotion désagréable

Réduire l’inquiétude excessive en augmentant progressivement la tolérance à l’incertitude

Explication

Un objectif SMART doit être concret, ciblé et utile cliniquement, par exemple diminuer l’inquiétude et augmenter la tolérance à l’incertitude. Les autres propositions sont vagues ou irréalistes.

16. À quoi sert principalement l’auto-enregistrement dans ce cadre thérapeutique ?

À prouver que le patient exagère ses difficultés
À repérer et suivre les comportements, émotions ou situations problématiques de manière structurée
À remplacer complètement les séances de thérapie
À éviter toute réflexion sur les déclencheurs

À repérer et suivre les comportements, émotions ou situations problématiques de manière structurée

Explication

L’auto-enregistrement sert à observer les comportements et les situations de manière systématique, afin de mieux cibler le travail thérapeutique. Il ne remplace pas la thérapie, mais l’éclaire.

17. Dans la dépression, quelle stratégie correspond à l’activation comportementale ?

Renforcer l’isolement pour diminuer la fatigue
Augmenter progressivement les activités pour restaurer des renforcements positifs
S’appuyer uniquement sur l’analyse des rêves
Éviter toutes les activités jusqu’au retour spontané de l’énergie

Augmenter progressivement les activités pour restaurer des renforcements positifs

Explication

L’activation comportementale vise à réintroduire progressivement des activités potentiellement gratifiantes, afin de recréer des renforcements positifs. C’est une stratégie centrale des TCC pour la dépression.

18. Quel modèle explique la dépression par un traitement dysfonctionnel de l’information sur soi, le monde et le futur ?

Le modèle de Foa et Kozak
Le modèle de Lewinsohn
Le modèle de Beck
Le modèle de Levine

Le modèle de Beck

Explication

Le modèle de Beck associe la dépression à des schémas et distorsions cognitives portant sur soi, le monde et l’avenir. Lewinsohn, lui, insiste davantage sur la baisse des renforcements positifs.

19. Quelle combinaison de troubles fait partie des comorbidités fréquemment associées à l’anorexie et aux troubles liés à l’alcool dans l’évaluation clinique ?

Autisme, épilepsie et scoliose
Dépression, troubles anxieux et TCA de type drunkorexie
Cataracte, migraine et eczéma
Schizophrénie uniquement, sans autre association

Dépression, troubles anxieux et TCA de type drunkorexie

Explication

Le cours mentionne des comorbidités fréquentes comme la dépression, les troubles anxieux et la drunkorexie. Ces associations sont importantes à rechercher car elles influencent l’évaluation et la prise en charge.

20. Pourquoi ne faut-il pas conclure à l’absence de problème quand le seuil de consommation d’alcool n’est pas dépassé ?

Parce que le DETA ne sert qu’aux adolescents
Parce que des épisodes de type binge eating peuvent être masqués selon le contexte clinique
Parce que tout usage inférieur au seuil est toujours sans conséquence
Parce que le seuil remplace totalement l’évaluation clinique

Parce que des épisodes de type binge eating peuvent être masqués selon le contexte clinique

Explication

Le seuil de consommation est un repère utile, mais il ne suffit pas à exclure un problème, notamment si des épisodes de type binge eating sont présents. L’évaluation doit donc rester clinique et contextuelle.

21. Que désigne principalement la sidération dans le contexte des traumatismes ?

Un état de blocage où l’action et la pensée sont momentanément empêchées
Une suractivité motrice avec impulsivité excessive
Une simple tristesse passagère
Une amélioration brutale de la concentration

Un état de blocage où l’action et la pensée sont momentanément empêchées

Explication

La sidération correspond à un état de gel ou de blocage où les réponses cognitives et motrices se trouvent ralenties ou arrêtées. C’est un mécanisme différent d’une agitation ou d’une dépression simple.

22. Quel exemple illustre le mieux l’activation comportementale après une sidération ?

Amener la personne à effectuer des actions concrètes, comme rencontrer des personnes ou ranger sa chambre
Lui conseiller de rester immobile pour éviter la fatigue
Lui faire éviter toute activité sociale pendant une semaine
Lui demander de ne penser à rien pendant plusieurs heures

Amener la personne à effectuer des actions concrètes, comme rencontrer des personnes ou ranger sa chambre

Explication

L’activation comportementale vise à remettre la personne en mouvement par des actions concrètes, ce qui aide à sortir de l’inertie. Elle s’oppose à l’évitement passif ou à l’immobilité.

23. Quel critère est indispensable pour retenir un diagnostic de TDAH ?

Des symptômes présents avant 12 ans et dans au moins deux environnements
Une apparition après 18 ans avec un seul contexte touché
Une présence exclusive à l’école sans retentissement ailleurs
Une concentration parfaite mais une humeur fluctuante

Des symptômes présents avant 12 ans et dans au moins deux environnements

Explication

Le diagnostic de TDAH exige un début avant 12 ans et une présence des symptômes dans au moins deux contextes. Cela permet de distinguer le trouble d’une difficulté situationnelle isolée.

24. Lequel des éléments suivants fait partie des critères d’inattention du TDAH ?

Avoir peur des hauteurs et des espaces clos
Éviter les tâches demandant un effort mental soutenu et perdre souvent des objets
Parler trop vite avec une humeur expansive uniquement
Dormir moins de trois heures sans fatigue

Éviter les tâches demandant un effort mental soutenu et perdre souvent des objets

Explication

Les critères d’inattention incluent notamment l’évitement des tâches exigeantes sur le plan mental et les pertes d’objets fréquentes. Les autres propositions renvoient à d’autres troubles ou à des phénomènes non spécifiques.

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Trouble du stress post-traumatique — clusters ?

Intrusion, évitement, cognition/humeur, éveil/réactivité.

DSM-V TSPT — classification ?

Trouble causé par traumatismes et facteurs de stress.

DSM-IV TSPT — classification ?

Trouble anxieux.

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