Aboulie : Trouble mental caractérisé par la diminution ou la privation de la volonté, se traduisant par l’incapacité d’orienter et de coordonner la pensée dans un projet d’action ou une conduite efficiente.
Adhésivité : Tendance à s’attacher soit à une personne, soit à une pensée, soit à un objet.
Affect : État affectif ou émotionnel, pouvant être pénible ou non, qui colore la perception du monde et influence le comportement.
Agressivité : Force psychique permettant à l’individu d’imposer la satisfaction de ses exigences pulsionnelles élémentaires. Elle n’est pas synonyme de violence. Elle peut être adressée à un objet extérieur (hétéro agressivité) ou dirigée sur soi-même (auto agressivité).
Alexithymie : Incapacité à reconnaître et exprimer ses émotions et ses sentiments. Elle est associée au concept de « pensée opératoire » décrite par l’école psychosomatique de Paris, caractérisée par une limitation de la vie imaginaire, avec un mode d’expression très descriptif (décrire inlassablement ses symptômes organiques, rêver peu).
Amnésie : Difficulté ou impossibilité d’acquérir, stocker ou se rappeler des événements constituant une information. Elle peut être lacunaire (période de vie absente), antérograde (oubli des événements récents), rétrograde (oubli des événements anciens) ou antérorétrograde (combinaison des deux).
Angoisse : État de malaise psychique et physique dû au sentiment d’imminence d’un danger. Elle se manifeste par une crainte diffuse pouvant aller de l’inquiétude à la panique, accompagnée de sensations physiques pénibles comme étouffement ou maux de ventre.
Les notions d’aboulie, adhésivité, affect, agressivité, alexithymie, amnésie, angoisse et anxiété sont fondamentales pour comprendre les états affectifs et volitifs du patient en psychopathologie. Leur étude permet d’évaluer le fonctionnement psychique global et d’orienter le diagnostic.
Aboulie : Trouble mental caractérisé par une diminution ou une privation de la volonté, se manifestant par l’incapacité d’orienter et de coordonner la pensée dans un projet d’action ou une conduite efficiente. Elle correspond à une perte d’initiative, de motivation et d’énergie pour réaliser des actions, malgré la présence de capacités intellectuelles intactes (Lexique psychiatrique).
Anhédonie : Perte d’intérêt et abandon de toutes les activités habituelles génératrices de plaisir. Elle est souvent associée à la dépression et traduit une incapacité à ressentir du plaisir ou à éprouver des émotions positives, constituant un signe clinique majeur dans certains troubles affectifs (Lexique psychiatrique).
Anorexie mentale : Trouble majeur des conduites alimentaires caractérisé par une restriction volontaire de l’alimentation, entraînant un amaigrissement significatif. Elle s’accompagne souvent d’aménorrhée et constitue une pathologie complexe mêlant aspects psychologiques et somatiques (Lexique psychiatrique).
Apathie : Réduction de l’affectivité se traduisant par une indifférence, une absence de réactions aux stimuli habituels, et souvent par une inertie physique marquée. Elle reflète un état d’engourdissement émotionnel ou un manque d’énergie vitale, fréquemment observé dans divers troubles psychiatriques (Lexique psychiatrique).
Apragmatisme : Etat où certains sujets sont incapables psychiquement de réaliser des actes ou conduites qu’ils peuvent concevoir et dont ils possèdent les moyens instrumentaux. Il se distingue des déments ou apraxiques par le fait que ces sujets peuvent concevoir l’action mais ne peuvent pas l’exécuter au commandement, sans trouble intellectuel apparent (Lexique psychiatrique).
Clinophilie : Tendance à rester couché en permanence, observée dans certaines pathologies comme la schizophrénie ou la mélancolie. Elle traduit souvent un retrait social, un désintérêt pour la vie quotidienne, et peut refléter un retrait affectif ou un état dépressif profond (Lexique psychiatrique).
Les troubles de la volonté et affectifs se manifestent par des altérations variées du dynamisme psychologique et émotionnel, allant de l’indifférence totale à l’incapacité d’agir volontairement. Leur compréhension est essentielle pour diagnostiquer et différencier les différentes pathologies psychiatriques.
Agitation
Trouble du comportement psychomoteur d’intensité variable, traduisant un état d’excitation psychique. Elle se manifeste par une activité motrice excessive, souvent accompagnée d’un état d’agitation intérieure, pouvant entraîner des mouvements rapides, des gestes désordonnés ou une agitation verbale. Elle traduit une tension psychique et peut être observée dans divers troubles psychiatriques.
Catatonie
Syndrome psychique et psychomoteur caractérisé principalement par une altération de l’activité motrice volontaire. Selon KAHLBAUM (1874), le patient catatonique peut apparaître figé comme une statue, demeurant pétrifié, inaccessible à l’entourage, avec une immobilité totale ou des mouvements stéréotypés. La catatonie peut aussi inclure des états de rigidité musculaire ou de mutisme.
Crise clastique
État d’agitation intense avec agitation psychomotrice, violence et bris d’objet. La crise clastique se caractérise par une agitation extrême accompagnée de comportements destructeurs ou violents, souvent observée dans des états de crise aiguë ou lors de troubles graves du comportement. Elle traduit une surcharge émotionnelle ou une agitation délirante.
Automutilation
Geste auto destructeur pouvant aboutir à l’amputation d’une partie du corps. Ce comportement consiste en des actes volontaires où le sujet se blesse lui-même intentionnellement, souvent dans un but d’expression de souffrance ou de soulagement psychique. L’automutilation peut prendre la forme de coupures, brûlures ou autres blessures auto-infligées.
Barrage
Interruption brusque du discours, souvent au milieu d’une phrase. Ce phénomène peut reprendre après un bref délai sur le même thème ou sur un autre sujet. Utilisé par KRAEPELIN, il traduit chez le schizophrène l’arrêt soudain de l’acte volontaire ou provoqué et constitue un symptôme révélateur de troubles du cours de la pensée. Le barrage exprime un trouble du flux verbal et peut témoigner d’un trouble psychopathologique profond.
Les troubles du comportement psychomoteur tels que l’agitation, la catatonie, la crise clastique, l’automutilation et le barrage traduisent différents états psychopathologiques liés à l’altération des fonctions motrices ou du cours de la pensée ; leur reconnaissance permet une meilleure compréhension et prise en charge en psychiatrie.
Agnosie : Incapacité à reconnaître ou à identifier certains objets ou formes, malgré des fonctions sensorielles intactes. Elle concerne la perception sensorielle et la reconnaissance, sans déficit sensoriel primaire ( Agnosie).
Anosognosie : Méconnaissance par le sujet de l’affection dont il est atteint. Le patient ignore ou nie sa pathologie, malgré les preuves objectives de celle-ci ( Anosognosie).
Amnésie lacunaire : Difficulté ou impossibilité d’acquérir, de stocker ou de se rappeler certains événements spécifiques. Elle peut être segmentaire, affectant une période précise de la vie, ou globale ( Amnésie lacunaire).
Confabulation : Activité de fabulation venant combler les lacunes mnésiques, généralement pauvre et souvent observée après un épisode confusionnel ou dans les atteintes graves de la mémoire de fixation (syndrome de Korsakoff). Elle n’est pas volontaire et sert à combler des trous dans la mémoire ( Confabulation).
Les agnosies et amnésies sont des troubles liés à la reconnaissance et à la mémoire, respectivement sensorielle et événementielle, tandis que l’anosognosie et la confabulation concernent la méconnaissance de sa propre état et le remplissage automatique des lacunes mnésiques.
Ambivalence
L’ambivalence est un état psychique rendant possible la présence simultanée et conflictuelle de sentiments et de tendances opposés (par exemple, amour et haine) à l’égard d’un objet. Elle se caractérise par la coexistence de deux affects ou attitudes contradictoires sans qu’ils ne s’influencent ou ne se neutralisent totalement. Contrairement au clivage du Moi, l’ambivalence implique une coexistence conflictuelle mais intégrée de ces sentiments.
Ambivalence psychotique
L’ambivalence psychotique désigne une forme particulière d’ambivalence où cette coexistence conflictuelle de sentiments opposés se manifeste dans un contexte de rupture du Moi, souvent associée à des mécanismes de défense tels que le clivage du Moi. Elle traduit une discordance profonde entre différentes représentations mentales, pouvant conduire à des comportements ou perceptions déformés, typiques des psychoses.
Bizarrerie
La bizarrerie correspond à des comportements étranges, fantasques ou insolites qui témoignent, dans la schizophrénie notamment, d’une distorsion de la vie psychique. Elle reflète une déformation ou une altération du fonctionnement mental, souvent associée à la discordance et à l’impénétrabilité dans le cadre des traits essentiels de la schizophrénie. La bizarrerie est ainsi un signe clinique indiquant une perturbation profonde de la cohérence mentale.
L’ambivalence désigne la coexistence conflictuelle de sentiments opposés envers un même objet ou personne ; lorsqu’elle devient extrême et incontrôlable dans un contexte psychotique, elle traduit une rupture profonde du fonctionnement mental appelée ambivalence psychotique. La bizarrerie reflète quant à elle une altération manifeste de cette cohérence mentale, souvent observée dans les troubles schizophréniques.
Clivage du Moi
Mécanisme de défense décrit par S. FREUD (date) : processus par lequel le sujet maintient côte à côte sans qu’ils ne s’influencent deux affects opposés ou deux attitudes contradictoires vis-à-vis de la réalité extérieure. Ce mécanisme permet de dénier ou de séparer des aspects conflictuels du Moi, donnant naissance à l’ambivalence psychotique. Il signe l’absence d’unité du Moi et se traduit par la cohabitation d’images, pensées ou représentations contradictoires qui coexistent sans conflit apparent.
Clivage de l’objet
Mécanisme de défense élaboré par M. KLEIN (date) : processus où l’objet, visé par des pulsions contradictoires d’amour et de haine, est fantasmatiquement scindé en une partie bonne (investie par la libido, le « bon objet ») et une partie mauvaise (investie par l’agressivité, le « mauvais objet »). Ce clivage permet au sujet de gérer ses pulsions en séparant les aspects positifs et négatifs de l’objet.
Autolyse
Synonyme de suicide, désigne un processus où le sujet met fin à sa vie. La notion évoque une destruction volontaire de soi-même dans un but souvent inconscient ou lié à un état psychique particulier.
Le clivage du Moi et le clivage de l’objet sont des mécanismes de défense permettant au sujet de gérer ses conflits internes et ses pulsions en séparant ou en divisant mentalement différentes parties ou aspects de la réalité. L’autolyse constitue une issue extrême liée à ces processus, traduisant une rupture définitive avec soi-même.
Délire : Idée fausse persistante, en opposition avec la réalité ou l’évidence, qui devient une construction psychique individuelle. Il se maintient malgré les preuves contraires et est inébranlable. La déviation dans le jugement ou la perception entraîne cette erreur. La conviction du sujet est absolue, car l’expérience et la logique ne peuvent la modifier. La description du délire inclut ses mécanismes (ex : intuition, hallucinations), ses thèmes (persécution, influence, mystique) et son organisation (systématisée, sectorielle ou diffuse).
Bouffée délirante aigue (BDA) : État psychotique aigu caractérisé par l’apparition brutale d’un délire riche et polymorphe, souvent transitoire. Elle se manifeste par une crise soudaine avec des idées délirantes variées et peut évoluer vers une chronicité si non traitée.
Automatisme mental : Fonctionnement spontané et indépendant de tout contrôle volontaire de la vie psychique, décrit par CLERAMBAULT. Il s’agit d’un ensemble de phénomènes où le sujet a le sentiment que sa pensée ou ses perceptions sont contrôlées par une force extérieure. Cela peut entraîner la conviction délirante qu’une force étrangère dirige sa pensée, ses actes ou ses perceptions.
Cotard (syndrome de) : Délire de négation où le sujet nie l’existence de certains organes ou de lui-même. Il peut exprimer des idées de transformation d’organes puis nier leur existence, se croyant mort ou immortel, pouvant se percevoir comme un cadavre. Ce syndrome apparaît souvent lors de mélancolies.
Les mécanismes délirants représentent des constructions psychiques individuelles en opposition avec la réalité, pouvant prendre diverses formes telles que le délire systématisé ou diffus, l’automatisme mental ou le syndrome de Cotard. Leur compréhension est essentielle pour identifier les états psychotiques et orienter leur traitement.
Confusion mentale : Syndrome neuropsychiatrique aigu traduisant une souffrance cérébrale, caractérisé par une dissolution rapide et complète de la conscience, avec obturation intellectuelle, lenteur des perceptions, désorientation temporo-spatiale, amnésie, et impossibilité d’attendre, réfléchir ou juger. La vigilance est altérée, souvent accompagnée d’images oniriques ou rêveuses. La confusion peut résulter d’étiologies organiques diverses.
Crépusculaire (état) : Etat transitoire d’affaiblissement de la conscience où le sujet méconnaît la réalité dans une ambiance de dépersonnalisation ou déréalisation. Il conserve une activité relativement cohérente et critique ses hallucinations ou son onirisme. Se manifeste par une méconnaissance partielle ou totale de la réalité, souvent dans l’hystérie, épilepsies partielles, troubles métaboliques ou suite à un choc affectif intense.
Delirium tremens : Etat aigu de confusion mentale survenant chez un alcoolique chronique lors d’un sevrage brutal. Il se manifeste par des troubles de la conscience, agitation psychomotrice, hallucinations visuelles ou auditives, délires de persécution ou influence. C’est une urgence psychiatrique nécessitant une prise en charge immédiate.
La confusion mentale est un syndrome aigu caractérisé par une perte partielle ou totale de la conscience avec désorientation et amnésie, tandis que l’état crépusculaire représente un affaiblissement transitoire de la conscience avec maintien du sens critique. Le delirium tremens est un état confusieux spécifique lié au sevrage alcoolique brutal.
Anhédonie
Définition : Perte ou diminution de la capacité à éprouver du plaisir dans les activités habituellement agréables.
Points essentiels : Elle est souvent associée à la dépression et constitue un symptôme majeur. Elle traduit une altération de l’affectivité, rendant le sujet indifférent ou apathique face aux stimuli positifs.
Point à retenir : L’anhédonie est un indicateur clé du trouble dépressif, témoignant d’un ralentissement affectif.
Cotard (syndrome de)
Définition : Délire de négation où le sujet nie l’existence de certains organes, parties du corps ou même sa propre existence, pouvant conduire à se croire mort ou immortel.
Points essentiels : Il apparaît souvent dans le cadre de mélancolies ou dépressions profondes. Le patient peut exprimer des idées de transformation d’organes, nier sa vie ou sa mort, et se percevoir comme cadavre.
Point à retenir : Le syndrome de Cotard reflète une perturbation grave des représentations mentales de soi, souvent associée à une mélancolie.
Clinophilie
Définition : Tendance à rester couché en permanence, observée dans certaines pathologies comme la schizophrénie ou la mélancolie.
Points essentiels : Elle traduit souvent un retrait social et un désintérêt pour la vie quotidienne, pouvant s’accompagner d’un retrait affectif et d’un isolement volontaire. La clinophilie est un signe de retrait et de désinvestissement affectif.
Point à retenir : La clinophilie témoigne d’un retrait psychique et physique, souvent associé à des états dépressifs ou schizophréniques.
Les troubles de l’humeur dépressifs se manifestent par une souffrance morale intense et une perte du plaisir, avec des symptômes spécifiques comme l’anhédonie et parfois des délire négatifs tels que le syndrome de Cotard ; la clinophilie illustre le retrait physique et psychique associé à ces états.
Défense (mécanismes de)
Concept psychanalytique élaboré par FREUD désignant la protection du Moi contre l’angoisse menaçant son intégrité. Ces mécanismes, inconscients, organisent et maintiennent les conditions psychiques optimales pour préserver l’équilibre mental. Ils aident à atténuer l’angoisse et le malaise psychique en déployant diverses stratégies telles que le refoulement, la projection ou le clivage, selon la structure de personnalité (névrotique, limite, psychotique). La théorie psychanalytique en recense plusieurs, souvent associées à des organisations spécifiques de la personnalité.
Dénégation
Mécanisme de défense névrotique consistant à exprimer dans le langage un sentiment ou un désir jusque-là refoulé et inconscient, tout en se défendant de les éprouver. Par exemple, une personne peut nier ses sentiments ou ses pensées désagréables en affirmant « je ne pense pas cela » ou « je ne ressens rien ». La dénégation permet d’éviter la confrontation avec une réalité pénible en la refusant consciemment ou inconsciemment.
Déni
Mécanisme de défense archaïque souvent présent dans la psychose. Il consiste à refuser en partie ou en totalité la réalité d’un évènement vécu comme traumatique par le sujet. L’événement traumatique est nié comme s’il n’avait jamais existé, permettant au sujet de continuer à fonctionner sans faire face à cette réalité insupportable. Le déni détache le Moi de cette réalité pour préserver l’intégrité psychique.
Clivage du Moi
Mécanisme décrit par S. FREUD comme une défense contre l’angoisse. Il consiste à maintenir côte à côte sans qu’ils ne s’influencent deux affects opposés ou deux attitudes contradictoires vis-à-vis de la réalité extérieure : l’une tenant compte de la réalité, l’autre la déniant. Il donne naissance à une absence d’unité du Moi et se traduit par la cohabitation d’images, pensées ou représentations contradictoires qui coexistent sans conflit apparent. Ce mécanisme est caractéristique des psychoses et signe une fragmentation du Moi.
Clivage de l’objet
Mécanisme de défense décrit par M. KLEIN où l’objet visé par des pulsions contradictoires d’amour et de haine est fantasmatiquement scindé en deux parties : une bonne (le « bon objet ») investie par la libido, et une mauvaise (le « mauvais objet ») investie par l’agressivité. Ce processus permet au sujet de gérer ces pulsions opposées sans conflit intérieur apparent, mais il reflète une fragmentation affective profonde souvent observée dans certaines pathologies comme la schizophrénie.
Les mécanismes de défense sont des stratégies inconscientes qui protègent le Moi contre l’angoisse en modifiant ou en dissimulant la réalité ; leur nature varie selon le type de structure psychique et ils sont essentiels pour comprendre les processus psychopathologiques.
Bizarrerie
Comportements étranges, fantasques, insolites qui témoignent, dans la schizophrénie, de la distorsion de la vie psychique. Elle reflète une déformation de la conduite et des idées, souvent associée à une discordance ou à une impénétrabilité dans le comportement du sujet.
Clivage du Moi
Mécanisme de défense décrit par S. FREUD comme un processus permettant au sujet de maintenir côte à côte sans conflit deux affects ou attitudes opposés envers la réalité extérieure. Il s’agit d’une séparation psychique où deux images ou idées contradictoires cohabitent sans s’influencer, signe d’absence d’unité du Moi, souvent observé dans la psychose. Il donne lieu à l’ambivalence psychotique.
Déni
Mécanisme de défense archaïque fréquent dans la psychose. Il consiste à refuser en partie ou en totalité la réalité d’un évènement vécu comme traumatique par le sujet. L’évènement traumatique est nié, permettant au sujet de continuer à exister en évitant l’affrontement avec cette réalité intolérable.
Défense (mécanismes de)
Concept psychanalytique élaboré par FREUD désignant les stratégies inconscientes par lesquelles le Moi protège son intégrité face à l’angoisse. Elles organisent et maintiennent les conditions psychiques pour atténuer l’angoisse et le malaise. Parmi ces mécanismes : le refoulement, le clivage de l’objet, le déni, la projection pathologique, etc., chacun étant associé à des types spécifiques de structures de personnalité (névrotique, limite ou psychotique). La théorie psychanalytique identifie plusieurs mécanismes selon leur fonction protectrice contre l’angoisse.
Le clivage du Moi est un mécanisme défensif majeur dans la psychose permettant au sujet de maintenir des représentations contradictoires sans conflit apparent, tandis que la bizarrerie reflète une déformation profonde de la vie psychique souvent associée aux troubles schizophréniques. Le déni agit comme un refuge face aux réalités traumatiques insupportables.
Cadre (thérapeutique)
Dans une acception institutionnelle, il s’agit d’une armature symbolique qui délimite l’espace des soins. Il comprend la délimitation matérielle et abstraite des lieux et moments de la vie institutionnelle, garantis par un règlement intérieur précisant conditions d’hospitalisation, horaires, interdits. Il agit comme une « peau institutionnelle » et constitue le support de la structure de l’espace soins. Ce cadre sert aussi de tiers dans la relation soignant/soignés, facilitant la relation thérapeutique.
Angoisse de morcellement
Réactivation d’une peur liée à l’insuffisante cohérence du MOI infantile, à la fragilité des relations, et aux tendances agressives menaçant de destruction interne. Elle constitue le fondement du syndrome dissociatif et est pathognomonique des psychoses dissociatives, notamment les schizophrénies. Elle traduit une altération des capacités de liaison intrapsychiques et relationnelles.
Automatisme mental
Fonctionnement indépendant et spontané d’une partie ou de toute la vie psychique en dehors du contrôle volontaire ou même de la conscience. Associé à un sentiment délirant que l’on n’est plus maître de sa volonté, il implique qu’une force extérieure contrôle la pensée, les actes et perceptions du sujet. Ce phénomène est décrit par le psychiatre CLERAMBAULT comme un syndrome spécifique où le sujet perçoit ses pensées ou actions comme répétées ou contrôlées par une force étrangère.
Le cadre thérapeutique structure l’espace des soins pour favoriser la relation soignant/soignés, tandis que l’angoisse de morcellement et l’automatisme mental illustrent des altérations profondes de l’organisation psychique liées à la dissociation et au contrôle involontaire des processus mentaux.
| Thème | Notions clés | Définition | Auteur / Référence | Particularités |
|---|---|---|---|---|
| Aboulie | Diminution de la volonté | Incapacité d’orienter ou de coordonner la pensée dans un projet d’action | Lexique psychiatrique | Signes de troubles volitifs |
| Adhésivité | Attachement excessif | Tendance à s’attacher à une personne, pensée ou objet | Lexique psychiatrique | Peut conduire à dépendance ou obsession |
| Affect | État émotionnel | Influence la perception et le comportement | Lexique psychiatrique | Variabilité selon contexte |
| Agressivité | Force pulsionnelle | Capacité à imposer ses exigences, non synonyme de violence | Lexique psychiatrique | Peut être dirigée vers soi ou autrui |
| Alexithymie | Incapacité à reconnaître ses émotions | Limitation de la vie imaginaire, mode d’expression descriptif | Lexique psychiatrique | Associée aux pathologies psychosomatiques |
| Amnésie | Perte de mémoire | Difficulté à se rappeler événements, types : antérograde, rétrograde, lacunaire, antérorétrograde | Lexique psychiatrique | Signes d’atteintes organiques ou psychiques |
| Angoisse | Malaise dû au danger imminent | Sentiment d’imminence d’un danger, sensations physiques associées | Lexique psychiatrique | Peut devenir pathologique |
Teste tes connaissances sur Introduction aux Troubles Psychopathologiques avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quelle est la conséquence d’un dysfonctionnement de reconnaissance sur la perception de soi ou des objets par le patient ?
2. En quelle année la description de la catatonie a-t-elle été initialement formulée par le psychiatre Karl Kahlbaum ?
Mémorisez les concepts clés de Introduction aux Troubles Psychopathologiques avec 24 flashcards interactives.
Aboulie — définition ?
Trouble de la volonté, diminution ou privation.
Adhésivité — rôle ?
Tendance à s’attacher, pouvant conduire à dépendance.
Affect — fonction ?
État émotionnel qui colore la perception.
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