Fiche de révision : Les bases de la physiologie musculaire

📋 Plan du Cours

  1. Étymologie et fonctions des muscles
  2. Muscle strié squelettique
  3. Muscle cardiaque myocarde
  4. Muscle lisse et contrôle végétatif
  5. Organisation du muscle en enveloppes
  6. Sarcomère et organisation des filaments
  7. Mécanisme moléculaire de la contraction
  8. Rôle du calcium troponine tropomyosine
  9. ATP et régénération via filières énergétiques
  10. Cycle de Krebs et chaîne respiratoire
  11. Types de fibres musculaires et caractéristiques
  12. Types de contractions et unités motrices

📖 1. Étymologie et fonctions des muscles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mus : Mus : terme latin signifiant « petite souris », utilisé pour évoquer l’aspect des contractions sous la peau.
  • Contraction : Contraction : raccourcissement de la cellule musculaire déclenché par une stimulation, associé au mouvement.
  • Relâchement : Relâchement : allongement de la cellule musculaire après la contraction, permettant de revenir à la longueur initiale.
  • Système nerveux végétatif : Système nerveux végétatif : partie du système nerveux qui commande des fonctions involontaires comme le cœur, la digestion et l’accouchement.
  • Muscle strié squelettique : Muscle strié squelettique : muscle attaché au squelette, reconnaissable à ses stries nettes, commandé volontairement par le SNC.

📝 Points essentiels

  • Les muscles transforment l’énergie chimique en énergie mécanique pour changer de taille et produire du mouvement.
  • Les cellules musculaires sont capables de se déformer et, si elles sont stimulées, elles bougent très rapidement.
  • Les muscles participent aux fonctions du quotidien comme l’APAS, la communication et la parole.
  • Le contrôle des muscles peut être volontaire ou involontaire, notamment pour le cœur, la digestion, l’accouchement et le diamètre des artères.
  • Le muscle cardiaque (myocarde) se contracte tout seul et relève du contrôle involontaire du système végétatif.
  • Le muscle lisse n’a pas de stries, est en forme de fuseau et ajuste la distribution du sang et le déplacement des contenus digestifs.

💡 Astuce mémo

Mus = souris : contraction = raccourci qui « bouge sous la peau » ; relâchement = retour à la longueur.

📖 2. Muscle strié squelettique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fibre musculaire : Cellule musculaire entourée d’une membrane, organisée en faisceaux au sein du muscle.
  • Endomysium : Enveloppe conjonctive qui entoure chaque fibre musculaire dans le muscle strié squelettique.
  • Périmysium : Enveloppe conjonctive qui entoure un faisceau de fibres musculaires.
  • Épimysium : Enveloppe conjonctive qui entoure l’ensemble du muscle strié squelettique.
  • Pennation : Orientation des fibres en “peigne” (de travers) qui modifie le compromis force-vitesse du muscle.

📝 Points essentiels

  • Le muscle strié squelettique est fixé à l’os par des tendons qui transmettent la force via les enveloppes conjonctives.
  • Les enveloppes s’organisent en poupée russe : endomysium autour des fibres, périmysium autour des faisceaux, épimysium autour du muscle.
  • La pennation (fibres courtes et de travers) favorise la force, tandis que des fibres longues et dans l’axe favorisent la vitesse.
  • Exemples d’orientation : ischio et EP plutôt longues dans l’axe (vitesse), quadri et FP plutôt courtes de travers (force).
  • La vascularisation est essentielle : les muscles sont plus actifs que le repos (facteur 10 à 20) et les vaisseaux longent les fibres pour permettre les échanges.
  • Les érythrocytes (globules rouges) transportent l’oxygène vers le muscle, avec environ 5 millions par mm³ de sang selon le cours, et l’oxygène soutient l’endurance.

💡 Astuce mémo

Peigne = Force (fibres de travers) ; Axe = Vitesse (fibres dans l’axe).

📖 3. Muscle cardiaque myocarde

🔑 Notions clés & Définitions

  • Myocarde : Le myocarde est le tissu musculaire du cœur, responsable de ses contractions rythmiques.
  • Moelle rouge : La moelle rouge est le tissu médullaire des os où se forment les globules rouges.
  • Érythropoïétine EPO : L’érythropoïétine (EPO) est une hormone produite notamment par les reins qui stimule la fabrication des globules rouges.
  • Durée de vie du globule rouge : La durée de vie du globule rouge correspond au temps moyen pendant lequel il circule avant d’être éliminé.
  • Sarcomère : Le sarcomère est l’unité fonctionnelle minimale du muscle qui permet la contraction par l’organisation des filaments.

📝 Points essentiels

  • La production de globules rouges se fait dans la moelle rouge des os.
  • L’EPO est fabriquée par les reins et stimule la formation des globules rouges.
  • Une insuffisance rénale diminue la production d’EPO, ce qui favorise l’anémie.
  • Le dopage à l’EPO augmente les globules rouges, peut rendre le sang plus visqueux et augmenter le risque d’arrêts cardiaques.
  • La durée de vie d’un globule rouge est d’environ 120 jours.
  • Le sarcomère est constitué de filaments fins d’actine et de filaments épais de myosine disposés en zones claires/sombres qui se répètent.

💡 Astuce mémo

EPO = Rein → Production de globules rouges (plus d’EPO = plus de globules rouges).

📖 4. Muscle lisse et contrôle végétatif

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sarcomère : Unité contractile du muscle, organisée en zones où s’intercalent des filaments fins et épais qui glissent lors de la contraction.
  • Actine : Protéine des filaments fins du sarcomère, associée à des structures qui contrôlent l’accès des têtes de myosine aux sites de fixation.
  • Myosine : Protéine des filaments épais du sarcomère, portant des têtes capables de s’armer, se fixer à l’actine et produire le mouvement.
  • Troponine : Complexe protéique lié au filament fin, qui participe au contrôle de l’accès des sites de fixation de l’actine par l’intermédiaire du calcium.
  • Tropomyosine : Protéine associée au filament d’actine, mobile, qui masque ou libère les sites de fixation pour la myosine selon la présence de calcium.

📝 Points essentiels

  • La contraction musculaire correspond à un glissement des filaments et à une mise en tension, pas seulement à un raccourcissement.
  • Au début de la contraction, les disques se rapprochent et les filaments fins glissent sur les filaments épais.
  • Le cycle de la myosine utilise l’ATP : l’énergie provient de la transformation ATP en ADP + Pi puis du basculement de la tête.
  • La tête de myosine se détache de l’actine grâce à une fixation d’ATP sur la tête, ce qui permet le relâchement du cycle.
  • La troponine et la tropomyosine empêchent la fixation de la myosine tant que le calcium n’est pas présent.
  • Le calcium se fixe sur la tropomyosine, ce qui déplace le blocage et libère les sites d’action de la myosine pour permettre le mouvement.

💡 Astuce mémo

ATP = Armement puis Bascule puis Détachement (ADP+Pi → bascule → ATP pour décrocher).

📖 5. Organisation du muscle en enveloppes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Motoneurone : Cellule nerveuse qui envoie un potentiel d’action vers des fibres musculaires pour déclencher leur activité.
  • Jonction neuromusculaire : Zone de contact entre le motoneurone et la fibre musculaire où l’influx nerveux est converti en signal chimique.
  • Plaque motrice : Synonyme de la jonction neuromusculaire, correspondant à la région de la membrane musculaire recevant le signal du neurone.
  • Tubule transverse : Prolongement du système T qui transmet le potentiel d’action en profondeur de la fibre musculaire vers le réticulum sarcoplasmique.
  • Réticulum sarcoplasmique : Réservoir intracellulaire de Ca2+Ca^{2+} qui libère le calcium quand il reçoit le signal électrique via les tubules transverses.

📝 Points essentiels

  • Le nombre d’unités motrices activables varie : un motoneurone peut innerver de quelques fibres à des centaines ou plus, et un muscle peut recruter 0 puis 10, 20 ou davantage de fibres selon la commande.
  • La gaine de myéline accélère la conduction du potentiel d’action (≈200 m/s) par rapport aux fibres non myélinisées (≈0,5 m/s).
  • À la jonction neuromusculaire, ce n’est pas le courant électrique qui traverse la synapse : la transmission se fait par des médiateurs chimiques.
  • Le potentiel d’action du neurone déclenche la fusion des vésicules et la libération d’acétylcholine dans la fente synaptique.
  • L’acétylcholine ouvre des canaux sur la membrane musculaire, modifiant les charges et générant un potentiel d’action musculaire.
  • La curarisation bloque la transmission neuromusculaire, ce qui nécessite une intubation car la respiration dépend du fonctionnement musculaire.

💡 Astuce mémo

Myéline = vitesse (200 m/s), Synapse = chimie (Ach), Contraction = Ca2+Ca^{2+} (T tubules → réticulum).

📖 6. Sarcomère et organisation des filaments

🔑 Notions clés & Définitions

  • Motoneurone : Cellule nerveuse issue de la moelle épinière qui envoie un potentiel d’action vers le muscle via son axone.
  • Acétylcholine : Neurotransmetteur libéré au niveau de la plaque motrice qui déclenche le potentiel d’action dans la fibre musculaire.
  • Troponine : Protéine du complexe régulateur qui fixe le calcium et permet de déplacer le contrôle sur les sites d’actine.
  • Tropomyosine : Protéine qui recouvre les sites de liaison de l’actine et se déplace quand le calcium est présent.
  • Ponts transversaux : Assemblages actine-myosine qui se lient, pivotent et se détachent pendant le cycle de contraction.

📝 Points essentiels

  • Le signal nerveux s’arrête quand l’influx nerveux cesse, ce qui stoppe la libération de calcium et donc la contraction.
  • Motoneurone : potentiel d’action (PA) via l’axone vers la plaque motrice.
  • PA : libération d’acétylcholine (Ach) à la plaque motrice puis PA dans la fibre musculaire.
  • PA : déclenchement dans la fibre et activation des tubules transverses.
  • Le calcium se fixe à la troponine, ce qui libère les sites de liaison de l’actine en déplaçant la tropomyosine.
  • Quand la tête de myosine arrive sur l’actine, les ponts transversaux se lient puis pivotent, ce qui produit le mouvement contractile.

💡 Astuce mémo

Ca-Troponine libère Tropomyosine : Ca = clé qui ouvre les sites d’actine.

📖 7. Mécanisme moléculaire de la contraction

🔑 Notions clés & Définitions

  • Triglycérides : Forme de stockage des lipides dans le tissu adipeux, constituée d’acides gras assemblés pour être mobilisée en énergie.
  • Glycogène : Réserve de glucides sous forme de glucose enchaîné, stockée notamment dans le muscle et le foie pour alimenter l’effort.
  • Acides aminés : Unités de base issues de l’alimentation qui servent à reconstruire les protéines du corps en respectant l’ordre codé par les gènes.
  • Créatine phosphate : Réserve énergétique musculaire qui transfère un groupement phosphate pour régénérer rapidement l’ATP lors d’efforts très brefs.
  • Créatine kinase : Enzyme fabriquée à partir d’un gène qui catalyse le transfert de phosphate entre créatine phosphate, ADP et ATP.

📝 Points essentiels

  • La masse grasse après la puberté est plus élevée chez les femmes car elle participe à la reproduction, avec des exceptions comme l’anorexie et le haut niveau en endurance.
  • Une partie des œstrogènes est produite dans le tissu gras, donc une absence de masse grasse peut empêcher l’apparition des règles.
  • Les protéines sont assemblées à partir de 20 acides aminés en suivant l’ordre déterminé par le code génétique lu dans le cytoplasme.
  • Le glycogène est formé de molécules de glucose attachées entre elles et sert de réserve d’énergie dans le muscle et le foie.
  • La glycémie doit rester autour de 1 g/L, et une baisse correspond à une hypoglycémie.
  • Le foie maintient la glycémie en libérant du glucose dans le sang pour alimenter les muscles en énergie.

💡 Astuce mémo

ATP vite = CrP (30 s) ; endurance = glycogène → aérobie ; effort long = oxygène ; pas de règles sans masse grasse.

📖 8. Rôle du calcium troponine tropomyosine

🔑 Notions clés & Définitions

  • Calcium : Le calcium déclenche la contraction en se liant aux protéines régulatrices du muscle.
  • Troponine : La troponine est une protéine qui capte le calcium et permet de relancer l’interaction entre actine et myosine.
  • Tropomyosine : La tropomyosine est une protéine qui masque ou libère les sites de l’actine selon la présence de calcium.
  • Filière anaérobie lactique : La filière anaérobie lactique produit du lactate et des H+H^+ dans le cytoplasme, ce qui augmente l’acidité.
  • Filière aérobie mitochondriale : La filière aérobie utilise l’oxygène dans les mitochondries pour produire beaucoup d’ATP à partir du pyruvate et de l’acétyl-CoA.

📝 Points essentiels

  • La glycolyse consomme 2 ATP puis en produit 4, donnant un gain net de 2 ATP et du pyruvate.
  • En anaérobie lactique, le pyruvate est transformé en lactate + H+H^+, ce qui explique l’acidité et la fatigue.
  • En aérobie, le pyruvate devient acétyl-CoA puis entre dans le cycle de Krebs, tandis que les H+H^+ et électrons alimentent la chaîne respiratoire.
  • La chaîne respiratoire utilise l’oxygène pour neutraliser les H+H^+ en formant H2OH_2O (et limiter l’accumulation de radicaux libres).
  • Les mitochondries ont deux membranes (externe et interne) avec des crêtes mitochondriales augmentant la surface.
  • Les électrons passent via NADH et FADH2 le long de la chaîne respiratoire, et l’énergie sert à faire sortir des H+H^+ entre les membranes pour fabriquer l’ATP.

💡 Astuce mémo

Calcium = démasque : Ca se fixe → troponine bouge → tropomyosine libère l’actine, comme O2 libère l’ATP en fin de chaîne respiratoire.

📖 9. ATP et régénération via filières énergétiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Filière anaérobie lactique : Voie de production d’ATP sans apport d’O2, qui aboutit à la formation de lactate et à une baisse du pH.
  • Filière aérobie : Voie de production d’ATP qui utilise l’O2 et permet une production d’énergie durable, surtout pour l’endurance.
  • Lactate : Produit issu de la filière anaérobie lactique, associé à une augmentation de l’acidité musculaire.
  • Régénération du glycogène : Reconstitution du glycogène après l’effort, nécessaire pour restaurer la capacité de production énergétique anaérobie.

📝 Points essentiels

  • La production d’ATP s’accompagne d’accumulation de protons et d’électrons à neutraliser pour former de l’eau (H2O).
  • La filière anaérobie produit du lactate, donc de l’acidité, ce qui contribue à la fatigue.
  • Après un effort anaérobie, la récupération du glycogène se fait en mangeant dans l’heure suivant l’effort.
  • La filière anaérobie est limitée par l’acidité et la récupération hépatique peut prendre environ ¾ jours après une consommation d’alcool non modérée.
  • La filière aérobie est la plus utilisée, dépend de l’O2 et convient à l’endurance car elle dure très longtemps.

💡 Astuce mémo

Anaérobie = Lactate = Acidité (fatigue) ; Aérobie = O2 = Endurance (durable).

📖 10. Cycle de Krebs et chaîne respiratoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cycle de Krebs : Voie métabolique mitochondriale qui transforme l’acétyl-CoA en transporteurs d’électrons (NADH, FADH2) et en produits énergétiques.
  • Chaîne respiratoire : Ensemble de complexes membranaires qui transfèrent les électrons et utilisent l’énergie pour établir un gradient de protons.
  • Gradient de protons : Différence de concentration en H+ de part et d’autre de la membrane mitochondriale, utilisée pour produire de l’ATP.
  • ATP synthase : Complexe membranaire qui convertit le flux de protons à travers la membrane en synthèse d’ATP.

📝 Points essentiels

  • La chaîne respiratoire reçoit les électrons principalement sous forme de NADH et FADH2 issus du cycle de Krebs.
  • Le transfert d’électrons s’accompagne d’une accumulation de H+ de l’autre côté de la membrane, créant un gradient.
  • Le gradient de protons alimente l’ATP synthase pour produire de l’ATP.
  • Le cycle de Krebs fournit des coenzymes réduites (NADH, FADH2) qui servent de carburant électronique à la chaîne respiratoire.
  • Sans gradient de protons, l’ATP synthase ne peut pas produire efficacement d’ATP.

💡 Astuce mémo

Krebs = “donne les électrons”, Chaîne respiratoire = “les utilise pour pomper des H+”, ATP synthase = “tourne grâce au gradient”.

📖 11. Types de fibres musculaires et caractéristiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fibres de type I : Fibres musculaires à dominante oxydative, produisant une tension surtout selon le recrutement et la disponibilité énergétique.
  • Fibres de type IIa : Fibres musculaires intermédiaires, dont la tension dépend fortement de la fréquence de stimulation et de la fatigue.
  • Fibres de type IIb : Fibres musculaires à dominante glycolytique, capables de produire une tension élevée mais sensibles à la fatigue.
  • Recrutement des unités motrices : Mécanisme par lequel on active un plus grand nombre d’unités motrices pour augmenter la tension totale.
  • Loi du tout ou rien : Principe selon lequel une fibre répond pleinement à une stimulation suffisante, ce qui permet de moduler la tension via la fréquence.

📝 Points essentiels

  • La tension dépend à la fois de la tension générée par les fibres actives et du nombre de fibres actives.
  • La tension d’une fibre varie avec son diamètre, la fréquence des stimulations et la fatigue.
  • Augmenter la fréquence des potentiels d’action augmente la force de la fibre.
  • Avec une fréquence plus élevée, plus de calcium se fixe, ce qui maintient troponine/tropomyosine dans un état favorisant la formation des ponts actine-myosine.
  • Si la fréquence augmente, le calcium n’a pas le temps de retourner dans le réticulum sarcoplasmique, ce qui prolonge le contact actine-myosine.
  • Pour faire varier la tension, on utilise plusieurs stimulations successives plutôt qu’une seule stimulation isolée.

💡 Astuce mémo

Fréquence = Ca²⁺ qui reste : plus tu stimules vite, plus les ponts actine-myosine durent.

📖 12. Types de contractions et unités motrices

🔑 Notions clés & Définitions

  • Seuil lactique : Le seuil lactique correspond au niveau de lactate sanguin à partir duquel l’acidité devient gênante pour maintenir l’effort.
  • Lactatémie : La lactatémie est le taux de lactate mesuré dans le sang.
  • Filière aérobie : La filière aérobie produit de l’énergie en utilisant l’oxygène et contribue au recyclage du lactate.
  • Dette d’oxygène : La dette d’oxygène est le surplus de besoin en O2 après un effort, lié au fait que l’apport pendant l’exercice est insuffisant.
  • VO2max : La VO2max est la capacité maximale de consommation d’oxygène de l’organisme pendant l’effort.

📝 Points essentiels

  • Le lactate est produit en continu dans le muscle, mais il existe un seuil dans le sang.
  • Le seuil sanguin est atteint vers 50% de la VO2max, car le lactate est d’abord réutilisé par plusieurs tissus.
  • Le foie recycle le lactate en le transformant (via pyruvate) pour reconstituer du glycogène.
  • Les muscles au repos, ainsi que le cœur et les reins, peuvent aussi capter le lactate et l’utiliser pour produire de l’énergie aérobie.
  • Le premier seuil de lactatémie est autour de 2 mmol/L et à 4 mmol/L l’acidité sanguine devient gênante.
  • Travailler au seuil vise à rester autour de 4 mmol/L pour améliorer la résistance à l’acidité et produire moins de lactate à performance égale.

💡 Astuce mémo

Seuil lactique = Sang qui s’acidifie : 2 mmol/L commence, 4 mmol/L gêne (et le sang finit par dépasser la capacité de recyclage).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
24/01Physiologie – Bernard Simon, Cours n°1 (introduction au muscle)
06/02Cours n°2 (sarcomère et mécanisme de la contraction)
21/02Cours n°3 (ATP et filières énergétiques)
13/03Cours n°4 (filières anaérobie/aérobie et fibres musculaires)
27/03Cours n°5 (types de contractions, VO2max/VMA/PMA, seuil lactique, dette d’oxygène)

📊 Tableaux de synthèse

Types de muscles : contrôle et rôle

Type de muscleContrôleCaractéristiques clés
Muscle strié squelettiqueVolontaireAttaché au squelette, stries nettes, contrôlé par le SNC
Muscle cardiaque (myocarde)InvolontaireMoins strié, cellules ramifiées, se contracte tout seul (système végétatif)
Muscle lisseInvolontairePas de stries, en forme de fuseau, adapte l’apport (vasoconstriction/dilatation, péristaltisme, vessie, utérus, yeux)

Filières énergétiques : durée et produits

FilièreDurée typiqueProduit/limite
Anaérobie alactique≈ 2 secondesPas de lactate (réserve très rapide via CrP)
Anaérobie lactique≈ 1 à 7 minutesProduction de lactate et de protons → acidité/fatigue
Aérobie≈ 1h30 (glucides) ; jusqu’à 7 jours (lipides)Utilise O2, production durable (mitochondries)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre contraction et relâchement : contraction = raccourcissement, relâchement = allongement après la contraction.
  2. Croire que le muscle cardiaque est contrôlé volontairement : il relève du contrôle involontaire du système végétatif.
  3. Mélanger les enveloppes conjonctives : endomysium entoure chaque fibre, périmysium entoure un faisceau, épimysium entoure l’ensemble du muscle.
  4. Penser que la contraction est seulement un raccourcissement : elle correspond aussi à une mise en tension avec glissement des filaments.
  5. Inverser pennation et effet : fibres courtes et de travers favorisent la force, fibres longues dans l’axe favorisent la vitesse.
  6. Oublier le rôle du calcium : sans calcium (et donc sans libération des sites), la myosine ne se fixe pas à l’actine.
  7. Confondre seuil lactique et production : il n’y a pas de seuil dans le muscle, mais un seuil dans le sang (≈ 50% VO2max).

✅ Checklist Examen

  1. Savoir donner l’étymologie de « mus » et relier contraction/relâchement à la stimulation des cellules musculaires.
  2. Distinguer les 3 types de muscles (striés squelettiques, cardiaque/myocarde, lisse) par contrôle (volontaire/involontaire) et caractéristiques (stries, forme, rôle).
  3. Expliquer l’organisation « poupée russe » du muscle strié squelettique : endomysium, périmysium, épimysium, et le rôle des tendons.
  4. Relier pennation à la fonction : fibres courtes et de travers → force ; fibres longues dans l’axe → vitesse, avec exemples cités (ischio/EP vs quadri/FP).
  5. Décrire la vascularisation du muscle strié squelettique : vaisseaux le long des fibres, érythrocytes (≈ 5 millions/mm³) et rôle de l’O2 pour l’endurance.
  6. Expliquer l’innervation du muscle strié squelettique : SNC → motoneurone → jonction neuromusculaire, et la transmission chimique (acétylcholine) plutôt que électrique.
  7. Connaître la chaîne excitation–contraction : PA neurone → Ach → PA muscle → tubules transverses → libération Ca2+ par le réticulum sarcoplasmique.
  8. Décrire le rôle régulateur Ca2+–troponine–tropomyosine : Ca2+ libère les sites d’actine, permettant la formation des ponts transversaux.
  9. Rappeler le cycle de la myosine avec ATP : armement (ATP → ADP+Pi), basculement, puis détachement grâce à une nouvelle fixation d’ATP.
  10. Maîtriser les filières énergétiques : anaérobie alactique (CrP, très court, pas de lactate), anaérobie lactique (glycolyse → lactate + H+), aérobie (mitochondries, O2).
  11. Expliquer le seuil lactique et la lactatémie : production continue dans le muscle, seuil dans le sang (≈ 2 mmol/L puis gêne vers 4 mmol/L), et recyclage du lactate (foie, muscles au repos, cœur, reins).
  12. Expliquer la dette d’oxygène : essoufflement lié au déséquilibre apport/consommation d’O2, remboursement par la filière aérobie, et lien avec la durée/intensité (sprint vs footing).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Les bases de la physiologie musculaire avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quel est le sens du terme latin « mus » dans l’étymologie des muscles ?

2. Quelle fonction décrit le mieux la contraction musculaire ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les bases de la physiologie musculaire avec 24 flashcards interactives.

Muscle — étymologie ?

Latin « mus » signifiant « petite souris ».

Contraction — définition ?

Raccourcissement d'une cellule musculaire sous stimulation.

Relâchement — rôle ?

Allongement du muscle après contraction.

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