QCM : Maigreur et prise en charge de la dénutrition — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les valeurs correspondant à un IMC normal chez l’adulte et chez la personne âgée ?

17 à 18,4 chez l’adulte et 20 à 22 chez la personne âgée
20 à 22 chez l’adulte et 16 à 18,4 chez la personne âgée
18,5 à 24,9 chez l’adulte et 22 à 27 chez la personne âgée
22 à 27 chez l’adulte et 18,5 à 24,9 chez la personne âgée

18,5 à 24,9 chez l’adulte et 22 à 27 chez la personne âgée

Explication

L’IMC normal se situe entre 18,5 et 24,9 chez l’adulte, mais entre 22 et 27 chez la personne âgée. Les seuils diffèrent donc selon l’âge.

2. Chez un adulte de 18 à 69 ans présentant un IMC de 14,5, quel degré de dénutrition doit être retenu ?

Une dénutrition modérée
Une dénutrition de grade IV
Une dénutrition sévère
Une dénutrition de grade II

Une dénutrition sévère

Explication

Chez l’adulte de 18 à 69 ans, un IMC compris entre 13 et 15,9 correspond à une dénutrition sévère. Le grade IV concerne un IMC de 10,2 à 12,9.

3. Chez une personne âgée de plus de 70 ans ayant un IMC de 19,5, comment interpréter cet IMC ?

Il correspond à une dénutrition sévère
Il correspond à une dénutrition modérée
Il correspond à un IMC normal
Il correspond à une dénutrition de grade III

Il correspond à une dénutrition de grade III

Explication

Chez la personne âgée de plus de 70 ans, un IMC inférieur à 20 correspond à une dénutrition de grade III. La zone normale commence à 22.

4. Quelle caractéristique permet de définir une maigreur au sens clinique ?

Un poids normal accompagné d’un bilan énergétique négatif
Un poids inférieur à la moyenne indiquant nécessairement une maladie
Un poids supérieur à la moyenne associé à une fonte musculaire rapide
Un poids inférieur à une valeur moyenne habituelle, sans caractère forcément pathologique

Un poids inférieur à une valeur moyenne habituelle, sans caractère forcément pathologique

Explication

La maigreur correspond à un poids inférieur à une valeur moyenne habituelle, mais elle n’est pas nécessairement pathologique. Elle peut notamment être constitutionnelle.

5. Quel profil correspond le mieux à une maigreur constitutionnelle ?

Une perte de poids récente, accompagnée d’une baisse rapide de l’appétit
Une diminution pondérale progressive survenue après une maladie chronique
Une silhouette longiligne, stable depuis l’adolescence, avec peu de tissu adipeux
Une fonte musculaire apparue après une intervention chirurgicale

Une silhouette longiligne, stable depuis l’adolescence, avec peu de tissu adipeux

Explication

La maigreur constitutionnelle est généralement longiligne et stable depuis l’adolescence. Elle s’accompagne souvent de peu de tissu adipeux et d’une masse musculaire peu développée.

6. Quel élément distingue le mieux la maigreur constitutionnelle d’une situation de dénutrition ?

Une altération biologique accompagnée d’une fonte musculaire progressive
Une diminution des apports alimentaires avec des signes cliniques de carence
Une perte de poids récente associée à un bilan énergétique négatif
Une bonne santé avec un bilan biologique et une alimentation quantitativement normaux

Une bonne santé avec un bilan biologique et une alimentation quantitativement normaux

Explication

La maigreur constitutionnelle s’accompagne d’une bonne santé, d’un bilan biologique normal et d’une alimentation diversifiée et quantitativement normale. L’IMC inférieur à 18,5 peut être le seul élément inhabituel.

7. Comment se définit principalement la dénutrition ?

Une variation temporaire du poids sans déséquilibre des apports
Un excès d’apports énergétiques associé à une masse musculaire réduite
Une corpulence faible avec un bilan énergétique et protéique normal
Un déséquilibre nutritionnel avec un bilan énergétique et/ou protéique négatif

Un déséquilibre nutritionnel avec un bilan énergétique et/ou protéique négatif

Explication

La dénutrition est caractérisée par un déséquilibre nutritionnel et un bilan énergétique et/ou protéique négatif. Elle se distingue ainsi d’une maigreur constitutionnelle à bilan normal.

8. Une personne absorbe mal les nutriments malgré des apports alimentaires suffisants. Quel mécanisme peut expliquer sa dénutrition ?

Une réduction des dépenses énergétiques au repos
Une augmentation de la masse musculaire sans modification des apports
Une amélioration spontanée de l’utilisation des protéines
Une perte énergétique et protéique liée à une malabsorption

Une perte énergétique et protéique liée à une malabsorption

Explication

Les malabsorptions peuvent entraîner des pertes énergétiques et protéiques et ainsi contribuer à la dénutrition. Celle-ci peut aussi résulter d’apports insuffisants ou de dépenses énergétiques accrues.

9. Laquelle de ces situations fait partie des causes reconnues de dénutrition majeure ?

Une insuffisance rénale chronique
Une hydratation habituelle sans maladie associée
Une activité physique modérée et régulière
Une alimentation diversifiée avec un poids stable

Une insuffisance rénale chronique

Explication

L’insuffisance rénale chronique figure parmi les situations responsables d’une dénutrition majeure, avec notamment les cancers, les démences, les insuffisances respiratoires et les situations péri-opératoires.

10. Quelle démarche correspond au dépistage nutritionnel recommandé ?

Attendre une perte de poids importante avant d’évaluer les apports alimentaires
Utiliser les critères HAS 2019 chez l’adulte et l’enfant, les critères HAS 2021 chez la personne âgée, puis évaluer les ingesta
Utiliser les critères HAS 2021 chez tous les patients et mesurer uniquement le poids à l’admission
Évaluer seulement l’IMC et reporter l’analyse du risque de renutrition à la sortie

Utiliser les critères HAS 2019 chez l’adulte et l’enfant, les critères HAS 2021 chez la personne âgée, puis évaluer les ingesta

Explication

Le dépistage associe les critères HAS 2019 chez l’adulte et l’enfant, les critères HAS 2021 chez la personne âgée, l’évaluation des ingesta 48 heures après l’hospitalisation et l’évaluation du risque de syndrome de renutrition inapproprié.

11. Quelles valeurs correspondent aux besoins nutritionnels généraux d’un adulte ?

30 à 35 g/kg de protéines, 1,2 à 1,5 kcal/kg d’énergie et 30 à 40 ml/kg d’eau
1,2 à 1,5 kcal/kg d’énergie, 30 à 35 g/kg de protéines et 30 à 40 ml/kg d’eau
30 à 35 kcal/kg d’énergie, 1,2 à 1,5 g/kg de protéines et 30 à 40 ml/kg d’eau
30 à 40 kcal/kg d’énergie, 1,2 à 1,5 ml/kg de protéines et 30 à 35 g/kg d’eau

30 à 35 kcal/kg d’énergie, 1,2 à 1,5 g/kg de protéines et 30 à 40 ml/kg d’eau

Explication

Chez l’adulte, les besoins généraux sont de 30 à 35 kcal/kg, 1,2 à 1,5 g/kg de protéines et 30 à 40 ml/kg d’eau. Les unités diffèrent selon le type de besoin : kcal/kg pour l’énergie, g/kg pour les protéines et ml/kg pour l’hydratation.

12. Un patient présente un IMC de 32. Quelle formule doit être utilisée pour calculer son poids ajusté ?

Paj = PI + 0,75 × (P − PI)
Paj = P − 0,25 × PI
Paj = P − PI + 0,25 × P
Paj = PI + 0,25 × (P − PI)

Paj = PI + 0,25 × (P − PI)

Explication

Lorsque l’IMC est supérieur ou égal à 30, le poids ajusté se calcule selon la formule Paj = PI + 0,25 × (P − PI). Le poids idéal sert ensuite à déterminer la valeur de référence PI selon le sexe et la taille.

13. Quelle modification constitue un enrichissement protéino-énergétique d’une préparation alimentaire ?

Remplacer la préparation par de l’eau aromatisée
Ajouter du beurre, de la crème ou du lait en poudre
Diminuer la quantité de fromage et de viande
Servir la préparation uniquement sous forme liquide

Ajouter du beurre, de la crème ou du lait en poudre

Explication

L’enrichissement augmente la densité énergétique ou protéique en ajoutant notamment du beurre, de la crème, du fromage, de la viande ou du lait en poudre. Il ne consiste pas simplement à modifier la texture ou à diluer la préparation.

14. Quelle caractéristique définit les compléments nutritionnels oraux ?

Ce sont des préparations administrées exclusivement par sonde
Ce sont des médicaments injectés par voie intraveineuse
Ce sont des aliments réservés à l’alimentation parentérale
Ce sont des denrées médicales spéciales administrées par voie orale

Ce sont des denrées médicales spéciales administrées par voie orale

Explication

Les CNO sont des denrées alimentaires destinées à des fins médicales spéciales et prises par voie orale. Ils peuvent notamment se présenter sous forme de boissons, crèmes, potages, compotes ou biscuits.

15. Comment les compléments nutritionnels oraux doivent-ils idéalement être répartis par rapport aux repas ?

À au moins deux heures des repas, car ils peuvent être satiétogènes
Juste avant chaque repas, pour réduire l’appétit
Après chaque repas sans intervalle, pour accélérer la digestion
Pendant les repas uniquement, afin de remplacer les aliments solides

À au moins deux heures des repas, car ils peuvent être satiétogènes

Explication

Les CNO sont idéalement proposés à au moins deux heures des repas, car leur effet satiétogène peut diminuer la prise alimentaire au moment des repas. La prescription habituelle est de 1 à 3 CNO par jour, avec un objectif de 400 kcal et 30 g de protéines.

16. Après l’évaluation des besoins et l’enrichissement de l’alimentation, quelle étape peut faciliter la prise alimentaire avant d’envisager une nutrition entérale ?

Interrompre toute alimentation orale pendant plusieurs jours
Fractionner les repas ou adapter la texture des aliments
Commencer directement une nutrition parentérale
Supprimer les collations et réduire les prises alimentaires

Fractionner les repas ou adapter la texture des aliments

Explication

La prise en charge diététique comprend notamment le fractionnement des prises et l’adaptation de la texture pour faciliter l’alimentation. La nutrition entérale est envisagée ensuite si ces mesures ne suffisent pas.

17. Qu’est-ce que le syndrome de renutrition inapproprié ?

Une complication potentielle apparaissant lors de la renutrition
Une cause initiale de la dénutrition avant toute renutrition
Une forme de dénutrition due à un apport hydrique excessif
Une réaction limitée aux troubles de la texture alimentaire

Une complication potentielle apparaissant lors de la renutrition

Explication

Le syndrome de renutrition inapproprié est une complication de la reprise nutritionnelle. Sa prévention nécessite de surveiller et de corriger les troubles hydro-électrolytiques ainsi que les déficits vitaminiques.

18. Quelles réserves doivent être reconstituées en priorité pour prévenir le syndrome de renutrition inapproprié ?

La vitamine D, le fluor, le sélénium et l’iode
La vitamine B12, le chlore, le zinc et le cuivre
La vitamine B1, le phosphore, le potassium et le magnésium
La vitamine C, le calcium, le sodium et le fer

La vitamine B1, le phosphore, le potassium et le magnésium

Explication

La prévention vise à reconstituer les réserves de vitamine B1, de phosphore, de potassium et de magnésium avant d’obtenir une balance protéino-énergétique positive. Ces éléments sont particulièrement concernés pendant la renutrition.

19. Quel schéma correspond au début et à la progression de la renutrition chez une personne à risque ?

Commencer à 10–15 kcal/kg/j, ne pas dépasser 500 kcal les trois premiers jours, puis augmenter par paliers
Commencer directement à 30–40 kcal/kg/j, puis réduire progressivement les apports
Commencer à 10–15 kcal/kg/j, puis doubler les apports chaque jour sans contrôle
Commencer à 500 kcal/kg/j, puis atteindre progressivement 10–15 kcal/kg/j

Commencer à 10–15 kcal/kg/j, ne pas dépasser 500 kcal les trois premiers jours, puis augmenter par paliers

Explication

La renutrition débute à 10–15 kcal/kg/j sans dépasser 500 kcal durant les trois premiers jours, puis augmente par paliers de 5 kcal/kg jusqu’à 30–40 kcal/kg/j selon les cas. Cette progression s’accompagne d’un contrôle clinique et biologique.

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Qu'est-ce que l'IMC permet de classer ?

L'état nutritionnel selon des seuils différents.

Quelle dénutrition correspond à un IMC de 17 à 18,4 chez l'adulte ?

Une dénutrition modérée.

Quelle dénutrition correspond à un IMC de 16 à 16,9 chez l'adulte ?

Une dénutrition de grade II.

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