QCM : Mécanismes de l’infection et transmission — 36 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à un agent infectieux ?

Une substance produite par l’organisme pour neutraliser les agents infectieux
Un médicament destiné à empêcher la multiplication des micro-organismes
Une cellule de l’organisme chargée de reconnaître les micro-organismes étrangers
Un micro-organisme capable de pénétrer dans l’organisme et d’y provoquer une infection

Un micro-organisme capable de pénétrer dans l’organisme et d’y provoquer une infection

Explication

Un agent infectieux est un micro-organisme qui peut entrer dans l’organisme et provoquer une infection. Une cellule immunitaire, une substance de défense ou un médicament ne constitue pas un agent infectieux.

2. Laquelle de ces propositions appartient aux cinq grandes familles d’agents infectieux ?

Les prions
Les anticorps
Les toxines
Les globules blancs

Les prions

Explication

Les prions, aussi appelés agents transmissibles non conventionnels, font partie des cinq grandes familles d’agents infectieux. Les anticorps et les globules blancs sont des éléments de défense, tandis que les toxines sont des substances produites par certains organismes.

3. Dans quelle situation la survenue d’une infection devient-elle plus probable ?

Lorsque les défenses de l’organisme sont efficaces, indépendamment des caractéristiques de l’agent
Lorsque l’agent est virulent, que la charge microbienne est élevée et que les défenses de l’hôte sont affaiblies
Lorsque la virulence est faible, quelle que soit la quantité de germes présents
Lorsque l’agent est peu agressif, que la charge microbienne est faible et que les défenses sont renforcées

Lorsque l’agent est virulent, que la charge microbienne est élevée et que les défenses de l’hôte sont affaiblies

Explication

Le risque infectieux résulte de l’interaction entre l’agressivité et la virulence de l’agent, le nombre de germes et les défenses de l’organisme. Une virulence élevée ne suffit donc pas à elle seule à déterminer l’issue de cette interaction.

4. Quelle caractéristique décrit correctement une bactérie ?

Une particule non cellulaire constituée d’une enveloppe et d’un acide nucléique
Une cellule dépourvue d’ADN et spécialisée dans la production d’anticorps
Un organisme unicellulaire procaryote possédant un ADN chromosomique circulaire dans le cytoplasme
Un organisme pluricellulaire eucaryote possédant un noyau contenant plusieurs chromosomes linéaires

Un organisme unicellulaire procaryote possédant un ADN chromosomique circulaire dans le cytoplasme

Explication

La bactérie est un organisme unicellulaire procaryote, microscopique, dont l’ADN chromosomique circulaire se trouve dans le cytoplasme. Elle se distingue ainsi des cellules eucaryotes dotées d’un noyau et des particules virales non cellulaires.

5. Quelle association entre une forme bactérienne et sa description est correcte ?

Les coques sont spiralées, tandis que les bacilles forment des amas sphériques
Les coques sont sphériques, tandis que les bacilles ont une forme de bâtonnet
Les coques sont filamenteuses, tandis que les bacilles se présentent en spirales
Les coques ont une forme de bâtonnet, tandis que les bacilles sont sphériques

Les coques sont sphériques, tandis que les bacilles ont une forme de bâtonnet

Explication

Les coques sont des bactéries sphériques et les bacilles ont une forme de bâtonnet. Les formes spiralées correspondent aux spirochètes, tandis que les chaînes ou les amas décrivent la disposition de certains coques.

6. Après une coloration de Gram, quelle interprétation est correcte pour une bactérie violette ?

Elle est nécessairement identifiée comme une bactérie anaérobie
Elle est classée parmi les bactéries Gram négatif
Elle est nécessairement identifiée comme une bactérie formant des spores
Elle est classée parmi les bactéries Gram positif

Elle est classée parmi les bactéries Gram positif

Explication

Les bactéries Gram positif apparaissent en bleu ou en violet après la coloration de Gram, contrairement aux bactéries Gram négatif, qui apparaissent en rouge ou en rose. Cette coloration renseigne sur la catégorie liée à la paroi, pas directement sur le besoin en oxygène ou la formation de spores.

7. Une bactérie se multiplie avec ou sans oxygène selon les conditions du milieu : comment la classer ?

Comme une bactérie strictement aérobie
Comme une bactérie aéro-anaérobie facultative
Comme une bactérie anaérobie
Comme une bactérie incapable de se développer en présence d’oxygène

Comme une bactérie aéro-anaérobie facultative

Explication

Une bactérie aéro-anaérobie facultative peut se multiplier en présence ou en absence d’oxygène. Une bactérie aérobie dépend de l’oxygène, tandis qu’une bactérie anaérobie se développe difficilement ou pas en sa présence.

8. Quel est l’objectif principal d’un antibiogramme ?

Mesurer la quantité d’oxygène nécessaire à la multiplication d’une bactérie
Décrire la forme bactérienne afin de la classer parmi les coques ou les bacilles
Observer la croissance d’un germe afin de déterminer les conditions favorables à sa culture
Évaluer la sensibilité d’une bactérie à plusieurs antibiotiques pour guider le traitement

Évaluer la sensibilité d’une bactérie à plusieurs antibiotiques pour guider le traitement

Explication

L’antibiogramme étudie la sensibilité d’une bactérie à plusieurs familles d’antibiotiques afin d’orienter la prescription et de limiter les résistances. La culture sert principalement à mettre en évidence la croissance du germe, ce qui ne correspond pas à l’objectif spécifique de l’antibiogramme.

9. Quelle situation correspond à une bactérie opportuniste ?

Une bactérie qui survit dans l’environnement grâce à une structure de résistance particulière
Une bactérie qui provoque des perturbations chez l’hôte indépendamment de son état immunitaire
Une bactérie qui vit au contact de l’hôte sans provoquer de maladie dans les conditions habituelles
Une bactérie qui devient pathogène lorsque les défenses immunitaires de l’hôte sont diminuées

Une bactérie qui devient pathogène lorsque les défenses immunitaires de l’hôte sont diminuées

Explication

Une bactérie opportuniste peut devenir pathogène dans certaines circonstances, notamment lors d’une immunodépression. Une bactérie saprophyte ne provoque pas de maladie au contact de l’hôte, tandis qu’une bactérie pathogène entraîne des perturbations chez celui-ci.

10. Quelle association entre une structure bactérienne et sa fonction est correcte ?

La capsule permet les échanges génétiques, le plasmide augmente la fixation et le biofilm produit des spores
La capsule augmente la virulence, le plasmide peut favoriser la résistance et le biofilm facilite la fixation
La capsule identifie la sensibilité aux antibiotiques, le plasmide détruit la paroi et le biofilm neutralise les anticorps
La capsule assure la multiplication, le plasmide fournit l’oxygène et le biofilm remplace l’ADN chromosomique

La capsule augmente la virulence, le plasmide peut favoriser la résistance et le biofilm facilite la fixation

Explication

La capsule peut protéger la bactérie et accroître sa virulence, les plasmides peuvent transmettre des informations favorisant la résistance aux antibiotiques, et le biofilm facilite la fixation. Ces structures ont donc des fonctions différentes et complémentaires.

11. Quelle caractéristique définit un virus sur le plan biologique ?

Il produit son énergie et se multiplie grâce à des nutriments disponibles dans l’environnement
Il forme des cellules spécialisées capables de se reproduire indépendamment de l’hôte
Il ne possède pas de vie propre et se reproduit dans une cellule vivante de l’hôte
Il possède une organisation cellulaire autonome et se divise dans le milieu extérieur

Il ne possède pas de vie propre et se reproduit dans une cellule vivante de l’hôte

Explication

Un virus est dépourvu de vie propre et doit utiliser une cellule vivante de l’hôte pour se reproduire. Une multiplication autonome dans le milieu extérieur correspondrait à un organisme cellulaire, et non à un virus.

12. Pourquoi les virus enveloppés sont-ils généralement plus fragiles dans le milieu extérieur que les virus nus ?

Leur capside protéique est absente, ce qui empêche toute fixation aux cellules
Leur matériel génétique est situé à l’extérieur, ce qui favorise sa dégradation rapide
Leur enveloppe lipidique est sensible aux solvants, ce qui réduit leur résistance
Leur taille plus importante les empêche de persister sur les surfaces contaminées

Leur enveloppe lipidique est sensible aux solvants, ce qui réduit leur résistance

Explication

L’enveloppe lipidique des virus enveloppés les rend sensibles aux solvants et moins résistants hors de l’hôte. Les virus nus, eux, résistent davantage et persistent plus longtemps dans l’environnement.

13. Dans quel ordre se déroulent les étapes principales de la réplication virale ?

Pénétration, attachement, réplication, décapsidation, libération, assemblage
Décapsidation, attachement, pénétration, réplication, libération, assemblage
Attachement, pénétration, décapsidation, réplication, assemblage, libération
Attachement, décapsidation, pénétration, assemblage, réplication, libération

Attachement, pénétration, décapsidation, réplication, assemblage, libération

Explication

La réplication virale suit successivement l’attachement, la pénétration, la décapsidation, la réplication, l’assemblage puis la libération. La réplication précède donc l’assemblage, tandis que la libération clôt le cycle.

14. Quel traitement ou moyen préventif est correctement associé à son effet sur une infection virale ?

Un antiviral inhibe la réplication virale, tandis qu’un vaccin prépare une réponse immunitaire spécifique
Un vaccin élimine directement les virus présents, tandis qu’un antibiotique prévient leur transmission
Un antibiotique inhibe la réplication virale, tandis qu’un antiviral détruit la capsule bactérienne
Un antiviral remplace la réponse immunitaire, tandis qu’un vaccin agit comme un désinfectant viral

Un antiviral inhibe la réplication virale, tandis qu’un vaccin prépare une réponse immunitaire spécifique

Explication

Les antiviraux inhibent la réplication des virus, alors que les vaccins induisent une réponse immunitaire spécifique contre une infection ultérieure. Les antibiotiques ciblent les bactéries et ne sont pas efficaces contre les virus.

15. Quelle distinction décrit correctement une levure et une moisissure microscopiques ?

La levure vit dans le sang, tandis que la moisissure se développe dans les organes nerveux
La levure est un organisme animal, tandis que la moisissure appartient au règne végétal
La levure est dépourvue de noyau, tandis que la moisissure possède des cellules procaryotes
La levure est constituée d’une cellule, tandis que la moisissure en comprend plusieurs

La levure est constituée d’une cellule, tandis que la moisissure en comprend plusieurs

Explication

Un champignon microscopique est une levure lorsqu’il est unicellulaire et une moisissure lorsqu’il est pluricellulaire. Les deux appartiennent aux organismes eucaryotes, ce qui exclut la description de cellules procaryotes.

16. Comment caractériser un parasite dans sa relation avec son hôte ?

C’est un champignon microscopique qui transforme l’hôte en milieu de culture
C’est un être vivant animal qui se développe aux dépens de l’hôte sans le détruire
C’est une protéine infectieuse qui s’accumule dans le système nerveux de l’hôte
C’est un micro-organisme autonome qui se multiplie dans les surfaces extérieures

C’est un être vivant animal qui se développe aux dépens de l’hôte sans le détruire

Explication

Un parasite est un être vivant du règne animal qui tire ses ressources de son hôte sans entraîner sa destruction. Une protéine infectieuse correspond au prion, tandis qu’un champignon microscopique relève d’une autre catégorie biologique.

17. Quelle proposition décrit correctement le prion chez l’être humain ?

C’est un champignon pluricellulaire qui colonise principalement les muqueuses digestives
C’est un parasite animal qui se nourrit dans les tissus sans endommager son hôte
C’est une protéine anormale infectieuse pouvant s’accumuler dans le système nerveux central
C’est une bactérie résistante responsable d’infections chroniques des voies respiratoires

C’est une protéine anormale infectieuse pouvant s’accumuler dans le système nerveux central

Explication

Le prion est une protéine de forme anormale dotée de propriétés infectieuses, qui peut s’accumuler notamment dans le système nerveux central. Les bactéries, parasites et champignons sont des agents biologiques distincts des prions.

18. Qu’est-ce que la flore commensale chez une personne saine ?

Une flore environnementale qui séjourne brièvement sur la peau après un contact extérieur
Une population microbienne acquise à l’hôpital et associée aux infections nosocomiales
L’ensemble des agents infectieux qui provoquent une maladie après leur entrée dans l’organisme
L’ensemble des micro-organismes normalement présents sur la peau et les muqueuses sans lui nuire

L’ensemble des micro-organismes normalement présents sur la peau et les muqueuses sans lui nuire

Explication

La flore commensale regroupe les micro-organismes habituellement présents sur la peau et les muqueuses d’une personne saine sans lui être nuisibles. Une flore pathogène provoque une maladie, tandis qu’une flore transitoire séjourne temporairement après un contact.

19. Quelle fonction est attribuée à la flore commensale de l’être humain ?

Elle remplace les défenses immunitaires lors de toutes les infections acquises dans l’environnement
Elle favorise principalement la transmission croisée entre les patients hospitalisés
Elle contribue à la protection, à la digestion et à la stimulation du système immunitaire
Elle détruit les tissus de l’hôte afin de libérer des nutriments pour les micro-organismes

Elle contribue à la protection, à la digestion et à la stimulation du système immunitaire

Explication

Les flores cutanée, respiratoire, génitale et digestive participent notamment à la protection, à la digestion et à la stimulation immunitaire. La transmission croisée caractérise plutôt le rôle de la flore transitoire dans certains contacts.

20. Quelle situation correspond à une flore transitoire plutôt qu’à une flore hospitalière ?

Des bactéries intestinales participent durablement à la digestion et à la défense de l’organisme
Des micro-organismes résidents se reforment rapidement après une perturbation locale
Une nouvelle flore s’installe chez un patient après son acquisition dans l’établissement de soins
Des micro-organismes provenant d’un contact récent séjournent brièvement sur la peau

Des micro-organismes provenant d’un contact récent séjournent brièvement sur la peau

Explication

La flore transitoire provient de l’environnement ou d’un contact et reste brièvement sur la peau ou les muqueuses, ce qui peut favoriser la transmission croisée. La flore hospitalière désigne une nouvelle flore acquise par le patient dans le contexte des soins.

21. Quelle affirmation caractérise correctement les bactéries multirésistantes ?

Elles correspondent principalement à des virus enveloppés résistants aux solvants
Elles sont éliminées par les traitements antibactériens courants avec une efficacité accrue
Elles sont plus difficiles à traiter, sans être nécessairement plus virulentes
Elles provoquent toujours des maladies plus sévères que les bactéries sensibles

Elles sont plus difficiles à traiter, sans être nécessairement plus virulentes

Explication

Les bactéries multirésistantes, comme les SARM ou certaines entérobactéries, sont plus difficiles à traiter, mais leur multirésistance n’implique pas une virulence supérieure. La résistance aux antibiotiques et la gravité intrinsèque de l’infection sont deux propriétés distinctes.

22. Quels éléments composent la chaîne épidémiologique de transmission infectieuse ?

L’agent infectieux, la réponse immunitaire, le traitement, la guérison et l’hôte réceptif
La porte d’entrée, la porte de sortie, la vaccination, l’isolement et la surveillance du patient
Le réservoir, les symptômes, le diagnostic, le traitement et la prévention de l’infection
L’agent infectieux, le réservoir, les portes de sortie et d’entrée, le mode de transmission et l’hôte réceptif

L’agent infectieux, le réservoir, les portes de sortie et d’entrée, le mode de transmission et l’hôte réceptif

Explication

La chaîne épidémiologique réunit l’agent infectieux, le réservoir, la porte de sortie, le mode de transmission, la porte d’entrée et l’hôte réceptif. La réponse immunitaire et le traitement ne constituent pas des maillons de cette chaîne.

23. Un patient développe une infection à partir de sa propre flore intestinale après une fragilisation de son organisme : quel type de réservoir est en cause ?

Un réservoir endogène provenant des flores propres du patient
Un réservoir exogène provenant d’une surface ou d’un matériel médical
Un réservoir vectoriel transmis par un animal ou un insecte
Un réservoir aérien constitué de particules circulant dans l’environnement

Un réservoir endogène provenant des flores propres du patient

Explication

Un réservoir endogène correspond aux micro-organismes appartenant aux flores propres du patient. Un réservoir exogène provient au contraire de l’environnement extérieur, comme une surface ou un dispositif médical.

24. Dans quelle situation parle-t-on d’un hôte réceptif ?

Lorsque les défenses immunitaires du sujet ne parviennent pas à empêcher l’infection
Lorsque le micro-organisme reste présent dans l’environnement sans atteindre une personne
Lorsque le germe quitte son réservoir par une porte respiratoire ou sanguine
Lorsque le sujet élimine rapidement l’agent infectieux sans manifestation clinique

Lorsque les défenses immunitaires du sujet ne parviennent pas à empêcher l’infection

Explication

L’hôte réceptif est une personne dont les défenses immunitaires sont incapables d’empêcher l’infection, notamment sur un terrain fragile. L’élimination rapide du germe décrit plutôt une réponse efficace de l’organisme.

25. Quelle distinction caractérise la transmission directe par rapport à la transmission indirecte ?

La transmission directe se fait sans intermédiaire, tandis que l’indirecte utilise un support ou un vecteur
La transmission directe utilise un support, tandis que l’indirecte relie deux sujets sans intermédiaire
La transmission directe concerne l’air, tandis que l’indirecte concerne les contacts avec les muqueuses
La transmission directe implique des gouttelettes, tandis que l’indirecte implique des particules aériennes fines

La transmission directe se fait sans intermédiaire, tandis que l’indirecte utilise un support ou un vecteur

Explication

La transmission directe fait passer l’agent infectieux d’un sujet à un autre sans intermédiaire. La transmission indirecte passe par un support ou un vecteur, comme une surface contaminée ou un animal.

26. Quelle caractéristique correspond à la transmission par gouttelettes ?

Des germes déposés sur les mains passent d’une personne à une autre lors d’un contact indirect
Un agent infectieux passe directement d’un sujet à un autre sans support ni vecteur intermédiaire
Des particules de moins de 5 microns restent légères et circulent sur de longues distances avec les flux d’air
Des particules d’au moins 5 microns sédimentent rapidement à moins d’un mètre et atteignent des muqueuses

Des particules d’au moins 5 microns sédimentent rapidement à moins d’un mètre et atteignent des muqueuses

Explication

Les gouttelettes sont des particules relativement lourdes, d’au moins 5 microns, qui sédimentent rapidement et peuvent atteindre les conjonctives ou les muqueuses. Les particules de moins de 5 microns caractérisent plutôt la transmission aérienne.

27. Quel mécanisme explique la transmission aérienne de certains agents comme la tuberculose ?

Des germes déposés sur les mains sont transférés lors d’un contact avec une autre personne
Un vecteur animal transporte l’agent infectieux entre deux hôtes réceptifs
Des particules de moins de 5 microns sont transportées sur de longues distances par les flux d’air
Des gouttelettes d’au moins 5 microns tombent rapidement à proximité du sujet émetteur

Des particules de moins de 5 microns sont transportées sur de longues distances par les flux d’air

Explication

La transmission aérienne repose sur des particules fines de moins de 5 microns, légères et véhiculées par les flux d’air sur de longues distances. Les grosses gouttelettes sédimentent rapidement et relèvent d’un autre mode de transmission.

28. Pourquoi les mains jouent-elles un rôle majeur dans la transmission des infections ?

Elles constituent une porte d’entrée réservée aux agents transmis par les gouttelettes
Elles empêchent la sédimentation des particules infectieuses à proximité du patient
Elles peuvent recueillir des germes puis les transférer à d’autres personnes par manuportage
Elles produisent des particules aériennes capables de rester en suspension dans l’air

Elles peuvent recueillir des germes puis les transférer à d’autres personnes par manuportage

Explication

Les mains récoltent des micro-organismes et peuvent ensuite les transmettre par manuportage. Elles ne produisent pas les particules aériennes et ne constituent pas, à elles seules, un mode respiratoire de transmission.

29. Quelle situation correspond à une colonisation plutôt qu’à une infection ?

Une multiplication microbienne entraînant une réaction tissulaire et des symptômes locaux
Une invasion accompagnée de signes cliniques ou biologiques et d’altérations fonctionnelles
Une multiplication localisée de micro-organismes sans réaction tissulaire ni symptôme
Une agression de l’organisme provoquant des manifestations anatomiques et cliniques

Une multiplication localisée de micro-organismes sans réaction tissulaire ni symptôme

Explication

La colonisation correspond à une multiplication localisée de micro-organismes intégrés à la flore, sans réaction tissulaire ni symptôme. La présence de manifestations cliniques ou biologiques oriente vers une infection.

30. Quand une infection est-elle qualifiée d’infection associée aux soins ?

Lorsqu’elle survient pendant ou après une prise en charge et n’était ni présente ni en incubation à son début
Lorsqu’elle résulte d’une colonisation sans réaction tissulaire au cours d’une prise en charge
Lorsqu’elle concerne exclusivement un patient ayant subi une intervention chirurgicale ou posé un implant
Lorsqu’elle est détectée avant toute prise en charge, même si elle devient symptomatique après l’admission

Lorsqu’elle survient pendant ou après une prise en charge et n’était ni présente ni en incubation à son début

Explication

Une infection associée aux soins survient au cours ou au décours d’une prise en charge et n’était pas présente ni en incubation au commencement de celle-ci. Une colonisation asymptomatique ne répond pas à la définition d’une infection.

31. Dans quel délai une infection du site opératoire peut-elle être considérée comme associée aux soins ?

Dans les 7 jours suivant l’intervention, ou dans les 30 jours si une prothèse a été implantée
Dans l’année suivant toute intervention, avec un délai prolongé à deux ans en cas de prothèse
Dans les 30 jours suivant l’intervention, avec un délai identique lorsqu’un implant ou une prothèse est présent
Dans les 30 jours suivant l’intervention, ou dans l’année suivant celle-ci en présence d’un implant ou d’une prothèse

Dans les 30 jours suivant l’intervention, ou dans l’année suivant celle-ci en présence d’un implant ou d’une prothèse

Explication

Le délai retenu est de 30 jours après l’intervention, porté à un an lorsqu’un implant ou une prothèse est présent. Les autres délais proposés ne correspondent pas à cette règle.

32. Quelle proportion approximative de patients hospitalisés présente chaque année une infection associée aux soins ?

Environ 25 % des patients hospitalisés
Environ 1 % des patients hospitalisés
Environ 5 % des patients hospitalisés
Environ 15 % des patients hospitalisés

Environ 5 % des patients hospitalisés

Explication

Environ 5 % des patients hospitalisés présentent chaque année une infection associée aux soins. Les autres proportions surestiment ou sous-estiment la fréquence indiquée.

33. Lequel de ces éléments constitue un facteur de risque lié au patient d’infection associée aux soins ?

La pose d’un cathéter
Une hospitalisation prolongée
Une immunodépression
Une intervention chirurgicale

Une immunodépression

Explication

L’immunodépression réduit les défenses de l’hôte et fait partie des facteurs de risque liés au patient. La chirurgie, les cathéters et la durée d’hospitalisation relèvent plutôt des actes ou des conditions de soins.

34. Pourquoi l’administration d’antibiotiques peut-elle augmenter le risque d’infection associée aux soins ?

Elle peut empêcher toute transmission entre patients
Elle peut déséquilibrer la flore microbienne
Elle peut renforcer la flore intestinale protectrice
Elle peut supprimer les spores présentes dans l’environnement

Elle peut déséquilibrer la flore microbienne

Explication

Les antibiotiques peuvent perturber la flore normale, ce qui favorise la prolifération de certains microorganismes. Ils ne suppriment pas les spores environnementales et ne préviennent pas à eux seuls toutes les transmissions.

35. Quelle stratégie agit sur plusieurs maillons de la chaîne de transmission des infections associées aux soins ?

Réserver les mesures de prévention aux patients déjà infectés
Privilégier les antibiotiques dès l’apparition de tout symptôme
Associer hygiène des mains, précautions, désinfection et vaccination
Multiplier les actes invasifs pour surveiller davantage le patient

Associer hygiène des mains, précautions, désinfection et vaccination

Explication

La prévention repose sur un ensemble complémentaire de mesures, notamment l’hygiène des mains, les précautions, la désinfection, la vaccination et la réduction des actes invasifs inutiles. Un traitement antibiotique systématique ne remplace pas ces mesures et peut déséquilibrer la flore.

36. Dans quelles conditions Clostridium difficile peut-il provoquer une infection associée aux soins ?

Après une vaccination, par multiplication dans les voies respiratoires
Après une stérilisation, par transmission de bactéries végétatives
Après un déséquilibre de la flore par des antibiotiques, avec production de toxines
Après une inhalation d’aérosols d’eau chaude, avec atteinte pulmonaire

Après un déséquilibre de la flore par des antibiotiques, avec production de toxines

Explication

Clostridium difficile est une bactérie anaérobie et sporulée qui peut proliférer lorsque les antibiotiques déséquilibrent la flore intestinale, puis produire des toxines. L’inhalation d’aérosols d’eau chaude et la pneumopathie correspondent plutôt à Legionella pneumophila.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 66 flashcards sur Mécanismes de l’infection et transmission.

Qu'est-ce qu'un agent infectieux ?

Un micro-organisme capable de pénétrer dans l’organisme et provoquer une infection.

Quelles sont les cinq grandes familles d’agents infectieux ?

Bactéries, virus, champignons et levures, parasites, agents transmissibles non conventionnels ou prions.

De quoi dépend la survenue d’une infection ?

De l’interaction entre agressivité, virulence, nombre de germes et défenses de l’organisme.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Mécanismes de l’infection et transmission.

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