★ À maîtriser
📌 L’immunité innée agit immédiatement, repose sur des mécanismes non spécifiques et ne possède pas de mémoire durable, tandis que l’immunité adaptative agit après plusieurs jours, est hautement spécifique et produit une mémoire durable grâce aux lymphocytes T et B.
Chez les sujets âgés, la séroconversion après vaccination peut rester comparable à celle des sujets jeunes, mais le titre et l’affinité des anticorps diminuent significativement.
Avec l’âge, l’involution thymique réduit la production et la diversité des lymphocytes T naïfs, ce qui limite la reconnaissance de nouveaux agents pathogènes.
La diversité des lymphocytes T CD4 naïfs diminue progressivement jusqu’à être réduite d’un facteur 100 après 70 ans.
Chez le sujet âgé, la diminution de l’aide des lymphocytes TFH réduit le nombre, l’activité et la durée de vie des centres germinatifs, tandis que la baisse d’activité de l’enzyme AID compromet la commutation de classe et l’hypermutation somatique.
Compléments
📐 Formule - Après vaccination contre H1N1, le titre d’anticorps augmente de chez les sujets jeunes contre seulement chez les sujets âgés.
La réduction des hospitalisations pour grippe après vaccination est de 51 % chez les jeunes contre 37 % chez les seniors.
L’immunosénescence augmente la vulnérabilité aux infections, la fréquence des cancers et la prévalence des maladies auto-immunes.
Vieillissement → thymus réduit, anticorps moins performants et inflammation chronique
★ À maîtriser
📌 Les maladies auto-immunes spécifiques d’un organe ciblent des antigènes exprimés dans un seul organe, tandis que les maladies auto-immunes systémiques ciblent des antigènes ubiquitaires et atteignent plusieurs organes.
Les principaux facteurs favorisant une maladie auto-immune sont:
Dans la thyroïdite auto-immune d’Hashimoto, des auto-anticorps anti-thyroperoxydase ciblent une enzyme thyroïdienne et provoquent une hypothyroïdie périphérique traitée par lévothyroxine.
📌 La présence d’auto-anticorps ne suffit pas à diagnostiquer une maladie auto-immune, car le diagnostic repose sur l’association d’auto-anticorps et de signes cliniques.
Compléments
Organe unique avec auto-anticorps spécifiques versus maladie systémique avec antigènes ubiquitaires
★ À maîtriser
📌 Le lymphocyte B reconnaît la structure tridimensionnelle d’un antigène natif par son BCR, tandis que le lymphocyte T reconnaît uniquement un peptide antigénique présenté par une molécule du CMH grâce à son TCR.
📌 Le diagnostic d’une maladie auto-immune repose d’abord sur les symptômes cliniques, puis peut être confirmé par la recherche d’auto-anticorps, notamment les anticorps antinucléaires et les ANCA.
📌 Les maladies auto-immunes spécifiques d’un organe sont généralement traitées en suppléant la fonction déficiente, tandis que les maladies systémiques nécessitent souvent des immunosuppresseurs ou des immunomodulateurs.
Compléments
📌 Le mimétisme moléculaire survient lorsqu’un antigène infectieux ressemble à un antigène du soi, tandis que le soi modifié correspond à une protéine de l’organisme dont la structure a été modifiée, notamment par une mutation tumorale.
Auto-antigène → lymphocytes autoréactifs → défaut de tolérance → inflammation → lésions
📌 Les médicaments d’immunomodulation sont utilisés soit pour immunosupprimer dans les greffes et les maladies auto-immunes, soit pour réactiver l’immunité dans les cancers et d’autres pathologies.
Les antimétabolites inhibent la réplication lymphocytaire soit par de faux substrats qui bloquent l’élongation de l’ADN, soit par des inhibiteurs enzymatiques qui empêchent la synthèse des nucléotides.
L’azathioprine est une prodrogue de la 6-mercaptopurine, dont les dérivés actifs sont les nucléotides 6-thioguanine.
Le déficit en thiopurine S-méthyltransférase expose à une agranulocytose sous azathioprine, ce qui justifie l’importance du polymorphisme du gène TPMT et du suivi des 6-TGN et 6-MMP.
Le méthotrexate est éliminé par voie rénale et peut s’accumuler, nécessitant un suivi thérapeutique pharmacologique, une surveillance de la pente d’élimination et parfois une alcalinisation des urines ou un médicament de sauvetage.
Le méthotrexate à faible dose doit être prescrit une fois par semaine, car une prise quotidienne peut entraîner le décès.
L’acide mycophénolique est administré comme mycophénolate mofétil ou sel sodique, est rapidement hydrolysé en MPA, métabolisé en MPAG inactif, excrété dans la bile, partiellement déconjugué par le cycle entérohépatique, puis éliminé dans les urines.
Blocage de la prolifération lymphocytaire → immunosuppression
★ À maîtriser
🔄 Le signal 1 comprend: stimulation du TCR par le peptide-CMH, augmentation du calcium intracellulaire, activation de la calcineurine, déphosphorylation et migration nucléaire de NFAT, synthèse d’IL-2 et de CD25
La ciclosporine se lie à la cyclophiline et le tacrolimus se lie à FKBP12 ; les complexes inhibent la calcineurine, puis NFAT et la production d’IL-2.
Les inhibiteurs de la calcineurine sont les médicaments de base de la prévention du rejet après transplantation, le tacrolimus étant le plus utilisé.
La néphrotoxicité des inhibiteurs de la calcineurine est concentration-dépendante et résulte d’une vasoconstriction de l’artère rénale pouvant provoquer une insuffisance rénale aiguë.
🔄 Le signal 3 entraîne: fixation de l’IL-2 sur CD25, activation de mTOR, progression de G1 vers S, mitoses et expansion clonale
📌 Les inhibiteurs de mTOR, comme le sirolimus et l’évérolimus, sont moins puissants que les inhibiteurs de la calcineurine mais présentent une toxicité rénale moindre et peuvent les compléter ou remplacer l’acide mycophénolique.
Compléments
📌 Les inhibiteurs de la calcineurine ont une forte variabilité pharmacocinétique et nécessitent un suivi thérapeutique pharmacologique, notamment en raison de leur métabolisme hépatique par CYP3A4 et CYP3A5 et de leurs interactions médicamenteuses.
Signal 1 : calcineurine ; signal 3 : mTOR
★ À maîtriser
📌 Les anticorps monoclonaux thérapeutiques peuvent être entiers, chimériques, humanisés ou humains, mais aussi être utilisés sous forme de fragments Fab, de protéines de fusion en « -cept », d’anticorps bispécifiques ou d’anticorps conjugués.
Les anticorps monoclonaux peuvent agir par neutralisation d’une cible soluble, antagonisme d’une cible membranaire, vectorisation vers une cible ou cytotoxicité directe, dépendante du complément, dépendante des anticorps ou dépendante de la phagocytose.
Les anticorps monoclonaux sont administrés par voie intraveineuse ou sous-cutanée, car leur administration orale entraînerait leur dégradation par l’acidité gastrique.
📌 L’immunogénicité des anticorps monoclonaux peut provoquer l’apparition d’anticorps anti-médicament, diminuant leur demi-vie et augmentant leur clairance.
Compléments
Les suffixes « -omab », « -ximab », « -zumab » et « -umab » correspondent respectivement à des anticorps animaux, chimériques, humanisés et humains.
Les anticorps monoclonaux ont généralement une demi-vie longue, pouvant atteindre 21 jours pour une IgG portant un Fc humain, tandis que les fragments Fab ont une demi-vie beaucoup plus courte.
Un anticorps comme un missile : il reconnaît, neutralise ou détruit sa cible
📌 Après une splénectomie, une antibioprophylaxie par pénicilline orale quotidienne est recommandée pendant 2 ans chez l’adulte et 5 ans chez l’enfant, avec de l’érythromycine en cas d’allergie.
📌 L’asplénie ne provoque pas de déficit immunitaire majeur, mais un déficit sélectif de la réponse IgM T-indépendante contre les bactéries encapsulées.
Absence de rate → déficit sélectif en IgM → infections encapsulées
★ À maîtriser
Dans la mononucléose infectieuse, l’EBV infecte les lymphocytes B, active fortement les lymphocytes T CD8 dirigés contre les antigènes de la phase lytique, puis laisse persister le virus sous forme latente dans des lymphocytes B mémoires.
Dans le VIH, une charge virale indétectable obtenue sous traitement en 3 à 6 mois supprime le risque de transmission et permet la récupération progressive des lymphocytes T CD4.
Dans le VIH, la charge virale reflète la vitesse d’évolution et la contagiosité, tandis que le nombre de lymphocytes T CD4 indique la distance avant les complications opportunistes.
Dans le VIH, les infections opportunistes majeures surviennent lorsque le nombre de lymphocytes T CD4 devient inférieur à 200/mm3, tandis que les infections opportunistes mineures surviennent au-dessus de 200/mm3.
Dans la COVID-19, les symptômes de la première semaine résultent principalement du virus, tandis que l’aggravation de la deuxième semaine résulte surtout de la réponse immunitaire inflammatoire.
Compléments
VIH : disparition progressive des CD4 ; COVID : hyperactivation immunitaire
🔄 La réponse anti-tumorale suit quatre étapes:
L’instabilité génétique favorise la production de néo-antigènes et augmente l’immunogénicité des tumeurs, notamment lorsque les mutations somatiques sont nombreuses.
🔄 La théorie des 3E comprend : (Robert Schreiber):
Les anticorps inhibiteurs de checkpoint lèvent les freins imposés aux lymphocytes T et peuvent réactiver une réponse anti-tumorale spécifique.
Élimination → équilibre → échappement
★ À maîtriser
📌 Les anticorps bispécifiques T Cell Engagers rapprochent un lymphocyte T de la cellule tumorale en reconnaissant CD3 d’un côté et un antigène tumoral de l’autre, tandis qu’un TCR recombinant reste limité par la restriction au CMH.
📌 Les inhibiteurs de checkpoint peuvent rompre la tolérance périphérique dans plusieurs organes, tandis que les anticorps bispécifiques provoquent surtout une activation T très intense et rapide avec syndrome de relargage cytokinique.
Compléments
Un anticorps bispécifique active le CD3 du lymphocyte T et rapproche celui-ci de la cellule tumorale, ce qui déclenche une signalisation comparable à celle d’une synapse immunologique.
Les principales toxicités des cellules CAR-T sont la déplétion B prolongée, le syndrome de relargage cytokinique, la neurotoxicité ICANS et, très rarement, des lymphomes T.
Checkpoint : lever un frein ; CAR-T : ajouter un moteur.
★ À maîtriser
📌 La tolérance centrale élimine principalement les lymphocytes T fortement autoréactifs dans le thymus et édite ou élimine les lymphocytes B autoréactifs dans la moelle osseuse, tandis que la tolérance périphérique contrôle les lymphocytes autoréactifs ayant échappé à cette sélection.
La tolérance périphérique repose sur:
Les Tregs thymiques proviennent de lymphocytes T CD4 d’affinité intermédiaire pour les auto-antigènes sous l’influence de Foxp3, tandis que les Tregs périphériques apparaissent à partir de lymphocytes T CD4 naïfs activés en présence d’IL2 et de TGF-β.
La tolérance digestive associe des barrières épithéliales, des cellules dendritiques tolérogènes, des Tregs périphériques et des IgA qui neutralisent les pathogènes tout en maintenant l’équilibre du microbiote.
Compléments
📌 Les Tregs inhibent les lymphocytes T effecteurs et rendent les cellules dendritiques tolérantes grâce à la déprivation d’IL2, à la production de TGF-β et à la libération de métabolites suppressifs comme l’adénosine.
Effecteurs > régulateurs : auto-immunité ; régulateurs > effecteurs : tumeur.
★ À maîtriser
🔄 La réaction inflammatoire suit trois phases:
Les médiateurs inflammatoires provoquent une vasodilatation, une augmentation de la perméabilité vasculaire, l’expression de molécules d’adhésion et le recrutement successif des polynucléaires neutrophiles puis des monocytes.
La résolution repose sur:
📌 La vaccination expose à un risque d’immunopathologie post-vaccinale généralement moindre que l’immunopathologie provoquée par l’infection correspondante, de sorte que la décision repose sur un rapport bénéfices-risques.
Compléments
Initiation vasculaire → amplification cellulaire → résolution-cicatrisation.
★ À maîtriser
📌 Le risque de la vaccination n’est généralement pas de déclencher une maladie auto-immune, mais de révéler une maladie qui se serait déclenchée sous l’effet d’un autre signal de danger, comme une infection ou une exposition solaire.
📌 Le calcul bénéfice-risque est en faveur de la vaccination lorsque la maladie ciblée est suffisamment fréquente et sévère pour que ses risques dépassent ceux des effets indésirables vaccinaux.
Compléments
Maladie infectieuse fréquente et sévère ≠ risque vaccinal rare
📌 Les vaccins vivants atténués induisent généralement une réponse humorale et cellulaire plus complète que les vaccins inactivés, mais ils exposent à un risque de retour à la virulence ou de transmission chez les personnes immunodéprimées.
Antigène + danger inflammatoire → réponse adaptative
★ À maîtriser
Le syndrome de Guillain-Barré est une polyradiculonévrite inflammatoire aiguë auto-immune avec démyélinisation segmentaire multifocale, dont l’incidence annuelle est d’environ 1 à 2 cas pour 100 000 personnes.
Le vaccin contre l’hépatite B n’est pas associé à une augmentation de la sclérose en plaques après l’analyse de cohortes suffisamment larges.
📌 Dans la dengue, les anticorps dirigés contre un sérotype peuvent faciliter l’infection par un autre sérotype au lieu de le neutraliser, phénomène appelé antibody-dependent enhancement.
Compléments
Surveillance → bénéfice-risque → adaptation vaccinale
Le système HLA correspond au complexe majeur d’histocompatibilité humain, situé sur le chromosome 6 et organisé en trois régions : HLA-I, HLA-II et HLA-III.
Les molécules HLA-I classiques sont HLA-A, HLA-B et HLA-C, tandis que les molécules HLA-II majeures sont HLA-DP, HLA-DQ et HLA-DR.
HLA-I présente surtout l’endogène aux CD8, HLA-II l’exogène aux CD4
★ À maîtriser
📌 HLA-I présente principalement des peptides endogènes aux lymphocytes T CD8, tandis que HLA-II présente principalement des peptides exogènes aux lymphocytes T CD4.
🔄 L’apprêtement HLA-I suit plusieurs étapes:
🔄 L’apprêtement HLA-II implique plusieurs étapes:
Compléments
Cytosol → protéasome → TAP → réticulum pour HLA-I ; endosome → lysosome → HLA-II
📌 Le polymorphisme HLA augmente la diversité des peptides pouvant être présentés dans une population et améliore ainsi la résistance collective aux nouveaux pathogènes.
La diversité des TCR est générée par le réarrangement somatique V(D)J, catalysé par RAG1 et RAG2, avec un réarrangement D-J puis V-DJ pour les chaînes β ou δ et un réarrangement V-J pour les chaînes α ou γ.
Les niveaux de diversité du TCR sont:
La sélection thymique fait progresser les thymocytes des stades doubles négatifs DN, puis doubles positifs DP CD4+CD8+, jusqu’au stade simple positif SP CD4+ ou CD8+.
📌 La sélection positive conserve les thymocytes dont le TCR reconnaît suffisamment le CMH du soi, tandis que la sélection négative élimine ceux dont le TCR reconnaît avec une trop forte affinité les complexes CMH-peptide du soi.
📌 La reconnaissance du TCR en l’absence de co-stimulation entraîne une anergie, c’est-à-dire un état hypo-fonctionnel participant à la tolérance périphérique.
📌 Les lymphocytes T CD4 reconnaissent les antigènes présentés par le CMH de classe II, tandis que les lymphocytes T CD8 reconnaissent ceux présentés par le CMH de classe I.
Après activation, la réponse T suit la séquence activation, expansion clonale, contraction par apoptose, puis maintien d’un compartiment mémoire réactivable.
Les lymphocytes T CD8 tuent les cellules cibles par dégranulation polarisée, avec libération de perforine et de granzymes au niveau de la synapse immunologique.
📌 L’antigénicité est la capacité d’une structure à être reconnue par le système immunitaire, tandis que l’immunogénicité est sa capacité à induire une réponse immunitaire.
📌 Un épitope est la plus petite zone d’un antigène spécifiquement reconnue, tandis qu’un paratope est le site de liaison de l’immunoglobuline ou du TCR à cet épitope.
Diversité HLA → présentation diversifiée des peptides → meilleure survie collective
| Caractéristique | Immunité innée | Immunité adaptative |
|---|---|---|
| Délai d’action | Immédiat | Après plusieurs jours |
| Spécificité | Non spécifique | Hautement spécifique |
| Mémoire | Absente | Présente et durable |
| Cellules clés | Cellules dendritiques, NK, neutrophiles | Lymphocytes T et B |
| Cible | Médicaments | Conséquence |
|---|---|---|
| Signal 1 / calcineurine | Ciclosporine, tacrolimus | Inhibition de NFAT et de l’IL-2 |
| Signal 3 / mTOR | Sirolimus, évérolimus | Inhibition de la progression du cycle cellulaire |
| Métabolisme des nucléotides | Azathioprine, méthotrexate, acide mycophénolique | Inhibition de la prolifération lymphocytaire |
| Voie JAK/STAT | Ruxolitinib, tofacitinib, baricitinib | Inhibition de la signalisation des cytokines |
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1. Parmi les propositions suivantes concernant l’immunité innée et l’immunité adaptative, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?
2. Concernant la mémoire immunitaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :
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Qu'est-ce que la mémoire immunitaire ?
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Quelle est la différence principale entre immunité innée et adaptative ?
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