QCM : Méthodes d’analyses tissulaires — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les fondements de l’histologie :

L’anatomopathologie étudie les tissus dans un contexte pathologique.
L’histologie étudie les tissus à partir de préparations marquées et observées.
Theodor Schwann et Rudolf Virchow sont associés à la théorie cellulaire.
Camillo Golgi est associé à la découverte de l’appareil de Golgi.
L’histologie décrit l’ultrastructure cellulaire dans des préparations observées.

L’anatomopathologie étudie les tissus dans un contexte pathologique. · L’histologie étudie les tissus à partir de préparations marquées et observées. · Theodor Schwann et Rudolf Virchow sont associés à la théorie cellulaire. · Camillo Golgi est associé à la découverte de l’appareil de Golgi. · L’histologie décrit l’ultrastructure cellulaire dans des préparations observées.

Explication

L’histologie étudie les tissus et l’ultrastructure cellulaire à partir de préparations observées. L’anatomopathologie décrit les tissus dans un contexte pathologique, tandis que l’appareil de Golgi relève des travaux de Camillo Golgi.

2. Les niveaux d’organisation hiérarchique du vivant comprennent :

Des tissus qui s’organisent pour former des organes.
Des systèmes qui s’organisent pour former des cellules spécialisées.
Des cellules qui s’organisent pour former des tissus.
Des organes qui s’organisent pour former des systèmes ou appareils.
Des organites qui s’organisent directement pour former des organes.

Des tissus qui s’organisent pour former des organes. · Des cellules qui s’organisent pour former des tissus. · Des organes qui s’organisent pour former des systèmes ou appareils.

Explication

Les cellules s’organisent en tissus, puis les tissus en organes et les organes en systèmes ou appareils. L’appareil urinaire constitue un exemple de système issu de cette organisation hiérarchique.

3. À propos de l’origine et de l’histoire de l’histologie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le terme « histologie » associe « Histos », qui signifie tissu, et « Logos », qui signifie science.
Marcello Malpighi a étudié les tissus vivants au XVIIe siècle.
Le terme « histologie » est utilisé depuis le XVIIIe siècle.
Camillo Golgi a commencé l’étude des tissus vivants avec un microscope rudimentaire.
Marcello Malpighi a observé et décrit les capillaires pulmonaires.

Le terme « histologie » associe « Histos », qui signifie tissu, et « Logos », qui signifie science. · Marcello Malpighi a étudié les tissus vivants au XVIIe siècle. · Marcello Malpighi a observé et décrit les capillaires pulmonaires.

Explication

Le terme histologie associe « Histos », tissu, et « Logos », science, et son usage remonte au XIXe siècle. Marcello Malpighi a travaillé dès le XVIIe siècle sur les tissus vivants et les capillaires pulmonaires.

4. Concernant les capacités résolutives des outils d’observation :

L’œil humain possède une résolution proche de 200 nm.
L’œil humain possède une résolution d’environ 200 μm.
Le microscope optique possède une résolution d’environ 200 nm.
Le microscope optique atteint une résolution d’environ 0,2 nm.
La microscopie électronique peut atteindre environ 0,2 nm de résolution.

L’œil humain possède une résolution d’environ 200 μm. · Le microscope optique possède une résolution d’environ 200 nm. · La microscopie électronique peut atteindre environ 0,2 nm de résolution.

Explication

La résolution est d’environ 200 micromètres pour l’œil, 200 nanomètres pour le microscope optique et 0,2 nanomètre pour la microscopie électronique. Ces valeurs décrivent une capacité croissante à distinguer des détails fins.

5. Quelles sont les réponses exactes au sujet des échelles observables dans le vivant ?

Le microscope électronique permet d’observer les organes entiers avec leur organisation macroscopique.
Le microscope optique permet d’observer les cellules.
Le microscope électronique permet d’observer les organites.
L’œil humain peut observer des organes et certains prélèvements.
Le microscope optique permet notamment d’observer les lobules et les travées.

Le microscope optique permet d’observer les cellules. · Le microscope électronique permet d’observer les organites. · L’œil humain peut observer des organes et certains prélèvements. · Le microscope optique permet notamment d’observer les lobules et les travées.

Explication

L’œil observe les organes et certains prélèvements, tandis que le microscope optique permet notamment d’observer les lobules, les travées et les cellules. Le microscope électronique donne accès aux organites et à l’échelle nucléosomale.

6. La résolution en microscopie correspond à :

La distance minimale séparant deux points individualisables.
Une mesure de la capacité de séparation des détails.
La distance maximale entre deux objets visibles dans une image.
La capacité à distinguer deux points proches.
Une augmentation de la taille apparente d’un objet observé.

La distance minimale séparant deux points individualisables. · Une mesure de la capacité de séparation des détails. · La capacité à distinguer deux points proches.

Explication

La résolution désigne la distance minimale entre deux points pouvant être individualisés. Elle ne correspond donc pas au grossissement, qui augmente la taille apparente de l’image.

7. Concernant l’équation d’Airy décrivant la résolution, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La variable nn représente le grossissement de l’objectif.
L’angle α\alpha correspond au demi-angle des rayons entrant dans l’objectif.
La résolution peut être décrite par d=0,61λnsinαd = \frac{0,61\lambda}{n\sin\alpha}.
La variable nn représente l’indice de réfraction.
La variable λ\lambda représente la longueur d’onde utilisée.

L’angle $$\alpha$$ correspond au demi-angle des rayons entrant dans l’objectif. · La résolution peut être décrite par $$d = \frac{0,61\lambda}{n\sin\alpha}$$. · La variable $$n$$ représente l’indice de réfraction. · La variable $$\lambda$$ représente la longueur d’onde utilisée.

Explication

L’équation d’Airy s’écrit d=0,61λnsinαd = \frac{0,61\lambda}{n\sin\alpha}. Dans cette relation, λ\lambda est la longueur d’onde, nn l’indice de réfraction et α\alpha le demi-angle des rayons entrant dans l’objectif.

8. Une amélioration de la résolution microscopique est favorisée par :

Une augmentation de l’angle α\alpha des rayons entrants.
Une augmentation de la distance minimale séparant deux points distinguables.
Une diminution de l’angle α\alpha des rayons entrants.
Une augmentation de la longueur d’onde λ\lambda utilisée.
Une diminution de la longueur d’onde λ\lambda utilisée.

Une augmentation de l’angle $$\alpha$$ des rayons entrants. · Une diminution de la longueur d’onde $$\lambda$$ utilisée.

Explication

La résolution s’améliore lorsque la longueur d’onde diminue ou lorsque l’angle α\alpha augmente. Une diminution de α\alpha dégrade donc la résolution, contrairement à une diminution de la longueur d’onde.

9. Concernant les principes généraux des microscopies optique et électronique :

Les lentilles optiques sont en verre, tandis que les lentilles électroniques sont électromagnétiques.
La microscopie électronique utilise des électrons pour former l’image agrandie.
La microscopie optique utilise des photons pour former l’image agrandie.
L’observation optique peut être non destructrice sur un échantillon non déshydraté.
Un microscope fait traverser un rayonnement à travers l’échantillon puis un système de lentilles.

Les lentilles optiques sont en verre, tandis que les lentilles électroniques sont électromagnétiques. · La microscopie électronique utilise des électrons pour former l’image agrandie. · La microscopie optique utilise des photons pour former l’image agrandie. · L’observation optique peut être non destructrice sur un échantillon non déshydraté. · Un microscope fait traverser un rayonnement à travers l’échantillon puis un système de lentilles.

Explication

Un microscope forme une image agrandie en faisant traverser un rayonnement par l’échantillon puis par des lentilles. La microscopie optique emploie des photons et des lentilles en verre, tandis que la microscopie électronique emploie des électrons et des lentilles électromagnétiques; l’échantillon optique peut rester non déshydraté et l’observation est non destructrice.

10. Les caractéristiques des diffusions électroniques comprennent :

Une diffusion élastique produit une zone claire sur l’image.
Une diffusion inélastique implique un transfert d’énergie par l’électron incident.
Une diffusion élastique implique une forte déviation sans transfert d’énergie.
Une diffusion inélastique produit une zone claire sur l’image.
Une diffusion inélastique entraîne une faible déviation de l’électron incident.

Une diffusion inélastique implique un transfert d’énergie par l’électron incident. · Une diffusion élastique implique une forte déviation sans transfert d’énergie. · Une diffusion inélastique produit une zone claire sur l’image. · Une diffusion inélastique entraîne une faible déviation de l’électron incident.

Explication

Lors d’une diffusion inélastique, l’électron transfère de l’énergie, est faiblement dévié et produit une zone claire. Lors d’une diffusion élastique, il est fortement dévié sans transfert d’énergie et produit une zone sombre.

11. Concernant la coupe des blocs inclus en paraffine :

Le microtome réalise des coupes successives de 3 à 5 μm d’épaisseur.
Le microtome permet d’obtenir plusieurs coupes successives dans un même bloc de paraffine.
Les coupes de paraffine sont produites dans une résine dure destinée à la microscopie électronique.
L’ultramicrotome permet d’obtenir des coupes inférieures à 100 nm d’épaisseur.
Le microtome réalise des coupes inférieures à 100 nm pour la microscopie électronique.

Le microtome réalise des coupes successives de 3 à 5 μm d’épaisseur. · Le microtome permet d’obtenir plusieurs coupes successives dans un même bloc de paraffine. · L’ultramicrotome permet d’obtenir des coupes inférieures à 100 nm d’épaisseur.

Explication

Le microtome permet d’obtenir des coupes de paraffine de 3 à 5 μm. L’ultramicrotome est destiné aux coupes beaucoup plus fines, inférieures à 100 nm, notamment pour la microscopie électronique.

12. Lors de la récupération des coupes de paraffine, quelles propositions sont exactes ?

Les bandelettes sont récupérées sur une lame de verre après leur passage dans l’eau.
Le bain d’eau intervient avant le dépôt des bandelettes sur la lame.
La fixation du tissu constitue l’étape destinée à supprimer les plis des bandelettes.
Les bandelettes sont déposées directement sur la lame sans étape d’étalement dans l’eau.
Le bain d’eau permet d’étaler les bandelettes de paraffine sans plis.

Les bandelettes sont récupérées sur une lame de verre après leur passage dans l’eau. · Le bain d’eau intervient avant le dépôt des bandelettes sur la lame. · Le bain d’eau permet d’étaler les bandelettes de paraffine sans plis.

Explication

Les bandelettes de paraffine sont étalées sur un bain d’eau, qui les déplisse, puis récupérées sur une lame de verre. La fixation concerne la préservation du tissu et non le déplissage des coupes.

13. À propos des colorations PAS et Van Gieson, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La coloration PAS met en évidence le revêtement du plateau strié intestinal.
La coloration de Van Gieson colore le collagène en bleu pâle.
La coloration de Van Gieson colore les cellules musculaires en jaune.
La coloration PAS révèle certains mucopolysaccharides en magenta.
La coloration PAS permet notamment de visualiser le mucus.

La coloration PAS met en évidence le revêtement du plateau strié intestinal. · La coloration de Van Gieson colore les cellules musculaires en jaune. · La coloration PAS révèle certains mucopolysaccharides en magenta. · La coloration PAS permet notamment de visualiser le mucus.

Explication

Le PAS met en évidence certains mucopolysaccharides en magenta, notamment dans le mucus et le revêtement du plateau strié intestinal. La coloration de Van Gieson associe des cellules musculaires jaunes et du collagène rouge, tandis que l’orcéine révèle les fibres élastiques brunes.

14. Les caractéristiques des principales colorations histologiques comprennent :

L’orcéine met en évidence les fibres élastiques en bleu pâle.
Le trichrome de Masson colore le cytoplasme en rouge foncé.
Le trichrome de Masson colore les noyaux en bleu-violet.
Le trichrome de Masson colore les tissus conjonctifs en bleu pâle.
La coloration de Van Gieson colore le collagène en rouge.

Le trichrome de Masson colore le cytoplasme en rouge foncé. · Le trichrome de Masson colore les noyaux en bleu-violet. · Le trichrome de Masson colore les tissus conjonctifs en bleu pâle. · La coloration de Van Gieson colore le collagène en rouge.

Explication

Le trichrome de Masson colore les noyaux et substances basophiles en bleu-violet, le cytoplasme en rouge foncé et les tissus conjonctifs en bleu pâle. Le collagène rouge appartient à la coloration de Van Gieson, et les fibres élastiques brunes sont révélées par l’orcéine.

15. Concernant les principes de l’immunohistologie et de l’hybridation in situ :

Les sondes d’hybridation in situ sont complémentaires de la séquence recherchée.
L’hybridation in situ détecte des séquences spécifiques d’ADN ou d’ARN.
L’immunohistologie utilise des anticorps dirigés contre des protéines tissulaires.
Le marquage indirect utilise un anticorps secondaire qui reconnaît l’anticorps primaire.
Le marquage direct utilise un anticorps primaire porteur de la molécule reportrice.

Les sondes d’hybridation in situ sont complémentaires de la séquence recherchée. · L’hybridation in situ détecte des séquences spécifiques d’ADN ou d’ARN. · L’immunohistologie utilise des anticorps dirigés contre des protéines tissulaires. · Le marquage indirect utilise un anticorps secondaire qui reconnaît l’anticorps primaire. · Le marquage direct utilise un anticorps primaire porteur de la molécule reportrice.

Explication

L’immunohistologie détecte des protéines au moyen d’anticorps spécifiques. Dans l’hybridation in situ, les sondes nucléotidiques complémentaires détectent des séquences d’ADN ou d’ARN. Le marquage direct utilise un anticorps primaire porteur du marqueur, alors que le marquage indirect utilise un anticorps secondaire marqué.

16. Un immunomarquage indirect utilisant une enzyme peut être décrit ainsi :

La HRP transforme la DAB soluble en précipité insoluble.
Le précipité se forme au site de fixation de l’anticorps primaire.
L’anticorps secondaire reconnaît spécifiquement l’anticorps primaire.
Le marquage indirect utilise un anticorps primaire portant directement la molécule reportrice.
Le système de détection est porté par l’anticorps secondaire.

La HRP transforme la DAB soluble en précipité insoluble. · Le précipité se forme au site de fixation de l’anticorps primaire. · L’anticorps secondaire reconnaît spécifiquement l’anticorps primaire. · Le système de détection est porté par l’anticorps secondaire.

Explication

Dans le marquage indirect, l’anticorps secondaire reconnaît l’anticorps primaire et porte le système de détection. L’enzyme HRP peut transformer la DAB soluble en précipité insoluble au site de fixation de l’anticorps primaire.

17. Concernant le fonctionnement des fluorochromes en immunofluorescence, quelles propositions sont exactes ?

Le retour à l’état fondamental s’accompagne d’une émission photonique.
Un fluorochrome est excité par une longueur d’onde donnée.
Alexa 488 émet des photons à 535 nm dans le vert.
Alexa 488 est excitée par des photons à 488 nm.
L’émission fluorescente précède l’excitation du fluorochrome.

Le retour à l’état fondamental s’accompagne d’une émission photonique. · Un fluorochrome est excité par une longueur d’onde donnée. · Alexa 488 émet des photons à 535 nm dans le vert. · Alexa 488 est excitée par des photons à 488 nm.

Explication

En immunofluorescence, le fluorochrome absorbe une énergie lumineuse à une longueur d’onde donnée puis émet des photons lors du retour à l’état fondamental. Alexa 488 émet à 535 nm dans le vert après excitation à 488 nm.

18. Lorsqu’une séquence nucléique doit être localisée directement dans un tissu :

L’hybridation in situ utilise une sonde nucléotidique complémentaire.
L’hybridation in situ permet de localiser la séquence dans le tissu.
L’hybridation in situ utilise un anticorps spécifique dirigé contre une protéine.
La séquence recherchée peut appartenir à l’ADN ou à l’ARN.
La détection repose sur la complémentarité entre la sonde et la séquence ciblée.

L’hybridation in situ utilise une sonde nucléotidique complémentaire. · L’hybridation in situ permet de localiser la séquence dans le tissu. · La séquence recherchée peut appartenir à l’ADN ou à l’ARN. · La détection repose sur la complémentarité entre la sonde et la séquence ciblée.

Explication

L’hybridation in situ emploie des sondes nucléotidiques complémentaires de séquences spécifiques d’ADN ou d’ARN dans un tissu. Elle ne repose donc pas sur des anticorps dirigés contre des protéines, qui caractérisent l’immunohistologie.

19. Parmi les propositions suivantes concernant l’utilisation diagnostique des marquages tumoraux, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Des récepteurs à la progestérone positifs peuvent participer à l’orientation thérapeutique.
Un oncogène HER2 négatif s’intègre à l’exemple orientant vers une hormonothérapie.
Un marquage PD-L1 positif dans une biopsie pulmonaire peut rendre une immunothérapie envisageable.
Un marquage PD-L1 positif indique une absence de réponse possible à l’immunothérapie.
Des récepteurs aux œstrogènes positifs peuvent orienter vers une hormonothérapie.

Des récepteurs à la progestérone positifs peuvent participer à l’orientation thérapeutique. · Un oncogène HER2 négatif s’intègre à l’exemple orientant vers une hormonothérapie. · Un marquage PD-L1 positif dans une biopsie pulmonaire peut rendre une immunothérapie envisageable. · Des récepteurs aux œstrogènes positifs peuvent orienter vers une hormonothérapie.

Explication

Dans l’exemple du cancer du sein, la positivité des récepteurs hormonaux avec HER2 négatif oriente vers une hormonothérapie. Un marquage PD-L1 positif concerne plutôt l’éligibilité potentielle à une immunothérapie, notamment dans une biopsie pulmonaire.

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Qu'est-ce que l'histologie étudie et décrit ?

Les tissus et l'ultrastructure cellulaire.

De quelles racines grecques vient le terme « histologie » ?

De « Histos » signifiant tissu et « Logos » signifiant science.

Depuis quel siècle le terme « histologie » est-il utilisé ?

Depuis le XIXe siècle.

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