Qu'est-ce que l'addiction selon la définition donnée ?
Un comportement automatisé piloté par une dysrégulation émotionnelle.
Que désigne le renforcement positif dans l'addiction ?
La consommation pour obtenir un plaisir ou se sentir mieux.
Que désigne le renforcement négatif dans l'addiction ?
La consommation pour réduire un état désagréable ou ne pas aller mal.
Comment se développe l'addiction ?
Par apprentissage, conditionnements, répétition, surapprentissage et automatisation.
Quels types de conditionnements sont impliqués dans l'addiction ?
Les conditionnements classiques et opérants.
À quels chercheurs sont associés les conditionnements classiques et opérants ?
Pavlov pour le classique et Skinner pour l'opérant.
Quels sont les trois stades du continuum des pratiques addictives ?
Usage à risque, usage nocif, trouble de l’usage.
Comment le DSM-5 classe-t-il la sévérité du trouble de l’usage ?
Léger, modéré, sévère selon le nombre de critères.
Quels sont les cinq éléments du trouble de l’usage appelés les 5C ?
Contrôle altéré, craving, consommations compulsives, conséquences, chronicité.
Quels questionnaires de repérage sont utilisés pour l’alcool ?
FACE et AUDIT-C.
Quel questionnaire sert à repérer le trouble lié au cannabis ?
Le questionnaire CAST.
Quel questionnaire est utilisé pour les drogues autres que l’alcool et le cannabis ?
Le questionnaire DAST.
Quel questionnaire est destiné au repérage chez les adolescents ?
Le questionnaire ADOSPA.
Qu'est-ce qui différencie la dépendance physique de la dépendance psychique ?
La dépendance physique est rapide et transitoire, la psychique se développe lentement et dure longtemps.
Que désigne la tolérance en dépendance ?
Une adaptation de l’organisme avec symptômes de sevrage.
Quels risques présente le sevrage des produits GABAergiques ?
Il peut provoquer convulsions, delirium tremens et être létal.
Que se passe-t-il avec la dépendance physique après arrêt ?
Elle disparaît rapidement.
Comment évolue la dépendance psychique après arrêt ?
Elle persiste et favorise rechutes et transferts d’addiction.
Quelles sont les trois interactions à l'origine de l'addiction ?
Les vulnérabilités du sujet, les caractéristiques du produit et l’environnement.
Quelles vulnérabilités individuelles favorisent l'addiction ?
L’âge de début, l’immaturité cérébrale, facteurs génétiques, troubles psychologiques, antécédents familiaux et troubles du sommeil.
Quel pourcentage du risque addictif est dû à l’hérédité multigénique ?
40 à 60 % du risque addictif.
Que représente l’hérédité multigénique dans les addictions ?
Un substrat des polyaddictions.
Quel pourcentage de joueurs pathologiques consomment de l’alcool ?
75 % des joueurs pathologiques.
Quel pourcentage de joueurs pathologiques consomment du tabac ?
60 % des joueurs pathologiques.
Quel pourcentage de joueurs pathologiques consomment des drogues ?
38 % des joueurs pathologiques.
Qui a montré que l’addiction résulte d’une triple interaction ?
Kreek et al., Nat Neurosci, 2005.
Pourquoi le risque addictif augmente-t-il avec un effet rapide, intense et bref ?
Cette combinaison favorise la répétition du comportement.
Quel effet neurobiologique accompagne un effet addictif rapide, intense et bref ?
Les contre-régulations neurobiologiques apparaissent.
Quel type d'émotions favorise un effet addictif rapide, intense et bref ?
Les montagnes russes émotionnelles sont favorisées.
Quel est le délai de passage de l’héroïne vers le cerveau comparé à la morphine ?
Le passage de l’héroïne vers le cerveau est plus rapide que celui de la morphine.
Quelle est la probabilité de dépendance à la nicotine selon Lopez-Quintero et al., 2010 ?
La probabilité de dépendance à la nicotine est de 50 %.
Quelle est la probabilité de dépendance à l’alcool selon Lopez-Quintero et al., 2010 ?
La probabilité de dépendance à l’alcool est de 22,7 %.
Quelle est la probabilité de dépendance au cannabis selon Lopez-Quintero et al., 2010 ?
La probabilité de dépendance au cannabis est de 8,9 %.
Quelle est la probabilité de dépendance à la cocaïne selon Lopez-Quintero et al., 2010 ?
La probabilité de dépendance à la cocaïne est de 20,9 %.
Quels éléments composent le circuit de la récompense ?
Le circuit dopaminergique mésolimbique et mésocortical avec l’aire tegmentale ventrale et le noyau accumbens.
Que font les produits addictifs aux circuits cérébraux ?
Ils détournent les circuits de la motivation et modifient ceux des émotions et des habitudes.
Quelle élévation de dopamine la D-amphétamine provoque-t-elle dans le noyau accumbens ?
Environ 700 % d’élévation.
Quelle élévation de dopamine la cocaïne provoque-t-elle dans le noyau accumbens ?
Entre 200 et 500 % d’élévation.
Quelle élévation de dopamine l’alcool provoque-t-il dans le noyau accumbens ?
Entre 20 et 50 % d’élévation.
Quelle élévation de dopamine l’héroïne provoque-t-elle dans le noyau accumbens ?
Inférieure à 20 % d’élévation.
Quelle différence existe-t-il entre liking et wanting ?
Le liking est le plaisir subjectif lié au renforcement positif, le wanting est le désir lié au renforcement négatif.
Qui a publié en 2016 sur l’élévation de dopamine dans le noyau accumbens ?
Dematteis et Pennel dans le Traité d'Addictologie.
Qu'est-ce que le craving en addiction ?
Une envie intense ou un besoin impérieux de consommer.
Quel équilibre le cortex préfrontal inhibiteur et le système limbique excitateur maintiennent-ils en homéostasie ?
Un équilibre entre plaisir et déplaisir.
Vers quoi l'équilibre est-il déplacé dans l'allostasie ?
Vers le besoin et le déplaisir.
Quels neurotransmetteurs diminuent dans le trouble de l'usage selon Dematteis et Pennel (2018) ?
La dopamine, le GABA, les endorphines, le neuropeptide Y, la nociceptine et les endocannabinoïdes.
Quels neurotransmetteurs augmentent dans le trouble de l'usage selon Dematteis et Pennel (2018) ?
Le CRF, le glutamate, la dynorphine, la noradrénaline, la vasopressine, l’orexine et la substance P.
Qui a publié en 2018 sur les modifications neurochimiques du trouble de l'usage ?
Dematteis et Pennel dans Alcoologie Addictologie.
Qu'est-ce que le stress et le sevrage activent dans le trouble addictif ?
Les automatismes et le craving.
Qu'est-ce qui augmente le risque de rechute quand le contrôle préfrontal est insuffisant ?
L'activation des automatismes et du craving.
Quelles sont les caractéristiques de la prise en charge en addiction ?
Elle doit être personnalisée, globale et intégrative.
Quels objectifs la prise en charge en addiction cherche-t-elle à atteindre ?
Réduire les risques, aider à l’arrêt, prévenir la rechute et favoriser la rémission ou le rétablissement.
Quelles stratégies incluent la réduction des risques en addiction ?
Les consommations moins toxiques, échanges de seringues, salles de consommation, naloxone, vaporisateurs, drug testing et traitements de substitution.
Quels objectifs vise le rétablissement en addiction ?
L’autonomie fonctionnelle, une meilleure qualité de vie, de nouvelles stratégies d’adaptation et un projet de vie donnant du sens.
Comment se caractérise l’addiction en termes de chronicité et de récidive ?
C’est une pathologie chronique et récidivante.
Quelle est la nature des altérations dans l’addiction ?
Elles sont partiellement réversibles.
Quel risque persiste après une abstinence prolongée en addiction ?
Le risque de rechute persiste.
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1. Par quel processus général un comportement addictif devient-il progressivement automatique ?
2. Laquelle de ces caractéristiques correspond à une vulnérabilité individuelle pouvant favoriser l’addiction ?
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