QCM : Obstruction urinaire et lithiases — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond au sepsis selon les critères cliniques actuels ?

Une infection associée à une augmentation du score SOFA d’au moins 2 points
Une infection associée à une réponse inflammatoire sans dysfonction d’organe
Une infection associée à une hypotension nécessitant des vasopresseurs
Une infection urinaire associée à un lactate supérieur à 2 mmol/L

Une infection associée à une augmentation du score SOFA d’au moins 2 points

Explication

Le sepsis correspond à un dysfonctionnement organique menaçant le pronostic vital, évalué cliniquement par une augmentation du score SOFA d’au moins 2 points. L’hypotension nécessitant des vasopresseurs et l’élévation du lactate caractérisent plus précisément le choc septique.

2. Chez un patient infecté, lequel de ces ensembles de critères correspond au quickSOFA ?

Oligurie, hypothermie ou augmentation du score SOFA d’au moins 2 points
Fréquence respiratoire d’au moins 22/min, altération mentale ou pression systolique d’au plus 100 mmHg
Lactate supérieur à 2 mmol/L, fièvre élevée ou thrombopénie marquée
Saturation basse, tachycardie ou pression artérielle moyenne inférieure à 65 mmHg

Fréquence respiratoire d’au moins 22/min, altération mentale ou pression systolique d’au plus 100 mmHg

Explication

Le quickSOFA repose sur trois éléments simples : fréquence respiratoire d’au moins 22/min, altération de la mentalité et pression artérielle systolique d’au plus 100 mmHg. Le score SOFA, en revanche, quantifie la dysfonction d’organe et ne se confond pas avec cet outil de repérage rapide.

3. Quelle situation répond à la définition du choc septique chez un patient sans hypovolémie ?

Pression moyenne d’au moins 65 mmHg après remplissage et lactate inférieur à 2 mmol/L
Besoin de vasopresseurs pour maintenir une pression moyenne d’au moins 65 mmHg et lactate supérieur à 2 mmol/L
Dysfonction d’organe avec fièvre et besoin d’antibiotiques intraveineux
Hypotension transitoire avec lactate supérieur à 2 mmol/L corrigée par les fluides

Besoin de vasopresseurs pour maintenir une pression moyenne d’au moins 65 mmHg et lactate supérieur à 2 mmol/L

Explication

Le choc septique associe un besoin en vasopresseurs pour maintenir une pression artérielle moyenne d’au moins 65 mmHg à un lactate supérieur à 2 mmol/L, en l’absence d’hypovolémie. Une dysfonction d’organe sans ces anomalies circulatoires et métaboliques relève du sepsis, mais pas nécessairement du choc septique.

4. Comment définit-on l’urosepsis et quelle mortalité rapportée lui est associée ?

Un sepsis d’origine digestive, avec une mortalité rapportée de 30 %
Une infection urinaire localisée, avec une mortalité rapportée de 5 %
Un sepsis d’origine urinaire, avec une mortalité rapportée de 17,9 %
Un choc septique d’origine pulmonaire, avec une mortalité rapportée de 17,9 %

Un sepsis d’origine urinaire, avec une mortalité rapportée de 17,9 %

Explication

L’urosepsis est un sepsis dont le point de départ se situe dans le tractus urinaire, et sa mortalité rapportée est de 17,9 %. Une infection urinaire localisée ne constitue pas à elle seule un urosepsis, qui implique une dysfonction organique liée au sepsis.

5. Quel profil biologique décrit le mieux la procalcitonine dans le sepsis ?

Elle est normalement élevée chez les sujets sains et diminue lorsque l’infection devient systémique
Elle augmente lors d’infections généralisées sévères, mais peu ou pas lors d’infections virales sévères ou d’inflammations non infectieuses
Elle augmente principalement lors d’inflammations non infectieuses et reste basse dans les infections bactériennes sévères
Elle augmente de façon comparable dans les infections virales sévères et les inflammations non infectieuses

Elle augmente lors d’infections généralisées sévères, mais peu ou pas lors d’infections virales sévères ou d’inflammations non infectieuses

Explication

La procalcitonine est normalement indétectable chez les sujets sains et augmente surtout lors d’infections généralisées sévères. Les inflammations non infectieuses entraînent généralement une augmentation modérée ou absente, ce qui les distingue du profil des infections systémiques sévères.

6. Lors du suivi d’une infection sévère, quel marqueur renseigne principalement sur la dysfonction organique et le risque de mortalité ?

Le lactate sérique
La procalcitonine
La numération leucocytaire
La température corporelle

Le lactate sérique

Explication

Le lactate sérique est associé à la dysfonction organique et à la mortalité dans le sepsis, ce qui justifie sa surveillance lors des infections sévères. La procalcitonine renseigne davantage sur la réponse infectieuse que sur la dysfonction organique elle-même.

7. Quelle stratégie associe les principaux volets du traitement de l’urosepsis ?

Drainage urinaire seul, sans antibiothérapie ni prise en charge intensive
Antibiothérapie différée, surveillance clinique et retrait de tout drainage
Antibiothérapie appropriée, drainage de l’obstruction et soins intensifs adaptés
Remplissage isolé, corticothérapie précoce et absence de contrôle urinaire

Antibiothérapie appropriée, drainage de l’obstruction et soins intensifs adaptés

Explication

La prise en charge de l’urosepsis associe une antibiothérapie appropriée, le contrôle de la source infectieuse par drainage de l’obstruction et des soins intensifs adaptés. Le drainage est essentiel, mais il ne remplace ni le traitement antimicrobien ni le soutien des défaillances d’organes.

8. Chez un patient présentant une suspicion clinique de sepsis, quelle conduite concernant les antimicrobiens est recommandée ?

Les administrer dans les six heures, puis les adapter uniquement à l’évolution de la fièvre
Les administrer au plus tard dans l’heure, puis les adapter aux cultures et à la fonction rénale
Commencer après stabilisation hémodynamique, puis maintenir le même traitement malgré les cultures
Attendre les cultures avant toute administration, puis choisir un traitement adapté au poids

Les administrer au plus tard dans l’heure, puis les adapter aux cultures et à la fonction rénale

Explication

Les antimicrobiens doivent être administrés au plus tard une heure après l’hypothèse clinique d’un sepsis, puis ajustés selon les cultures et la fonction rénale. Le traitement empirique précède donc les résultats microbiologiques, au lieu d’attendre les cultures pour commencer.

9. Quelle association décrit correctement le rôle des principaux traitements vasoactifs et corticoïdes dans l’urosepsis grave ?

Noradrénaline en première intention, dobutamine en cas de dysfonction myocardique et hydrocortisone après échec des fluides et vasopresseurs
Hydrocortisone en première intention, noradrénaline après son échec et dobutamine pour corriger l’hypovolémie
Dobutamine en première intention, noradrénaline en cas de dysfonction myocardique et hydrocortisone avant tout remplissage
Noradrénaline pour traiter l’hypovolémie, hydrocortisone en cas de dysfonction myocardique et dobutamine après les cultures

Noradrénaline en première intention, dobutamine en cas de dysfonction myocardique et hydrocortisone après échec des fluides et vasopresseurs

Explication

La noradrénaline est le vasopresseur principal, la dobutamine peut être utilisée en cas de dysfonction myocardique et l’hydrocortisone est réservée à l’échec des fluides et des vasopresseurs. L’hydrocortisone n’est donc pas le traitement initial de l’instabilité hémodynamique.

10. Que désigne une obstruction des voies urinaires supérieures ?

Une infection qui empêche la formation de l’urine dans les glomérules rénaux
Un obstacle qui bloque l’évacuation de l’urine entre la vessie et le méat urétral
Une anomalie qui interrompt le remplissage vésical avant l’arrivée de l’urine
Un obstacle qui entrave l’écoulement de l’urine du bassinet rénal vers la vessie

Un obstacle qui entrave l’écoulement de l’urine du bassinet rénal vers la vessie

Explication

L’obstruction haute entrave le passage de l’urine du bassinet rénal vers la vessie et peut être intraluminale ou extrinsèque. L’obstruction sous-vésicale concerne plutôt le trajet situé entre la vessie et l’extérieur.

11. De quels paramètres dépend principalement l’effet d’une obstruction urinaire supérieure sur le rein ?

Du volume urinaire quotidien, du poids et de la fréquence cardiaque
De son site, de son degré et de sa durée
De l’âge du patient, de son sexe et de sa température
De la couleur des urines, de leur odeur et de leur concentration

De son site, de son degré et de sa durée

Explication

Les conséquences rénales d’une obstruction haute varient selon sa localisation, son importance et le temps pendant lequel elle persiste. La couleur des urines ou les paramètres généraux proposés ne déterminent pas principalement cet effet.

12. Laquelle de ces situations constitue une cause d’obstruction sous-vésicale ?

Une compression extrinsèque de l’uretère
Une tumeur du bassinet rénal
Une sténose de l’urètre
Un calcul situé dans le calice rénal

Une sténose de l’urètre

Explication

Une sténose urétrale rétrécit la voie d’évacuation située sous la vessie et peut provoquer une obstruction basse. Les autres propositions concernent le haut appareil urinaire ou une obstruction urétérale.

13. Quelle situation peut provoquer une rétention urinaire aiguë chez une femme enceinte entre le deuxième et le quatrième mois ?

Une dilatation urétrale liée à l’augmentation du débit rénal
Une rétroversion ou une rétroflexion de l’utérus gravide
Une infection vésicale isolée sans déplacement utérin
Une compression rénale par un calcul urétéral mobile

Une rétroversion ou une rétroflexion de l’utérus gravide

Explication

Pendant cette période de la grossesse, une rétroversion ou une rétroflexion de l’utérus gravide peut favoriser une rétention aiguë. Un calcul urétéral concerne le haut appareil et les autres mécanismes ne correspondent pas à la cause décrite.

14. Quelle association caractérise correctement la rétention urinaire aiguë par rapport à la rétention chronique ?

Aiguë : vessie volumineuse et indolore ; chronique : vessie dure et très douloureuse
Aiguë : vessie peu remplie et indolore ; chronique : vessie rigide et fébrile
Aiguë : vessie souple et indolore ; chronique : vessie contractée et douloureuse
Aiguë : vessie dure et très douloureuse ; chronique : vessie volumineuse et indolore

Aiguë : vessie dure et très douloureuse ; chronique : vessie volumineuse et indolore

Explication

La rétention aiguë survient brutalement avec une vessie tendue, dure et douloureuse, tandis que la forme chronique s’accompagne d’une vessie volumineuse et indolore. La confusion fréquente consiste à attribuer la douleur et la dureté vésicale à la forme chronique.

15. Quelle prise en charge est indiquée en cas de rétention urinaire aiguë complète ?

Une ponction rénale destinée à détourner l’urine avant tout cathétérisme
Une restriction hydrique avec attente de la reprise spontanée des mictions
Un drainage brutal suivi d’une simple surveillance de la diurèse
Un dégonflage lent par cathétérisme urétro-vésical ou cystostomie

Un dégonflage lent par cathétérisme urétro-vésical ou cystostomie

Explication

La rétention aiguë peut provoquer une insuffisance rénale aiguë et constitue une urgence qui nécessite un drainage progressif par cathétérisme ou cystostomie. Un dégonflage brutal est déconseillé, car le drainage doit être lent.

16. Quelle proportion des calculs urinaires correspond approximativement aux calculs calciques, qui sont généralement radio-opaques ?

Moins de 5 % des calculs urinaires
30 à 40 % des calculs urinaires
15 % des calculs urinaires
70 à 80 % des calculs urinaires

70 à 80 % des calculs urinaires

Explication

Les calculs calciques constituent environ 70 à 80 % des calculs urinaires et sont radio-opaques. La proportion de 15 % correspond plutôt aux calculs d’acide urique.

17. Chez un patient présentant une suspicion de calcul urinaire, quel examen d’urgence visualise tous les types de calculs avec une sensibilité d’environ 98 % ?

La tomodensitométrie sans injection
L’échographie rénale seule
La radiographie abdominale standard
L’urographie intraveineuse

La tomodensitométrie sans injection

Explication

La tomodensitométrie sans injection permet de visualiser tous les types de calculs et atteint une sensibilité d’environ 98 %. L’urographie intraveineuse a une sensibilité moindre et n’est plus réalisée en urgence.

18. Quelle caractéristique distingue les calculs d’acide urique des calculs calciques lors de l’imagerie ?

Ils sont radiotransparents, tandis que les calculs calciques sont radio-opaques
Ils forment des images plus denses que les calculs calciques sur le scanner
Ils sont visibles uniquement par échographie, contrairement aux calculs calciques
Ils sont radio-opaques, tandis que les calculs calciques sont radiotransparents

Ils sont radiotransparents, tandis que les calculs calciques sont radio-opaques

Explication

Les calculs d’acide urique sont radiotransparents, alors que les calculs calciques sont radio-opaques. Cette distinction concerne leur visibilité sur les examens radiologiques conventionnels.

19. Quel type de calcul peut former un calcul coralliforme moulant les cavités rénales en association avec une infection par des germes uréasiques ?

Le calcul d’acide urique
Le calcul cystinique
Le calcul calcique d’oxalate
Le calcul phospho-ammoniaco-magnésien

Le calcul phospho-ammoniaco-magnésien

Explication

Les calculs phospho-ammoniaco-magnésiens sont associés à des infections par des germes uréasiques et peuvent prendre une forme coralliforme. Les calculs calciques et ceux d’acide urique relèvent d’autres mécanismes de formation.

20. Quel objectif et quelles mesures caractérisent le traitement médical de fond d’une lithiase urinaire ?

Éliminer le calcul par une sonde et réserver l’alimentation à la prévention infectieuse
Dissoudre rapidement tout calcul par un médicament et limiter les apports hydriques
Prévenir la récidive par une hydratation suffisante, une alimentation adaptée et la correction des facteurs favorisants
Soulager la douleur par des antalgiques et différer l’évaluation du trouble métabolique

Prévenir la récidive par une hydratation suffisante, une alimentation adaptée et la correction des facteurs favorisants

Explication

Le traitement médical de fond vise à prévenir les récidives grâce à une diurèse d’au moins 1,5 litre de boissons par jour, à une alimentation adaptée, à une éventuelle alcalinisation et à la correction d’un trouble métabolique. Les antalgiques peuvent traiter les symptômes, mais ne constituent pas à eux seuls ce traitement préventif.

21. Chez un patient présentant une colique néphrétique fébrile, quelle prise en charge est indiquée pour désobstruer les cavités rénales ?

Un drainage par sonde double J ou par néphrostomie percutanée
Une urétéroscopie différée après disparition spontanée de la fièvre
Une lithotritie extracorporelle immédiate sans drainage préalable
Une simple surveillance avec restriction des boissons

Un drainage par sonde double J ou par néphrostomie percutanée

Explication

Une colique néphrétique fébrile est une forme compliquée nécessitant le drainage des cavités rénales, par sonde double J ou par néphrostomie percutanée. La lithotritie ou l’attente ne répondent pas à l’urgence de la désobstruction.

22. Comment la lithotritie extracorporelle permet-elle de traiter un calcul urinaire ?

Elle fragmente le calcul après une ponction percutanée des cavités rénales
Elle dissout le calcul grâce à une alcalinisation réalisée au contact de celui-ci
Elle le fragmente in situ par des ondes de choc externes, puis les débris sont éliminés naturellement
Elle retire le calcul par une pince introduite directement dans les cavités rénales

Elle le fragmente in situ par des ondes de choc externes, puis les débris sont éliminés naturellement

Explication

La lithotritie extracorporelle utilise un générateur externe d’ondes de choc pour fragmenter le calcul sans abord endoscopique direct, puis les fragments sont évacués naturellement. La ponction percutanée et l’extraction instrumentale correspondent à d’autres techniques.

23. Quelle indication oriente en première intention vers une néphrolithotomie percutanée ?

Une colique simple soulagée par un traitement médical
Un calcul d’acide urique asymptomatique découvert fortuitement
Un calcul pelvien de 4 mm avec évacuation spontanée probable
Un calcul rénal de plus de 2 cm ou un calcul coralliforme

Un calcul rénal de plus de 2 cm ou un calcul coralliforme

Explication

La néphrolithotomie percutanée est indiquée en première intention pour les calculs rénaux de plus de 2 cm, les calculs coralliformes ou après échec de la lithotritie extracorporelle. Un petit calcul susceptible de s’évacuer spontanément ne justifie pas d’emblée cette intervention.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Obstruction urinaire et lithiases.

Qu'est-ce que le sepsis ?

Un dysfonctionnement organique menaçant le pronostic vital causé par une réponse dérégulée à une infection.

Quels critères composent le score quickSOFA ?

Fréquence respiratoire ≥22/min, altération mentale ou pression artérielle systolique ≤100 mmHg.

Qu'est-ce qui définit le choc septique ?

Besoin en vasopresseurs pour maintenir une PAM ≥65 mmHg et lactate >2 mmol/L sans hypovolémie.

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