QCM : Occlusion intestinale et prise en charge — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel équilibre permet le transit intestinal normal ?

La progression par péristaltisme, le brassage, les sécrétions et l’absorption hydro-électrolytique
La contraction gastrique, la digestion enzymatique, la réabsorption protéique et la défécation
La progression par gravité, la fermentation colique, la filtration et la sécrétion biliaire
Le stockage rectal, la propulsion volontaire, l’absorption lipidique et la sécrétion pancréatique

La progression par péristaltisme, le brassage, les sécrétions et l’absorption hydro-électrolytique

Explication

Le transit normal dépend conjointement de la progression péristaltique, du brassage, des sécrétions digestives et de l’absorption hydro-électrolytique. La gravité ou le stockage rectal ne constituent pas l’équilibre physiologique décrit.

2. Quel volume quotidien correspond approximativement aux sécrétions digestives chez l’adulte ?

Environ 3 à 4 litres par jour
Environ 10 à 12 litres par jour
Environ 6 à 8 litres par jour
Environ 1 à 2 litres par jour

Environ 6 à 8 litres par jour

Explication

Les sécrétions digestives représentent approximativement 6 à 8 litres chaque jour. Une estimation de 1 à 2 litres sous-évalue nettement le volume physiologique global.

3. Quelle définition correspond à une occlusion intestinale ?

Une dilatation transitoire du côlon favorisant l’accumulation des selles dans le rectum
Un arrêt complet ou incomplet du transit, aigu ou progressif, empêchant le passage des matières et des gaz
Une diminution des sécrétions digestives entraînant une absorption excessive des liquides intestinaux
Une inflammation aiguë de la paroi intestinale provoquant des douleurs et une diarrhée

Un arrêt complet ou incomplet du transit, aigu ou progressif, empêchant le passage des matières et des gaz

Explication

L’occlusion intestinale désigne l’interruption complète ou incomplète du transit, avec impossibilité de progression normale des matières et des gaz. Une inflammation ou une simple dilatation colique ne suffit pas à définir cette situation.

4. Quelle succession décrit correctement la cascade physiopathologique d’une occlusion intestinale ?

Obstacle au transit, distension d’amont, séquestration liquidienne, déshydratation, puis hyperpression pariétale
Perforation initiale, obstruction secondaire, diminution des liquides, hyperhydratation, puis restauration vasculaire
Hypersécrétion gastrique, vidange accélérée, absorption accrue, hypotension pariétale, puis résolution spontanée
Distension d’aval, diminution des sécrétions, réhydratation, baisse de pression, puis reprise du péristaltisme

Obstacle au transit, distension d’amont, séquestration liquidienne, déshydratation, puis hyperpression pariétale

Explication

L’obstacle provoque une accumulation de gaz et de liquides, une hypersécrétion, un troisième secteur, une déshydratation et finalement une hyperpression pouvant compromettre la paroi. La perforation est une complication possible et non l’événement initial de la cascade.

5. Quelle distinction oppose correctement une occlusion mécanique à une occlusion fonctionnelle ?

La forme mécanique survient après une chirurgie, tandis que la forme fonctionnelle est causée par une hernie étranglée
La forme mécanique comporte un obstacle organique, tandis que la forme fonctionnelle résulte d’une paralysie péristaltique sans obstacle
La forme mécanique préserve la vascularisation, tandis que la forme fonctionnelle provoque une strangulation aiguë
La forme mécanique résulte d’une paralysie péristaltique, tandis que la forme fonctionnelle comporte une tumeur obstructive

La forme mécanique comporte un obstacle organique, tandis que la forme fonctionnelle résulte d’une paralysie péristaltique sans obstacle

Explication

Une occlusion mécanique repose sur un obstacle réel qui bouche ou comprime la lumière, alors que l’occlusion fonctionnelle correspond à une paralysie du péristaltisme. Une hernie étranglée est une cause mécanique et non un mécanisme fonctionnel.

6. Quelle caractéristique distingue l’obstruction simple de la strangulation ?

L’obstruction simple préserve la vascularisation, tandis que la strangulation la compromet et constitue une urgence chirurgicale
L’obstruction simple compromet la vascularisation, tandis que la strangulation évolue progressivement sans urgence immédiate
L’obstruction simple correspond à une paralysie intestinale, tandis que la strangulation conserve une lumière sans obstacle
L’obstruction simple provoque une nécrose rapide, tandis que la strangulation entraîne une évolution lente et réversible

L’obstruction simple préserve la vascularisation, tandis que la strangulation la compromet et constitue une urgence chirurgicale

Explication

L’obstruction simple évolue progressivement sans atteinte vasculaire initiale, tandis que la strangulation compromet la vascularisation et peut entraîner une nécrose. La paralysie péristaltique relève plutôt de l’iléus fonctionnel.

7. Laquelle de ces associations regroupe trois causes citées de strangulation intestinale ?

Adhérence, corps étranger et tumeur
Péritonite, pancréatite et hypokaliémie
Bride, tumeur et fécalome
Hernie étranglée, volvulus et invagination

Hernie étranglée, volvulus et invagination

Explication

Les causes citées de strangulation sont la hernie étranglée, le volvulus et l’invagination. Les brides, tumeurs, fécalomes et corps étrangers sont associés à l’obstruction simple, tandis que les autres éléments peuvent favoriser un iléus paralytique.

8. Quelle association décrit correctement les différences entre une occlusion haute et une occlusion basse ?

L’occlusion haute entraîne des vomissements précoces et abondants, tandis que l’occlusion basse provoque une distension importante et un arrêt précoce du transit.
Les deux formes entraînent des vomissements précoces, avec une distension abdominale comparable et progressive.
L’occlusion haute entraîne une distension importante, tandis que l’occlusion basse provoque des vomissements précoces et abondants.
L’occlusion haute provoque un arrêt précoce du transit, tandis que l’occlusion basse entraîne des vomissements alimentaires abondants.

L’occlusion haute entraîne des vomissements précoces et abondants, tandis que l’occlusion basse provoque une distension importante et un arrêt précoce du transit.

Explication

L’occlusion haute se manifeste surtout par des vomissements précoces et une distension modérée, alors que l’occlusion basse entraîne une distension marquée et un arrêt précoce du transit. Confondre la distension importante avec l’occlusion haute inverse les caractéristiques des deux niveaux.

9. Chez un patient présentant des vomissements précoces et abondants, une distension modérée et un arrêt tardif des matières et des gaz, quel niveau d’occlusion est le plus probable ?

Une occlusion haute
Un iléus paralytique diffus
Une strangulation intestinale évoluée
Une occlusion basse

Une occlusion haute

Explication

La précocité et l’abondance des vomissements, associées à une distension modérée et à un arrêt tardif du transit, orientent vers une occlusion haute. Une occlusion basse se caractérise plutôt par une distension importante et un arrêt précoce du transit.

10. Quels signes constituent les quatre signes cliniques cardinaux de l’occlusion intestinale ?

Toux, dyspnée, vomissements, distension thoracique
Douleur abdominale, vomissements, arrêt des matières et des gaz, météorisme abdominal
Fièvre, hématémèse, diarrhée, défense abdominale
Douleur lombaire, nausées, rectorragies, ascite

Douleur abdominale, vomissements, arrêt des matières et des gaz, météorisme abdominal

Explication

Les signes cardinaux sont la douleur abdominale, les vomissements, l’arrêt des matières et des gaz, ainsi que le météorisme abdominal. La fièvre, la diarrhée ou les signes respiratoires peuvent accompagner d’autres affections, mais ne forment pas ce tableau cardinal.

11. Quelle présentation clinique oppose correctement une strangulation intestinale à un iléus paralytique ?

La strangulation donne une distension diffuse et un silence auscultatoire, tandis que l’iléus paralytique provoque une douleur brutale et intense.
Les deux situations se manifestent principalement par des coliques modérées sans modification rapide de l’état général.
La strangulation entraîne des vomissements tardifs, tandis que l’iléus paralytique provoque un arrêt précoce et net du transit.
La strangulation donne une douleur brutale et intense avec aggravation rapide, tandis que l’iléus paralytique provoque une distension diffuse et un silence auscultatoire.

La strangulation donne une douleur brutale et intense avec aggravation rapide, tandis que l’iléus paralytique provoque une distension diffuse et un silence auscultatoire.

Explication

Une douleur brutale et intense associée à une altération rapide de l’état général évoque une strangulation, tandis que la distension diffuse et le silence auscultatoire orientent vers un iléus paralytique. Attribuer le silence auscultatoire à la strangulation inverse les signes caractéristiques des deux situations.

12. Quelle séquence correspond à la démarche diagnostique d’une occlusion intestinale ?

Examen clinique, puis antibiothérapie, puis imagerie en cas d’aggravation
Interrogatoire et examen clinique, puis imagerie, puis examens biologiques
Imagerie, puis traitement symptomatique, puis interrogatoire sans examen clinique
Examens biologiques, puis chirurgie, puis interrogatoire et examen clinique

Interrogatoire et examen clinique, puis imagerie, puis examens biologiques

Explication

La démarche diagnostique commence par l’interrogatoire et l’examen clinique, se poursuit par l’imagerie, puis comprend les examens biologiques. Commencer par les analyses ou par un traitement ne respecte pas l’enchaînement diagnostique décrit.

13. Quel examen d’imagerie est l’examen de référence pour préciser le siège et la cause d’une occlusion intestinale ?

Le scanner abdomino-pelvien, ou TDM
L’abdomen sans préparation utilisé comme examen de référence
La radiographie thoracique réalisée en première intention
L’échographie rénale centrée sur les voies urinaires

Le scanner abdomino-pelvien, ou TDM

Explication

Le scanner abdomino-pelvien, également appelé TDM, permet de préciser à la fois le siège et la cause de l’occlusion et constitue l’examen de référence. L’abdomen sans préparation peut être cité dans l’évaluation, mais il n’a pas ce statut de référence.

14. Dans le bilan d’une occlusion intestinale, que suggère particulièrement une élévation des lactates ?

Une origine exclusivement infectieuse sans atteinte intestinale
Une diminution du risque d’ischémie malgré la persistance des symptômes
Une résolution spontanée de l’obstacle avec reprise du transit
Une souffrance vasculaire de l’intestin et un signe de gravité

Une souffrance vasculaire de l’intestin et un signe de gravité

Explication

Des lactates élevés peuvent traduire une souffrance vasculaire intestinale et constituent donc un signe de gravité. Ils ne témoignent pas d’une résolution de l’obstacle et ne permettent pas d’attribuer l’occlusion à une infection isolée.

15. Quels éléments font partie de la mise en condition infirmière d’un patient présentant une occlusion intestinale ?

Une mobilisation précoce, une sonde urinaire et la restriction des apports veineux
Le jeûne strict, une voie veineuse et la surveillance de la diurèse
Une alimentation fractionnée, une voie artérielle et la surveillance de la glycémie
Un régime liquide, une voie centrale et la surveillance de la température

Le jeûne strict, une voie veineuse et la surveillance de la diurèse

Explication

La mise en condition associe notamment le jeûne strict, la pose prescrite d’une voie veineuse périphérique et la surveillance de la diurèse, avec les autres mesures prescrites. Une alimentation, même liquide, ne correspond pas au jeûne strict requis dans cette situation.

16. Après la pose d’une voie veineuse périphérique chez ce patient, quelles mesures thérapeutiques prescrites peuvent compléter la mise en condition infirmière ?

L’administration d’antibiotiques et de corticoïdes
L’administration d’antalgiques et d’antiémétiques
L’administration de diurétiques et d’anticoagulants
L’administration de laxatifs et de sédatifs

L’administration d’antalgiques et d’antiémétiques

Explication

La mise en condition prévoit l’administration prescrite d’antalgiques et d’antiémétiques après les premières mesures de préparation et de surveillance. Les autres associations médicamenteuses ne sont pas mentionnées dans cette mise en condition.

17. Quelle séquence respecte les principales étapes de pose d’une sonde naso-gastrique ?

Mesurer, introduire sans déglutition, brancher immédiatement puis informer le patient
Informer, introduire jusqu’à résistance, instiller un liquide puis fixer sans contrôle
Informer et installer le patient, mesurer, introduire en faisant déglutir, vérifier puis fixer
Installer le patient à plat, introduire rapidement, fixer puis mesurer et vérifier

Informer et installer le patient, mesurer, introduire en faisant déglutir, vérifier puis fixer

Explication

La pose comprend l’information, l’installation semi-assise, la mesure nez-lobe de l’oreille-appendice xiphoïde, l’introduction douce avec déglutition, la vérification puis la fixation et la traçabilité. Un branchement immédiat ou l’absence de contrôle ne respecte pas cette procédure.

18. Pourquoi la position d’une sonde naso-gastrique doit-elle être vérifiée avant tout branchement ou toute instillation ?

Parce qu’un mauvais positionnement peut entraîner un risque respiratoire
Parce qu’une mauvaise position augmente principalement le risque de déshydratation
Parce qu’une sonde mal fixée empêche toujours la reprise du transit
Parce qu’un contrôle préalable permet de prévenir une irritation cutanée

Parce qu’un mauvais positionnement peut entraîner un risque respiratoire

Explication

La vérification préalable est indispensable, car une sonde mal positionnée peut exposer le patient à un risque respiratoire. La fixation, le transit et l’hydratation relèvent d’autres aspects de la prise en charge et n’expliquent pas cette règle de sécurité.

19. Quels paramètres appartiennent à la surveillance infirmière régulière d’un patient présentant une occlusion intestinale ?

La vision, les réflexes, l’acuité auditive et la température cutanée
Les constantes, la douleur, le transit, les entrées-sorties et la diurèse horaire
La force musculaire, la glycémie, le poids hebdomadaire et la vision périphérique
Le périmètre crânien, les réflexes pupillaires, l’audition et la mobilité articulaire

Les constantes, la douleur, le transit, les entrées-sorties et la diurèse horaire

Explication

La surveillance régulière comprend les constantes, la douleur, la reprise du transit, le bilan des entrées et sorties, le liquide gastrique aspiré, la diurèse horaire et les signes de déshydratation. Les autres ensembles de paramètres concernent des évaluations qui ne ciblent pas cette situation digestive.

20. Quelle situation doit déclencher une alerte médicale immédiate chez un patient surveillé pour une occlusion intestinale ?

Une gêne abdominale inchangée avec un liquide gastrique d’aspect habituel
Une fatigue modérée avec des constantes stables et des apports équilibrés
Une aggravation de la douleur associée à une fièvre ou à une hypotension
Une douleur stable avec une diurèse conservée et un transit en reprise

Une aggravation de la douleur associée à une fièvre ou à une hypotension

Explication

L’aggravation de la douleur, la fièvre et l’hypotension font partie des signes d’aggravation nécessitant une alerte médicale immédiate, comme la tachycardie, la défense ou l’arrêt persistant du transit. Un état stable relève d’une surveillance régulière plutôt que d’une alerte urgente.

21. Quelle complication est particulièrement associée à une strangulation intestinale non traitée à temps ?

La diminution transitoire de la douleur
La déshydratation isolée
La reprise spontanée du transit
La nécrose intestinale

La nécrose intestinale

Explication

Une strangulation prolongée peut compromettre la vascularisation et conduire à une nécrose intestinale, qui fait partie des complications graves de l’occlusion. La déshydratation isolée est une conséquence possible de l’occlusion, mais elle n’est pas la complication spécifiquement liée à la strangulation.

22. Chez M. D., l’arrêt des matières et des gaz depuis 48 heures associé à une distension abdominale importante oriente vers quel type d’occlusion ?

Une hémorragie digestive
Une gastro-entérite aiguë
Une occlusion haute
Une occlusion basse

Une occlusion basse

Explication

L’arrêt prolongé du transit et la distension abdominale importante évoquent une occlusion basse. Les vomissements précoces seraient davantage en faveur d’une occlusion haute, mais ils ne constituent pas le signe décrit ici.

23. Quels gestes infirmiers faut-il anticiper chez M. D. face à cette suspicion d’occlusion intestinale ?

Installer une alimentation liquide, appliquer une chaleur abdominale et limiter la surveillance des constantes
Maintenir le jeûne, préparer une voie veineuse et surveiller étroitement l’état clinique
Proposer une hydratation orale, mobiliser le patient et interrompre la surveillance du transit
Encourager l’alimentation, administrer des laxatifs et espacer les contrôles

Maintenir le jeûne, préparer une voie veineuse et surveiller étroitement l’état clinique

Explication

La prise en charge anticipée comprend le jeûne strict, la préparation d’une voie veineuse, la pose prescrite d’une sonde naso-gastrique et la surveillance des constantes, de la douleur, de la diurèse et du transit. Les laxatifs et l’alimentation orale ne correspondent pas aux mesures attendues dans ce contexte.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 44 flashcards sur Occlusion intestinale et prise en charge.

Quelle est la longueur approximative de l'intestin grêle ?

L'intestin grêle mesure environ 6 à 7 mètres.

Quels segments composent l'intestin grêle ?

Le duodénum, le jéjunum et l'iléon.

Quelle est la longueur approximative du côlon ?

Le côlon mesure environ 1,5 mètre.

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Consultez la fiche de révision complète sur Occlusion intestinale et prise en charge.

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